Longtemps ignorée par la presse spécialisée sur la bande dessinée, son économie a fait sur ActuaBD l’objet d’une attention particulière ces dernières années, alors que le marché vit de plus en plus à l’heure du marketing et de la mondialisation. Nous réunissons dans cette rubrique la plupart des articles touchant à ce sujet.
Lundi 16 juin, dans un hôtel particulier de la rue d’Hauteville dans le 10e arrondissement de Paris, le tout-Paris de la BD se presse autour du buffet. L’instant est solennel : toute la famille Dargaud est réunie autour d’un revenant : le « Journal Pilote » créé en 1959 par une équipe cornaquée par René Goscinny.
La relance de Pilote annonce-t-elle le retour des grands éditeurs BD dans la presse ?
Le lundi 21 juillet, dans un communiqué commun, Studio Expand, une filiale du groupe Canal+/Vivendi Universal annonce que Dargaud a racheté leur filiale Ellipse Animation, un des studios majeurs du dessin animé français. Ce faisant, Dargaud rejoint les Editions Dupuis dans le club très fermé des éditeurs capables de donner à leur fond éditorial une stature mondiale.
Dargaud rachète Ellipse Animation à StudioExpand
Les quotidiens belges La Libre Belgique et La Dernière Heure/Les Sports proposent à leurs lecteurs, depuis le 28 octobre 2003, une collection de « classiques de la BD » qui regroupe aussi bien des héros franco-belges, comme Ric Hochet ou Blueberry que des valeurs sûres internationales : de Corto Maltese à Spider-Man.
Des BD vendues avec les quotidiens dans toute l’Europe
(cet article a été modifié suite aux développements récents de l’actualité).
Le Monde du 4 décembre 2003 rapportait que Média-Participations, la holding belge qui contrôle le groupe Dargaud-Lombard, de même que Rizzoli-Corriere-della Sera, propriétaire de Casterman et de Fluide Glacial, étaient en passe de racheter la majorité des actifs d’Editis au groupe Lagardère (Hachette). Dans cette opération, Média-Participations serait devenu un acteur majeur de l’édition européenne, après avoir pris une place éminente dans la production de dessins animés. Les dernières informations que nous avons recueillies nous permettent d’affirmer que si ce n’est pas pour tout de suite, c’est malgré tout un processus inéluctable.
Dargaud, Lombard, Casterman et Fluide dans la cour des grands.
Vous en rêviez ? Ça existe déjà ! Une société coréenne exploite depuis plusieurs mois un service de BD lisible quotidiennement sur votre portable. Romance, action, récits pour adultes peuvent être lus sur votre mobile pour un abonnement de moins de 1 euro par mois.
Une BD sur votre portable
Contrairement à Hergé, Jacques Martin ne minaude pas pour organiser la survie de ses personnages. Il a depuis longtemps confié le dessin de la série Alix à Moralès et celui de la série Lefranc à Chaillet, puis à Simon. Le succès commercial de Blake et Mortimer favorisant la création de séries parallèles a conforté l’idée que des séries classiques correctement entretenues pouvaient constituer une véritable renaissance de la BD classique "à l’ancienne".
Jacques Martin et Casterman choisissent la continuité.
Il y a deux ans, la BD avait créé la surprise : Spider-Man et Astérix s’étaient retrouvés N°1 au box-office. Il s’en est suivi une razzia opérée par les producteurs sur les droits des BD. Deux ans plus tard, l’industrie se pose des questions, tandis que se profilent les premiers flops.
BD & Cinéma : Les premières inquiétudes.
L’enquête annuelle de Gilles Ratier, secrétaire de l’Association des critiques de bande dessinée (ACBD) est toujours un moment attendu. Ce comptable de la production BD donne chaque année la tendance du marché en terme de production.
Record de la production BD en France en 2003 : 1730 albums publiés (+15.9%).
Remarquable dossier réalisé par Capital titrant, dans son numéro du mois de janvier (N°148), sur « le boom du business de la BD ». En particulier son « dossier international » qui, pour la première fois depuis dix ans, compare le business de la BD au Japon, aux Etats-Unis et en France. Les chiffres sont édifiants.
La BD franco-belge dans le monde : un nain parmi les géants.
Dans un communiqué de presse commun daté du 13 janvier, Paul Levitz, président de DC Comics (groupe Warner Bros) et Fabrice Giger, fondateur du groupe Humanoïds, propriétaire des Humanoïdes Associés et de Métal Hurlant, ont déclaré avoir signé un accord d’exploitation du catalogue de l’éditeur franco-suisse aux Etats-Unis.
DC Comics et les Humanos font alliance.
Papier sur le dessin animé japonais sur Yahoo Actualités. Il est le reflet de la vogue des mangas et des manganimes particulièrement en hausse ces temps-ci.
La vogue des mangas fait saliver les médias
L’indiscrétion avait filtré l’an dernier dans la quotidien belge Le Soir, c’est aujourd’hui officiel : Les éditions du Lombard s’apprêtent à lancer, à grand renfort de publicité, un nouveau magazine de BD, « Pepper News », le 26 février prochain.
Le Lombard lance à son tour son propre magazine
Publier directement en allemand, en anglais, en français et en italien dans un marché unifié par une même devise est-ce possible ? Oui, si on considère les gros éditeurs comme Dargaud, Glénat, Dupuis, Casterman ou Panini qui publient directement leur catalogue sous leur propre label dans différentes langues. En revanche, chez les petits éditeurs, si les tentatives sont récurrentes, elles réussissent rarement.
Le pari français de Vittorio Pavesio
Selon l’AFP citant une dépêche de l’Association BD Boum, le festival de Blois change de directeur. C’est Bruno Genini, prenant officiellement ses fonctions début mai, qui dirigera la prochaine édition du festival, du 26 au 29 novembre prochains.
Changement de direction au festival « BD Boum » de Blois
On ne parle plus que d’eux dans les dîners en ville, dans les bureaux et dans les journaux : les ronflements de Massimo Gargia, les huissiers collés aux basques d’Elodie Gossuin, les tendres sentiments de Vincent Macdoom pour Pascal Olmetta, les gants de Mia Fry quand elle opère la traite des vaches... Avec ses huit millions de téléspectateurs, la Ferme Célébrités est un phénomène. Dans le monde de la BD, les célébrités aussi font fureur.
La BD des Célébrités
La société de production de dessins animés qui a acquis les droits de « Titeuf » pour le cinéma et qui s’apprête à tourner par ailleurs un film « Live » avec le personnage de Zep vient d’assigner cet auteur en justice. En cause, l’obstruction que ferait le dessinateur à un usage publicitaire trop extensif de son univers et de ses personnages.
France Animation assigne le dessinateur Zep en justice.
Alors que José Garcia se trémousse en jet-setteur des nuits d’Ibiza, consacrant le triomphe du « people » dans les médias, les éditions Soleil osent une nouvelle façon de parler de la BD avec un bimestriel au titre simplissime : « Bandes Dessinées Magazine ». Son objectif ? Offrir au lecteur « Le visage de la BD ».
La BD élue du « people » ?
Depuis quelques années, Emmanuel Proust fait un parcours étonnant dans le monde de la bande dessinée. Cet ancien journaliste pour « Femme Actuelle » a réussi à bâtir un catalogue qui ne laisse pas indifférent. Il vient de lancer une nouvelle collection, « Ciné 9 », dont les scénaristes sont des cinéastes. Lautner, Bouhnik, Guediguian figurent au générique. Une démarche originale qui nous a poussé à le rencontrer.
Emmanuel Proust : « je ne fais pas ce métier pour devenir un fonctionnaire de l’édition. »
Carmine Infantino, 79 ans, avait relancé en 1956 The Flash, un personnage laissé à l’abandon depuis 1940 et créé Batgirl, la Batmobile ainsi qu’une flopée d’autres personnages pour l’éditeur américain DC Comics entre 1946 et 1967, relookant même Batman en vue de sa première adaptation télévisuelle, alors que, selon Carmine Infantino, ce personnage était « en train mourir ».
