Depuis plusieurs années, la bande dessinée fait l’objet de grandes expositions au sein du Musée national de la dessinée à Angoulême, au Centre belge de la bande dessinée à Bruxelles et, de plus en plus souvent, dans des lieux qui ne sont pas forcément dédiés au Neuvième art. Pour en garder la trace, nous avons voulu les regrouper dans ce dossier.
Exposition André Franquin
Disparu début 1997, André Franquin aura dû attendre plus de sept années avant de sortir du purgatoire que traversent tous les auteurs après leur décès. Alors que la disparition d’Hergé avait provoqué l’apparition de nombre de livres et d’expositions, rien de tout cela n’avait suivi celle du père de Gaston Lagaffe et du Marsupilami (entre autres oeuvres qui témoignent de son génie créatif). Une importante exposition répare cette injustice.
Le Palais des Beaux-Arts de Charleroi a pris l’habitude d’accueillir des expositions inhabituelles : Après « Muñoz/Breccia, l’Argentine en noir et blanc » (2003), « Alan Moore, les dessins du magicien » (2004) et « Ferrandez-Pratt-Stassen-Van Dongen : le Remords de l’Homme blanc ». Charleroi Images a cette fois choisi de rendre hommage à un « géant invisible » qui a ouvert bien des voies à la « nouvelle » bande dessinée, le Suisse Bernard Cosey.
Après deux très belles expositions consacrées aux œuvres des argentins Muñoz & Breccia, puis au scénariste anglais Alan Moore
, la ville de Charleroi accueille aujourd’hui quatre artistes de renommée internationale autour d’une thématique forte : « Le Remords de l’Homme Blanc ». Jacques Ferrandez (Les Carnets d’Orient), Hugo Pratt (Corto Maltese), Jean-Philippe Stassen (Deogratias) et Peter Van Dongen (Rampokan) nous éclairent sur le mécanisme de représentation de l’autre, de l’autochtone, lorsque l’homme blanc cherchait à étendre son influence en colonisant l’Afrique ou l’Asie.
L’ exposition « Alan Moore, les dessins du magicien » a eu lieu du 14 février au 4 avril 2004 au Palais des Beaux-Arts de Charleroi en Belgique. Ce dossier va vous permettre de mieux connaître Alan moore, l’un des plus grands auteurs de BD contemporains.
Tryphon Tournesol, Zorglub, Champignac… Dans le monde de la bande dessinée, le personnage du savant occupe une place importante. Rarement héros, il est cependant fréquemment indispensable à l’intrigue.
Une exposition sur les savants dans la bande dessinée à Strasbourg
2003 marque le 20ème anniversaire de la disparition de Reiser, l’un des créateurs les plus incisifs de la mouvance Hara-Kiri. C’est l’occasion rêvée pour contempler les originaux de ce génie du dessin. Leur exposition, précisément à Beaubourg, ne manque pas de sel.
EXPOSITION
Reiser au Centre Georges Pompidou !
Un événement surréaliste
C’est sûr : Philippe Geluck a des nègres, comme Sulitzer, comme Shakespeare. Imaginez : "Chaque semaine, il dessine pour Le Soir, VSD et L’Illustré, enregistre, pour France 2, aux côtés de Drucker, Vivement Dimanche Prochain et On a tout essayé avec Ruquier, qu’il rejoint également sur Europe 1 dans On va s’gêner. A côté de ça, il réalise des campagnes de pub et publie albums, agendas, calendriers ou sérigraphies". Ajoutons à cela une expo exceptionnelle qu’il a supervisée de bout en bout et un catalogue (dont cette citation est extraite) qui fera date.
Le chat s’expose - catalogue de l’exposition - Philippe Geluck (Casterman)
Au moment de la publication du deuxième tome de la Frontière Invisible (à paraître en avril 2004 aux Editions Casterman), le Grand Prix d’Angoulême François Schuiten et son complice de toujours Benoît Peeters investissent le musée Tomas Henry avec une exposition : « Le Livre voyage, Cherbourg, 49+38’N-01°38’W ».
