Charlie ne doit pas faire disparaître Charlie

10 janvier 2015 5 commentaires

N’oublions pas que le titre "Charlie Hebdo" prend ce nom en 1971 à la suite de l’interdiction de Hara Kiri Hebdo par le pouvoir en place. Il est remplacé par un journal, le même, qui prend le titre de Charlie Hebdo .

Il emprunte son titre au mensuel Charlie Mensuel, fondé par Delfeil de Ton en 1969, également publié par l’équipe d’Hara Kiri et de Hara Kiri Hebdo, la bande à Choron et Wolinski.

Charlie Mensuel était une réplique presque à l’identique du mensuel italien Linus qui lui aussi emprunte son nom à l’univers de Charlie Brown, personnage des Peanuts inventés par Charles M. Schulz, le comic strip le plus populaire du monde dans les années 1960-1990, lequel avait levé en ce temps-là les dernières préventions de la plupart des intellectuels à l’encontre de la bande dessinée.

DP

Charlie ne doit pas faire disparaître Charlie
Charlie Brown par Charles M. Schulz
(c) Schulz

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
5 Messages :
  • Charlie ne doit pas faire disparaître Charlie
    10 janvier 2015 11:56, par simon brauman

    Le titre n’a surtout aucun rapport avec Charles de Gaule qui aurait été rebaptisé « Charlie », comme je l’ai entendu sur franc inter cette semaine.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Michel Lebailly le 10 janvier 2015 à  22:26 :

      Utile rappel historique. Mais peut-on exclure totalement l’idée d’un clin d’oeil au prénom de de Gaulle (avec 2 L … on n’est pas dans Astérix !) qui aurait été une raison supplémentaire de choisir Charlie ? J’en sais rien c’est juste une hypothèse.

      Répondre à ce message

  • Charlie ne doit pas faire disparaître Charlie
    10 janvier 2015 15:09, par Gilles Ciment

    Curieusement, on a lu et entendu dans divers média cette version de l’allusion à Charles De Gaulle, qui n’a aucun sens, en effet, quand on connaît l’histoire de Linus, Charlie, Hara-Kiri et Charlie Hebdo...

    Ce qui est assez ridicule, aussi, ce sont ces personnages tirés de Où est Charlie ? (la série de livres-jeux de Martin Handford) qui ont surgi partout pour "personnifier" Charlie. Il semble, hélas, que l’auteur du slogan "Je suis Charlie" avait bien ce Charlie à rayures comme source d’inspiration ignorait l’origine Peanuts (tout comme c’était involontairement qu’il faisait référence au « I am Spartacus » clamé par tous les compagnons d’insurrection de l’esclave Spartacus quand le général romain leur demande qui est Spartacus, leur chef...).

    Ce recours à l’incarnation du titre par ce personnage qui n’a rien à voir avec l’univers de Charlie Hebdo (c’est le moins qu’on puisse dire) est d’autant plus ridicule que pour le public anglo-saxon, il ne s’appelle même pas Charlie, puisqu’il se nomme Wally au Royaume-Uni et en Australie, et Waldo aux Etats-Unis et au Canada...

    Tout cela est à savoir si l’on veut comprendre le bel hommage de David Amram à Wolinski.

    Répondre à ce message

  • Charlie ne doit pas faire disparaître Charlie
    10 janvier 2015 16:50, par MB

    En 1971,aussi la même année, Gilbert Bécaud sort sa chanson : "Charlie, t’iras pas au paradis".
    Et si c’était ça ?

    Répondre à ce message

    • Répondu par Pirlouit le 10 janvier 2015 à  20:28 :

      Il y a aussi la chanson de Mort Shuman "Hello Papa ici Tango Charlie", là-aussi aucun rapport !
      A noter tout de même : Charlie représente la lettre C pour les militaires, pour les communications audio.

      Répondre à ce message