Décès de Paul Gillon

22 mai 2011 6 commentaires

Nous venons d’apprendre le décès de l’immense artiste Paul Gillon, Grand Prix d’Angoulême en 1982, hier après-midi, samedi 21 mai 2011, vers 16 heures, à l’âge de 85 ans.

Paul Gillon incarne à lui seul la grande tradition de la bande dessinée classique de l’après-guerre, influencée par la bande dessinée américaine de l’âge d’or (notamment Alex Raymond).

On lui doit Fils de Chine, 13 rue de l’Espoir, Les Naufragés du temps, Les Voyages de Jérémie, La BD érotique La Survivante et, récemment L’Ordre de Cicéron.

Il était également l’auteur d’une Histoire du Socialisme en France préfacée par François Mitterrand et de la première bande dessinée mentionnant la Shoah en France dans l’après-guerre depuis La Bête est morte de Calvo : Au Nom de tous les miens, adapté du best-seller de Martin Gray.

Doté d’un courage hors du commun (une coxalgie de jeunesse l’a fait souffrir sa vie durant), il était en train de travailler sur le quatrième tome de la saga L’Ordre de Cicéron (scénario de Richard Malka et une exposition de ses œuvres à la Galerie Champaka à Bruxelles.

Nous remettons toutes nos sincères condoléances à sa famille et nous reviendrons dans quelques heures sur la carrière de cet acteur essentiel de la bande dessinée française.

DP

Photo : (c) D. Pasamonik (L’Agence BD)

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6 Messages :
  • Décès de Paul Gillon
    22 mai 2011 10:30, par Norbert

    C’est dans Pif Gadget des années 70 que j’ai découvert Gillon, aux côtés de Pratt et ce souvenir est très ancré en moi. C’était un grand auteur de BD.

    Merci monsieur Gillon.

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    • Répondu par JF. le 22 mai 2011 à  12:41 :

      Un grand qui s’en va :-((

      Je vais relire en hommage, "La dernière des salles obscures", son chef d’oeuvre selon moi.

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  • Décès de Paul Gillon
    22 mai 2011 12:13, par Frenchoïd

    C’est triste à dire, mais quand je pense Gillon je pense à un certain gâchis. Il aurait pu être le maître absolu d’un réalisme certes académique mais tellement emballant... Pour ça il aurait peut-être fallu qu’il accepte de travailler sur une série au long cours (ou qu’on lui en propose une) qui lui assure une assise un peu stable auprès du public. Bien sûr quasiment rien de ce qu’il aura publié n’est à écarter, mais tout de même, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il aurait pu laisser une empreinte autrement plus profonde (cela posé il se peut que sa carrière ait été largement le fruit de ses choix, je ne la connais pas suffisamment)... Ce sentiment est-il partagé ?

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    • Répondu par Géraud le 22 mai 2011 à  22:37 :

      Sentiment partagé à 100%.

      J’étais justement en train de relire ses magnifiques "Jérémie" en noir et blanc.

      Perte immense pour le monde de la BD.

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  • Décès de Paul Gillon
    22 mai 2011 18:30, par Thibs

    Je sais que son éditeur avait prévu cette éventualité pour "l’ordre de Cicéron".

    Merci Monsieur Gillon pour toute votre carrière

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    • Répondu par Gonzalo Izquierdo le 23 mai 2011 à  12:54 :

      Une bien triste nouvelle. J’ai relu récemment la série Les naufragés du temps qui m’avait profondément marqué (en particulier L’univers cannibale).

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