Gagnez un séjour au Far West grâce à Hell West
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LES BREVES

Trois mois après son premier lancement, où en est Sandawe ?

5 mai 2011

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La première société d’édition participative d’édition de bande dessinée francophone avait publié son premier album, Maître Corbaque, en février dernier. Les ventes ont l’air de bien fonctionner avec une mise en place de près de 10000 exemplaires. « Mais il faut attendre les retours » tempère l’éditeur Patrick Pinchart, toujours prudent.

Il annonce d’ores et déjà deux nouveautés pour août prochain : Maudit Mardi ! de Nicolas Vadot et Il Pennello par Serge Perrotin et Jean-Marc Allais.

Complètement financées depuis plusieurs semaines, ces projets devaient être encore achevés, ce qui est maintenant chose faite.

Petit à petit, la maison participative fait son trou avec 20 projets en chantier dont quatre complètement financés à ce jour (le dernier, c’est Hell West).

« L’usine à gaz » comme la nomme Patrick Pinchart qui a investi beaucoup d’énergie à l’établissement de ce modèle économique complètement nouveau –que nous soutenons pour notre part- et qui espère que beaucoup de nouveaux « édinautes » (investisseurs-éditeurs) viendront se joindre aux premiers pour financer ces nouveaux projets (c’est à la portée de toutes les bourses : on commence par une mise de prix de quelques dizaines d’euros) et aideront une entreprise où les lecteurs peuvent favoriser concrètement un auteur ou un genre de livre qu’ils aiment.

Visionnez cette interview télé où Pinchart qui déclare avoir réuni 2000 internautes, raconte son affaire.

DP

VOIR EN LIGNE : LE SITE DE SANDAWE

8 Messages de forum : Participez à la discussion

  • "financés" au lieu de "fiancés" ;-)

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    • Répondu par Nicolas Anspach le 5 mai 2011 à  14:56 :

      C’est corrigé. Merci Didier (Alcante)

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      • Répondu par joel le 5 mai 2011 à  16:32 :

        et il ne faut pas atteindre les retours mais les attendre ! non ?

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  • Mouais... Quand on s’attarde un peu sur les forum Sandawe, on y lit beaucoup d’"édinautes" déçu par le peu de retour de la part de l’équipe éditoriale, on y lit des projections de ventes pas très optimistes, et on y constate une quasi désertion de l’équipe administrative du site. Le "communautaire" mérite d’être entretenu si on veut qu’il survive. Ce qu’on voit beaucoup sur Sandawe aussi, ce sont des auteurs qui renoncent à leurs avances sur droit et un éditeur qui renonce à sa commission pour rendre le financement d’albums moins laborieux : mais là encore, est-ce autre chose que de la solution bricolée de court terme ? Bref, votre article me semble (malheureusement) un brin optimiste. Certains projets sur le site Sandawe végètent depuis de nombreux mois a 2% de financement, et 4 projets financés en un an et demi, ce n’est pas incroyablement renversant, non ? Je précise bien avant que l’on ne me fasse un procès d’intention, je n’essaye en rien de démolir une initiative novatrice, je trouve seulement le résultat très en deça de ce que l’on pouvait en espérer. Une fausse bonne idée, ou réalisation déficiente (technique notament, le site est une catastrophe) ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 5 mai 2011 à  17:16 :

      Mouais... Quand on s’attarde un peu sur les forum Sandawe, on y lit beaucoup d’"édinautes" déçu par le peu de retour de la part de l’équipe éditoriale, on y lit des projections de ventes pas très optimistes, et on y constate une quasi désertion de l’équipe administrative du site. Le "communautaire" mérite d’être entretenu si on veut qu’il survive.

      Je laisse les gens du site s’expliquer. En même temps, je crois qu’ils s’activent mais que cette idée d’édinautes doit mettre du temps à s’installer. Après tout, ce n’est pas très différent d’un club de gens qui s’entendent pour que des livres existent. Même les ouvrages les plus pointus ont leur place dans cette configuration. Un livre peut exister par les efforts conjugués de quelques copains.

      Ce qu’on voit beaucoup sur Sandawe aussi, ce sont des auteurs qui renoncent à leurs avances sur droit et un éditeur qui renonce à sa commission pour rendre le financement d’albums moins laborieux :

      Rien n’est facile. Dans l’édition traditionnelle non plus. Sauf que là, les bouquins ne se font pas. Quatre bouquins financés en quelques mois d’activité, cela vaut bien le travail d’autres petits labels.

      mais là encore, est-ce autre chose que de la solution bricolée de court terme ? Bref, votre article me semble (malheureusement) un brin optimiste.

      Nous pensons que Pinchart sait ce qu’il fait, que certains projets soient laborieux cela n’a rien d’étonnant puisque c’est une activité en cours de création. Il est probable que ce sera laborieux jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur premier succès. Mais n’est-ce pas le lot de n’importe quel éditeur ? L’avantage des édinautes, c’est qu’ils sont plus nombreux et qu’ils peuvent provoquer le buzz. Là est le pari, il n’y a pas de miracle.

