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748 auteurs de bande dessinée écrivent au ministre de la culture
10 juin 2014

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748 auteurs de bande dessinée écrivent au ministre de la culture

Dans une lettre ouverte publiée hier, 748 auteurs, de Gotlib et Mézières à Joann Sfar et Philippe Geluck, rejettent une augmentation subite de la cotisation de la retraite complémentaire obligatoire qui passerait de 1 à 8% à l’horizon 2016.

Ils mettent en avant leur Légion d’honneur, leur médaille de Chevalier des Arts et des lettres, leurs Eisner Awards, leur César du meilleur film... Ils sont 748 auteurs vent debout face à une augmentation de la cotisation de leur retraite complémentaire obligatoire à compter de janvier 2016.

Un effort nécessaire de financement des retraites face à une France qui vieillit de plus en plus alors que la population active devrait se réduire dans les années à venir ? Certes. Mais 8% au lieu de 1% précédemment, d’un seul coup, sans concertation avec les personnes concernées, c’est, disent ces auteurs, inacceptable : "Ceci représente l’équivalent de presque un mois de revenus, alors que la plupart d’entre eux ne gagnent pas assez pour payer des impôts et peinent à boucler leurs fins de mois."

Et de tirer la sonnette d’alarme : "Depuis l’annonce de cette réforme, des auteurs, certains très précarisés, d’autres ayant vendu des centaines de milliers de livres, ont déclaré qu’ils abandonnaient le métier. Ils sont écœurés, fatigués et ne croient plus en des lendemains meilleurs alors qu’ils sont les premiers acteurs, et pourtant les plus mal lotis, de la chaîne du livre. Au rythme où vont les choses, leur exemple sera bientôt suivi par de nombreux confrères."

Ceci fait allusion à l’annonce récente de Bruno Maïorana, l’auteur de Garulfo, et de Philippe Bonifay (Le Chariot de Thepsis avec Rossi, Zoo avec Frank Pé...) d’arrêter la bande dessinée : "Aujourd’hui, j’arrête, écrivait ce dernier sur sa page Facebook. Ce monde de l’édition BD ne me convient plus. Je n’y ai jamais vraiment eu ma place, c’est vrai, mais là, c’est trop. La lâcheté méprisable de certains auteurs qui acceptent des conditions de travail inacceptables, l’indécence des éditeurs qui abusent sans vergogne des auteurs pris à la gorge, les libraires qui n’ouvrent plus les cartons et tous ces eunuques cachés derrière leurs écrans qui vomissent leurs impressions inutiles sur des albums si difficiles à faire..."

748 auteurs de bande dessinée écrivent au ministre de la culture

Le SNAC-BD, le principal organe syndical de la bande dessinée en France, a envoyé hier une lettre ouverte au ministre de la culture Aurélie Filipetti (voir le PDF ci-dessous). C’est la première fois qu’une revendication des auteurs de bande dessinée est exprimée aussi massivement.

Sera-t-elle entendue ?

PDF - 125.9 ko
La lettre ouverte de 748 auteurs au ministre de la culture

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

80 Messages : Participez à la discussion

  • Mais 8% d’un seul coup, sans concertation avec les personnes concernées, c’est, disent ces auteurs, inacceptable : "Ceci représente [pour certains auteurs. NDLR] l’équivalent de presque un mois de revenus, alors que la plupart d’entre eux ne gagnent pas assez pour payer des impôts et peinent à boucler leurs fins de mois."

    L’augmentation n’est pas de 8%, c’est le prélèvement qui représente 8% des revenus annuels.

    Petite précision utile : 8% des revenus, C’EST 1 mois de salaire (allez, 27 jours à la louche), pour n’importe quel auteur, qu’il soit gros vendeur ou obscur artiste maudit.

    Un grand merci pour votre relais de cette affaire.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 10 juin à  10:27 :

      Vous avez raison. Nous avons corrigé notre texte en ce sens.

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  • Attention, il ne s’agit pas d’une augmentation de 8% mais d’une réforme qui passe la cotisation à 8% au lieu de moins de 1%. Ça represente près de 600% d’augmentation pour certains.

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  • Si certains veulent arrêter leur métier, pourquoi mettre la faute sur le monde entier ? Les éditeurs cupides , les auteurs "collaborateurs"(?), les lecteurs-"eunuques" (c’est la meilleure) qui osent critiquer leur oeuvre ?(il n’a qu’à pas lire les commentaires).

    Les temps sont durs pour tout le monde:pour les éditeurs,pour les auteurs, pour les lecteurs... et pour les infirmières.

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    • Répondu par claude le 10 juin à  11:05 :

      Les infirmières ont les congés payés, l’assurance chômage, la retraite...

      Quand aux éditeurs...Il y a de tout.
      Je pense que Guy Delcourt et Jacques Glénat ne sont pas les nouveaux pauvre de la BD.
      La courbe du chiffre d’affaire augmente d’année en année alors que celui des auteurs à la courbe totalement opposée et qui s’écrase la g... En clair, chez ces éditeurs, les auteurs deviennent de plus en plus pauvres et les éditeurs de plus en plus riches.

      Il y en a qui se sucrent et d’autres qui n’ont même pas de quoi mettre du beurre dans les pâtes.

      Le ras le bol est général et le silence incroyable des éditeurs ne va pas aider à ce que ça s’améliore.
      Il est tant que les auteurs maitrisent eux même le fruit de leur travail. Si les éditeurs ne sont plus en mesure d’assurer un minimum de revenus aux auteurs, il est grand temps de s’en passer.

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    • Répondu par Norbert le 10 juin à  11:57 :

      Est-ce le message d’une infirmière aigrie ?

      Donc, puisque tout le monde va mal, il est interdit à quiconque de défendre son gagne-pain ?

      Curieuse façon de penser...