Schuiten et Peeters, vedettes de Cherbourg.
C’est dans deux journaux qui paraissaient en 1904, La Presse (qui existe encore) et La Patrie, qu’on pouvait lire il y a tout juste 100 ans les premières bandes dessinées au Québec.
Une exposition à la Bibliothèque Nationale du Québec rappelle le centenaire de la première BD québecoise.
Alors que l’univers de Franquin donne une première raison au bédéphile de passer quelques jours à Paris lors des fêtes de fin d’année, la Monnaie de Paris lui en donne une autre : Le 1er décembre prochain, le maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki (Porco Rosso, Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro...) partagera ses cimaises avec Jean Giraud-Moebius, le génial créateur de Blueberry et de L’Incal.
Exposition Miyazaki-Moebius : dialogue entre créateurs d’univers.
Hier soir, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris a rendu un vibrant hommage à Will Eisner, le grand auteur américain disparu voici juste un an, en janvier 2005. Par ailleurs, une exposition d’œuvres originales et de documents inédits qui ont servi à la conception du livre-testament de Will Eisner, « Le complot », prendra place à partir du 24 janvier à la Mairie du 3ème arrondissement de Paris.
Paris rend hommage à Will Eisner
Á Bruxelles, un hommage géant est donné à Gotlib au Centre Belge de la Bande Dessinée (CBBD), avec comme titre : « Rhâââ Gotlib », forcément un cri d’extase. De ses années Pilote aux années Fluide Glacial en passant par ses années sexuelles, l’œuvre de Gotlib est passée en revue. Une exposition sérieusement mise en scène mais, rassurez-vous, à chaque instant, on se marre !
Râââh Lovely, Gotlib !
Le cadre historique de la Maison Autrique à Bruxelles accueille une exposition remarquable sur le travail effectué par Claude Renard pour le spectacle "Le Rêve", mis en scène par Franco Dragone, pour le Wynn Las Vegas Hotel.
Claude Renard ouvre les portes du rêve à la Maison Autrique.
La Ville de Reims en partenariat avec les Editions Dargaud propose depuis le 7 novembre de voyager dans l’univers de Jean Dufaux. Le vernissage de l’exposition "Les mots derrière l’image" qui se décline dans trois sites de la cité des Sacres, avait lieu ce vendredi 24 novembre.
Jean Dufaux, les mots derrière l’image
Du 14 décembre 2006 au 2 septembre 2007, à Bruxelles, une exposition ludique et scientifique vous propose de résoudre un meurtre. Indices, témoignages et interrogatoires vous permettront-ils de démasquer l’assassin ? Interrogé, le scénariste de Ric Hochet, parrain de l’événement, en profite pour lever le voile sur ces projets.
Expo interactive "Meurtre au Muséum", parrainée par Duchâteau
Autodidacte virtuose et anticonformiste déclaré, Hermann a prouvé, en plus de quarante ans de carrière et presque 100 ouvrages à son actif, sa dextérité graphique, ses talents de conteur et de coloriste. L’exposition Trait pour traits se tenant actuellement à Bruxelles nous propose de suivre l’évolution de cet artiste hors norme.
Hermann à livre ouvert
Rencontré à Charleroi à l’occasion de la belle exposition qui lui est consacrée, Baru a expliqué son approche de la bande dessinée qu’il utilise pour témoigner de la grandeur du peuple et pour que toute une part de culture populaire ne disparaisse.
Baru : "Mon but est de raconter les gens face à l’histoire qui avance"
L’affaire des caricatures danoises de Mahomet a mis en évidence la portée et la responsabilité de la caricature dans nos sociétés modernes. Les caricaturistes n’ont pas voulu rester sans réagir face à cette déflagration inouïe. Jean Plantu a organisé, sous le haut patronage de l’ONU, une exposition internationale de caricatures qui souligne l’impérieuse nécessité de la liberté d’expression. Elle est en ce moment exposée à Paris.
