Ego Comme X double ses droits d’auteurs pour les ventes directes par Internet

31 mai 2010 27 commentaires

Par un communiqué, les éditions Ego Comme X font savoir qu’aujourd’hui qu’ils « ont décidé de faire profiter tous leurs AUTEURS, des ventes directes réalisées sur leur site Internet en DOUBLANT LE MONTANT DE LEURS DROITS ! »

Sur les ventes directes de leur site réglée par PayPal, leurs auteurs recevront le double des droits de ce qu’ils toucheraient normalement pour une vente effectuée en librairie. Ils appellent leurs lecteurs à favoriser leurs achats par cette voie où les acheteurs peuvent bénéficier de la remise légale maximale de -5% en procédant ainsi à « un acte militant  » en faveur des auteurs, demandant à tout un chacun d’activer blogs, réseaux sociaux et amis.
Cette opération prévue du 15 juin au 31 décembre 2010 pourra être reconduite.

Il est clair que dans le contexte d’une conjoncture difficile de la distribution en raison de la production de plus en plus abondante (à la même date, selon Gilles Ratier, la production a progressé de 200 titres à fin mai), cette action devrait faire l’économie des coûts de diffusion et de distribution, de même que l’on se passe de la librairie.

Mais si cela devait se généraliser cela fragiliserait encore davantage un réseau qui est pourtant fragile.

DP

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27 Messages :
  • C’est la moindre des choses puisqu’ainsi l’éditeur ramasse la totalité des bénéfices (sans diffuseur et sans libraire qui prennent plus de la moitié du prix du livre), je suis d’ailleurs étonné que ce ne soit pas généralisé lors de vente direct de l’éditeur dans le cadre d’un salon par exemple.

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    • Répondu le 31 mai 2010 à  15:20 :

      bien entendu, l’éditeur n’a jamais de frais sur un salon... et bien entendu, il n’en a pas non plus quand il assure la V.A.D. ... que le monde est simple.

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      • Répondu par JF. le 31 mai 2010 à  15:50 :

        En tant que libraire, je suis navré d’apprendre que certains editeurs agissent comme si ils jouaient dans le camps adverse...

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        • Répondu le 31 mai 2010 à  20:09 :

          En tant que libraire, je suis navré d’apprendre que certains editeurs agissent comme si ils jouaient dans le camps adverse...

          il y a quand même de ça, les libraires se goinfrent bien la moitié du prix du livre, c’est pour ça que les livres numériques seront bien moins chers.

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          • Répondu le 1er juin 2010 à  07:11 :

            Pour les petits éditeurs, la marge des libraires varie, une fois les frais de port déduits, entre 30% et 35% du prix de vente public. Pour les éditeurs plus importants, certains libraires arrivent à avoir un petit 40%. En Belgique, la concurrence et l’abscence de loi sur le prix du livre font que les remises directes vont souvent jusque -20%. Il reste donc entre 15% et 20% du prix du livre comme marge au libraire. Ils se goinfrent en effet. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y en a de moins en moins et que ceux qui restent sont, pour certains, au bord du dépôt de bilan !

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          • Répondu le 1er juin 2010 à  14:16 :

            Un libraire moyen travaille avec une marge nette qui oscille entre 15 et 20%. Si c’est ce que vous appelez se goinfrer, alors oui les libraires se goinfrent !
            Néanmoins, je vous mets au défit de trouve beaucoup de secteurs commerciaux dans lesquels les marges sont plus réduites.
            Nous assistons actuellement à beaucoup de dépots de bilans de librairies spécialisées. Et ça ne va pas s’arranger avec l’avènement du livre numérique. Nos petits enfants ne sauront sans doute plus ce qu’est une librairie. Et je trouve cela fort triste !
            Que certains editeurs tels qu’Ego Comme X, tentent de se passer des libraires me semble très dommageable pour tous. Parce qu’entre nous, une fois les petites librairies spécialisées disparues, les petits editeurs indépendants auront ils les moyens d’exister par le net ? Rien n’est moins sur... Tout cela deviendra un combat de géants bien sur.
            Quand à la personne qui est allé s’imaginer que certains libraires considéraient les auteurs comme l’ennemi à abattre, je lui conseillerai de stopper la fumette de suite.
            Je ne connais pas un seul libraire spécialisé qui ne fasse ce métier par passion des livres et par amour de leurs auteurs.

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            • Répondu le 1er juin 2010 à  16:13 :

              Faudrait déjà qu’on les trouve dans les librairies les livres des petits éditeurs indépendants, généralement on a plus de chance de les trouver à la FNAC.