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    • Répondu par Jérôme le 10 juin à  12:13 :

      On peut trouver à redire, à juste titre, sur les pratiques de nombre d’éditeurs. Par exemple, dans le cadre de projets qui sont des commandes. Je peux citer plusieurs arrêts de la Cour de cassation où les éditeurs ont été condamnés : les juges ont estimé qu’il s’agissait en réalité, au regard de la loi... de travail salarié, à domicile. Il y a donc un problème du statut de l’artiste-auteur en France (ce n’est pas nouveau) et du graphiste qui réalise une commande stricto sensu, qui n’est pas déclaré et rétribué comme il convient, au regard du Code du Travail.

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    • Répondu par Emilie le 10 juin à  16:12 :

      Aigrie ? N’importe, quoi. Je suis réaliste. et de toute façon, c’est chacun pour soi.Je connais quand même un paquet d’artistes dont des auteurs de bd qui font à côté de leur travail créatif, un travail alimentaire, enseignent,etc... pour pouvoir vivre décemment.J’ai déjà remarqué que ceux qui râlent le plus , c’est justement ceux qui gagnent le plus et qui ont déjà la notoriété.
      C’est comme ça.

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      • Répondu par Arnaud le 10 juin à  17:47 :

        Inversez donc la situation et imaginez qu’il vous soit nécessaire d’aller faire un autre métier à côté d’infirmière (imaginons que c’est votre envie et ce que vous faites le mieux : soigner les gens) pour pouvoir vivre...

        Tant qu’il y’a des lois, ça ne sera jamais chacun pour soi, il n’y a que les gens malhonnêtes qui appliquent ça pour mieux rouler les autres, ça marche un temps et puis généralement on se fait repérer et les ennuis commencent.

        Au passage, vous qui avez l’air d’en connaître un paquet sur les auteurs de BD, et notamment " ceux qui gagnent le plus ", combien gagnent-ils donc par an voire par mois selon vous ?

        Heureusement qu’il y’a des masses du milieu pour râler en plus du reste, car c’est représentatif du fait que tout le monde a galéré ou galère encore, même connu dans le milieu.
        De plus on a besoin de tout le monde.

        Et puis même on voit bien que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous rendez-vous compte du stress, du travail et du background de ces artistes avant d’arriver à en vivre ? Il n’est pas rare de passer des journées à 14h de boulot dans ces domaines, sans avoir certitude d’être rémunéré.

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        • Répondu par émilie le 11 juin à  00:02 :

          J’entends bien ce que vous dites, que créer un album bd c’est un travail titanesque souvent mal rémunéré et insuffisant pour faire bouillir la marmite.Mais C’est votre choix.

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          • Répondu par coloriste bd le 11 juin à  09:29 :

            Vous conviendrez donc, que nous avons le choix (aussi), de ne pas avoir envie de nous laissez tondre. Libre à vous d’accepter ce genre de situation dans votre domaine.

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            • Répondu le 11 juin à  09:56 :

              Infirmière et auteur de bd, la même chose ? A propos, quand avez-vous fait votre vaccin pour le tétanos la dernière fois ?
              Si vous n’êtes pas content de vos conditions de travail, soit vous allez manifester tout nu (voir info d’hier) soit vous changez de métier.

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              • Répondu le 11 juin à  16:08 :

                Bel exemple d’ultra libéralisme...

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      • Répondu par coloriste bd le 10 juin à  17:52 :

        "Aigrie ? N’importe, quoi. Je suis réaliste. et de toute façon, c’est chacun pour soi." Et c’est une raison pour dénigrer les autres ?!... Ceux qui pondent les lois et les directives économiques et financières se délectent de cet individualisme. Et ça leur sert bien. Vous avez raison, continuons à servir de cibles "désignées" entre nous.

        "J’ai déjà remarqué que ceux qui râlent le plus , c’est justement ceux qui gagnent le plus et qui ont déjà la notoriété" Faux,ceux qui râlent sont AUSSI les plus fragiles qui vont subir le plus et disparaître ; les "gros" servent de porte-voix médiatiques.

        (Pour info, j’ai deux boulots et je râle).

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  • 8% de 12 = 9,6 donc, on est très proche d’un mois.
    Je ne vois pas pourquoi vous ajoutez "pour certains auteurs"
    la cotisation passe à 8 %, indépendamment des revenus.
    http://www.ircec.fr/fr/actualites-14/detail-la-reforme-du-raap-en-2016-14

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    • Répondu le 10 juin à  12:34 :

      bonjour Simon,
      en fait, le régime actuel, vous laisse le choix, contrairement à celui qui est annoncé, de "surcôtiser".
      désormais, tout le monde y sera forcé.
      j’aimerais également insister sur un fait que certains internautes ne semblent pas saisir.
      il s’agit de "retraite complémentaire" et non pas de la retraite de base.
      désormais, les prélèvements sociaux obligatoires vont dépasser 20% (20,5% je crois) et ne comprennent pas, à ce prix-là, le droit à quelque allocation chômage que ce soit (nous ne sommes pas des intermittents du spectacle non plus).
      je ne réclame, personnellement, pas ce droit. je mentionne ce chiffre afin que les internautes en question puissent comparer ce qui est comparable.
      ce qui m’a affligé dans le courrier nous annonçant cette augmentation, c’est l’affirmation faite que cette mesure est prise pour le bien des auteurs (autrement dit, nous sommes des crétins finis) qui pour beaucoup ne touchaient qu’une faible retraite complémentaire en fin de vie professionnelle :) une nouvelle fois, si quelqu’un souhaite "surcotiser" afin de toucher une plus forte retraite complémentaire (!), laissons-en lui le droit comme le régime actuel le permet. le reste sait mieux que n’importe quel administrateur injurieux ce qu’il peut se permettre de cotiser.
      à se demander si le but final n’est pas de se débarrasser des plus fragiles ? parano vraiment ?

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  • La revendication des auteurs "sera-telle entendue ?" AH ! AH ! AH ! Ca fait du bien de rire un peu !

    Bien sûr que non, elle ne sera pas entendue ! Pour plusieurs raisons :

    - Mme la ministre de la Culture est une politicienne. Autrement dit, la difficulté des gens à boucler leurs fins de mois est le dernier de ses problèmes.