      Une fausse bonne idée, ou réalisation déficiente (technique notament, le site est une catastrophe) ?

      Vous ne démolissez pas mais vous êtes bien dur quand même. Je crois que leur forum comporte une rubrique "suggestions". Comme je suis sûr qu’ils cherchent à s’améliorer, ils attendent peut-être les vôtres...

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      • Répondu par Pascal le 5 mai 2011 à  21:32 :

        Bon, c’est vrai, je suis peut-être un peu dur. Mais je trouve que l’expérience Sandawe reste déceveante, et quelque part, j’ai du mal à y voir une réelle avancée. On y voit tout de même des auteurs multiplier des contorsions à la limite de l’acceptable pour voir leur bouquin avoir une chance d’exister : vente de dessins aux enchères, concours pour faire figurer des portraits d’édinautes dans les futures planches, abandon des a-valoir, etc, etc. On en viendra bientôt (si ce n’est pas déja fait) à du "product placement" à l’anglo-saxonne, ou des marques verront figurer leur produit en bonne place dans certaines images. Je trouve du coup que le rôle de l’auteur se transforme en celui de "marketeur" : il doit désormais également cultiver un talent de publicitaire. Et par ricochet, le rôle de l’éditeur devient lequel si il ne conçoit même plus de risque financier à financer un ouvrage auquel il croit ?

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    • Répondu par Patrick Pinchart le 6 mai 2011 à  09:44 :

      Nuançons.

      Nous défrichons des terres nouvelles, cela ne se fait pas sans adaptations progressives.

      C’est une constatation, le processus de financement par des lecteurs prend du temps, oui. D’où l’obligation d’être patient OU créatif.

      Dans le cas de "Maudit Mardi !", qui passe d’un album à deux, nous pouvions doubler le budget. Pour permettre au tome 2 d’être publié rapidement, nous avons cependant convenu, l’auteur et nous, de jouer sur les postes du budget qui le permettent : l’avance sur droits et la commission du site. Les auteurs du "Chevalier mécanique" ayant choisi de réaliser l’album durant la phase de financement, ont voulu accélérer celui-ci, d’où l’adoption d’une solution similaire. D’autres auteurs choisissent la patience, ou l’animation (concours, enchères, castings, dédicaces)... Eux aussi défrichent des terres nouvelles, ce qui apporte son lot de frustrations et d’excitations.

      Quand au manque de réactivité récent, nous le reconnaissons : nous sommes une petite équipe (Sandawe est géré par deux personnes) et il suffit de l’absence prolongée d’un de ses membres (en l’occurence, moi) pour que la réactivité s’en ressente. Une personne nous rejoindra à partir de fin juin pour répondre à cette demande justifiée des édinautes.

      Techniquement, nous sommes d’accord, le site est très nettement améliorable. "Catastrophique", je n’irai pas jusque là. C’est un de nos chantiers.

      Enfin, nous n’économisons pas notre énergie pour faire connaître le concept et faire croître plus rapidement le nombre de membres mais, comme l’ont signalé d’autres, le meilleur ambassadeur sera... un succès commercial. En cela, nous ne sommes pas différents des autres maisons d’édition.

      Patrick Pinchart

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  • Trois mois après son premier lancement, où en est Sandawe ?

    5 mai 2011 20:52, par observateur externe

    je crois qu’il y a du pour et du contre à retirer après 1 an 1/2 d’existence. Le pour, c’est que l’équipe se donne du mal pour faire progresser ce projet. On voit Pinchart partout, forums, presse, idem pour son alter ego (Camus) ; il y a des tas d’initiatives pour favoriser/accélérer les financements (le concours dernièrement lancé pour gagner 400 euros, ou bien les baisses de budget -dues au retrait de la partie éditeur, ou auteur, etc). Bref on sent qu’ils y croient vraiment. Le contre, c’est qu’en effet le site est assez lent. le forum pas très performant. La vraie question, sous forme de bilan après un an et demi, ça serait celle-ci : l’édition communautaire qui a marché pour la musique, est-elle transposable à la bande dessinée ? car il semble que l’engouement n’est pas pareil au final. Les édinautes n’arrivent que lentement sur le site. On a eu l’impression récemment que les financements ralentissaient, et maintenant ça semble repartir. A mon avis perso, pour que cette maison décolle, il faudra un succès. A l’instar de Grégoire. Un succès, une locomotive, quelque chose qui fasse le buzz et que les édinautes arrivent en masse. Je comprends tout à fait que Pinchart ait été débaucher Zidrou dans l’espoir que Maitre corbaque serve justement de locomotive : je ferais pareil. Il reste à voir si cette locomotive assumera bien son rôle. Un Vadot peut aussi également donner une étiquette de respectabilité à la maison d’édition. Ou même les autres projets, qui sait. Bref, je pense qu’il y a plein de petites choses à améliorer, certes, mais le plus important ça reste ça : il faut un succès. D’une part pour asseoir la solidité de la maison d’édition, mais aussi la confiance vis-à-vis des édinautes. Après, ça ira tout seul.

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