Carmine Infantino réclame 3,6 M€ à DC Comics
Avec ses quelque 120 exposants, le Festival d’Erlangen, une petite ville universitaire située à quelques kilomètres de Nuremberg accueille, tous les deux ans, le nec plus ultra de la BD internationale. Rencontre avec l’une des chevilles ouvrières de cet important Festival européen, le « Français de l’étape », Paul Derouet.
Paul Derouet : « La BD franco-belge a perdu de son influence en Allemagne. »
Depuis plusieurs années, les prépublications de BD dans la presse quotidienne, hebdomadaire, nationale ou régionale, ont repris du poil de la bête. Cette année, le groupe Dargaud/Lombard marque presque tous les points.
Les prépublications : enjeu marketing BD de l’été.
Il y a quinze ans, tout le monde savait que Disney envisageait d’installer un parc d’attraction en France. Ce projet de parc ludique n’était pas un phénomène nouveau, mais il était encore timide en Europe à ce moment-là. Depuis, il a confirmé cette évidence : le public est demandeur d’un centre de loisirs à quelques encablures des grandes villes où parents et enfants peuvent souffler pendant une journée.
Le Parc Astérix fête ses quinze ans
L’éditeur Sébastien Gnaedig, responsable éditorial des éditions Dupuis, quitte cette maison pour rejoindre Futuropolis, un label endormi depuis plusieurs années et appartenant au groupe Gallimard qui se serait associé pour la circonstance aux éditions Soleil. Le graphiste attaché aux collections ado-adultes gérées par Sébastien Gnaedig, Didier Gonord, l’accompagnerait dans cette aventure.
L’éditeur Sébastien Gnaedig quitte Dupuis pour Futuropolis
Par un communiqué daté du 17 septembre 2004, les Humanoïdes Associés annoncent le rachat de l’ensemble de leurs actifs par le producteur de cinéma français Pierre Spengler. L’activité sera logée dans une nouvelle société de droit français, Les Humanoïdes Associés SAS.
Les Humanoïdes Associés rachetés par le producteur français de Superman
Décidément, cela bouge dans la BD ces derniers temps. Après les départs chez Dupuis et les arrivées chez Futuropolis et Soleil, c’est au tour des éditions de Tournon, qui contrôlent Semic France, d’entrer dans la valse des restructurations. Le directeur éditorial du secteur des comics, Thierry Mornet, s’en va.
Thierry Mornet part de chez Semic-France !
Décidément, comme on le constate avec la renaissance de Futuropolis chez Gallimard, en joint-venture avec Soleil, les éditeurs de littérature recommencent à s’intéresser à la BD. Après Albin Michel (depuis longtemps), Le Seuil, La Martinière (le label EP Editions), c’est en Arles cette fois que la BD bourgeonne : les éditions Actes Sud lancent en janvier prochain une collection de romans graphiques dont l’éclectisme détonne.
Actes Sud crée un nouveau label de BD
Disney, toujours à la recherche de nouvelles propriétés intellectuelles, vient d’acquérir tout un ensemble de séries de BD fantastiques.
Disney se paye un catalogue de comics
Alors que la rumeur prête aux éditions Soleil l’intention de publier en partenariat avec TF1 une BD tirée de l’émission de télé-réalité « Star Academy », aux États-unis, la chaîne MTV s’apprête à lancer une émission de télé-réalité intitulée « Qui veut être un héros de Comic-Book ? » dont la liste d’inscription des candidats se clôt le 30 décembre 2004.
La BD aux prises avec la télé-réalité ?
Lâché par les autorités de la ville après 22 ans de bons et loyaux services (voir notre article d’hier), le Festival de Sierre 2005 est pour l’heure annulé. Mais depuis, six villes vaudoises ont marqué leur intérêt pour reprendre le flambeau d’un Festival considéré comme une référence tant en Suisse qu’à l’étranger. Il semblerait que ce soit Lausanne qui tienne la corde.
Sierre est mort, vive Lausanne ?
Mauvaise nouvelle : Le Musée Jijé à Bruxelles devrait fermer ses portes en mars 2005. Créé en 2003 par un entrepreneur privé, François Deneyer, ce musée consacré à l’Ecole de Marcinelle n’aura vécu que deux années. Cet échec est aussi bien à attribuer à l’absence d’une politique culturelle concernant la BD de la part des pouvoirs publics belges, qu’à un entrepreneur qui prenait peut-être ses désirs pour des réalités.
Fin de partie pour le Musée Jijé.
Chaque année, c’est les soldes. Les consommateurs se ruent dans les boutiques pour acheter à moindre prix les articles que les détaillants n’ont pas réussi à vendre au cours de la fin de l’année écoulée. On dégage les stocks avant la saison nouvelle. L’habitude est tellement ancrée que les marchands de jouets se mettent aussi à vendre en janvier des articles à prix cassés. Certains éditeurs de livres d’art, comme Benedikt Taschen, font de même. Pourquoi pas les libraires de BD ?
Bande Dessinée : Pas de « soldes monstres » ?
La fermeture annoncée du Musée Jijé énerve quelque peu le Centre Belge de la Bande Dessinée à Bruxelles. D’abord parce que cet échec est un peu l’échec de toute la BD. Ensuite, parce que le Centre Belge, qui est une émanation des professionnels belges de la bande dessinée, n’a eu de cesse de mettre en garde le promoteur de ce projet, tout en l’aidant. Jean Auquier, directeur de la communication du Centre, nous fait part de sa réaction et met les choses au point.
Musée Jijé : Le Centre Belge de la BD réagit à l’annonce de sa fermeture
Il ne se passe plus une journée sans que l’on annonce une BD qui exploite une marque connue, que ce soit une série télé, une émission de télé-réalité, une starlette, ou un chanteur plus ou moins célèbre. Que signifie ce phénomène qui a pris une ampleur inédite en 2004 et dont les effets semblent se prolonger en 2005 ? Est-ce un signe de vitalité du secteur de la BD ou plutôt celui d’un essoufflement créatif annonciateur d’une crise ?
La « pipeulisation » de la BD, une occasion ou un aveu de faiblesse ?
Plus fiable que les calculs de Gilles Ratier de l’ACBD qui ne s’intéressent qu’à la production des ouvrages, cette enquête de la société d’enquête marketing GFK s’intéresse, elle, aux chiffres réels du marché, à partir d’outils statistiques axés notamment sur les points de vente. Elle laisse ressortir une augmentation très importante du chiffre d’affaires de la BD en France (un livre sur 8 vendu en France est une BD) et une part de marché des mangas qui est désormais de l’ordre de 25%.
Le marché de la BD en France : 43,3 millions d’albums vendus en 2004 (+13,3%) selon GFK
Nous vous parlions dernièrement de la polémique qui oppose, Etienne Robial, le fondateur de Futuropolis, aux maisons d’édition Gallimard et Soleil qui relancent ce label. Cinq livres signés Yslaire, Blutch, Rabaté, De Crecy, Hirn & Brunschwig devraient y paraître en 2005 ! Etienne Robial a poussé un coup de gueule contre cette initiative. Il ne reconnaît pas sa maison d’édition dans ce projet éditorial. Il souhaite que le logo qu’il a dessiné ne soit pas associé à cette nouvelle maison d’édition qu’il ne considère pas être Futuropolis. Certains de ses anciens auteurs, tels que Götting, soutiennent cette démarche.
Etienne Robial : « je suis profondément attaché à Futuropolis »
« Le roi soleil de la BD », titre le Journal du Dimanche [23/1/05] faisant un portrait presque trop flatteur de Mourad Boudjellal, le patron des éditions Soleil à Toulon. Il est vrai qu’il fait effectivement figure d’homme du moment à Angoulême. Alors que la StarAc, Claude Lelouch ou encore Adeline Blondieau viennent animer son stand cette année, il annonce coup sur coup des alliances avec Gallimard, TF1 et le Musée du Louvre.
