Grand Prix de la Critique ACBD - 1ère sélection de 15 titres

14 novembre 2017 27 commentaires

Les membres de l’ACBD ont procédé à une première sélection de 15 titres qui feront l’objet de discussions lors du prochain festival BD BOUM à Blois, le 25 novembre. À l’issue de celle-ci, 5 titres seront retenus pour l’attribution définitive du Grand Prix 2018, à Angoulême, en janvier prochain.

Rappelons les critères qui ont présidé à cette sélection : le Grand Prix de la Critique ACBD a pour ambition de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie »

Titre Auteur Éditeur
L’Aimant Lucas Harari Sarbacane
Alexandrin : l’art de faire des vers à pieds Pascal Rabaté et Alain Kokor Futuropolis
Ces jours qui disparaissent Timothé Le Boucher Glénat
Imbattable T1 : Justice et légumes frais Pascal Jousselin Dupuis
La Saga de Grimr Jérémie Moreau Delcourt
La Terre des fils Gipi Futuropolis
Le Joueur d’échecs David Sala Casterman
Mazzeru Jules Stromboni Casterman
Opération Copperhead Jean Harambat Dargaud
Paiement accepté Ugo Bienvenu Denoël Graphic
Scalp : la funèbre chevauchée de John Glanton et de ses compagnons de carnage Hugues Micol Futuropolis
Shelter Market Chantal Montellier Les Impressions nouvelles
Ter T1 : L’Étranger Rodolphe et Christophe Dubois Daniel Maghen
Une sœur Bastien Vivès Casterman
Voltaire amoureux T1 Clément Oubrerie Les Arènes BD

Une sélection qui a le mérite de promouvoir plusieurs jeunes auteurs ayant réalisé de très beaux albums. Toutefois, cette année (encore ?), la sélection fait la part belle, ou plutôt presque exclusive, à des ouvrages issus de la "franco-belge" au sens large, à notre espace européen de production de bande dessinée (Gipi permet que la sélection ne soit pas purement française). Pas de titre asiatique, ni outre-atlantique, et même ceux qui avaient été nommés dans les 20 Indispensables de l’été, comme l’excellent Charlie Chan Hock Chye, ont depuis disparu.

On pourra objecter que l’ACBD propose des prix spécialement dédiés à des sphères de création ciblées (Prix Asie, Québec ou encore Jeunesse). Mais d’une part le prix Asie ne repose pas exactement sur les mêmes critères que le Grand Prix en termes d’éligibilité et d’autre part le comics demeure lui toujours le grand absent malgré la diversité et la qualité de ce domaine.

En somme cette année, par cette sélection très franco-française, le Grand Prix de la Critique s’apparente davantage aux César qu’à Cannes.

AP

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27 Messages :
  • Une seule autrice : Chantal Montellier. Ceux qui se prétendent critiques auraient au moins pu sélectionner le "Idéal Standard" d’Aude Picault. À moins d’avoir du caca dans les yeux, c’est de toute évidence une bande dessinée qui a marqué l’année.

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    • Répondu par Aurélien Pigeat le 15 novembre à  09:52 :

      Vous avez raison : cela saute aux yeux ! Et de ce point de vue-là, la statistique est implacable (et je le dis alors que j’ai moi-même participé au vote de sélection et que son fonctionnement est brut, direct et comptable). D’autant que le sujet est pleinement d’actualité, et qu’on a eu la sélection d’Angoulême cette année qui a fait polémique. D’où les premières réactions sur les réseaux sociaux pointant cet aspect-là de la sélection, avec les débats que cela ouvre.

      Pour autant, ce biais ne me semble pas le plus frappant (et puis il a été immédiatement commenté) et c’est pourquoi j’ai préféré pointer le fait que la sélection restait exceptionnellement quasi totalement sur la production française (Là aussi, une unique exception dans la liste). Il me paraît plus frappant parce qu’il est presque assumé par une partie de la profession, qui met de côté, délibérément, les productions asiatiques et américaines, on dira faute de temps, et plus vraisemblablement par manque d’intérêt. Et on parle là carrément de la majorité de la publication de titres en France (Rapport Ratier 2016 : manga 1575 titres, franco-belge 1558 titres, comics 494 titres, romans graphiques 361 titres).

