Répondu par LC le 28 février 2011 à 00:28 :
Je suis sidéré de la haine à l’égard de Joann Sfar.
Ce doit être insupportable pour certains médiocres de voir la réussite (Ô combien méritée) de ce talent majeur.
Cet artiste lumineux, charismatique, intelligent, cultivé, instinctif réussit tout ce qu’il entreprend, avec brio, maestria et subtilité. Son Gainsbourg est une vraie réussite et Eric Elmosnino, grand acteur de théatre, incarne ici un personnage sans jamais imiter le modèle, mais en le ré-inventant, les votants des César ne s’y sont pas trompés.
Que certains auteurs ne rencontrant pas la réussite qu’ils estiment mériter ressentent les succès de Sfar comme une agression, c’est très dommage, et même un peu pitoyable, personnellement je me réjouis des succès de Zep, Sfar ou Marjane Satrapi, car ils sont largement mérités et tirent la bande dessinée vers le haut, lui offrant une belle vitrine au delà du très réduit microcosme.
Quant à ceux qui regrettent que le film de patronage de Xavier Beauvois n’ait pas remporté tous les prix, rappelons qu’il a eu celui de Meilleur Film, ce n’est pas rien.
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Répondu le 28 février 2011 à 09:10 :
" Je suis sidéré de la haine "
tout de suite les grands mots...
Rassurez vous, le malaise n’est qu’intellectuel et artistique.
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Répondu le 28 février 2011 à 09:43 :
Les réactions négatives le sont (aussi hélas) à la hauteur des louanges, devenues tellement consensuelles, des médias.
Que les critiques (même envers les très bons comme Sfar) restent "critiques" et ces réactions de haine diminueront.
pour employer une image, c’est une certaine forme de sacralisation : les critiques se couchent devant leur idole (qui n’a rien demandé) qui engendre les réactions négatives, pas forcément la rancœur de supposés auteurs aigris.
Je ne dis pas que la rancoeur des auteurs n’existe pas, mais les commentateurs ne peuvent s’extraire aussi facilement de ce problème.
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