L’éditeur Mourad Boudjellal en « roi Soleil »
La question circulait depuis quelques mois dans les milieux autorisés : Dupuis, grand absent du Festival International de la BD d’Angoulême depuis 1987 envisagerait-il d’y revenir en 2006 ? Il semble que oui.
Dupuis, de retour à Angoulême en 2006 ?
Le journal bruxellois La Capitale se fait écho des diverses réactions suscitées par l’annonce de la fermeture du Musée Jijé, dont nous vous parlions récemment encore. Sa disparition laisse les politiques bruxellois assez partagés.
La fermeture du musée Jijé suscite le remords des politiques bruxellois
Nous parlions naguère d’« Etat-radin » à propos de la politique culturelle menée par le gouvernement belge vis-à-vis de la BD. Après la fermeture du Musée Jijé, des questions se posent, notamment en ce qui concerne le Centre Belge de la BD. Dans un article de William Burton du « Soir », nous apprenons que l’Etat belge lui dispense un minimum de subsides... et lui envoie ses huissiers !
La fermeture du Musée Jijé pose la question de la politique culturelle de la Belgique vis-à-vis de la BD.
La surprise est de taille : « HP et Giuseppe Bergman », la mythique BD qui paraissait dans « A Suivre » à la fin des années 70 quitte le label Casterman pour être publié par les Humanoïdes Associés. Mortel transfert, dirait Beineix ! Cette BD où l’auteur anime son double pour rendre un hommage appuyé à Hugo Pratt, était l’une des créations les plus marquantes de son époque. Tout un symbole.
Pour leur 30ème anniversaire, les Humanoïdes Associés s’offrent Manara et quelques inquiétudes
Créée le 1er avril 2000, la collection de Dargaud « Poisson-Pilote » avait tout l’air d’un poisson d’avril. Mais en mai, elle était encore là et elle y est toujours 5 ans plus tard. De Larcenet à Sfar, de David B à Riad Sattouf ou Fabien Vehlmann, ce sont la plupart des signatures qui comptent dans la nouvelle génération qui s’y retrouvent. Un label de qualité auquel il ne manque que son fondateur, Guy Vidal, qui nous a quittés en novembre 2002.
Les 5 ans de la collection « Poisson Pilote »
Serions-nous à l’aube d’une révolution dans la BD ? Les têtes des patrons de Média-Participations, de Glénat et de Soleil finiront-elles « à la lanterne » ? C’est ce qui transparaît dans le communiqué du distributeur Aden pour annoncer le débat intitulé « Edition et concentration » qui aura lieu à Bruxelles à l’occasion de l’opération « Littératures pirates » samedi prochain.
A Bruxelles, les indépendants attendent les capitalistes de l’édition le couteau entre les dents
Un nouvel éditeur, Seven Sept, lance à partir du 21 avril un nouveau produit aux perspectives enthousiasmantes. Révélé au dernier MIP-TV de Cannes, il s’agit de l’album « DVDessiné », un savant mélange de DVD (un film est proposé avec chaque album), d’articles thématiques et de bonus en tous genres. Une alliance entre l’écran, le dessin et l’écrit.
Les albums « DVDessinés » ouvrent la voie à une convergence entre la BD et les autres médias.
Depuis plusieurs années, les éditions Dupuis déploraient du coulage dans leurs stocks, des albums étant dérobés qui se retrouvaient dans un marché parallèle de soldes. Une enquête a été faite et les coupables ont été confondus. Le quotidien belge « La Dernière Heure » rapporte aujourd’hui les détails de cet incroyable imbroglio qui porte préjudice aussi bien à l’éditeur, qu’aux auteurs et aux libraires.
Condamné pour avoir recelé des milliers d’albums Dupuis.
Où en est la bataille entre la BD franco-belge, la BD américaine et les mangas, notamment japonais ? Elle fait rage dans le monde. Quand on regarde comment les mangas japonais ont envahi les librairies polonaises en l’espace de trois ans, on peut se demander comment leur situation va évoluer dans nos pays à l’avenir.
Comment les mangas ont envahi la Pologne
Nous connaissons tous leur travail, voire leur nom qui figure sur les couvertures des livres qu’ils publient. Les rayonnages de BD des librairies, comme de vos bibliothèques, sont remplis de leurs productions. Mais qui sont-ils, ces éditeurs ? C’est à cette question que répond Thierry Bellefroid en mettant sur le grill une brochette d’entre eux.
Les éditeurs de bandes dessinées en question
Frédéric Niffle est un passionné. Graphiste de métier (il a réalisé des conceptions graphiques pour des éditeurs comme Le lombard et Dargaud), il a créé son petit label dans lequel il republie en intégrale quelques-uns des plus grands classiques de la BD franco-belge, aux côtés de monographies qui sont autant d’ouvrages de référence.
Frédéric Niffle : au bonheur des Schtroumpfs
On ne reproduit pas impunément une case de BD, les amateurs d’Hergé en savent quelque chose. Souvent ici, nous avons mené croisade contre les ayant-droits qui abusent des insuffisances de la législation pour tenter d’user de leur droit à l’image afin de mieux brimer la liberté d’expression.
Dargaud impose sa charte aux sites internets
Le quarante-septième album de Spirou & Fantasio sortait en décembre 1998, suscitant une vive polémique à propos de l’évolution du graphisme et du ton de la série. Tome & Janry se sont alors consacrés au Petit Spirou, délaissant peu à peu la série initiale. Quelques années après, les éditions Dupuis décidèrent de confier les personnages à Morvan & Munuera. Nous avons rencontré Philippe Tome afin d’en savoir plus sur les raisons de ce coup d’arrêt.
Tome s’explique sur l’abandon de Spirou & Fantasio
On se souvient de la surprise suscitée par l’annonce en janvier dernier d’un joint-venture entre les éditions Gallimard et les éditions Soleil pour relancer le label Futuropolis. Etienne Robial, le fondateur de cette maison d’édition, était monté au créneau pour condamner cette initiative.
Veillée d’armes pour Futuropolis
Le National Cartoon Museum, le musée de la BD américain créé par Mort Walker, va s’installer à partir de l’automne 2006 sur trois étages au pied du célèbre Empire State Building de New York.
Un musée de la bande dessinée dans l’Empire State Building
On connaît ce métier très lucratif qui consiste à « placer » des produits et de marques reconnaissables dans les films. Les producteurs amortissent de plus en plus souvent leurs productions en faisant payer les entreprises pour que le héros du film utilise leur marque de téléphone portable ou leur automobile. Des villes, des régions ou des institutions, comme l’armée par exemple, prêtent leurs infrastructures à des films pour qu’elles soient montrées positivement dans le déroulement de l’histoire.
Payer pour devenir un héros de BD ?
Le succès fulgurant des mangas ces dernières années provoque un intérêt croissant de la part des amateurs de bande dessinée, comme des professionnels, pour le pays du soleil levant. Par conséquent, le Japon est devenu une destination de plus en plus courue pour les « otakus » à la recherche de sensations exotiques qu’ils connaissent cependant, pour les avoir découvertes dans leurs versions de papier.
Au pays des mangas
Au Caire, la société AK Comics a lancé une série de comic-books qui ont pour but de promouvoir des super-héros du Proche-Orient. Une entreprise qui semble avoir du succès...
Des super-héros arabes font régner la justice au Proche-Orient
L’info a été publiée trop discrètement sur le site des Humanos : anticipant l’annonce du passage de Bilal chez Casterman, Pierre Spengler, le nouveau propriétaire des Humanoïdes Associés, explique ce départ, en même temps que les motivations qui l’ont poussé à prendre le contrôle du célèbre label créé voici trente ans par un quarteron d’idéalistes.