      Les mangas ou comics qui passent ces dernières années le seuil de la sélection sont le plus souvent atypiques, peu représentatifs de leur « tradition » (Ici, de McGuire), ou émanant d’auteurs déjà particulièrement reconnus (type Daniel Clowes). Et l’évolution du Grand Prix est marquante je trouve, avec des moments très « romans graphiques » comme au tournant des années 2000 (Palmarès de ces années : Scott McCloud, Campbell et Moore, Howard Cruse, Chris Ware ou encore Craig Thompson. Et plus tard, Myriam Katin, Posy Simmonds et David Mazzucchelli. 8 lauréats sur 12 années. Mais depuis les années 2010, alors que les phénomènes mangas et comics n’ont jamais été aussi forts, cela se tarit. Et il a fallu un prix spécialement dédié au manga pour le rendre visible (de même que le Prix Artémisia remplit une fonction manifestement essentielle, on s’en rend bien compte)

      Après, soyons clairs et pragmatiques, la production est immense et certains titres sont plus armés que d’autres pour atteindre le « public » des critiques et journalistes. Les mangas et comics ont leurs propres réseaux de communication, et leurs SP atteignent d’abord les journalistes spécialisés, peu ou pas les autres. À part les titres publiés par des éditeurs faisant aussi du roman graphique et de la franco-belge. De même, certains éditeurs ne peuvent pas, financièrement, envoyer des SP à tous les critiques et journalistes BD. On pourrait d’ailleurs aussi pointer un autre aspect : la représentation des petits éditeurs dans la sélection. Mais c’est aussi le jeu d’une sélection qui provoque nécessairement des mécontents et des positionnements contre, ou à côté.

      Du coup, concernant la présence de femmes dans la sélection, les questions qu’on peut se poser sont me semble-t-il les suivantes :
      - Est-ce un pur accident statistique ? (Il faudrait avoir le dépouillement de l’ensemble des votes pour commencer à se faire une idée.)
      - Les titres de femmes sont-ils moins soutenus au niveau diffusion/communication par les éditeurs ?
      - Y a-t-il aussi un biais générationnel, qui fait qu’on valorise davantage des auteurs déjà reconnus (et si la profession se féminise, c’est par le bas de la pyramide des âges) ?
      - Pour autant, on voit des jeunes dans cette sélection, mais tous masculins : est-ce le témoin d’un biais, avec davantage de chance/crédit accordé aux débutants qu’aux débutantes en BD ?
      - Est-ce que la profession de critique, et l’ACBD, ont besoin de se féminiser ? Certainement. D’ailleurs, nous accueillons à ActuaBD toutes les bonnes volontés, féminines et masculines, qui veulent bien donner de leur temps pour chroniquer et couvrir l’actualité de la bande dessinée.
      - Est-ce qu’à la lecture, on lit l’ouvrage avec le biais homme/femme en tête ? (Je ne suis pas convaincu, mais c’est sans doute aussi parce que spécialisé manga, je découvre le plus souvent a posteriori s’il s’agit d’un ou d’une mangaka lorsque j’effectue une recherche pour savoir comment faire les accords dans ma chronique)
      - Est-ce qu’au moment du choix des titres pour la sélection on manifeste un biais favorable à la production masculine ? (Et c’est là la vraie question au final, à laquelle je pense nous serons tous vigilants la prochaine fois, du fait de cette polémique. Tandis que pour ce qui est des traditions franco-belge, manga ou comics, ça restera en l’état parce que beaucoup de critiques n’en lisent tout bonnement pas du tout, alors qu’ils lisent nécessairement des titres d’autrices).

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      • Répondu le 15 novembre à  11:04 :

        parfois j’aime faire de l’archéologie. J’ai recherché dans les palmarès des années précédentes pour voir s’il s’agit d’un cas particulier.
        En fait, l’an dernier on voit 5 titres auxquels ont participé des femmes, et une victoire pour "Les Voyages d’Ulysse" écrit par Sophie Michel

        2017
        - L’Anniversaire de Kim Jong-il de Mélanie Allag et Aurélien Ducoudray, Delcourt
        - La Légèreté de Catherine Meurisse, Dargaud
        - Monsieur désire ? de Virginie Augustin et Hubert, Glénat
        - L’Odeur des garçons affamés de Frederik Peeters et Loo Hui Phang, Casterman
        - Les Voyages d’Ulysse d’Emmanuel Lepage, René Follet et Sophie Michel, Daniel Maghen