    - Les 8% ont déjà été votés, et à l’unanimité, par le conseil d’administration de l’IRCEC. La vraie question est : pourquoi ces gens-là ont fait ça ? Pour faire le bien des auteurs malgré eux, comme ils le disent ? Pour s’aligner sur les règles européennes comme je l’ai lu ? Ou pour d’autres raisons, plus obscures ? J’attends que des journalistes enquêtent sur la destination et la future utilisation de la fortune qui va affluer soudainement dans les caisses de l’IRCEC à partir de 2016 (800 % de recettes en plus). Quelqu’un va forcément s’en mettre plein les poches, dans cette affaire. Qui ?

    - Cette augmentation ne concerne pas seulement les auteurs de BD mais tous ceux qui touchent des droits d’auteur : écrivains, photographes, compositeurs... Alors 748 auteurs de BD n’ont aucun poids.

    La seule chose à faire, c’est que TOUS refusent de payer cette complémentaire obligatoire et confiscatoire (qui n’est rien d’autre qu’un racket). L’IRCEC ne pourra pas envoyer des huissiers à tout le monde.

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    • Répondu par léturgie simon le 10 juin à  12:20 :

      Ah, le courage de l’anonymat.

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    • Répondu par Clo le 10 juin à  12:40 :

      Je n’aurais pas dit mieux...
      Malheureusement, les artistes sont toujours les premiers à trinquer et surtout à ne pas être écoutés, ne faisant pas un travail "utile", bien sûr.

      Quand à qui profite le crime, il parait que nos "représentants" à l’Ircec sont eux même auteurs. Et bientôt proches de la retraite, peut-être.

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    • Répondu par Oncle Francois le 10 juin à  12:55 :

      Elle est amusante, cette liste qui commence par des noms connus, qui n’ont pas vraiment de difficultés à boucler les fins de mois. Aprés tout, il suffit (en dehors des précieux droits d’auteurs) à Messieurs Bilal, Sfar, Mezières et cie de vendre un de leurs beaux originaux à artcurial pour se faire quelques dizaines de milliers d’euros, à comparer à ce que gagne le français moyen median ( revenu de l’ordre de 2000 euros par mois). Mais bon, je comprends qu’ils se mettent en avant pour soutenir leurs collègues moins heureux ou fortunés. Pourquoi pas ?


      Si je comprends bien, certains vont passer de 200 euros par an à un taux de 8% de leurs revenus, et ne sont pas contents. Ont ils compris qu’avec 200 euros de cotisation annuelle, ils n’avaient aucun droit à une rente ? Les commerçants et les agriculteurs sont également mal lotis, ce sont de grands travailleurs (sept jours sur sept des aurores à la nuit, quand on a du bétail...), qui finissent avec des retraites de misère. Alors évidemment, ils vendent parfois leur exploitation en prenant leur retraite, ils récupèrent ainsi le fruit amer d’une vie consacrée au travail parfois subventionné par la politique verte que finance nos impôts.


      Pour les auteurs, rien ne les empêche de travailler jusqu’à leur décès si cela les amuse. Regardez Cauvin, Van Hamme,Hermann, Lambil, et tant d’autres.Ils aiment écrire ou dessiner, donc ils s’ennuieraient s’ils ne faisaient rien (ou presque : aller à la pêche, regarder la télé, enmener pisser son chien, s’occuper des petits zenfants), d’autre part, le public et leurs éditeurs sont toujours demandeurs de nouveautés, car leur carrière a été brillante. Maintenant, ils toucheront des droits d’auteurs tant que leurs albums se vendront, c’est le contraire des albums fabriqués rapidement uniquement pour bénéficier d’une mode passagère.

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      • Répondu par Mc le 10 juin à  15:40 :

        Il s’agit de la retraite complementaire, je signale car ca ne semble pas clair dans votre tête, Oncle Francois.
        Ensuite, le soucis c’est surtout la brusque augmentation équivalente à -litteralement - 1 mois revenu, sachant de surcroit les auteurs n’ont pour la plupart aucun controle sur ce que leur rapporte leur travail ?

        Quel autre corps de metier accepterait cela ? sans rire...?

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      • Répondu par Manu le 10 juin à  15:42 :

        Pour les auteurs, rien ne les empêche de travailler jusqu’à leur décès si cela les amuse.


        RIEN ???? La santé, la mémoire, l’inspiration, l’âge tout bêtement. J’imagine le pauvre auteur centenaire dans sa chaise roulante à l’hospice, il a faim et on lui : Allez Papy, si tu veux manger il faut nous faire un nouveau gag de Tourloupette !

        Oncle François, une nouvelle fois obtient le César du commentaire le plus abject.

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      • Répondu par Guerlain le 10 juin à  16:39 :

        on passera sur le fait que vous ne citer que des auteurs belges, peu concernés par cette histoire
        "Pour les auteurs, rien ne les empêche de travailler jusqu’à leur décès si cela les amuse."
        mais, en gros, considérant qu’ils aiment ce qu’ils font, vous leur refusez le droit de s’arrêter ? Vous rendez-vous compte que la bande dessinée est, dans un sens, un travail comme beaucoup d’autre, c’est-à-dire pénible, fatigant, usant... Que la réalisation d’un album est loin d’être une sinécure et qu’il arrive un moment où les auteurs aimeraient peut-être ne plus être enchaîné à une table de dessin ? Ne profitez-vous pas vous même d’une retraite ? Je présume que vous-même vous ennuiez beaucoup et que vous auriez aimé continuer de travailler si on vous avait permis de la faire jusque 80 ans. Parce que votre petit laïus sympathique revient en gros a refusez aux auteurs le droit à la retraite parce que, comme vous le dîte si benoîtement "le public et leurs éditeurs sont toujours demandeurs de nouveautés". Dont acte, les auteurs se doivent à leur public et à leurs éditeurs. Trouvez-vous normal qu’un auteur comme Eddy Paape (encore un belge) était encore obligé de travailler à près de 80 ans parce qu’il "fallait bien faire bouillir la marmite" ? Pas par plaisir, mais pour survivre.