Dessiner pour la paix
Pour célébrer les 50 ans du traité de Rome, le Centre Belge de la BD jette un regard dessiné sur les Européens qui composent cette communauté. Comment se voient-ils les uns les autres, quels clichés véhiculent-ils ? Telle est la question.
Au Centre Belge de la BD, les Européens croquent les Européens
La Maison de la BD nous offre en ce moment sur ses cimaises un choix exceptionnel d’originaux des plus grands auteurs de la bande dessinée belge : Hergé, Jijé, Jacobs, Franquin, Peyo, Morris, Uderzo, Tillieux, Martin, Will, Cuvelier, Hubinon, Macherot, Roba, Sirius, Mitacq, Craenhals, Funcken, Weinberg, Graton,… Une collection exceptionnelle qui mérite le détour.
Maîtres de la bande dessinée franco-belge à Bruxelles
Alors que l’été s’annonce et que le musée s’apprête à recevoir de nombreux touristes, notamment étrangers, et qu’une « université d’été » centrée sur l’auteur est annoncée en juillet prochain, la Cité de la BD d’Angoulême publie son bilan. Impressionnant.
La Cité Internationale de la Bande Dessinée d’Angoulême affiche un bilan positif pour 2010
L’industrieuse ville de Thiers (Puy-de-Dôme), capitale de la coutellerie, accueille une exposition dédiée à Sergio Toppi. L’artiste italien, loin d’en être un second, de couteau, a savouré cet hommage d’importance qui lui est enfin justement rendu en France.
Thiers accueille un premier couteau de la BD : l’Italien Sergio Toppi
Après Bilal, Schuiten, Juillard, Loustal et Pratt, Cherbourg-Octeville ouvre ses cimaises à Jean Giraud, alias Moebius, sans doute le graphiste de la bande dessinée française le plus important de notre époque. « Moebius Multiple(s) » offre un voyage au sein de l’univers graphique de ce maître avec des grands formats éblouissants et évocateurs.
Moebius, multiple et fascinant, à Cherbourg
L’exposition « Parodies : la bande dessinée au second degré » que les festivaliers avaient pu voir sur les cimaises de la Cité de la BD à Angoulême en janvier dernier connaît une réplique à partir de cette semaine à l’Institut Français d’Istanbul. Les visiteurs pourront y découvrir une sélection d’une quarantaine d’œuvres pendant tout l’été.
La bande dessinée au second degré sur les bords du Bosphore
Le Centre Belge de la BD met à l’honneur un pan méconnu de l’histoire du Journal de Tintin et des éditions du Lombard : celui de leur filiale Publiart fut la première agence de publicité à utiliser systématiquement la bande dessinée pour ses campagnes, dans un esprit de cross média étonnamment moderne. Au service des plus grandes marques de l’époque, Guy Dessicy, son directeur, avait engagé dans ses studios les jeunes auteurs les plus prometteurs de son époque.
L’aventure de Publiart : Quand la publicité découvrait la BD
La Cité internationale de la Bande Dessinée et de l’Image d’Angoulême a hissé bien haut le « Jolly Roger », le drapeau noir décoré d’un crâne, d’un squelette, voire de tibias humains entrecroisés. Son exposition L’Île aux pirates propose un traitement du thème de la piraterie qui satisfera à la fois le grand public et les amateurs pointus du neuvième art.
Le pavillon noir flotte sur Angoulême !
« Bob De Moor & la mer » est le thème d’une exposition très marine qui s’est ouverte au Centre Belge de la Bande Dessinée et qui se poursuivra jusqu’en janvier 2012. L’occasion de redécouvrir celui qui faillit reprendre la destinée artistique de Tintin.