        Pour les années pécédentes je n’ai trouvé que la lsite des finalistes

        2016,
        je ne touve que les finalistes, une femme
        - Le Piano oriental de Zeina Abirached

        2015, aucune finaliste

        2014, 2 finalistes et une victoire pour Chloé Cruchaudet
        - « Mauvais Genre » de Chloé Cruchaudet chez Delcourt
        - « La Propriété » de Rutu Modan chez Actes sud

        2013 : 2 finalistes
        David, les femmes et la mort, de Judith Vanistendael chez Le Lombard
        En silence, d’Audrey Spiry chez Casterman-KSTR

        2012, aucune finaliste

        2011, aucune finaliste

        avant on voit des prix remis à Myriam Katin ou Posy Simmonds

        La sélection de cette année paraît d’autant plus étrange de ce point de vue, mais le passé laisse plutôt penser à une anomalie statistique, même si je continue de penser qu’il y a des choix qui ont été fait et qu’il est étrange que cet aspect n’est pas été pris en compte, surtout maintenant.

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      • Répondu le 15 novembre à  13:40 :

        Soyons sérieux, un ouvrage comme celui d’Aude Picault a marqué l’année. Pour deux raisons, il est artistiquement abouti et en phase avec l’actualité. De plus, cet ouvrage ne pouvait pas être l’œuvre d’un homme. Son point de vue féminin est clairement affirmé. Qu’il ne soit pas retenu prouve une seule chose : la majorité des critiques est misogyne. Justifier que les autrices soient sous-représentées sous prétextes qu’il y a des minorités silencieuses, qu’il y a peu de mangas ou de comics ou que les éditeurs devraient envoyer plus de SP gratos. Ce ne sont pas des arguments. Le boulot de la critique, c’est de nommer ce qui doit l’être. Il y a des bouquins dans votre liste qui sont anecdotiques et subjectifs. Le bouquin d’Aude Picault, je ne l’aime pas plus que beaucoup d’autres, son discours m’agace même parfois, mais il doit être remarqué pour des raisons objectives, parce que c’est un discours qui correspond exactement à notre époque. Vous ne faites pas votre boulot le critiques. Vous attendez simplement de recevoir des SP gratos et vous gribouillez une petit note de 10 lignes pour résumer le synopsis et donner votre petite impression. Certains critiques ne sont que des bédéphile, des amateurs qui animent un petit blog de lectures. Critique de BD, je vais vraiment finir par croire que ce n’est qu’un boulot de feignasse !

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        • Répondu par Aurélien Pigeat le 15 novembre à  14:21 :

          Si vous aviez choisi vos 5 titres de l’année, l’auriez-vous choisi ? Car c’est comme ça que ça se passe concrètement pour effectuer la sélection. Et je vous le demande car personnellement il se trouve que ce titre a fait partie de mes hésitations au moment de mettre les 5 titres, pas pour les raisons que vous nommez, mais tout simplement parce que je l’avais apprécié et que je le trouvais bon.

          Pour le reste, si vous ne voyez pas des arguments dans ce que je pointe plus haut, effectivement ça va être compliqué de discuter. Vous dites "Qu’il ne soit pas retenu prouve une seule chose : la majorité des critiques est misogyne". Devrait-on conclure du fait que la liste ne comprend qu’un seul auteur étranger que "la majorité des critiques est raciste" ? C’est absurde. Je ne vous ferai pas l’injure de vous indiquer les très nombreux excellents ouvrages parus cette année d’auteurs non français, j’imagine que vous vous y intéressez et que vous en lisez beaucoup.

          Je passe sur le côté feignasse : quand on sait comment cela se passe réellement, ça ferait rire si ce n’était pas désolant malheureusement.

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          • Répondu le 15 novembre à  15:10 :

            Bien sûr que oui, je l’aurais choisi. Parce qu’il s’impose comme une évidence n’est jamais à écarter. Et j’apprends que François Héritier vient de mourir. Bravo les mecs, vous êtes coincés au XXème siècle !

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          • Répondu le 15 novembre à  15:48 :

            Je ne dis pas feignasse pour "se réunir et délibérer" mais pour le travail d’analyse des œuvres et des artistes que la critique fait. Elle est fainéante la critique en BD, improductive. Elle ’napporte rien à l’Art de la Bande Dessinée. Rien. Elle se contente de parler du sujet d’un livre et de l’ambiane et du ton qui vont avec le tout emballé dans des a priori et des lieux communs. Creusez-vous la tête, rendez-vous utiles ! Le plus comique, c’est que les critiques détestent être critiqués.