Humanoïdes Associés : Pierre Spengler s’explique
Avec le succès des mangas en France (aujourd’hui, ils constituent plus de 30% des bandes dessinées parues en librairie), les ouvrages de référence se multiplient avec plus ou moins de bonheur. Celui de Paul Gravett, Manga - Soixante ans de bande dessinée japonaise, paru aux éditions du Rocher, est l’un des plus sérieux du genre. Il rappelle que les mangas ne sont pas seulement un phénomène sociologique, mais avant tout une révolution esthétique.
Les Mangas : une révolution surtout esthétique
Essayiste, conservateur, historien de la BD, Paul Gravett est une figure éminente de la critique BD anglo-saxonne. Souvent sollicité comme commissaire d’exposition, que ce soit à Charleroi ou à Angoulême, c’est un grand connaisseur de la BD mondiale. Pour la première fois, il publie en France un ouvrage consacré aux mangas. Un véritable livre d’art foisonnant d’images. Nous l’avons rencontré pour vous.
Paul Gravett : “Nous avons beaucoup à apprendre de l’art des mangas”
Le président du FIBD ayant mis fin à ses fonctions « pour des raisons personnelles », Dominique Brechoteau, vice-président du FIBD, reprend sa charge au sein de l’association en attendant une nouvelle assemblée générale. Cette décision intervient à un moment crucial de l’histoire du Festival.
Yves Poinot quitte la présidence du Festival d’Angoulême
Une véritable bouffée d’oxygène vient d’être offerte au Centre Belge de la Bande Dessinée par Didier Reynders, le ministre belge des finances, balayant ainsi une grande partie des problèmes financiers du centre, et une polémique vieille de seize ans.
Le ministre des finances paie le loyer du CBBD
Dix-sept auteurs (neuf Français ou francophones, huit Japonais ou résidents au Japon) réunis dans un même ouvrage pour raconter le Japon. Les Français, invités chacun dans une ville différente par les instituts franco-japonais et alliances françaises de l’Archipel - Joann Sfar à Tôkyô, Emmanuel Guibert à Kyôto, Nicolas de Crécy à Nagoya... - réalisent une histoire autour de leur ville ou de leur région d’accueil. Les Japonais nous parlent du pays où ils vivent ou de celui où ils sont nés : Kazuichi Hanawa, Sapporo, Jirô Taniguchi, Tottori, Daisuké Igarashi, Iwaté... C’est à Tôkyô, dans le quartier animé de Shibuya où il nous avait donné rendez-vous, que nous avons rencontré Frédéric Boilet, l’initiateur du projet.
Frédéric Boilet : « J’ai choisi des auteurs dont les oeuvres me semblent avant tout universelles »
Exit « Bandes dessinées Magazine ». Le magazine des « actus et des acteurs de la BD » publie ce mois-ci son dernier numéro, daté de novembre-décembre pour « continuer » dit la pub figurant dans la page de l’édito, « au sein d’un nouveau mensuel : Suprême Dimension ».
« Bandes Dessinées magazine » passe à la suprême dimension
« L’Affaire du Siècle », la BD de Jean-Jacques Beineix et Philippe de Dieuleveult, a fait couler beaucoup d’encre et davantage encore de pixels sur les forums du Net. Son premier album, édité par sa société de production Cargo Films conjointement avec Glénat, a été un OVNI éditorial qui a défrayé la chronique en 2004. Beineix est de retour, et son nouvel album va être édité au Diable Vauvert en janvier prochain.
Beineix signe un pacte avec le Diable
Outre un déménagement dans de nouveaux locaux, d’anciens chais situés au bord de la Charente, l’actuel Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image (CNBDI) est en profonde mutation dans un contexte politique et institutionnel particulièrement mouvant.
Le Musée national de la BD d’Angoulême prépare sa mue pour 2008
Les fins d’année sont toujours synonymes de bilan. Gilles Ratier, le secrétaire général de l’ACBD, étudie, en terme de production, le marché de la bande dessinée sur le territoire francophone européen. Il a publié récemment son rapport sur l’année écoulée. Selon lui, 2005 fut « l’année de Mangalisation », tant l’importance de la BD asiatique se confirme au fil des mois.
2005, l’année de la « Mangalisation »
Il est rare qu’une bande dessinée soit soutenue par la Confédération nationale de la Boulangerie Pâtisserie française. Quand on apprend que l’initiative concerne un manga, cela devient presque incroyable. C’est pourtant ce qui arrive à Yakitate Ja-Pan ! un manga de chez Delcourt approuvé et commenté par un boulanger de réputation internationale : Christian Vabret.
« Donnez-nous notre manga quotidien... »
Boilet fait décidément l’actualité. Le Tokyoïte français ne se contente pas de traduire Taniguchi pour Casterman, il vient de publier coup sur coup deux ouvrages qui jettent sur le Japon un regard pénétrant et particulier.
Frédéric Boilet, l’apprenti japonais
Alors que le marché japonais est en faible recul, il explose à l’international. Chez nous, l’offre des mangas a augmenté de 500% en cinq ans et passerait le cap des 40% de parts de marché. Paradoxalement, cette progression ne s’est pas faite au détriment de la BD franco-belge, bien au contraire. Et elle ne devrait pas s’arrêter. Analyse d’un phénomène.
Le succès des mangas : Pourquoi il ne s’arrêtera pas
Né en 1976, Benoit Mouchart est, depuis 2003, le directeur artistique du FIBD et, à ce titre, le responsable des programmations culturelles (expositions, débats, concerts...) qui y sont attachées. Spécialiste reconnu de la bande dessinée, il nous raconte le projet culturel du 33ème Festival d’Angoulême, et ne mâche pas ses mots.
Benoît Mouchart : « On ne peut pas faire porter au festival toutes les plaies de la profession »
D’Angoulême, on ne connaît d’ordinaire que le Festival. Reine de quatre jours, l’association du FIBD accroche toutes les lumières, au point de laisser dans l’ombre l’une des plus grandes réussites régionales impulsées par le Festival : la « Vallée des Images ».
Angoulême 2006 : La Vallée des Images
Moebius, qui vient de publier chez Kana un album en collaboration avec Jiro Taniguchi (« Icare »), apporte au quotidien belge « Le Soir » sa réflexion sur le phénomène des mangas et réclame une « exception culturelle de la BD ».
Face à la déferlante des mangas, Moebius réclame une « exception culturelle de la BD ».
« Coup de froid sur le Festival » titrions-nous la semaine dernière, en tirant les premiers enseignements d’une édition à marquer d’une pierre noire. Nous ne croyions pas si bien dire : à peine quatre mois après la démission de son Président, c’est au tour de Jean-Marc Thévenet, Directeur Général de la manifestation, de quitter la scène. Il est mis à pied quelques jours à peine après la clôture de la 33ème édition.
Le directeur du Festival d’Angoulême est limogé !
Alors que l’on attend aujourd’hui de la part du FIBD la formulation des motifs du licenciement de Jean-Marc Thévenet, Lewis Trondheim, le récent lauréat de l’Académie des Grands Prix, tire sur l’ambulance et cible l’un des sponsors du Festival : Michel-Edouard Leclerc.
Lewis Trondheim, satisfait du départ de Thévenet, souhaite évincer Michel-Edouard Leclerc
A part quelques "indiscrétions", on sait peu de choses sur l’entrevue qui a eu lieu hier entre le FIBD et son directeur limogé, M. Jean-Marc Thévenet. Du côté du maire, M. Philippe Mottet, en revanche, on s’agite, l’affaire prenant un tour franchement politique.
L’explication entre Jean-Marc Thévenet et le FIBD est ajournée
Créé en septembre 1946 avec le Journal de Tintin par l’entrepreneur belge Raymond Leblanc, Le Lombard a soixante ans cette année et a décidé de fêter cet anniversaire avec éclat. C’est pourquoi l’éditeur bruxellois lance cette année une collection « Millésimes » qui reprend quelques-uns des chefs-d’œuvre qui ont fait la réputation de la maison.