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        • Répondu par Fred Boot le 1er juin 2010 à  03:16 :

          Le camps adverse, celui des auteurs ? Je vois.

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          • Répondu le 1er juin 2010 à  09:46 :

            cette crise aura eu le mérite de faire sortir du bois des mentalités décidément malsaines : ainsi donc l’auteur est vu, par certains libraires, comme un ennemi à abattre ! quand on en arrive à ce stade de CANNIBALISME, il serait bon de se poser des questions ! faut-il rappeler que le but de la BD, c’est de proposer un échange entre les auteurs (artisans, artistes,scénaristes...) et les gens.Les libraires, diffuseurs et les éditeurs sont de la logistique ou du secrétariat spécialisé, qui change en fonction des besoins et de l’époque.que dire des photographes qui ont vu leur métier bouleversé par le numérique ? eux-même avaient fait disparaître un métier, peintre-portraitiste. La vie évolue, et ce n’est surement pas avec des chantages indignes et mesquineries qu’on va s’en sortir

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            • Répondu par L’auteur le 1er juin 2010 à  13:03 :

              Les libraires méprisent l’auteur ! Ils ne voient en lui qu’un baltringue qui vient dessiner gratuitement (comment ne pas mépriser quelqu’un qui travaille gratuitement dans notre beau monde libéral) afin d’animer à peu de frais (juste quelques curlys et du jus d’orange leader price) leur tristounette librairie obscure.
              La seule pensée qu’un auteur pourrait gagner plus qu’un libraire sur la vente de son livre révulse le libraire (qui lui a des frais, alors que l’auteur est mal habillé).

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              • Répondu le 1er juin 2010 à  18:05 :

                On glisse vers le débat sur la gratuité des dédicaces... Encore de belles empoignades en perspectives.

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      • Répondu le 31 mai 2010 à  15:57 :

        Vous allez nous faire pleurer !

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        • Répondu le 31 mai 2010 à  19:08 :

          Bien sur que nous allons vous faire pleurer... Dès que les albums d’Ego Comme X ne seront plus présentés en librairies !

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  • Les publications de cet éditeur sont déjà tellement confidentielles que cette démarche de vente directe est probablement une dernière tentative de faire rentrer un minimum de sous dans la caisse !
    Je ne pense pas que notre travail de libraire est remis en cause. En huit ans (8), j’ai eu le plaisir de vendre 8 titres venant de cet éditeur.
    Je ne mets pas en cause le choix éditorial de Ego comme X, mais le constat est là : 8 titres en 8 ans, il serait peut-être temps qu’ils se posent des questions sur leurs auteurs plutôt que sur les méthodes de vente.
    Mais je vais être bon joueur. Dés demain, je retourne à mon fournisseur les 7 titres qu’il me reste en magasin. Ils pourront ainsi mieux les vendre sur leur site, et ainsi faire plaisir à leur auteurs !

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    • Répondu le 31 mai 2010 à  23:15 :

      Oh le petit chantage minable de boutiquiers qui se voient piétiner leur précarré... ce n’est pas à votre honneur.

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    • Répondu par Fred Boot le 1er juin 2010 à  03:53 :

      Une telle réflexion est sidérante. Si vous réussissez à vendre ne serait-ce qu’UN tome du Journal de Neaud, UN Epinard de Yukiko, UN Essai de sentimentalisme, et j’en passe, vous devriez en être fier à chaque fois. C’est quoi votre métier au fait ?

      De plus, il ne s’agit pas de méthode de vente mais de partage des droits pour les auteurs dans le cadre du numérique. Dans le contexte actuel, le petit Ego comme X montre l’exemple préférant les oeuvres (mise en ligne d’ouvrages trop chers à rééditer mais qui méritent d’être là et d’être lus) et leurs auteurs aux marchands de frite.

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    • Répondu par Dj le 1er juin 2010 à  06:20 :