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            • Répondu par Aurélien Pigeat le 15 novembre à  15:57 :

              Bon. Vous avez des idées très précises et arrêtée sur la BD et sur sa critique. Vous avez manifestement des connaissances extraordinaires sur le sujet. Formidable. Et vous argumentez de manière définitive, jusqu’à invoquer le décès de Françoise Héritier (la classe) plutôt que de répondre sur les propos de votre interlocuteur. Re-formidable. Je ne sais pas qui est coincé où, ou quand, mais comme je n’ai pas très envie de le rester, coincé, avec vous, et que j’ai l’impression qu’on a fait le tour du coup, on va peut-être s’en tenir là, non ? (Parce qu’après, la courtoisie, toussa, on sent déjà qu’elle est en train d’en prendre un coup).

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              • Répondu le 15 novembre à  17:36 :

                Le critique blessé par la critique. C’est pathétique. Et à part ce hobby, vous avez un vrai métier ?

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                • Répondu par Aurélien Pigeat le 15 novembre à  17:48 :

                  Ça, c’est votre fantasme. Que contredisent me semble-t-il précisément notre présent échange et les autres propos que j’ai pu tenir sur ce forum. Mais s’il vous rassure, comme l’agressivité dont vous semblez avoir viscéralement besoin pour adresser vos idées et votre discours, je vous les laisse volontiers.

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          • Répondu le 15 novembre à  17:03 :

            au vu des résultats des années précédentes, on peut pencher pour l’anomalie statistique parce que les femmes ont souvent été présentes dans le dernier pentagone et même primées (à moins de tempérer en arguant que le prix de l’an dernier couronne plus Emmanuel Lepage que Sophie Michel - et Follet qui n’est associé qu’indirectement, le livre reprenant des illustrations existantes).
            Il est maintenant évident qu’il y a relativement peu d’auteures "star" (Bagieu, Meurisse, Picault...) comparées aux hommes. En terme de présence, les femmes sont là, mais en terme d’aura, elles restent discrètes. je ne serai pas susrpris qu’un Larcenet, un Vivès, un Peeters soient inconsciemment favorisés parce que ce sont des auteurs qui bénéficie de cet aura particulier et aui, en plus, pondent des bons livres. Au moment de constituer son top 5, leurs noms sortira plus facilement que d’autres, qui a finalement laisser la place après réflection.
            Par contre, on ne peut pas écarter un biais inconscient. Le problème du Picault est qu’il adopte un point de vue très féminin, presque féministe, ce qui peut déplaire à un public masculin. Le comité de l’ACBD est très masculin, ça peut coincer. Mais il faut reconnaître qu’il adopte un ton parfois très simpliste, caricaturant assez fort les personnages masculins. Le livre a un effet grossissant qui rend son personnage masculin insupportable et ridicule. Je n’avais pas lu d’autres livres d’elle mais pourt en avoir dscuité avec des hommes et des femmes qui connaissait bien son travail, tous relevaient le côté un peu simpliste de la caractérisation des poersonnages et que c’était nettement moins bon que ses livres précédents. Tout ça pour dire que rien n’est indiscutable et ce qui a marqué l’année pour l’un n’est pas vrai pour un autre (j’ai adoré le Gipi, mais d’autres l’ont trouvé moyen).
            En fait, quand des livres d’auteures atteignent la sélection, elles semblent bien se défendre. le problème est de se hisser jusque cette étape, ce qui est peut-être rendu plus difficile à cause de la proportion écrasante d’hommes dans le monde des critiques.

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            • Répondu le 15 novembre à  17:55 :

              Sérieusement, vous croyez que les auteurs.trices cherchent à se hisser à des palmarès pour avoir des prix ? Vous croyez qu’un.e auteur.trice ressent le besoin de faire un livre dans le but d’être sélectionné à un concours et d’avoir un prix ? Franchement, c’est ridicule.
              Pour ce qui est du Picault, bien sûr que sa vision des hommes et des femmes est truffées de stéréotypes mais c’est ce qui colle justement à notre époque et doit être remarqué et valorisé par un prix. Un prix colle une étiquette sur un objet d’une époque. Rien de plus. Qui se souvient du prix ACBD 2012 ? Franchement, personne. C’est comme le Beaujolais, une année chasse l’autre. Il faut récompenser la futilité, l’air du temps. Surtout pas ce qui a une valeur intemporelle !

