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LES BREVES

Le plaignant congolais Bienvenu Mbutu Mondondo saisit en référé le Tribunal pénal de Bruxelles pour faire interdire « Tintin au Congo »

16 avril 2010

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M. Bienvenu Mbutu Mondondo informe que le Tribunal pénal de Bruxelles a été saisi pour faire interdire la vente de Tintin au Congo en raison de ses « écrits à caractère raciste et offensant envers les noirs  ».

Appelé à statuer le 28 avril prochain, le Tribunal, saisi en référé, ne juge pas sur le fond.

Il devra décider de l’interdiction au non de la vente de Tintin au Congo en fonction du caractère d’urgence d’un trouble manifestement illicite ou d’un dommage imminent, ce qui n’est pas acquis puisque l’ouvrage a été publié depuis 1931.

D’autre part, l’action ne doit pas se heurter à une contestation sérieuse. Or, on voit bien ici qu’il s’agit un débat de fond sur l’histoire culturelle de nos pays, débat sur lequel le Tribunal des référés n’est pas appelé à statuer.

Dès lors, il serait vraiment étonnant que cette plainte obtienne un arrêt favorable à cette interdiction.

Ce jugement aura néanmoins l’avantage d’offrir enfin une position claire de la justice par rapport à cette affaire, ce qu’elle avait bien évité de faire jusqu’ici.

DP

7 Messages de forum : Participez à la discussion

  • "Il commence à me les gonfler menu", comme dirait Audiard ! Qu’on lui offre quelques séances chez un psy, si ça l’empêche de dormir.

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    • Répondu le 18 avril 2010 à  18:09 :

      Aïe, mais il va falloir offrir de longues séances de psy, non seulement à M Mondondo, mais à quantité d’Africains vivant en Europe et traumatisés par le racisme ambiant. Racisme sur lequel on ferme les yeux, ne serait-ce justement qu’en publiant tel quel Tintin au Congo, comme à l’époque où en France on montrait encore les "sauvages" enfermés dans les cages du zoo de Vincennes.

      Quant à parler de psy, je crois aussi qu’un paquet de franco-belgo-flamingan aurait intérêt aussi à y aller. Bien sûr, bonjour le trou de la sécu !!!!

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      • Répondu par progzélite le 19 avril 2010 à  08:03 :

        Il suffirait que les ayants droits d’Hergé fassent ajouter par Casterman une page pour expliquer le contexte de l’époque et l’étudiant perpétuel pourrait tranquillement retouner à ses études !

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        • Répondu le 19 avril 2010 à  16:02 :

          Exactement ! Pour beaucoup moins que ça les japonais en font tout autant avec le Roi Leo de Tezuka. En plus, Fanny Rodwell semblait favorable à cette solution, Louis Delas chez Casterman aussi. Ca traîne depuis deux ans, on se demande pourquoi...

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      • Répondu par Joël le 19 avril 2010 à  23:04 :

        Le problème est monté en épingle à un point tel que cela n’est plus crédible. Les noirs ne sont pas maltraités dans ce livre, ne sont pas insultés, ne sont pas torturés,... Hergé utilise un langage "petit noir", car on faisait parler ainsi les Africains (comme Michel Leb dans ses sketchs ; bons ou mauvais, on est dans le même registre). Le noir était très souvent le "boy" jusque dans les années 50/60. Maintenant, pour les traumatismes, ceux des massacres du Rwanda, pour en citer un qui a marqué les consciences, me semblent autrement plus lourds et durs à vivre que quelques mots "petit nègre" d’un album de bd.

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        • Répondu par Alain Perfide le 20 avril 2010 à  14:44 :

          Encore ? Que ce monsieur réalise, à la manière d’un Squarzoni, un essai graphique sur cette thématique, plutôt que de satisfaire en solitaire son "envie du pénal".

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        • Répondu par PM le 23 avril 2010 à  10:22 :

          Pourquoi banaliser quelque chose de réelle comme l’existance des propos raciste dans le BD de tintin. Le contexte de l’epoque cache des atrocités car les colons belges massacraient les petits nègres comme vous avez l’art de bien le dire. N’ont ils pas le droit de se plaindre ? Sinon ne parlons plus aujourd’hui de la CHOA car elle faisait partie du contexte de l’époque.Pour moi, le combat de ce monsieur est loyal.

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