Une collection millésimée pour les 60 ans du Lombard
Face à la mondialisation, la BD franco-belge se remet en question. Inventée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la norme de la BD des années cinquante, l’album de 48 pages, cartonné et en couleurs, semble battre en retraite. Futuropolis, la filiale de Soleil et Gallimard, se lance dans l’expérimentation de nouveaux standards, tant du point de vue créatif que de celui du format ou du prix.
La BD franco-belge en ordre de bataille
Dans un communiqué de presse, le Festival international de la Bande Dessinée entérine l’éviction de Jean-Marc Thévenet. Une direction par intérim constituée de Franck Bondoux, Benoît Mouchart et Jean-Luc Bittard sous la présidence de Dominique Bréchoteau, prend la direction des opérations.
Un triumvirat par intérim à la tête du FIBD
Face à plus de 3.000 nouveautés paraissant chaque année, elles-mêmes en concurrence avec le fonds des classiques de la BD qui se compte en milliers de références, il est nécessaire d’opérer des lectures transversales et structurantes de ce corpus pour tenter d’y voir clair. Rapide état des lieux.
La bande dessinée et ses guides
Dofus est un phénomène qui ne vous échappera pas longtemps. Né sur Internet dans un jeu vidéo, un jeu de rôle massivement multijoueurs (MMORPG), cette sympathique saga manga-like a été créée par une jeune société de Tourcoing, Ankama-Games. Plus de 700.000 joueurs se sont inscrits à ce jeu et 55.000 d’entre eux sont désormais abonnés. Depuis octobre 2005, le jeu a son manga, publié en autoédition sous le label de Ankama-éditions.
L’incroyable saga de Dofus, un « manga-like » français
Au Japon, la revue de mangas est le socle de cette industrie, elle en constitue en quelque sorte le creuset, les albums venant ensuite, contrairement à ce qui est le cas en France. Avec la création de Comic Cue, Kana fait connaître en France l’un des aspects les plus créatifs de la production nipponne.
Kana lance la revue de mangas « Comic Cue » en France
C’est avec une heureuse surprise que nous apprenons qu’ActuaBD a été sacré « meilleur site BD de l’année 2006 », un prix que reçoivent également notre confrère BDZoom et le site italien spécialisé dans la production Disney Papersera.net.
ActuaBD sacré « meilleur site de BD de l’année 2006 » aux AfNews International Internet Award
La bande dessinée a souvent été utilisée dans la communication. Une campagne de la Caisse d’Épargne destinée à recruter ses cadres l’utilise pour la première fois comme une valeur d’excellence en la comparant à Einstein et à la Joconde.
Spirou, une marque d’excellence
Depuis le transfert du directeur de collection Thierry Mornet chez Delcourt, l’éditeur parisien s’est taillé un petit catalogue en kiosque qui vient de se doter d’une sorte de navire amiral : le magazine Star Wars.
« Star Wars, BD Magazine », la force de l’Empire Delcourt en kiosque
Rédacteur en chef de Fluide Glacial depuis quelques mois, Thierry Tinlot, un Belge venu de Bruxelles et du journal de Spirou pour gérer le label « d’Umour et Bandessinées » créé par Gotlib il y a plus de vingt ans, a déjà réussi à en modifier le logo qui vous a un de ces curieux airs de Flower Power dans son dernier numéro, un « Spécial Beatles » en kiosque le 18 mai.
Thierry Tinlot : « Obladi-Oblada est vraiment considérée comme la plus mauvaise chanson des Beatles. »
Au contraire des autres festivals de BD, Japan Expo a l’intelligence de ne pas se cantonner aux seuls mangas et à l’animation japonaise qui ont aujourd’hui en France l’importance qu’on connaît : ce sont tous les aspects de la culture niponne qui sont abordés du 7 au 9 juillet 2006 à Villepinte (région parisienne) : des arts martiaux, à la mode, en passant par les jeux vidéo et la musique pop. Un exemple à suivre.
Japan Expo, septième impact : toujours plus fort
Depuis plusieurs mois, la BD a son émission de télé. Il s’agit d’ Un Monde de Bulles, produit et animé par Jean-Philippe Lefèvre. La curiosité, c’est qu’elle est diffusée sur une chaîne publique, la chaîne parlementaire « Public Sénat ». Deux fois par mois, des auteurs de BD défilent sur le plateau pour parler de leur métier et de leurs univers.
Jean-Philippe Lefèvre : « Nous donnons enfin au Neuvième Art un espace de parole à la télévision ».
Soleil est l’éditeur qui a la cote en ces temps de morosité. La raison ? Du dynamisme à revendre et un peu de chance : les Blondes font un succès du tonnerre et la relance de Durango a dépassé toutes les attentes. Un peu d’opportunisme aussi : Coluche est mort il y a 20 ans et, paf !, un album-hommage est aussitôt en librairie. Rencontre avec Jean Wacquet, le directeur général de l’édition de ce label qui dérange.
Jean Wacquet : « Nous publierons des échecs commerciaux quand le marché ira mieux... »
C’était annoncé lundi dans le quotidien Sud-Ouest et mardi 12 juin 2006 dans le quotidien La Charente Libre : Francis Groux, fondateur du Festival avec Claude Moliterni et Jean Mardikian, succèderait à Dominique Bréchoteau à la présidence du FIBD. Le vote devrait être entériné jeudi 15 juin prochain.
Francis Groux, président du Festival d’Angoulême
Comme nous vous l’annoncions il y a deux jours, Francis Groux a bien été nommé président du FIBD pour une période de deux ans. Gérard Balesiane et Ludovic Blanchier ont également été élus, respectivement vice-président et trésorier de l’association du Festival qui affiche finalement une perte limitée pour l’édition 2006. Le futur Musée de la BD, en revanche, suscite la polémique.
Angoulême : Francis Groux président du FIBD sur fond de bisbille entre le CNBDI et le SMPI.
Avec le lancement du mensuel Shogun, les Humanoïdes Associés entérinent une réalité de la création d’aujourd’hui : la profonde influence des mangas japonais sur la nouvelle génération des créateurs français et internationaux. Ils proposent, l’air de rien, une solution futée pour concurrencer le succès des mangas en France.
« Shogun », un magazine de mangas... européens !
Les temps sont durs pour la presse magazine dans son ensemble. Pif Gadget est en sérieuses difficultés, sa société d’édition étant en période d’observation consécutive à sa mise en redressement judiciaire depuis avril. Le licenciement récent de trois salariés, dont son rédacteur en chef et son directeur artistique, suscite de sérieuses interrogations quant à sa survie.
La fin de Pif Gadget ?
« ...le monde tremblera » avait prédit Napoléon Bonaparte. On sait qu’elle s’éveille, au capitalisme, à l’économie mondiale au point de peser de tout son poids sur le coût des matières premières. Depuis peu, elle s’éveille à la bande dessinée franco-belge, comme nous nous éveillons à la BD chinoise...
Le FIBD à Shanghaï 2006 : « Quand la Chine s’éveillera... »
Le 7ème impact s’avère avoir atteint sa cible. La dernière édition de JapanExpo qui a lieu au Parc des Expositions de Villepinte (région parisienne) jusque dimanche soir est un succès : l’objectif de 60.000 visiteurs semble d’ores et déjà atteint, tandis que la couverture médiatique est remarquable.
Affluence exceptionnelle au 7ème Japan Expo
Exclusif ! À l’occasion de la sortie en salle de Superman Returns, nous avons rencontré le producteur Pierre Spengler, un précurseur qui est à l’origine de l’adaptation du mythique super-héros au cinéma. Il y a deux ans, à la grande surprise de la profession, ce Franco-Russe qui vit entre Londres et Los Angeles rachetait les Humanoïdes Associés. Nous l’avons rencontré pour vous.