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      • Répondu par Thierry leprévost le 11 juin à  13:06 :

        Cher Oncle François,
        je ne reviendrais pas sur votre commentaire abjecte idéologiquement néo-libéral, d’autres l’ont fait avant moi.
        En revanche, je vous invite à lire plus de bandes dessinées et plus particulièrement le premier numéro de La Revue Dessinée, ce qui vous évitera d’être malhonnête ou mal informer, en comparant les auteurs aux agriculteurs. Chez les auteurs, il n’y a pas d’arrière-fumure !

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      • Répondu par Sylvain le 12 juin à  10:56 :

        " Pour les auteurs, rien ne les empêche de travailler jusqu’à leur décès "
        Des tas de choses empèchent, pincemi, mais ça vous passe visiblement au dessus de votre pauvre tête : la clarté des idées, la mémoire, la vision ...
        et pour moi début de Parkinson !
        Réfléchissez au lieu de sortir vos habituelles anneries à deux balles !!!

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        • Répondu par Oncle Francois le 16 juin à  12:03 :

          dites donc, mon jeune ami sylvestre, pourquoi avez vous enlevé la fin de ma phrase "si cela les amuse. Regardez Cauvin, Van Hamme,Hermann, Lambil, et tant d’autres" ?". Il ne s’agit pas d’obliger les auteurs à travailler jusqu’au bout (d’ailleurs, dans certains cas, les éditeurs trouvent leur trait désuet, voire périmé), je rappelais seulement que certains, wallons il est vrai, sortaient des albums bien après soixante-dix ans. Vous ne savez pas qu’en enlevant un mot, on peut faire perdre tout son sens à une phrase ? Un peu facile, pour me faire passer pour un vieil imbécile, votre stratagème ne trompe personne, car j’ai l’oeil vigilant. Je ne vous salue pas.

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    • Répondu par Dédé le 10 juin à  13:19 :

      Ils n’ont aucun poids et doivent manifester ensemble avec les intermittents du spectacle.

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  • 748 auteurs de bande dessinée écrivent au ministre de la culture

    10 juin 16:17, par Jean-Claude Götting

    En tant qu’illustrateur, j’ajoute qu’à de très rares exceptions, les tarifs en presse pour les illustrateurs n’ont pas bougé depuis 20 ans. C’est à dire même pas réévalués avec l’inflation, et en dépit des diverses cotisations qui se sont ajoutées depuis. CSG, CRDS, formation professionnelle...
    Je ne pense pas que ce soit le cas pour les salariés.
    Alors 8% supplémentaires, oui, ça devient très difficile.
    Je me joins aux signataires.

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    • Répondu par J.Barbaud le 10 juin à  17:42 :

      Tout à fait vrai. Les tarifs des illustrateurs et le prix à la page BD stagnent depuis 10 ou 20 ans. En revanche, les cotisations sont en hausse, comme tout le reste. Et la cotisation pour "formation professionnelle" est elle aussi un racket déguisé qui n’a aucune utilité pour la plupart d’entre nous !

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    • Répondu par Laurent Colonnier le 10 juin à  17:59 :

      En tant qu’illustrateur, j’ajoute qu’à de très rares exceptions, les tarifs en presse pour les illustrateurs n’ont pas bougé depuis 20 ans.


      De mon expérience de dessinateur de presse depuis plus de 25 ans, je dirais que les tarifs en presse ont baissé, parfois même dans de grosses proportions. Il y a beaucoup moins de travail, et il est beaucoup moins payé.

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  • Cette augmentation n’arrive t’elle pas finalement à point nommé ?

    Au moment ou la surproduction est au coeur des préoccupations, une difficulté supplémentaire à la pérrenité dans le métier ne peut qu’en toute logique aider à désengorger les rayons.

    Les plus valeureux resteront, se partageant les parts de marché libérées par les déserteurs, béneficiant en plus de la chance de toucher une meilleur retraite le moment venu. Un bien bel exemple de sélection naturelle.

    Tout est bien qui finit bien !

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    • Répondu le 10 juin à  19:29 :

      Avec votre logique on peut aussi mettre des bombes dans les festivals, ça libérera des places. Votre commentaire est odieux.

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    • Répondu le 10 juin à  19:29 :

      J’ose espérer entendre le second degré dans votre intervention...

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    • Répondu par Zenkaro le 11 juin à  14:13 :

      C’est de l’humour noir, j’espère :/

      Malheureusement, c’est plausible comme hypothèse : il faut garder en tête le problème de la surproduction, causée surtout par les grands éditeurs qui, ne l’oublions pas, appartiennent à des grands groupes ayant des comptes à rendre à leurs actionnaires. En face, on trouve de nombreux auteurs, dont des jeunes passionnés trop contents de pouvoir travailler, pensant qu’ils ne doivent pas rater leur chance, quitte à travailler comme des esclaves. Parler d’eux comme "certains auteurs" faisant preuve de "lâcheté et de mépris", n’est-ce pas faire preuve soi-même de lâcheté et de mépris ?
      Lâcheté, car, quand on est a une certaine assise, et qu’on est au courant de ce qui passe, et qu’en plus, on a le courage de parler de ses difficultés, pourquoi ne pas avoir le courage de prendre contact avec ces auteurs, leur expliquer et les umpluquer dans ces questions ?
      Mépris : c’est comme ça qu’on pourrait appeler ce "manque de courage" d’aller vers ces auteurs, dont un bon paquet sont jeunes, motivés, et malheureusement, pas toujours conscients des conséquences d’une telle motivation, ni des enjeux qui les concerne aussi.

      Comme je l’ai lu ailleurs, les auteurs de BD travaillent souvent seuls : c’est un avantage, car il n’y a pas quelqu’un pour regarder par dessus l’épaule, et juger sans cesse. Problème : on est tout seul, sans contact avec les autres, à commencer par ses "collègues" (ou concurrents, selon le point de vue). Certes, on travaille tout seul (je travaille sur des BD, et je préfère nettement ça au travail de bureau en open space, une horreur, et c’est du vécu), et les autres auteurs sont de potentiels concurrents -comme le sont les collègues de bureau ou autre, et c’est de plus en plus comme ça, partout, c’est le management d’aujourd’hui-, mais si on reste comme ça, sans s’organiser, sans rassembler tout le monde, au delà du milieu de la BD, ça n’ira qu’en empirant !

