Deuxième promotion de l’Académie Brassart Delcourt, armée pour la suite

19 juin 2018 0 commentaire
  • « Vous incarnez à la fois l'exigence et l'individualité que nous souhaitons porter. » Par ces mots, Guy Delcourt ouvrait la seconde cérémonie de remise des diplômes de l’Académie Brassart Delcourt, le 15 juin dernier. La promotion Arthur de Pins était réunie avec émotion dans le centre culturel du CROUS du 6e arrondissement, dans une ambiance décontractée.
Deuxième promotion de l'Académie Brassart Delcourt, armée pour la suite
Guy Delcourt, le directeur des Editions Delcourt, était présent pour la cérémonie.

En 2014, les éditions Delcourt et l’école de design Brassart s’associaient pour ouvrir l’Académie Brassart Delcourt (ABD). Elle décernait l’année dernière aux élèves méritants de sa première promotion un diplôme qui sanctionne trois années de formation aux métiers de la bande dessinée.

Après la promotion Zep, c’était au tour de la promotion Arthur de Pins d’être diplômée de cette toute jeune Académie. Le directeur, Eric « Turalo » Dérian, décrit une promotion qui l’a fait courir en tous sens pendant trois ans, des élèves qui allaient plus vite que la musique. L’ADB est bien lancée mais a encore un rythme à prendre, une organisation à mettre en place.

La prometteuse promotion Arthur de Pins

Le parrain de cette promotion ne pouvait pas être présent, car il était jury sur le festival d’Annecy. Qu’à cela ne tienne, il a fait un discours via un appel visiophonique. Entre quelques coupures dues à une connexion défaillante, une phrase est ressortie très nettement : « beaucoup de talent, voilà ! » Cela résume à merveille les discours de cette cérémonie.

Les élèves ont reçu un diplôme dessiné spécialement par Arthur de Pins, parrain de la promotion.

Les directeurs comme les professeurs notent une amélioration du niveau. De la part des élèves, ils ont apprécié leur réactivité, investissement et soif d’apprendre, tant est si bien qu’ils avaient parfois même du mal à les suivre. L’ABD tient à traiter chaque élève comme un cas particulier, ce qui demande nécessairement une grande implication de la part de l’équipe pédagogique.

Les diplômés ressortent avec un projet professionnel sous forme de livret.

Il y aura eu deux abandons en première année, et la promotion s’est enrichie en dernière année d’un élève de la première promotion, ayant redoublé par choix personnel. Le premier diplôme est décerné à Agnès, qu’un problème de santé aurait pu handicaper dans son parcours, mais qui a remporté l’adhésion du jury à force de pugnacité.

Tous ressortent diplômés. Enfin, sous réserve de l’application de la signature du parrain de la promotion !

Apprendre à entamer une carrière, pas à dessiner

L’Académie n’est pas une école de dessin ; elle prépare les auteurs en devenir à entamer une carrière, plutôt qu’à seulement écrire et dessiner un album. L’enjeu est de leur donner conscience des réalités du milieu professionnel et de ses exigences. Ainsi, l’équipe se dit mal placée pour juger de l’avenir professionnel des diplômés mais bien placée pour juger de leurs capacités à embrasser une carrière et mener à bien leurs projets.

Les diplômés étaient heureux de présenter le fruit de ces trois ans de travail.

Guy Delcourt a tenu à rappeler que le rôle de sa maison d’édition dans l’Académie n’était pas celui d’éditeurs mais de formateurs aux métiers de la bande dessinée. Étudier dans cette académie n’engage pas à être publié chez Delcourt et n’impose pas de contrat d’exclusivité.

Cependant, le meilleur projet de chaque promotion est doté d’un contrat chez Delcourt. Celui de Julien est actuellement suivi par un éditeur de la maison d’édition et pourrait bien aboutir sur une publication.

Brassart s’étend cette année à Bordeaux en intégrant l’École Supérieure des Métiers de l’Image à son réseau, ce qui va apporter une dimension audiovisuelle profitable pour l’Académie Brassart Delcourt.

Des projets aussi intéressants que variés !

(par Céline Bertiaux)

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© Photos par L. Mélikian

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