Pierre Spengler : « J’ai produit les trois premiers films de la saga Superman »
Tel est le titre d’un programme de télé-réalité qui vient de débuter aux États-Unis le 27 juillet 2006 et dont la star principale est rien moins que Stan Lee, le créateur de Spider-Man et des X-Men. Les candidats doivent passer des épreuves et faire la preuve qu’ils peuvent endosser une double identité et avoir les qualités requises pour sauver le monde. Ils sont fous, ces Ricains !
Qui veut devenir un super-héros ?
L’interview ne date pas d’hier : Mars 1979. Mais au moment où le Lombard fête ses 60 ans en septembre, il nous a semblé opportun de rééditer cet entretien avec l’homme qui en fut le fondateur en 1946. Il nous raconte l’aventure du journal Tintin et des éditions du Lombard en replaçant ces créations dans leur contexte commercial et industriel. Un document de référence !
Raymond Leblanc : « Je lisais Tintin dans le Vingtième Siècle ! »
Tel un phénix, le magazine critique de bandes dessinées Bang ! revient. Le titre a été racheté par l’éditeur Éric Borg, déjà détenteur de Zoo, une expérience unique et réussie de gratuit dans le monde de la BD francophone. Nous avons rencontré cet entrepreneur passionné qui cherche à renouer avec la glorieuse époque où les magazines de BD prospéraient en France.
Le retour du magazine « Bang ! »
Claude Gendrot rejoint les éditions Futuropolis et Corinne Bertrand les éditions Soleil. Ce ne sont pas moins de six anciens cadres de chez Dupuis qui sont passés en moins de trois ans sous la bannière du groupe animé par Mourad Boudjellal.
Deux anciens éditeurs de Dupuis passent chez Soleil et Futuropolis
Dans Suprême Dimension (N°7, jusque fin septembre en kiosque), l’éditeur et spécialiste de la BD Henri Filippini appelle à une valorisation de la bande dessinée pour la jeunesse et, au passage, donne une leçon d’histoire aux dessinateurs de (feu) Capsule Cosmique.
Henri Filippini rappelle l’histoire de la BD à quelques jeunes auteurs oublieux
Et si après un Spirou adulte, celui de Jijé, de Franquin, de Tome & Janry, de Munuera et Morvan, un « Petit Spirou », celui de Tome & Janry, on faisait un « Spirou ado » ? Et pourquoi pas stagiaire au Moustic Hôtel ? Et pourquoi pas sous la forme d’un manga, avec un dessinateur japonais ?
Hiroyuki Ooshima : « Au fur et à mesure que je dessine Spirou, je sens un poids de plus en plus lourd qui pèse sur mes épaules »
La Fantasy et la Science-Fiction étaient des genres peu exploités par Le Lombard jusqu’ici. Son catalogue se cantonnait à l’« aventure-action », le policier et l’humour. Avec la collection Portail, l’éditeur belge est bien décidé à tailler des croupières aux leaders du genre : Delcourt, Soleil, Vents d’Ouest et les Humanoïdes Associés.
Avec la collection Portail, Le Lombard entre dans la Fantasy
Hier soir, Guy Delcourt fêtait à Paris les vingt ans de sa maison d’édition. Avec un chiffre d’affaire de 36 millions d’euros, il est un des acteurs majeurs de la bande dessinée française et notamment dans le manga grâce à sa filiale Tonkam. Il est l’éditeur de Trondheim (Grand Prix 2006 au Festival d’Angoulême), de Sfar, d’Alan Moore et de Chris Ware.
Les Editions Delcourt fêtent leurs 20 ans !
Près de 600 personnes se pressaient le mardi 26 septembre 2006 à Bruxelles pour la soirée d’anniversaire des soixante ans du Lombard. En un même lieu se trouvaient rassemblés plusieurs générations d’auteurs et d’éditeurs qui ont forgé la bande dessinée franco-belge. Un moment d’émotion.
Le Lombard : Soixante ans d’éternelle jeunesse
On le sait peu : traditionnellement, 40% du chiffre d’affaire de la bande dessinée est réalisé entre les mois de septembre et de novembre. Une folie qui met les vendeurs à rude épreuve, et les consommateurs avec eux. Face à cette situation, les libraires s’organisent en faisant des choix drastiques et tentent des formules innovantes.
La Bande Dessinée à l’ère des multistores
La Buchmesse de Francfort est la plus grande foire du livre du monde. Au mois d’octobre 2006, on y signe les contrats des romans que vous lirez en 2007, ceux que l’on s’arrache dans des enchères parfois affolantes. La BD y est également présente et une rapide visite dans les stands donne une bonne idée des tendances de son développement à l’international. Instantané.
Francfort 2006 : la consécration des mangas et du format "roman"
Zep est l’auteur de l’un des phénomènes d’édition les plus marquants de la BD francophone de ces dernières années : Le garnement Titeuf. Le onzième volume de ses aventures arrive ces jours-ci en librairie, avec un tirage record de 1,8 millions d’exemplaires, sans qu’il soit fait de concession sur la qualité. Histoire d’un triomphe modeste.
Titeuf : les secrets d’un triomphe
La nouvelle est publiée dans l’hebdomadaire L’Express dans les « indiscrets » de sa rubrique Repères : l’actuel président de l’académie des Grands Prix d’Angoulême, Lewis Trondheim, annonce son départ de L’Association, Joann Sfar faisant également savoir qu’il n’y publierait plus de livres. Le grand hebdomadaire politique français fait état de « divergences de vues éditoriales » avec Jean-Christophe Menu.
Trondheim et Sfar quittent L’Association ?
Dans une lettre à ActuaBD, Joann Sfar explique les raisons de son départ qui se fait, dit-il « en gardant respect et affection pour tous les salariés et en me souvenant de ce que je dois à Menu, Lewis et David, mes trois parrains en bandes dessinées. »
Joann Sfar explique son départ de L’Association
Le 6 décembre prochain, les libraires recevront les premiers titres d’une version d’Astérix recolorisée, retouchée, restaurée, plus lisible et plus pimpante que l’originale. Cette « refondation » d’une œuvre du patrimoine mondial de la bande dessinée était nécessaire. D’autres feraient bien de s’en inspirer.
La nécessaire « refondation » des classiques
On n’a jamais vu ça : Spirou faisant la une de Télérama, un magazine télé qui compte plusieurs millions de lecteurs ! On avait vu passer Tintin, Blake & Mortimer, Joann Sfar, mais jamais le groom de Marcinelle n’avait eu jusqu’ici les honneurs du magazine de télé intello préféré des Bobos.
Spirou fait la une de Télérama
Il arrive parfois que l’on décrive la collection comme une tare relevant de la psychiatrie et l’amateur passionné de bande dessinée comme un adolescent qui aurait oublié de grandir. Or, le collectionneur est avant tout le détenteur d’un savoir unique. Il est l’indispensable et le premier conservateur de notre patrimoine culturel. Grâce à lui, des trésors réussissent à passer les âges sans trop de dégât.
Bande dessinée : collection et patrimoine culturel
A l’origine une officine créée à Paris dans le Quartier Latin par la famille belge Rasquain, le label de la librairie Album est devenu, depuis son rachat par Christophe Lebel, un acteur incontournable de la bande dessinée en France avec 23 librairies en propre et deux nouvelles franchisées à Limoges et à Metz depuis octobre 2006.
Le groupe Album se lance franchement dans la franchise
Malgré une situation difficile pour la presse BD, l’éditeur Vivian Lecuivre lance en kiosque un nouvel hebdomadaire de bandes dessinées. Au sommaire : Conrad, Benacquista et Barral, Florence Cestac, Tardi et Léo Malet et Alain Chabat qui nous parle du Marsupilami.
