Hergé a eu une vie avant Tintin, c’est évident. Tout le monde a entendu parler de "Totor" et, éventuellement, de ses illustrations pour les revues scoutes. Mais on ignorait l’ampleur de ces travaux. Ce livre en retrace toute l’évolution, depuis le premier dessin connu d’Hergé jusqu’à "Tintin au pays des Soviets".
(...)Cela aurait pu devenir "la" référence hergéenne ultime, la source à laquelle tout le monde aurait fait appel pour répondre à la moindre réponse relative à l’oeuvre et à la carrière d’Hergé. Par une incompréhensible accumulation d’incompétences, tant au point de vue de la traduction que du suivi éditorial, ce travail de recherche considérable donne un beau livre, certes, luxueux, certes, mais qui dégage une désastreuse impression d’amateurisme.
(...)Hergé a-t-il pompé Jules Verne sans vergogne, de manière répétée alors qu’il affirmait ne l’avoir pratiquement pas lu ? C’est la thèse que défendent J.P.Tomasi et M.Deligne dans cet essai. Lors de la fronde des tintinologues, ils l’affirmaient bloqué par la société Moulinsart, qui détient les droits d’exploitation de l’oeuvre d’Hergé. Apparemment, tout le monde s’est mis d’accord depuis.
(...)Vous ne trouverez pas "Tintin et l’alcool" de Bertrand Boulin en librairie. Sinon, comme moi, sous le comptoir d’un libraire goguenard, trop heureux de pouvoir faire la nique aux censeurs. C’est que ce livre a été saisi à la demande de la société Moulinsart et de la Fondation Hergé.
(...)Il fut un album mythique, que s’arrachaient les collectionneurs. "Tintin au Pays des Soviets", qu’Hergé refusa de rééditer durant des décennies, fut sans doute le livre le plus recherché de toute l’histoire de la bande dessinée. Pas vraiment pour ses qualités graphiques ou narratives. Pas vraiment, non.
(...)Lorsqu’Hergé entame "Tintin au Pays des Soviets", il n’a bien sûr jamais mis les pieds en Russie. C’est dans un livre, un seul, qu’il trouve son inspiration. Au point d’en copier des passages complets. Ce livre, c’est "Moscou sans voiles". Sous-titré "Neuf ans de travail au pays des Soviets", il a été écrit par Joseph Douillet et publié aux Editions SPES en 1928.
(...)Tchang Tchong-Jen est décédé le 8 octobre 1998. Ce vieux monsieur qui s’est éteint dans l’anonymat était un mythe. Une légende. C’est ce Chinois qui convainquit Hergé, en 1934, alors qu’il entamait "Le Lotus Bleu" dans la même tonalité caricaturale que ses albums précédents, de se documenter afin de donner une représentation réaliste de la Chine.
(...)Tchang Tchong-Jen est décédé le 8 octobre 1998. Ce vieux monsieur qui s’est éteint dans l’anonymat était un mythe. Une légende. C’est ce Chinois qui convainquit Hergé, en 1934, alors qu’il entamait "Le Lotus Bleu" dans la même tonalité caricaturale que ses albums précédents, de se documenter afin de donner une représentation réaliste de la Chine.
(...)Tchang Tchong-Jen est décédé le 8 octobre 1998. Ce vieux monsieur qui s’est éteint dans l’anonymat était un mythe. Une légende. C’est ce Chinois qui convainquit Hergé, en 1934, alors qu’il entamait "Le Lotus Bleu" dans la même tonalité caricaturale que ses albums précédents, de se documenter afin de donner une représentation réaliste de la Chine.
(...)L’éditeur part en campagne jusqu’en 2000 pour pallier l’absence de nouveautés de la série interrompue par la mort d’Hergé en 1983.
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