Cap sur Bob De Moor au Centre Belge de la BD
Outre une somptueuse exposition consacrée à Loustal dont nous vous avons déjà parlé, la couleur est vraiment à l’affiche du festival BD-FIL de Lausanne qui ouvre ses portes aujourd’hui. Une exposition au Musée historique retrace l’histoire de la couleur dans la bande dessinée, de l’époque où elle était conçue par des chromistes, jusqu’aux coloristes d’aujourd’hui. Un voyage inédit.
Lausanne célèbre la magie de la couleur dans la bande dessinée
Le Moof Museum, le Musée de la figurine et de l’objet, a été inauguré jeudi dernier. La fondation Raymond Leblanc qui a déménagé son musée dans ce nouvel espace bruxellois dédié à la bande dessinée profitait de l’événement pour remettre ses prix à des jeunes talents.
Le Moof, un nouveau lieu pour la bande dessinée à Bruxelles
Riche actualité pour Cosey en cette fin 2011. Deux expositions, un nouveau Jonathan (en version classique et en version augmentée) et le recueil des dossiers publiés dans ses intégrales. Le vernissage de l’expo-vente parisienne à la galerie Daniel Maghen fut l’occasion pour poser quelques questions à l’auteur suisse.
Cosey troque les cîmes pour les cimaises
C’est une revue improbable comme on en a connu avec « Raw » ou avec « Bazooka » dans les années 1980, un pur voyage dans l’art d’aujourd’hui qui se nourrit des créations d’hier, mais aussi de toutes les tendances du temps. Le trimestriel « Hey ! » (Ed. Ankama) pilote une grande exposition qui décrasse l’œil, à Paris à la Halle Saint-Pierre jusqu’en mars 2012.
« Hey ! », un concept interpellant
Estienne est l’une des plus prestigieuses écoles de graphisme de Paris. Entré à 14 ans dans cette vénérable institution en septembre 1942, Siné l’incorrigible s’en était fait virer, plus exactement « exfiltrer » par un professeur compréhensif. 70 ans plus tard, il y revient… Pour y être exposé. Ironie du destin.
Siné l’incorrigible à l’école Estienne
On sent bien que le graphisme né dans la bande dessinée est en train, notamment grâce au numérique, de prospérer sur d’autres supports que le papier : le cinéma, la télévision, le jeu vidéo, le jouet, la publicité, la mode, le design, la peinture et la sculpture même… Derrière les cascades de Spider-Man, les aventures de Tomb Raider, les effigies d’Hello Kitty ou la mèche de Tintin, le fun et le dessin sont omniprésents.
Bande dessinée, art ludique ?
Découvrir un panorama de la BD d’auteur italienne dans un lieu splendide, deux excellentes raisons de visiter l’exposition graphicnovel.it à l’Istituto Italiano di Cultura de Paris. Le travail de 15 artistes, d’un grande variété de ton et de style, y est présenté. Un bon moyen de toucher du doigt le dynamisme de la production transalpine.
Quinze Italiens investissent Paris
Le Centre Pompidou se met à l’heure manga ! Chine, Japon, Corée et Taïwan présentent leurs créations du 11 février au 27 mai 2012 permettant aux ados de découvrir la face cachée de cet univers créatif.
Les Mangas entrent dans Beaubourg
Il y a, depuis quelques années, une recrudescence de l’usage de la bande dessinée par les archéologues afin de populariser leurs recherches. En ce moment, à la Cité des Sciences à Paris, ou au Musée archéologique de Bavay (Nord), Gaulois et Romains sont à l’honneur qui révèlent quelques nuances par rapport à ceux que nous connaissons grâce à Astérix ou à Alix.
Une antiquité de bande dessinée à Bavay
Dessinateur animalier d’exception doublé d’un grand littérateur, l’auteur de bande dessinée hollandais Maarten Toonder, né à Rotterdam le 2 mai 1912, aurait eu 100 ans cette année. La plus importante institution belge de la bande dessinée a décidé de lui rendre hommage jusqu’au 23 septembre 2012.