« L’intention », un nouvel hebdo de BD en kiosque en 2007
Le titre mythique créé en 1972 par Nikita Mandryka, Claire Brétécher et Marcel Gotlib tirerait-il sa révérence après 34 ans de bons et loyaux services ? C’est possible, car la « suspension » du titre par Lagardère Active Média se confirme. Plusieurs collaborateurs ne cachent pas leur déception face à une situation dont ils n’ont été avertis qu’au dernier moment.
L’Écho des Savanes à la recherche d’un repreneur
« La bande dessinée en 2006 : un marché économiquement et artistiquement mature » titre le communiqué de l’Association française des journalistes et des critiques de bande dessinée (ACBD). De fait, ce cru exceptionnel offre une proposition éditoriale record pour la onzième année consécutive. Un dynamisme qui étonne et qui détonne, mais qui inquiète aussi.
4130 nouvelles BD publiées en 2006 : record battu !
L’institut d’études marketing GfK sort à son tour le bilan de l’année 2006. Selon lui, le marché de la BD accuse cette année un tassement en volume et un recul en chiffre d’affaires. Mais elle constitue le 3ème segment le plus important du marché du livre avec 40,5 millions d’unités vendues. La rotation de ses ventes, surtout, reste l’une des plus performantes en librairie.
La bande dessinée championne des ventes en librairie en 2006, selon GfK
Dans notre article en commentaire à la publication ce lundi d’une étude GfK sur la marché de la bande dessinée en 2006, nous avions relevé des chiffres qui nous posaient question. Céline Fédou, chef de groupe du marché du livre pour GfK s’en explique, corrigeant au passage un chiffre « largement arrondi » publié par GfK en janvier 2006. Elle confirme un marché de la BD en léger recul, mais extrêmement dynamique, dans un secteur du livre relativement stable.
Céline Fédou (GfK) : « Une année dans le rouge ne veut pas dire que le marché de la BD est en crise ! »
Avec « 20 minutes » ou « Metro », le quotidien gratuit s’est installé dans la plupart des grandes métropoles. Et voici que cette semaine, au Japon, se lance « Gumbo », le premier magazine manga gratuit !
Et voici « Gumbo », le premier manga gratuit !
Sous le coup d’une décision d’arrêt fin décembre 2006, par la volonté de Lagardère Active Média, L’Écho des Savanes cherchait un repreneur. Il semblerait l’avoir trouvé, tandis que le catalogue éditorial trouverait refuge du côté de Toulon et des éditions Soleil.
L’Écho des Savanes en passe de trouver un repreneur
Rappelé en catastrophe à la direction du Festival, le nouveau président, fondateur de la manifestation il y a 34 ans, avait plus d’un défi à relever pour remettre la manifestation sur les rails. A deux jours de son inauguration, cet ancien scout répond : « Toujours prêt ! »
Francis Groux (Président et Fondateur du Festival d’Angoulême) : « On vous propose la plus grande librairie de BD du monde ! »
Graphiste et illustrateur, Christian Mattiucci est le porte-parole de l’Association des auteurs de bande dessinée (adaBD), un organe créé en 2000 et qui a pour objet de réunir les auteurs et les praticiens de bande dessinée. Il réagit au bilan de la dernière édition du FIBD et explique comment les événements qui ont affectés le FIBD en 2006 ont rendu difficile le dialogue entre les organisateurs et les auteurs qu’il représente.
Christian Mattiucci (Association des Auteurs de BD) : « Notre vocation, c’est de faire des livres, pas des dédicaces ! ».
Ces dernières années, la bande dessinée a conquis de nouveaux publics. L’un des points d’accès des néophytes au 9ème art passe par une « pipeulisation » de la BD, c’est-à-dire son utilisation par des célébrités, soit pour leur assurer un complément de promotion, soit pour tirer profit de leur notoriété. Dans le cas des personnalités politiques, le jeu est un petit peu différent.
Élections présidentielles : La bande dessinée participe au barnum politique
Aurélia Aurita déteste les remises de prix. C’est parfaitement son droit. Demandant aux organisateurs du prix « Nouveaux Talents de la BD » de bien vouloir la retirer de sa présélection, elle se fait répondre qu’on l’y maintiendrait en dépit de sa demande et qu’on lui attribuait « automatiquement » la dernière place.
La rébellion d’Aurélia Aurita
Courtisé par tous les acteurs de la place, le label de manga Pika était le troisième du marché français. Il y a trois ans, le mariage avait failli être consommé avec les éditions Dupuis, mais celles-ci s’étaient fait racheter par Média-Participations, éditeur de Kana - une prise de contrôle qui avait fait capoter le projet. C’est finalement Lagardère, le premier acteur du livre en France, qui rafle la mise.
Hachette Livre (Groupe Lagardère) achète Pika
Toute l’équipe de Taïfu Comics fêtait mercredi 7 mars, au Manga Café à Paris, la sortie du premier volume des aventures de Cobra dans sa version couleur. Cette fête coïncide avec le 30ème anniversaire de la naissance du "pirate de l’espace", mais aussi avec une clarification entre les équipes de Taïfu et celles de Japan Expo.
Taïfu Comics fête les 30 ans de Cobra et se sépare de Japan Expo
Avant le Festival d’Angoulême, nous avions appris que Frédéric Vidal et Jean-Pierre Fuéri étaient sur le départ chez BoDoï. Le titre, expert en polémiques diverses en dépit d’une excellente tenue journalistique, avait fêté il y a quelques mois son centième numéro, une longévité exceptionnelle pour un mensuel d’informations sur la bande dessinée dont on sait que la rentabilité était difficile.
BoDoï : après le départ de Frédéric Vidal, la confusion règne
Le Ministre de la Culture, M. Renaud Donnedieu de Vabres a remis aujourd’hui à l’éditeur Guy Delcourt les insignes de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite. Une décoration qui récompense « les mérites distingués, militaires ou civils, rendus à la nation française ».
Guy Delcourt, Chevalier dans l’Ordre national du Mérite
Lors de sa récente remise de médaille à l’Ambassade de Hollande, nous avons eu l’occasion de rencontrer Albert Uderzo. Il nous parle de son dernier album et nous évoque la possibilité d’un 34ème épisode des aventures d’Astérix.
Albert Uderzo (Astérix) : « Je n’ai rien contre les mangas »
Lors de la remise de médaille à Guy Delcourt, nous avons eu l’occasion de poser quelques questions au Ministre de la Culture et de la Communication, M. Renaud Donnedieu de Vabres. Il nous explique son attachement à la bande dessinée dans le cadre d’une plus grande diversité culturelle.
M. Renaud Donnedieu de Vabres : « pour que la diversité puisse vivre, il faut parfois effectivement la protection des états »
On décrit souvent le Japon comme un pays protectionniste et impénétrable, seulement intéressé à diffuser ses mangas et dans « son » sens de lecture encore bien. Il y a pourtant des contre-exemples. Une vie de chat de Christian Gaudin et Mo CDM (Albin Michel) en est un. Il s’agit d’une des rares BD françaises à se trouver prépubliée au Japon.
Un chat français au pays des mangas
On l’apprend par La Charente Libre du 30 mars : lors de la prochaine Assemblée Générale prévue pour juin, le FIBD va se doter de nouveaux statuts qui permettront d’externaliser la gestion de certaines de ses fonctions commerciales. Cette organisation bicéphale a l’avantage de préserver les avantages du statut associatif tout en se dotant d’un organe dynamique de développement.
À 35 ans, le Festival International de la Bande Dessinée réforme ses structures
Continuant ses acquisitions, Soleil est amené à se recentrer. Alors qu’il acquiert auprès d’Albin Michel et de Lagardère Interactive Media les activités éditoriales de L’Écho des Savanes, il se défait par ailleurs de Daipen, l’une de ses filiales manga.
Soleil reprend L’Écho des Savanes et revend Daipen (Azuka et Discountmanga.com) à Kaze éditions
Les Editions Delcourt ont profité du Salon du Livre de Paris pour lancer une nouvelle collection : Ex-Libris. Dirigée par le prolifique scénariste Jean-David Morvan, elle se veut ambitieuse et exigeante.