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            • Répondu le 15 novembre à  23:07 :

              "Le problème du Picault est qu’il adopte un point de vue très féminin, presque féministe, ce qui peut déplaire à un public masculin."

              Vous réfléchissez avant d’écrire ?
              Qu’est-ce que vous voulez répondre à un argument pareil à part que c’est misogyne et misogynie assumée en plus.

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              • Répondu le 16 novembre à  10:00 :

                je réponds que le livre tourne autour d’un couple dont la femme est présentée avec suibtilité. Elle a des failles, des envies, des sentiments. Lui est la caricature du générateur de charge mentale, uniquement doté de défauts. Si c ertaines scènes sonnent juste, dans l’ensemble, ce livre sonne comme un portrait uniquement à charge dans lequel un couple est saboté de l’intérieur par l’homme tandis que la femme est présentée comme un pélican qui gçobe tout sans rien recevoir en retour.
                Oui, le livre ne manque pas de qualité et a par moment de vrais accents de vérités. Mais il force tellement le trait sur la dynamique du couple qu’il devient agaçant parce qu’il semble présenter comme une évidence le fait que dans le couple, il y a un boulet permanent et un pélican qui ne fait que se saigner aux 4 veines pour le couple.

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                • Répondu le 16 novembre à  12:08 :

                  C’est justement à cause de ses défauts qu’il est aussi représentatif de son époque. Les défauts font aussi la qualité d’une œuvre.

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    • Répondu le 15 novembre à  10:48 :

      c’est vrai qu’on peut toujours se poser la question. Surtout que le livre de Montelier est la refonte d’un titre de 78. Tout un symbole...
      J’en entends déjà qui vont dire qu’on sélectionne des livres et pas des auteurs, que c’est juste un hasard, qu’on ne va quand même pas imposer des quotats d’oeuvres écrites par des femmes, des roux, des jeunes... et d’en profiter pour fustiger les "-ismes" et l’écriture inclusive.
      On peut aussi poser un regard critique sur cette sélection et voir qu’elle est équilibrée. Il y a un peu de tout. On trouve les gros (Dupuis, Glénat, Casterman...), des plus petits (les Arènes, Les Impressions nouvelles...), de l’humour (Imbattable), du sérieux (La terre des fils)... ou pourra trouver étonnant l’absence de non-européen mais on sent la volonté de proposer un panorama assez large. Cela dit, mis à part l’un ou l’autre titre indiscutable (essentiellement le Gipi qui est, selon moi, un chef d’oeuvre), je pense qu’on pourrait trouver une trentaine de titres qui auraient pû intégrer cette liste. Il y a eu des choix, sans doute difficiles. On aurait certainement pû proposer une liste tout-à-fait crédible uniquement composé de titres Dargaud/Futuro/Dupuis/Casterman. Et une autre liste sans aucun de ces éditeurs.
      Il y a eu des arbitrages. En 2017, et après les critiques des années précédentes, je ne comprends pas que la situation se répète. Ne me dîtes pas qu’il n’y avait pas de titres écrits par des femmes qui auraient pû légitimement intégrer cette liste. Ce n’est pas une question de quotat. C’est le problème de l’invisibilité des auteures. On ne peut se contenter de se cacher derrière une simple anomalie statistique.

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      • Répondu par Aurélien Pigeat le 15 novembre à  14:45 :

        Il n’y a pas "d’arbitrages" dans cette sélection de 15 titres. Il n’y a pas de "comité", comme on en a pour les prix Jeunesse ou Asie par exemple. Le Grand Prix concerne l’ensemble des 95 membres de l’ACBD, qui envoient chacun leurs 5 albums préférés parus dans l’année, classés, et en ressortent les 15 premiers. C’est ensuite, pour les 5 finalistes, que l’on a le travail plus "classique" de discussions d’un comité plus réduit et impliqué, à Blois, pour BD BOUM. Mais en l’état, précisément, on ne peut pas vraiment prêter des intentions ou des actes manqués à un comité qui dans les faits n’existe pas dans sa forme classique (on est du coup un peu dans le fantasme, assez logique toutefois étant donnée la façon dont fonctionnent les sélections habituellement).