      Un commentateur a dit que cet individualisme profitait justement à ces éditeurs qui, eux, n’ont aucun problème à presser les auteurs, toujours plus. Moi, j’ajouterai que, si on regarde bien, toutes les avancées sociales depuis le XIX è siècle, si elles ont du lieu, c’est parce qu’à un moment, les gens ont su se rassembler, et surmonter les différences régionales, professionnelles, voire sociales !

      Quelqu’un d’autre (désolé, mais je poste depuis mon téléphone portable, pas très pratique pour copier-coller les noms des commentateurs et leur texte) a dit qu’il n’y a que "ceux qui ont une renommée et qui gagnent le plus qui se plaignent" : moi, je lui réponds par cette question "et si les jeunes -qui ont encore tout à prouver, face à des éditeurs, dont certains tout puissants-, se plaignent, est-ce qu’ils ne vont pas se ’griller’ ?"

      Comme la grogne est due à l’augmentation brutale de la cotisation retraite, apparemment décidée de manière unilatérale, d’en haut, pourquoi ne pas commencer à demander des explications sur les raisons et motifs d’une telle décision ? Pourquoi ne pas aussi exiger des explications claires sur la destination précise des fonds supplémentaires collectés ? Et pourquoi une augmentation aussi subite et importante ? Parce que si passer de 1% de cotisations à 8%, ça peut ne rien faire aux rares auteurs de best-sellers, ça peut faire un sacré trou pour la majorité, dont une partie qui a des choses à dire, et veut proposer une autre vision, autre chose que du mainstream ! C’est aussi l’occasion d’interroger l’IRCEC sur ses intentions et sa finalité. Les réponses, ou les conclusions qu’on pourra se faire d’une absence de réponse, détermineront ce qu’il faut faire.

      Certains proposent une grêve du paiement de cotisation, d’entrée, sans vraiment prendre le temps de faire campagne auprès de toutes les personnes qui seraient concernées, y compris les non signataires et les auteurs autres que ceux de BD : formuler une proposition aussi radicale, c’est une chose, mais combien oseront passer à l’acte et en assumer les conséquences ? Et les autres auteurs (écrivains, paroliers), combien sont prêts à risquer de se griller auprès de la caisse, juste en solidarité avec nos 748, sans y avoir bien réfléchi ?

      Mon post a été long, mais j’avais envie de réagir, suite à la lecture de cette nouvelle sur d’autres sites, et celle de commentaires où les gens se renvoient la balle, et c’est à qui traitera les plus les autres d’égoïstes lâches et méprisants. C’est pas comme ça qu’on va rassembler et impliquer le plus de monde possible : que celles et ceux qui sont au fait des enjeux fassent part de ce qu’ils savent, et qu’ils expliquent (ou "fassent de la pédagogie", terme qui me rebute, parce que ça signifie que les gens en face sont forcément des gamins incapables de réfléchir), partagent leur expérience, au lieu de dénigrer, et que des propositions faisables émergent ! Je vous assure que, si les gens comprennent bien les enjeux, et savent ce qu’ils font, ce qu’ils risquent, et ce qu’ils gagneront, ils suivront, moi compris !

      En attendant, je retourne travailler et garde un œil sur l’affaire. J’espère juste que ce débat ne débouchera pas sur quelque chose de stérile, parce que c’est un sujet sérieux.

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      • Répondu le 18 juin à  08:55 :

        « Malheureusement, c’est plausible comme hypothèse : il faut garder en tête le problème de la surproduction, causée surtout par les grands éditeurs »

        aussi causée par des auteurs qui bâclent.

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        • Répondu le 18 juin à  16:50 :

          Qui bâclent parce qu’ils ne sont pas payés. Et peut-être aussi à cause d’un problème bien français d’éducation artistique (ce dernier point défaillant concerne aussi les éditeurs qui ont de moins en moins les compétences pour juger un dessin et, pire, une narration).

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  • Plutôt que d’afficher les prix décernés (Angoulême etc.) à côté des noms, ce serait plus illustratif que chacun dise combien il a gagné l’année dernière.

    Car beaucoup sont prêts à signer des contrats MISÉRABLES pour être publiés. 30 euros la planche par exemple.

    Au lieu d’écrire au Ministre pour se plaindre, prenez vos couilles et soyez solidaires, et aller demander une augmentation de 8% aux éditeurs. Vous serez gagnants sur tous les tableaux.

    Trop d’auteurs courbent l’échine face aux éditeurs. Allez chercher l’argent là où il se trouve,

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    • Répondu par Winston Churchill (par exemple) le 10 juin à  22:15 :

      Vous faites une drôle d’utilisation de votre pseudo. Robin des Bois était un redresseur de torts, pas un donneur de leçons à deux balles.

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      • Répondu par Un auteur le 10 juin à  23:16 :

        Assez d’accord avec "Robin des Bois". Les salariés du privé ont eux aussi une complémentaire obligatoire, mais elle est payée en partie par leur employeur. Est-il normal que nos éditeurs ne participent pas à ces 8% et que nous devions en supporter seuls le poids ?

        Voilà un point sur lequel se pencherait Mme Filippetti si elle comprenait notre situation actuelle (rappel : pendant le dernier Angoulême, elle avait affirmé que la BD, lecture pour enfants, n’était pas du tout en crise).

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        • Répondu le 11 juin à  00:16 :

          L’éditeur n’est pas l’employeur de l’auteur.

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          • Répondu par louis le 11 juin à  09:48 :

            L’éditeur n’est pas l’employeur de l’auteur.

            Tu m’étonnes...Il devrait payer des charges pour lui...Faut pas déconner non plus.

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            • Répondu par Sergio SALMA le 12 juin à  08:10 :

              ActuaBD , le site où Winston Churchill fait la morale à Robin des Bois.

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    • Répondu par louis le 10 juin à  22:55 :

      Et juste une dernière réflexion tout de même sur l’hypocrisie qu’il y a dans le monde de la BD.
      Tout ces grands noms de la BD qui ont eu la malhonnêteté intellectuelle de signer la pétition pour feindre une solidarité avec le monde de la Bayday, auront-il le courage de dire la nature de leurs conditions lorsqu’ils signent un contrat avec l’éditeur ?

