« #ToujoursCharlie, de la mémoire au combat », une journée autour de ce que signifie « être Charlie » aujourd’hui.

31 décembre 2017 0 commentaire

Nous sommes bientôt le 7 janvier 2018, et les cicatrices ne se sont toujours pas refermées depuis les jours funestes des Les 7, 8 et 9 janvier 2015 où trois terroristes islamiques firent une action meurtrière chez Charlie Hebdo et autour du siège de sa rédaction, à Montrouge, à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, tuant 17 personnes tués parce que journalistes, policiers, juifs… En réponse, des millions de Français se trouvèrent dans la rue, le crayon à la main, pour montrer leur attachement à la liberté d’expression, les différents slogans déclinant la nécessité de défendre la liberté de conscience.

Cette journée du 6 janvier, organisée par l’organisation Le Printemps Républicain, la LICRA et le Comité Laïcité République, avec le soutien de Charlie Hebdo, organisent une « journée de combat » pour commémorer la prise de conscience vécue par la société française à ce moment-là.

Car « …rapidement, écrivent les organisateurs, des fissures ont commencé à se faire jour. Le #JeSuisCharlie franc et massif exprimé par les français fut progressivement parasité par des #JeSuisCharlieCoulibaly, #JeSuisCharlesMartel ou des #JeNeSuisPasCharlie. Cet été encore, la « une » du journal publiée dans la foulée des attentats de Barcelone a montré à quel point ces expressions, groupusculaires et anecdotiques à l’époque, sont désormais assumées, incarnées et défendues par des personnalités de premier plan. Comme si le 7 janvier n’avait pas eu lieu, comme si les débats de l’époque n’avaient servi à rien, comme si les morts ne l’étaient pas : comme un sordide retour à la case départ ! »

« #ToujoursCharlie, de la mémoire au combat », une journée autour de ce que signifie « être Charlie » aujourd'hui.

Pour prolonger ce débat, cette réflexion, ils organisent une journée-colloque «  pour rendre hommage aux victimes, celles de janvier 2015 comme toutes les victimes des attentats commis sur notre sol depuis Toulouse  » mais aussi « parce que le souvenir de ce qui s’est passé dans notre pays il y a trois ans est resté intact, parce que nous refusons le retour des polémiques et des procès d’intention que nous n’imaginions jamais revoir autour d’un dessin. »

Une journée copieuse aux Folies Bergère en présence de politiques, de témoins, d’artistes, d’écrivains, de philosophes, de journalistes et de personnalités de la société civile dont la participation se fait par souscription (il reste environ 700 places à l’heure où nous écrivons), tandis que, on s’en doute, des consignes spéciales de sécurité sont mises en place.

Toutes les infos et un formulaire d’inscription figurent sur LE LIEN SUIVANT.

DP

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