Avec près de 200.000 visiteurs chaque année, le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême est devenu un évènement incontournable de la bande dessinée, au coeur de l’hiver, à la fin du mois de janvier de chaque année.
Ce rendez-vous n’est pas seulement un lieu de rencontre pour les professionnels du monde entier : ce sont aussi des grandes expositions, des concerts et des activités qui remplissent les quatre jours de la manifestation.
Si Angoulême est devenue à ce point incontournable, c’est certes grâce aux institutions qui se sont installées sous son impulsion au bord de la Charente : le Festival, le Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image (CNBDI), le Musée national de la bande dessinée, ou encore l’Ecole Supérieure de l’Image (ESI), mais aussi grâce à un tissu d’entreprises privées présentes dans le dessin animé, le jeu vidéo ou l’image de synthèse...
Pas mal pour un Festival créé voici plus de trente ans par des bédéphiles bénévoles qui continuent aujourd’hui encore à animer cet évènement avec une inextinguible passion.
L’année 2010 s’annonce périlleuse pour le Festival. La mairie subissant des coupes sévères de la part de l’état est obligée réduire ses dépenses. En supprimant une enveloppe technique de 140.000 euros sur l’édition 2010, somme finalement trouvée auprès d’autres institutions, la mairie a ouvert la crise. Le Festival a décidé de communiquer sur ce différend. A quelques semaines d’un renouvèlement de contrat avec la mairie, est-ce la meilleure tactique ? La nomination à la tête de l’association du festival de Denis Olivennes, le directeur du Nouvel Observateur et auteur d’un rapport sur le numérique pour Nicolas Sarkozy, dans le contexte des régionales qui auront lieu cette année dans une région dominée par les amis de Ségolène Royal, donne un tour politique à cette crise. Pendant ce temps-là, le nouveau Musée de la bande dessinée vit les premiers mois de sa jeune existence.
Comme chaque année, le Festival de la Bande Dessinée à Angoulême est au coeur de l’actualité au cours du mois de janvier. Sous la présidence bicéphale de Philippe Dupuy et Charles Berberian, cette année se caractérise par une organisation sans heurts et une sélection qui fait la part belle à la bande dessinée d’auteur et à l’édition dite indépendante.
Concerts ponctués de tango, grande exposition sur la bande dessinée argentine, avec le soleil de la Pampa au rendez-vous, tel fut le Festival 2008 d’Angoulême, illuminé par un président poétique et inspiré, le grand José Munoz.
Avec l’ébouriffant Lewis Trondheim à la présidence, on pouvait s’attendre à un festival différent des autres. Cela a été le cas : un déplacement du festival du centre-ville vers la périphérie, une affiche en rupture avec les précédentes, une refonte totale des prix rebaptisés "les essentiels" et un palmarès qui fait la part belle aux petits labels éditoriaux.
Lancée cette année sous le signe de la "transversalité" avec les autres arts, l’édition 2006 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a été marquée par les travaux qui affectent le Champ de Mars. Elle a eu lieu quand même, avec des aléas liés à cette nouvelle donne, et avec l’intervention contraignante des mauvaises conditions climatiques.
Zep, le président de la trente-deuxième édition du festival international de la BD d’Angoulême annonçait, en octobre dernier, que le programme serait spectaculaire. Force est de constater que Jean-Marc Thévenet (Directeur Général), Benoît Mouchart (Directeur Artistique) et Zep ont sélectionné, pour leurs expositions, des artistes ou des thèmes aussi variés qu’intéressants.