      Parce que d’un côté on a des auteurs qui vont signer chez Delcourt 30 euros la page et chez les "grands", on parle de gros chèques ( genre : 150 000 euros pour les grosses têtes chez les gros éditeurs) à la signature en prévision des ventes futures... On déshabille Paul pour donner à Jacques.
      Il y a un fossé entre les auteurs qui vivent extrêmement bien et ceux qui vivent dans la misère. l’orchestration, c’est l’éditeur qui le fait. Un système très fin qui empêche une véritable cohésion dans ce métier.

      Et la même semaine on voit un qui pleure qu’on lui pique ses images sur son blog et de l’autre, un autre qui arrête la BD faute de pouvoir en vivre.
      Deux mondes qui n’ont rien à voir ensemble.

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      • Répondu par Bill le 10 juin à  23:51 :

        faut arrêter, en quoi celà est-il malhonnête de soutenir ce mouvement, alors que précisément ils sont sans doute les moins affectés ? HEUREUSEMENT qu’ils sont solidaires... de plus, ce sont les ventes des "gros" auteurs qui permettent de financer tous les titres qui se vendent moins bien... soit l’écrasante majorité... bien-sûr, dans un monde meilleur, les ventes seraient mieux réparties, mais ça...

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        • Répondu par Robin des Bois le 11 juin à  00:48 :

          Ce sont ces titres et leurs auteurs qui trustent les ventes qui maintiennent la tête sous l’eau des autres.

          Si vous êtes médaille de bronze vous ne pouvez pas vous empêcher de penser que si les parents de la médaille d’or et d’argent ne s’étaient pas rencontrés, vous seriez champion olympique.

          Retirez les meilleurs, d’autres prendront leur place.

          Les éditeurs sont trop frileux, ils répondent à la demande du public au lieu d’en créer une nouvelle. Créer, mot tabou pour les financiers.

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          • Répondu par Votre cher Winston le 11 juin à  17:10 :

            Décidément, mon bon Robin, vous n’êtes pas avares en contre-vérités. Les livres (romans, bandes dessinées...) ou disques ou films qui marchent ne "maintiennent pas le tête des autres sous l’eau". Ils permettent parfois leur existence. Bon, c’est une explication un peu rapide, mais les approximations proférées ici ne permettent plus guère la nuance.
            Dans le catalogue d’un éditeur on trouve un faible pourcentage de (gros) succès commerciaux qui génèrent (pour l’éditeur et un peu aussi pour l’auteur...) de beaux bénéfices. Un autre pourcentage, disons, médian, de livres qui s’équilibrent peu ou prou. Et une part non négligeable de livres qui sont ÉCONOMIQUEMENT déficitaires. La valeur artistique de tous ces ouvrages, c’est un autre débat. Elle peut être élevée. Et ce sont les auteurs de ces livres-là qui sont directement menacés par ce dont parle la lettre à la ministre.

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            • Répondu par Bengal le 11 juin à  20:59 :

              je crois que Robin est soit un troll (fréquent), soit un con (hélas encore plus fréquent).
              désolé, j’ai pas mieux, quand un type est sous trop de couches de connerie, ça a été démontré que l’usage d’argument ne servait à rien.
              je suis SIDERE de l’aigreur, la jalousie, la haine de gens à qui on n’a RIEN FAIT ! pourquoi tous ces gens qui ont sans doute une bagnole, une couverture sociale, une maison, une stabilité de l’emploi et du salaire, à qui on n’a jamais souhaité rien d’autre que ça aille mieux pour eux aussi, à qui on ne s’est jamais attaqué, pourquoi tous ces gens nous vomissent dessus comme si on était des nantis, des élus ? le meilleur de la nature humaine explose, c’est superbe. "c’est votre choix, assumez-le", "il y a des auteurs qui font des millions, prenez leur thune à eux", "vous êtes juste des artistes, vous avez pas besoin de manger ou de vous acheter une maison", etc. juste parce qu’on essaye de vivre de notre passion, et du plaisir qu’on a à la partager avec le reste du monde, on se fait gerber dessus tout ce que le quidam lambda, qui aimerait bien s’acheter une BMW un jour et qui est tout triste d’avoir juste un job derrière un bureau, a dans le ventre.
              aigreur, terrible aigreur. quelle tristesse, mes bons amis français, ça pour être divisés, vous êtes divisés. vous savez probablement que ça leur rend le reigne facile, si vous avez un soupçon d’éducation.
              sidérant. France, pays de la solidarité et de l’amour de son prochain...

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      • Répondu le 11 juin à  00:13 :

        150 000€ pour un album ?! Je me demande bien d’où vous pouvez donner ces chiffres autrement hautement fantaisistes. C’est bien la preuve que vous n’y connaissez rien. Pour un 46cc, pour un auteur qui a une réputation, sans scénariste, il faut compter 25 000€. De plus en plus uniquement en avances sur droits. Et ce n’est pas parce que l’auteur est connu qu’il ne se fera pas refuser des projets. Au contraire, il s’en fera refuser plus que l’auteur qui accepte un contrat à coup de lance-pierre, ce dernier ne coûtant rien à l’éditeur le seuil de rentabilité (et le risque) sera beaucoup plus bas.

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        • Répondu par louis le 11 juin à  07:54 :

          Ah ça vous choque hein ??
          150 000 euros à la signature en prévision des droits futurs.
          Et bien si mon cher monsieur, pour certains auteurs, ce petit avantage existe bel et bien.
          Je ne dirai pas les noms mais dans le métier, tous se sait...
          Pour ma part, et à ma petite échelle. Un grand éditeur m’a proposé cette particularité d’avoir 25000 euros à la signature et de retoucher lors de la réalisation de l’album les prix de pages plus classiques. Et je n’étais pas le seul à l’époque (5 ans)et je ne suis pas un auteur de l’importance de certains.
          Quand on entends également les sommes dépensées par les éditeurs pour récupérer les droits d’adaptation d’un ouvrage célèbre par exemple : c’est juste indécent. Et je ne parle pas d’auteurs phares qui ont proposent des sommes pharamineuses pour quitter une écurie et rentrer dans une autre.
          De l’argent, il y en a. Il suffit de regarder les chiffres d’affaires. Mais si ça profite pour certains, pour la grande majorité, c’est la précarité.

