Ce n’est heureusement pas la première fois que des manuels de Français de collège proposent pages, chapitres ou dossiers à la bande dessinée (dans le cadre de l’Education à l’Image et tout simplement des programmes scolaires, notamment en 5ème et 4ème). Notons par ailleurs les études faites mensuellement ou régulièrement dans les revues spécialisées l’Ecole des Lettres ou NRP, ainsi que l’existence de la collection la bd de cases en classes, bien connu de tous (http://cyberlibrairie.crdp-poitiers...).
Toutefois...
- Mettre la BD dans les manuels scolaires, c’est bien (cases d’Astérix dans les manuels de Latin, cases illustratives en histoire géo ou éducation civique), mais l’étudier réellement est une autre paire de manche : combien d’enseignants de lettres "apprennent" réellement ce médium aux collègiens ? Par expérience, quasi aucun, ou de manière plus que sommaire (sans aucune introduction à l’histoire de la BD bien sur), afin de comparer en général une image bd à une affiche ou une image filmique ou encore lorsque la bd illustre un passage de français (la BD n’étant donc pas l’objet direct d’études...).
Tout le problème est là : la BD EST au programme des enseignants, qui DOIVENT la faire découvrir aux élèves et pourrait s’appuyer sur les textes officiels qui REFCOMMANDENT séries et ouvrages, niveaux par niveaux : en clair, et au collège notamment, les élèves devraient avoir lu au moins une "série de livre" au format bande dessinée, ce qui n’est quasi jamais fait...On prétexte un manque de temps et la course aux enseignements de base, vitaux aux élèves, mais on néglige la pourtant essentielle découverte d’un médium complexe à lire, ouvrant à la lecture filmique
et à une extraordinaire connaissance de la culture sous bien des aspects... (Un problème identique se pose aussi avec la Presse et l’Education aux médias).
Le paradoxe reste bien sur que pour la grande majorité des adolescents, la Bande Dessinée est de loin le secteur le plus lu, le plus apprécié et le plus emprunté au Centre de Documentation et d’Information (CDI) de leurs établissements (avec les séries Fantastiques de littérature jeunesse ; justement, seuls les documentalistes arrivent en général à vanter les mérites du secteur (achats, expositions... et cours aux élèves). L’arrivée d’enseignants plus jeunes et passionnés apportent cependant du renouveau sur tous ces points d’approches, et bien sur pour l’approche du manga ou des comics notamment.
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