      Visiblement, certains libraires ont le boycott facile. Surtout envers quelqu’un de plus faible. Si un éditeur comme Dargaud avait monté cette opération, le brave libraire ferait moins le fier. Peut-être dans un excès de courage retournerait-il les titres qui ne se vendent pas chez Dargaud (autant s’en prendre toujours aux plus faibles). Ces réactions me font penser à une liste noire que certains libraires faisaient passer entre eux, sur certains auteurs à ne pas inviter en dédicace et dont les livres étaient à retourner. Qu’avaient donc fait de si graves ces auteurs, qui par ailleurs n’étaient pas de gros vendeurs dans l’ensemble ? Ils avaient un blog et avaient eu l’outrecuidance de mettre des liens fnac ou amazon pour présenter leurs livres, et essayer d’en vendre 2 ou 3. Alors que la bienséance aurait été pour ces libraires de dire aux gens qui visitent un blog "cher visiteur, écris sur un bout de papier le titre de mon album, rends-toi au magasin le plus proche de chez toi, demande à ton libraire le livre en question, bien sur il y a 3 chance sur 4 qu’il n’ait plus le livre en stock, alors demande lui de le commander et retourne chez ton libraire 10 jours après pour récupérer ta commande" plutôt que de dire "tiens clique là et si jamais, par bonheur, ce livre te branche, tu peux l’acheter en 30 secondes et le recevoir dans 2 jours"... Certains libraires plutôt que de discuter de la stratégie commerciale d’un petit éditeur feraient bien de revoir leur propre stratégie et faire évoluer leur métier sans venir pleurer à la moindre petite contrariété.

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      • Répondu le 1er juin 2010 à  17:25 :

        Le jour ou seuls amazone, la FNAC.com et les hyper marches vendront des bd, les "petits auteurs" n’auront plus qu’a aller vendre des frites !Il y a certes maladresse de notre ami libraire, mais il y a eu avant maladresse de l’éditeur ego comme x.

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        • Répondu par Fred Boot le 1er juin 2010 à  23:52 :

          Ego comme X double le pourcentage des droits sur les ventes faîtes sur leur site, pas les ventes faites chez un grand distributeur en ligne. C’est une décision honnête de la part d’un éditeur (qui pourtant ne rôle pas sur l’or) pour ses auteurs. Si cela emmerde les libraires qui ne savent pas lire, franchement...

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        • Répondu le 6 juin 2010 à  17:44 :

          Bonjour
          je suis marchand de frites et je n’accepte pas qu’on se moque de ma profession.
          Il n’y a pas de honte à faire ce métier et quand je voit le plaisir de mes clients, je crois que je suis très utile. Mais dans la patate aussi c’est la crise ;

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    • Répondu le 1er juin 2010 à  12:19 :

      Ben, huit titres en huit ans, peut-être que le fait d’utiliser un autre circuit de vente est assez avisé, non ? Les librairies sont un élément fondamental de la vie des livres, mais entre la vente directe chez l’éditeur et la vente par Amazon, qu’est-ce qui fait du tort au libraire de quartier ?

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    • Répondu le 2 juin 2010 à  23:26 :

      Le message de ce libraire -dont nous fûmes témoin dans ces colonnes déjà auparavant, l’étroitesse d’esprit et le poujadisme très "petit commercant" de ses opinions me font réclamer : une adresse, une adresse ! On pense à la librairie "Un Regard Moderne" à Paris et on ne peut que constater qu’il y a libraire et marchand de carton (70% du poids d’un album relié). Allez, un peu de courage votre librairie est située...

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    • Répondu le 3 juin 2010 à  23:07 :

      Et qui vous force à prendre ces titres dans votre librairie ? Vous critiquez la production d’un éditeur sur des titres que vous n’arrivez pas vendre. De 2 choses l’une, ou vous connaissez mal la production actuelle et commandez des livres dont vous ne connaissez pas le contenu ni les auteurs ou vous connaissez très mal votre clientèle. Dans un cas comme dans l’autre vous m’avez l’air d’être un bien piêtre libraire.

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      • Répondu par Florent Salvador le 4 juin 2010 à  17:06 :

        Entre le débat sur le prix Canal BD et celui ci, je suis plutôt stupéfait de l’incroyable agressivité dont sont victimes les libraires.

        A vous lire, nous ne sommes que des parasites paresseux : On ne lit pas des livres que de toutes façons on a pas en magasin, on se sucre sur le dos des auteurs et des clients.

        Certes, comme partout il y a les moutons noirs mais citez moi un seul autre réseau de vente de produits culturels où l’amateur peut facilement trouver des personnes compétentes pour le conseiller : Y’a plus de disquaires, les cinémas sont soit des multiplexes soit des cinéma subventionnés limités dans leur offre...
        Parlez un peu avec votre libraire, il vous expliquera les difficultés de ce métier, les contraintes permanentes... et probablement la passion qui l’anime et le pousse à continuer.

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        • Répondu le 5 juin 2010 à  11:54 :

          Parlez un peu avec votre libraire, il vous expliquera les difficultés de ce métier, les contraintes permanentes...

          Ca pour se plaindre il y a du monde, par contre pour renseigner sur les nouveautés il n’y a personne (pas le temps de lire...gnagnagna...et se plaindre).

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