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          • Répondu le 11 juin à  16:07 :

            Ça ne me choque pas. Je mets juste en doute vos chiffres. À supposer que vous ayez raison, ce dont je doute, une avance de 150 000€ correspondrait à une espérance de vente à la nouveauté de 150 à 200 000 exemplaires minimum. Ce qui n’est pas impossible mais extrêmement rare. Cela veut dire que la sortie de ce bouquin rapportera beaucoup de pognon à l’éditeur qui s’en mettra certes une partie dans la poche mais qui financera aussi bon nombre de bouquins (je parle de financement technique, impression, fabrication et pas forcément le financement du travail d’auteur) qui ne se vendront pas à plus de 1500 ou 2000 exemplaires. Les auteurs à succès ont toujours servi à financer les autres. Ce n’est pas parce qu’on les mettrait au régime sec que les éditeurs paieraient mieux les moins (ou non) vendeurs. Ça ne marche pas comme ça. Vous devriez au contraire vous réjouir que les auteurs "à succès" soient solidaires des autres. Diviser pour mieux régner, c’est ce que cherchent les éditeurs.

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            • Répondu par louis le 11 juin à  16:48 :

              Pour fêter la sortie d’un de ses albums...C’est indécent
              Je vous assure : du fric il y en a et les clauses plutôt avantageuses spécifiques à un auteur phare ça existe bien.
              Maintenant, libre à vous de ne pas le croire.

              Et bien quand je vois que la liste des 20 auteurs que l’on met en avant sur cette pétition et qui jouisse pour la plupart de clauses très avantageuse, je trouve ça d’une très grande hypocrisie.

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              • Répondu le 11 juin à  21:06 :

                Parce que vous croyez que les auteurs "prestigieux" que vous vilipendez n’ont pas débuté, pas galéré ? Restez dans vos querelles de classes et de classe d’âges, vous faites le jeu des éditeurs.

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                • Répondu le 18 juin à  08:53 :

                  Tous les auteurs ne sont pas issus du même milieu social. Certains ont moins ramés parce que de milieux bourgeois. Aidés par leurs parents jusqu’à ce que ça marche. On ne part pas tous avec les mêmes chances. Le talent ne suffit plus pour réussir.

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                  • Répondu par Sergio SALMA le 18 juin à  10:16 :

                    Encore cette idiotie sur les stéréotypes et les carrières toutes pareilles. Il y a 1500 parcours différents s’il y a 1500 auteurs. On peut très bien commencer jeune , publier, en vivre, avoir du succès, beaucoup de succès à 25 ans ou au contraire commencer à avoir des soucis à 30 , 50 ou 60 ans. C’est pas des carrières qui jouent sur l’ancienneté. Un auteur à 50 ans qui n’a eu aucun succès peut très bien être soutenu pour d’autres raisons, il peut aussi être "listé" et devoir recommencer à zéro pour chacun de ses projets. Il peut même voir sa cote dévaluée avec le temps. Mais de nouveaux acteurs apparaissent, de nouvelles structures éditoriales qui seront enclines à vouloir le publier malgré les résultats moyens. Ce sont des activités humaines,le tout est aléatoire et soumis au verdict du public.

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                    • Répondu le 18 juin à  14:06 :

                      Vous confondez le début d’une carrière et le déroulement de celle-ci. Évidemment que tous les parcours sont uniques. Mais si vous partez avec moins de moyens économiques, vous avez moins de chance. Cela ne veut pas dire que vous allez vous planter forcément.

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                    • Répondu par Fred le 18 juin à  16:04 :

                      il peut aussi être "listé" et devoir recommencer à zéro pour chacun de ses projets.


                      Qu’ entendez-vous par "listé" Mr Salma ?

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                      • Répondu par Sergio Salma le 19 juin à  16:50 :

                        Un "listé" entre guillemets , donc ironique. Néanmoins, les auteurs ont un historique qui leur tient lieu de CV. On a donc plus de facilités pour négocier un contrat si on a connu de multiples succès. En revanche, pourquoi occulter le fait que si nous avons subi des échecs patents, ça jouera contre nous, c’est un passif . C’est injuste sans doute et cruel. Il faut espérer que la relation efface le passé négatif et qu’ensemble les nouveaux partenaires fassent le pari de faire mieux que par le passé.

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        • Répondu par Oncle Francois le 16 juin à  12:05 :

          Qui est l’heureux vainqueur ? Porterait il le même prénom que moi, et ses jeunes femmes auraient elles le don de nous faire bourgeonner ?

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    • Répondu par badaboum ! le 10 juin à  23:54 :

      Il y a 15 ans (c’est dire !), travaillant régulièrement pour le journal de mickey, j’ai demandé une rémunération plus importante (et que j’estimais plus juste) pour un boulot demandé. J’ai "bataillé" et je me rappelle même au final d’un "mais c’est qu’il insiste le bougre !" j’ai refusé le boulot et Mickey ne m’a plus jamais appelé. Voila ! le boulot a été réalisé par un autre. Ce même autre, dans une interview il y a peu sur actua bd, s’est plaint qu’à une époque (creuse de sa vie) il avait dû accepter de bosser pour une misère. Je lui en veux, comme j’en veux à ceux qui comme lui se couchent. Mitterrand (François, pas l’autre) a dis il n’y a pas si longtemps (au siècle dernier, quand même !) : "1 franc investit en Afrique en rapporte 8. Ce sont les pays pauvres qui financent les pays riches". Auteurs, vous êtes la "matière première" ! Alors redressez-vous ! Ensemble tout est possible ! Mais bon pour moi, c’est fini depuis longtemps.

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      • Répondu le 11 juin à  17:27 :

        Mickey faisait appel à plusieurs dizaines de jeunes dessinateurs pour ses jeux, ç’aurait été très improbable qu’ils réévaluent leurs prix juste pour vous.