Le Centre Belge de la BD célèbre le centenaire de Maarten Toonder
Corto Maltese est-il un initié ? Assurément, et de plusieurs obédiences, son goût pour les matières occultes en atteste. Mais Hugo Pratt ? Une exposition au Musée de la franc-maçonnerie à Paris révèle quelques-uns des secrets du créateur de Corto Maltese, et notamment son appartenance à la Loge.
Hugo Pratt au Musée de la franc-maçonnerie
Dans une exposition qui fera date, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente 700 œuvres de Robert Crumb, la grande figure de l’Underground américain fixé depuis quelques années en France.
Célébration de Crumb au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Dans une rétrospective ébouriffante, le Musée des Beaux-Arts de Liège a décidé d’ouvrir ses cimaises dans un parcours cornaqué par Thierry Bellefroid : À l’ombre du Silence, qui retrace la carrière du dessinateur belge Didier Comès. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir ce maître du noir & blanc.
À Liège, le souffle romanesque du noir et du blanc de Comès
Le 9 mai prochain s’ouvre à Istanbul, dans le cadre du Festival Istanbulles, une exposition Lucky Luke intitulée "Red Kit Istanbul’ Da" (Lucky Luke à Istanbul). Elle sera située au plein milieu de l’Istiklal Caddesi, la grande rue qui relie Taksim à Tünel, face au Lycée français de Galatasaray, une première en Turquie !
Lucky Luke à Istanbul
Quel regard la bande dessinée publiée en Francophonie a-t-elle des Turcs et les Turcs eux-mêmes comment voient-ils les Français ? C’est le sujet de l’exposition que propose Sabine Buchmann à L’Institut Français d’Istanbul dans le cadre du Festival Istanbulles 2012. Elle y restera accrochée jusqu’à la fin de l’été.
Destination ailleurs : Regards croisés franco-belges et turcs à Istanbul
Monsieur Hulot, le personnage longiligne imaginé par Jacques Tati, est devenu un héros de papier. David Merveille, l’illustrateur instigateur de ce transfert, orchestre une exposition collective consacrée à ce brave Monsieur Hulot, au centre d’art du Rouge-Cloître à Bruxelles. Rencontre.
Monsieur Hulot au pays de Merveille
La Cité internationale de la Bande Dessinée et de l’Image d’Angoulême propose un été japonais, consistant à visiter un ensemble d’expositions autour du manga, envisagé sous différents aspects. Début juillet, une Université d’été permettra en outre, au travers d’un intéressant et copieux programme d’interventions, de décrypter ce « phénomène ».
Un été sous le signe du manga à la Cité d’Angoulême
La Galerie Champaka à Bruxelles offre à voir un ensemble exceptionnel de planches originales du Jeune Albert augmenté de Grandes Cases, agrandissements de dessins de Chaland tirés en sérigraphies à tirage limité.
Le Jeune Albert en grandes cases, en attendant les Rencontres Chaland 2012
Invité d’honneur du Festival des cultures lesbiennes, gays, bi et trans, Culture Pride expose tout l’été au Mans, au travers de trois expositions, le "Brétecher gay" dont l’essentiel de l’œuvre est traduit en France chez Glénat depuis près de trente ans.
L’univers décomplexé de Ralf König s’expose au Mans
Sur 200 m² à l’Espace 21, jusqu’au 29 septembre 2012, l’écologie a droit de cité à Dijon. ses concepteurs ont eu l’idée de "faire découvrir au public la façon dont la bande dessinée parle de l’écologie." Et elle en parle souvent bien, grâce à son art de la synthèse et sa capacité de faire passer des idées qu’une thèse documentée ne fera jamais passer avec le même efficacité.
Écologie et bande dessinée s’exposent à Dijon
Parmi les destinations estivales de la bande dessinée, Bruxelles est un incontournable avec ses nombreuses librairies et galeries et ses lieux d’exposition où la bande dessinée est privilégiée. Face au Centre Belge de la Bande Dessinée, il y a un lieu particulier : la fondation Marc Sleen, l’auteur de la bande dessinée Néron.