        Que la liste soit équilibrée sur les éditeurs, gros et petits, ça tombe bien du coup. Qu’elle soit déséquilibrée concernant les autrices et les parutions étrangères, ça tombe mal. Ce qui n’empêche nullement de s’interroger, au contraire. Mais il se trouve que pour ce cas de figure précise, je pense que l’approche n’est pas pertinente.

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        • Répondu le 15 novembre à  17:56 :

          C’est un peu une réunion de fans de Tupperware votre secte, non ?

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          • Répondu par Aurélien Pigeat le 15 novembre à  18:05 :

            Dites, vous ne voulez pas arrêter d’être agressif et insultant avec tout le monde ? Vous ne marchez qu’à l’aigreur et l’invective ? Vous avez un tel besoin de déverser votre agressivité, anonymement, sur Internet ? Je viens de remonter les différents messages laissés par votre IP depuis septembre : 80 messages anonymes du même tonneau que ceux que vous laissez sur ce fil, avec des accrochages réguliers avec d’autres forumeurs fréquentant le site. C’est juste incroyable. Peut-être devriez-vous consulter...

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            • Répondu le 15 novembre à  23:01 :

              Actua BD autorise les commentaires anonymes. Par conséquent, vous devez respecter cet volonté d’anonymat.

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              • Répondu par Aurélien Pigeat le 16 novembre à  08:23 :

                Tiens donc ! Vous invoquez le respect : c’est un comble quand on voit l’usage que vous en faites. On vous en devrait unilatéralement, mais vous, vis-à-vis des autres, pas le moins du monde ?

                Mais c’est intéressant ce que vous dites. Le respect, on ne le doit de manière absolue que dans certaines situations, notamment de déférence (lien au sacré, au supérieur, etc.). Sinon, dans les relations interpersonnelles, on dit plutôt que le respect se mérite. En gros, le respect, soit on pense le devoir vis-à-vis de quelque chose ou quelqu’un pour ce qu’il est, soit on considère qu’on peut en témoigner pour ce que quelqu’un fait, accomplit. Comme, vous en conviendrez, vous ne pouvez prétendre à la seconde catégorie, c’est donc que vous fantasmez appartenir à la première. On vous doit le respect, pour qui vous êtes, même anonymement. C’est quelque chose ! Encore une fois, je réitère mon conseil : consultez !

                Tout ça me donne le sentiment que vous êtes auteur, et que l’anonymat vous est requis parce que vous savez que les propos que vous tenez vous rendraient immédiatement tricart auprès de vos pairs, vos lecteurs ou les professionnels que vous fréquentez. Je me trompe peut-être, mais c’est l’impression que ça me donne. Et ce ne serait pas la première fois sur ActuaBD : j’ai le souvenir d’un auteur célèbre parti anonymement dans nos forums dans une sorte de concurrence mémorielle hyper déplacée finalement démasqué...

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                • Répondu le 16 novembre à  09:18 :

                  Vous déplacez le débat.

                  Votre manière de sélectionner des ouvrages n’est pas et ne peut pas être objective. Par conséquent, votre prix ne peut pas avoir une vraie valeur représentative. C’est simplement un consensus entre les goûts de plusieurs critiques. On ne peut pas faire plus subjectif.
                  Les critères de sélection ne sont pas rigoureux. Par exemple, vous jugez l’ouvrage d’un auteur en fonction de ses précédents ouvrages et en déduisez qu’il est moins bon donc, ne peut pas entrer dans votre sélection. Mais tel ouvrage ne doit pas être comparé par rapport à d’autres ouvrages du même auteur mais par rapport à d’autres ouvrages d’autres auteurs parus dans la même période. Et puis, les ouvrages de différents auteurs qui ne traitent pas des mêmes sujets et pas de la même manière ne peuvent pas être comparés. C’est comme si vous compariez des carottes et des pommes de terre sous prétexte que ça se mange.
                  Mais il ne peut de toute façon pas y avoir un seul livre plus remarquable sur tous les plans que d’autres dans une seule année.

                  Le Grand Prix ACBD, de toute évidence, est un prix francophone. Pour les mangas, il y a le prix Asie.

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                  • Répondu par Aurélien Pigeat le 16 novembre à  11:42 :

                    "Vous déplacez le débat."
                    Ah bon ? Et vous ?