La BD à l’assaut de la littérature
S’il y a bien une chose qui ne passe pas auprès des Japonais, ce sont les propos tenus par Ségolène Royal à propos de l’animation japonaise dans son livre sur la télévision paru en 1989, « Le ras-le-bol des bébés zappeurs ». Une vieille affaire, nous direz-vous. Pas si sûr.
Quand l’irréductible Ségolène fustigeait les mangas...
Le scénariste Richard Malka, actuellement au Salon de la BD de Barcelone, n’en revient toujours pas. Le livre qu’il cosigne avec Philippe Cohen et Riss a été traduit dans la langue de Cervantès : "La Cara oculta de Sarkozy". Contre toute attente, les Espagnols lui font la hola plutôt que la bronca !
« La face kärchée de Sarkozy » fait fureur en… Espagne !
Svein Erik Søland est éditeur en chef dans la grande maison d’édition scandinave Egmont. Ce francophile avéré (il est Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres) publie à Oslo la plupart de nos grands auteurs francophones : Hergé, Uderzo, Franquin, ou encore récemment Joann Sfar. Quand il évoque les BD de Disney qu’il connaît en expert, il parle d’or. Il a surtout sur la BD francophone le regard objectif de l’observateur intelligent. Rencontre.
Svein Erik Søland : « La bande dessinée franco-belge reste une valeur d’avenir ».
Actuellement rédacteur en chef de Suprême Dimension, Hervé Loiselet avait été le cofondateur de BoDoï et a dirigé plus d’un titre de la presse BD diffusée en kiosque. Mais, au fil des ans, il s’y sent de plus en plus seul. Un gâchis : les éditeurs de bande dessinée ne font pas leur travail et ratent des occasions historiques, pour la bande dessinée et pour ses auteurs, explique-t-il en substance.
Hervé Loiselet : « La surproduction est en librairie, pas en kiosque »
Créées en 1975 par un quarteron d’auteurs dissidents de Pilote, les Humanoïdes Associés sont passés par bien des affres pour subsister jusqu’à aujourd’hui. Avec dans son équipe Moebius, Jodorowsky, ou Manara, la société avait été achetée en 2004 par le producteur de cinéma Pierre Spengler et ses associés. Depuis, son catalogue s’est largement diversifié au prix, parfois, de quelques difficultés.
Josiane Fernez, DG des Humanoïdes Associés : « Nous avons procédé à un renouvellement profond de notre catalogue en moins de deux ans ».
En achetant ce catalogue de bandes dessinées en kiosque, avec des licences comme Bugs Bunny ou Les Schtroumpfs, Panini devient leader dans ce secteur en France.
Panini acquiert le pôle jeunesse de Cyber Press Publishing
Joann Sfar, Clément Oubrerie, et Antoine Delesvaux créent la société de Autochenille Production et annoncent le titre de leur premier long-métrage : Le chat du rabbin qui sera réalisé par Joann Sfar lui-même.
Le Chat du Rabbin au cinéma
Marjane Satrapi est une fois de plus à l’honneur en recevant à Cannes le « Prix du jury » (ex-aequo avec Lumière silencieuse du Mexicain Carlos Reygadas) pour l’adaptation de son Persépolis en dessin animé, réalisée par l’auteure elle-même en association avec Vincent Paronnaud.
« Prix du jury » ex-aequo à Cannes pour Persépolis de Marjane Satrapi
Si la reprise des aventures de Lefranc par Weber et Carin, La momie bleue, est honorable, elle pose néanmoins la question de l’intérêt de maintenir en vie –ou en survie- des concepts éditoriaux parfois centenaires.
Les énigmes de la survivance des héros de bande dessinée
Gwen de Bonneval est du genre obstiné. Ayant réussi, avec Capsule cosmique, à réunir un bon nombre des talents de sa génération, il avait dû arrêter l’aventure en rase campagne, les éditions Milan ayant déclaré forfait. Il devient éditeur ces jours-ci, chez Sarbacane. Au programme, une ligne éditoriale qui n’est pas sans rappeler le mensuel défunt.
Pour Gwen de Bonneval, l’aventure éditoriale continue chez Sarbacane
Troisième éditeur danois, Bonnier contrôle la société de bande dessinée Carlsen, traditionnelle concurrente d’Egmont en Scandinavie. Aujourd’hui, les deux concurrents ne forment plus qu’une seule et même entité.
Le groupe Egmont Media rachète plusieurs actifs stratégiques de Bonnier
Sur son blog, le dessinateur Obion a des mots assez durs à l’endroit de Casterman qui refuse de reconnaître son erreur dans l’imposition fautive de son dernier album, Vilebrequin (réalisé avec Arnaud Le Gouëfflec), publié dans le label KSTR.
Le scandale Vilebrequin
The Transatlantic Institute, un think tank bruxellois, avait entrepris d’offrir gratuitement aux députés membres du parlement et à leur entourage, 785 exemplaires du « Complot » du grand dessinateur américain Will Eisner, une bande dessinée qui raconte l’histoire de la fabrication du célèbre faux, « Les protocoles des sages de Sion ». Refus poli des services de la présidence du Parlement.
Le Parlement européen refuserait de distribuer gratuitement « Le Complot » de Will Eisner à ses députés ?
Il y a dix ans, les éditeurs de comics en kiosque n’étaient pas présents en librairie. En 1999, après une première expérience avec les éditions Bethy, Panini est entré dans ce secteur et s’y taille depuis une place de choix. Elle vient encore d’être renforcée, à la suite à l’acquisition par ce groupe des licences Warner. Rencontre avec Sébastien Dallain, le directeur éditorial de Panini France.
Sébastien Dallain (Panini France) : « Notre activité est en pleine expansion »
Dans les prochaines heures, l’association du FIBD sera en Assemblée Générale Ordinaire, convoquée en même temps qu’une Assemblée Générale Extraordinaire destinée à réformer profondément les principes et les structures du plus important festival de BD européen.
Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême un peu plus parisien ?
En faisant hier à Paris à 14 heures un démarrage en trombe qui laisse ses concurrents loin derrière, Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud confirme un phénomène auquel on s’attendait. Mais c’est surtout au niveau de la critique que le film remporte tous les suffrages. Tour d’horizon d’un démarrage exceptionnel.
Le triomphe de « Persepolis »
Juste avant d’entamer leur débat autour des mangas et des BD d’Asie à Toulouse le 12 mai dernier, l’éditeur de Xiao Pan, Patrick Abry, et le futur rédacteur en chef de Canal BD Manga, Sébastien Langevin nous ont accordé un entretien. Ces deux professionnels passionnés par l’Asie nous parlent notamment de leur volonté commune d’éviter les cloisonnements.
Sébastien Langevin : "Grâce aux mangas, les jeunes reviennent dans les librairies de bande dessinée".
Avec une diffusion de l’ordre de 650.000 exemplaires, Télérama est un des fleurons de la presse hebdomadaire française de télévision qui se distingue de ses confrères par des choix artistiques bien dans l’air du temps, pour ne pas dire branchés. Télérama publie cette semaine le nouvel « Adèle Blanc Sec » de Tardi. Rencontre avec la directrice de sa rédaction.
Fabienne Pascaud (Télérama) : « Je préfère publier Tardi que la fin des aventures de "XIII" »
En produisant avec M6 et Canal J, la série Franky Snow, tirée des BD d’Éric Buche (éditions Glénat), un dessin de 52 épisodes de 13 minutes dont les quatre premiers épisodes passeront sur Canal J les 25 et 26 août prochains, puis sur M6 à partir de septembre, Thierry Berthier de Toon Factory montre la vitalité de la production française de dessins animés. Rencontre.
Thierry Berthier (Toon Factory) : « La France est le troisième producteur mondial de dessins animés. »