Exposition "À table avec Néron" à Bruxelles
Les Normands ou plus exactement les Vikings venus de Scandinavie ont terrorisé l’Europe entre le VIIIe et le XIe Siècle. Conquérant l’Angleterre, la France (la Normandie), le Sud de l’Italie, la Sicile et même Antioche, ils sont également soupçonnés d’avoir très tôt découvert l’Amérique... C’est dire qu’ils ont marqué l’histoire. Mais aussi la BD : une exposition nous le rappelle cet été à Orbec.
Invasion de vikings et de chevaliers normands à Orbec
Dans vos escapades estivales, il vous est loisible de passer par La Baule et de découvrir, grâce à une exposition à la Chapelle Saint-Anne, tout l’art d’Uderzo depuis ses premiers dessins de l’après-guerre, jusqu’à l’incroyable épopée d’Astérix.
La Passion magique d’Uderzo à La Baule
L’été étant toujours l’occasion de belles escapades, prenez la destination de la Hollande et de Gouda, non pas seulement pour y goûter leurs exceptionnels fromages, mais aussi pour (re-) découvrir un dessinateur singulier qui fut un des premiers à nous donner une image différente des Peaux-Rouges : Hans G. Kresse.
Un musée pour Hans Kresse
Pour affronter les Vikings les yeux dans les yeux, direction Orbec dans le Calvados, où l’exposition « Vikings et chevaliers Normands » présente la réalité des fiers Scandinaves à travers la bande dessinée. Instructif et ludique.
Les Vikings, sans les cornes
Connaissez-vous cet auteur qui fait aujourd’hui encore l’admiration d’Albert Uderzo ou de Philippe Druillet, qui a fait celle de Franquin et qui a directement influencé l’Arzach de Moebius ? Raymond Poïvet (1910-1999), dessinateur considérable, pilier de Vaillant, maître de la science-fiction de son époque, avec son chef d’œuvre, "Les Pionniers de l’Espérance".
Exceptionnelle exposition Raymond Poïvet à Angoulême
Rarement, comme mardi, on avait vu le Centre de Belge de la Bande Dessinée rendre hommage à un auteur avec un tel éclat : pour les 50 ans de carrière de l’auteur de Natacha, les célèbres magasins construits par Victor Horta avaient leurs habits de fête.
François Walthéry célèbre ses 50 ans de carrière au CBBD
Au départ, les objets dérivés des personnages de BD étaient une prolongation de l’enfance, des figurines en bois, en latex ou en plastique, qui peuplaient les chambres d’enfants et d’adolescents. Mais il y a 30 ans, le sculpteur Alexis Poliakoff à l’aide de son beau-père, l’industriel Pierre Guénard, et du jeune Philippe-Antoine Guénard, créa le label Pixi. Ses personnages en plomb entrèrent au musée.
L’univers Pixi d’Alexis Poliakoff au Musée Maillol
Nous vous avions déjà parlé de Hey !, ce "concept interpellant" qui, en décembre 2011, couplait le lancement d’une publication, "Hey !", (publiée chez Ankama) à une exposition-happening qui décrassait l’œil et l’esprit. Le coupe Anne+Julien nous remet le couvert une fois encore cette année, alors que le N°12 est paru en décembre dernier. Un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs d’expérience graphique.
"Hey ! Modern Art & Pop Culture", acte II à Paris
Cet hiver, le Musée du Louvre innove en proposant sa toute première exposition consacrée à un illustrateur de bande dessinée. Pour relever ce défi, le commissaire Fabrice Douar ne s’est tourné vers nul autre qu’Enki Bilal, reconnu pour ses talents multidisciplinaires. L’audace, toutefois, s’arrête ici, puisque le sujet de l’exposition demeure timide : rendre hommage aux collections du Louvre.
Musée du Louvre : Enki Bilal expose ses fantômes