                    "Votre manière de sélectionner des ouvrages n’est pas et ne peut pas être objective. Par conséquent, votre prix ne peut pas avoir une vraie valeur représentative. C’est simplement un consensus entre les goûts de plusieurs critiques. On ne peut pas faire plus subjectif."
                    Qui a prétendu autre chose ? Pas moi sur ce fil en tout cas... Vous prêtez à ce prix et à ceux qui l’organisent et y participent des intentions qui ne renseignent que sur vos propres fantasmes.

                    "Les critères de sélection ne sont pas rigoureux. Par exemple, vous jugez l’ouvrage d’un auteur en fonction de ses précédents ouvrages et en déduisez qu’il est moins bon donc, ne peut pas entrer dans votre sélection. Mais tel ouvrage ne doit pas être comparé par rapport à d’autres ouvrages du même auteur mais par rapport à d’autres ouvrages d’autres auteurs parus dans la même période. Et puis, les ouvrages de différents auteurs qui ne traitent pas des mêmes sujets et pas de la même manière ne peuvent pas être comparés. C’est comme si vous compariez des carottes et des pommes de terre sous prétexte que ça se mange."
                    Sérieusement, de quoi parlez-vous ici ? Qui a dit cela, sur ce fil ? Vous êtes en plein fantasme encore une fois. Vous projetez ici des choses (une expérience personnelle peut-être ?) qui m’échappent complètement.

                    "Mais il ne peut de toute façon pas y avoir un seul livre plus remarquable sur tous les plans que d’autres dans une seule année."
                    Encore une fois, personne ne dit cela. C’est bien immature (ça vous touche à ce point personnellement ?) que de croire que ce prix affiche une telle prétention.

                    "Le Grand Prix ACBD, de toute évidence, est un prix francophone. Pour les mangas, il y a le prix Asie."
                    À tel point que dans les années 2000, sur 12 années de suite, le Prix a récompensé 8 auteurs anglo-saxons, traduits. Mais je l’ai déjà expliqué plus haut, de même que le lancement du Prix Asie me semble avoir été une réponse à un souci de représentation - faute de fréquentation de la part des critiques - de ce pan de la production. Mais pour l’avoir noté il faudrait accepter de lire et d’entendre les propos des autres plutôt que de complaire dans sa logorrhée.

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                    • Répondu le 16 novembre à  12:20 :

                      Vous avez certainement raison sur tout.

                      En tout cas, ce qui est bien, c’est que vous défendez vos arguments jusqu’au bout.

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  • à chaque annonce de listes d’ouvrages retenus pour l’attribution de tel ou tel prix, j’entends le même discours : les autrices ne sont pas assez représentées, on a oublié les mangas ou les comics, il n’y en a que pour les romans graphiques, ou les gros éditeurs prennent trop de place. parfois c’est le contraire (on estime que le succès commercial les dispense de recevoir un prix, d’autres en ont plus besoin).. j’en oublie certainement.

    Et finalement, je me demande qui se soucie du livre et du lecteur.
    on devrait pouvoir - mais c’est malheureusement impossible - faire des sélections "à l’aveugle", comme pour les dégustations de vins - sans connaître ni le ou les auteurs, ni l’éditeur... rien que le livre et se baser sur les seules émotions que sa lecture a fait naître. Les critiques ou experts devraient alors décrire ces émotions , comme les œnologues le font pour une dégustation de vin, et ainsi justifier leur choix

    Et ainsi la question du sexe des anges que sont les auteurs, les éditeurs, ainsi que leur origine géographique n’aurait plus d’importance.
    Mais je rêve...

    PS ce commentaire ne s’applique évidemment pas quand il s’agit de distinguer un auteur et pas un livre

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    • Répondu par Aurélien Pigeat le 15 novembre à  14:30 :

      À mes yeux, le souci avec ce type de raisonnement, qui pose un idéal par essence impossible (lire les ouvrages "à l’aveugle"), c’est que ça dédouane d’effectuer les efforts que nous pourrions faire. À savoir, sur l’absence d’autrices, s’interroger sur nos modes de lecture ou de sélection (et après, chacun y va avec toute la bonne dont il est capable) ; et sur l’absence de titres étrangers, commencer par s’y intéresser et en lire (ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas).

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      • Répondu le 15 novembre à  15:13 :

        Par essence, un prix veut seulement dire que des gens se sont réunis pour décider de classer subjectivement ce ce qu’ils préfèrent. C’est d’une vacuité digne des meilleurs fumistes.

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