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LES BREVES

Les nominées du Prix Artémisia

16 décembre 2010

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C’est la période des Prix, et comme chaque année depuis 2008, celui qui se place sous les bons auspices de l’artiste du XVIIème siècle Artémisia Gentileschi récompense une bande dessinée réalisée par une (ou deux) femme(s).

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Trois des jurés : Chantal Montellier, Yves Frémion et Gérard Streiff.
(c) T. Lemaire

Voici donc la liste des nominées du Prix Artémisia :

Cadavres Exquis, de Pénélope Bagieu (Gallimard Bayou)
Cou tordu, de Caroline Sury (L’Association)
Drôles de femmes, de Catherine Meurisse & Julie Birmant (Dargaud)
Frances 2, de Johanna Hellgren (Cambourakis)
Intérieur, de Gabrielle Giandelli (Actes Sud BD)
Les enfants de l’envie, de Gabrielle Piquet (Casterman)
L’espion de Staline, d’Isabel Kreitz (Casterman)
L’homme de mes rêves, de Nadja (Cornélius)
Peindre sur le rivage, de Anneli Furmack (Actes Sud - L’An 2)
Rose d’Elisabethville, de Séraphine & Tilde Barboni (Dupuis)
Trop n’est pas assez, d’Ulli Lust (Çà et là)

Nous reviendrons en détail sur ce Prix et ses nominées lors de la proclamation de la lauréate le 9 janvier prochain.

THL

11 Messages de forum : Participez à la discussion

  • Les nominées du Prix Artémisia

    16 décembre 2010 16:06, par Maxime

    A quand un prix spécifique qui récompense une bande dessinée réalisée par un (ou deux) homme(s), histoire que le ridicule de cette ségrégation soit totale ?

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    • Répondu par peter le 16 décembre 2010 à  22:18 :

      Pour ça il y a tous les autres prix, à 90%...

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      • Répondu le 17 décembre 2010 à  00:49 :

        À 90% ce n’est pas spécifique, CQFD.

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      • Répondu par Alois le 17 décembre 2010 à  10:19 :

        Pffff... 90 %... elle sort d’où cette statistique ? Si je regarde la sélection angoumoisine de cette année je constate qu’un quart, au moins, des bouquins en compétition ont été écrits ou dessinés par des femmes. Ce qui, au regard de la proportion de femmes parmi les auteurs de BD (qui, elle, doit effectivement être de l’ordre de 10 %) est plutôt pas mal. Je dirai même qu’elles sont surreprésentées.

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        • Répondu par peter le 17 décembre 2010 à  14:45 :

          Oui et si on regarde les primés, on constate qu’il n’y a eu que 2 Grands Prix féminines en 36ans (Brétécher en 83 et Cestac en 2000 – d’ailleurs ça commence à dater…), ce qui représente 5%, donc bon…

          Et le problème dans ces festivals (et notamment Angoulëme) n’est pas tant dans les séléctionnés et/ou les primés, qui en sont plus la conséquence, que dans la cause : les jurys, notamment pour les présélections, sont généralement composés des seuls représentants du sexe dit fort. Et le tout dans un contexte global de la BD (en tout cas celle grand public destinée à tous) largement machiste, qui reste un média dominé par l’imaginaire masculin, qui véhicule des stéréotypes écrasants. Vous le dites vous-même d’ailleurs : la proportion de femmes parmi les auteurs de BD serait plutôt de l’ordre de 10%, en tout cas minoritaire. Est-ce « normal » dans une population qui compte plus de 50% de femmes ? Le juré d’Artémisia, lui, est vraiment mixte (donc le prix n’est pas spécifiquement féminin au passage).

          Il est donc absolument utile qu’un tel prix existe, qu’un regard féminin qui fasse connaître et reconnaître la production BD au féminin existe.

          D’ailleurs, ce regard existe en la littérature avec le prix Fémina (et depuis plus d’un siècle !) , le cinéma a le festival de Créteil depuis plus de 30 ans, pourquoi la BD n’aurait pas son prix au féminin ? Elle l’a en tous cas depuis 2008, la BD grandit, et c’est une bonne chose.

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          • Répondu par Alois le 18 décembre 2010 à  19:12 :

            La comparaison avec le prix Fémina ne tient pas : le prix Fémina récompense aussi bien des ouvrages écrits par des hommes que par des femmes. C’est uniquement le jury qui est composé exclusivement de femmes (afin, justement, d’apporter un "regard féminin" sur la production littéraire). Le prix Artémisia c’est exactement l’inverse : un regard mixte sur la production féminine.

            Concernant le grand prix d’Angoulême, honnêtement, combien d’auteures ont marqué suffisamment l’histoire de la bande dessinée pour y prétendre ?

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            • Répondu par peter le 19 décembre 2010 à  15:34 :

              "Le prix Femina est un prix littéraire français, créé en 1904 afin de constituer une autre proposition au prix Goncourt qui consacrait de facto des hommes" [wikipédia]. La comparaison ne tient pas du tout, c’est sûr, rien à voir...

              Pour le reste, c’est bien ce que je dis : soit on ne change rien, on continue une bande dessinée à 95% masculine, qui véhicule des stéréotypes dominés par les fantasmes masculins, soit on pense - et ça me semble tellement naturel - qu’il devrait y avoir 50% de femmes auteures de BD, 50% de lectrices, des jurys de prix mixtes, des sélections et des prix globalement paritaires... Donc pour cela, il faut que la bande dessinée au feminin dans un premier temps soit connue et reconnue, mise en avant : c’est toute la mission de l’association Artemisia.

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              • Répondu le 19 décembre 2010 à  19:30 :

                La bande dessinée n’est pas à 95% masculine,révisez vos chiffres, nous sommes en 2010, ça a beaucoup changé (fréquentez donc les festivals de BD, vous verrez que les auteures sont très nombreuses).

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  • Les nominées du Prix Artémisia

    16 décembre 2010 22:20, par peter

    Ce n’est pas Miles Hyman, c’est Gérard Streiff.

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    • Répondu par ActuaBD le 17 décembre 2010 à  00:58 :

      Merci pour cette précision. C’est corrigé.

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  • Les nominées du Prix Artémisia

    17 décembre 2010 05:22

    Quelle belle cuvée pour 2010 ! J’avoue avoir un faible pour Les enfants de l’envie, assurément dans mon top 10 de l’année, superbement écrit, avec une ligne tout en finesse qui joue efficacement la transparence ; et L’homme de mes rêves, pour la puissance graphique brute, onirique, de Nadja.

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