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        • Répondu le 11 juin à  21:08 :

          Mais il y a un moment où ils ont baissé leurs tarifs, alors là pas le choix, tu bosses autant pour moins d’argent ou tu dégages.

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          • Répondu le 12 juin à  15:00 :

            "autant" est très relatif, c’est de la pige donc irrégulier.
            Par ailleurs c’est de l’illus, pas de la bd...

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  • La SOFIA (SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES INTÉRÊTS DES AUTEURS DE L’ÉCRIT) vient d’envoyer un mail à leurs adhérents.

    Retraite complémentaire
    Prise en charge par la Sofia de la retraite complémentaire des auteurs

    Un certain nombre d’auteurs notamment de la littérature jeunesse et de la BD ont manifesté leur émotion face au système de retraite complémentaire dont ils relèvent, désormais.

    En toutes hypothèses, la Sofia abondera leurs cotisations pour moitié, ce qui réduira à 4%, au lieu de 8%, le taux restant à leur charge.

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    • Répondu par David Chauvel le 13 juin à  22:00 :

      "En toutes hypothèses"...

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    • Répondu par xavier duvet le 14 juin à  10:55 :

      et quand bien-même, quant est-il des 50 000 autres artistes inscrits à la Maison Des Artistes qui sont aussi touchés et n’ont pas d’aide de la SOFIA ? Les auteurs ne font pas la mendicité, ils demandent un système équitable.

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      • Répondu par Fred le 14 juin à  16:50 :

        Etre à la Maison Des Artistes n’est pas incompatible avec le fait d’être à la SOFIA. S’inscrire à la SOFIA ne coûte rien et permet de recevoir sa part de ce qui est perçu du prêt en bibliothèque. Ils gèrent aussi depuis un an des formations professionnelles dont nous les auteurs pouvont bénéficier, ce qui est normal puisque nous côtissons pour ça dorénavant.

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  • En résumé, après avoir lu tous ces commentaires, si mon fils me dit qu’il veut être auteur de bd, aujourd’hui, .
    1.Je fais la grève de la faim
    2. Je lui dis okay si tu es rentier (ce qui n’est pas le cas) 3. Tu te maques avec une femme riche (voir interview d’un auteur de renommée, sur ce même site).

    Tous ces auteurs qui réalisent des travaux titanesques pour gagner si peu, et qui témoignent ici, sont carrément exploités.
    Donc, oui, il s’agit bien d’un problème de classes sociales.
    Pourquoi le nier ?
    .

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    • Répondu par Tarek le 15 juin à  20:19 :

      Vous résumez la situation parfaitement.

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    • Répondu par P. le 18 juin à  11:18 :

      Il faut absolument, en effet, avoir une épouse (époux) salarié(e) et gagnant honnêtement sa vie, pour débuter en bd, c’est indispensable, et je le conseille à tous les jeunes qui viennent me demander ! C’est brutal mais c’est pour leur bien !

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  • Quelques éclaircissements après lecture de la réforme du RAAP hier, à tête reposée :

    Si augmentation de cotisation il y a, c’est surtout pour les cotisants au régime spécial "SP", mais ils y gagneront plus, au moment de la retraite.

    Ceux qui cotisaient dans les classes A,B,C, et D, eux, paient moins ; mais c’est juste une harmonisation : au final, tout le monde paie pareil, et touche probablement pareil.

    C’est un peu comme quand on est salarié :
    - ceux qui gagnent entre 10 000 et 20 000 € par an devront cotiser A,
    - ceux qui gagnent entre 20 000 et 30 000 € par an devront cotiser B,
    - et ça monte ainsi, par étages (les montants sont volontairement simplifiés, pour que ce soit facile à comprendre)

    À terme, ils pensent rendre les cotisations proportionnelles au revenus : 8%. En gros, si on n’a rien eu, on ne cotise rien (et on doit alors se préparer à ne pas avoir de retraite du tout, plus tard). Bonne chance à celles et ceux dont les contrats sont mal ficelés !

    Et le président l’explique, dans la "lettre ouverte aux auteurs de BD", c’est une obligation imposée par l’État. C’est soit cette mesure, qui entrera en vigueur dans 2 ans, soit l’État qui décidera de nos retraites complémentaires, ce qui retardera encore plus les choses, et qui sait, les aggravera, vu l’état des finances de l’État et des caisses de retraites. On y perdra certainement tous.

    Au moins, avec l’IRCEC, on sait à peu près à quoi s’attendre. On sait à peu près ce qui nous arrivera, et à partir de quand, et c’est déjà ça.

    Quant à la précarisation des auteurs et à la dégradation des conditions de travail, restons vigilants et commençons par nous organiser : celles et ceux qui se font avoir sont souvent des jeunes, passionnés, trop contents d’avoir une chance de se faire connaître, et pas toujours au courant des pratiques et habitudes du milieu. Et si les plus expérimentés / reconnus / réputés commençaient par leur expliquer comment ils ont fait, et comment ça se passe ?

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    • Répondu le 18 juin à  07:46 :

      Ouf ! Enfin un qui comprend. Je commençais à désespérer.
      Il faut cotiser ces 8% ! Le problème est que beaucoup d’auteurs ne peuvent pas économiser pour leurs vieux jours puisqu’ils n’ont déjà pas assez pour vivre maintenant. Comment payer quand même ? Qui doit payer ? Les éditeurs, la SOFIA avec les prêts en bibliothèques ? Une taxe sur les ordinateurs, internet, les diffuseurs de contenus ? Revoir les répartitons entre auteurs et éditeurs ? Demander la suppression de la TVA de 10% sur les à-valoir (pourquoi ces 10% ne concerneraient-ils pas uniquement les droits positifs et les royalties ?) pour pouvoir en échange payer ces 8 % ?
      La position du SNAC est de dire non à ces 8 %. Ce n’est pas une solution.
      Un auteur riche n’aura sans doute pas besoin de cette complémentaire. Alors, pourquoi payerait-il plus ? Mais un auteur pauvre en aura besoin mais ne peut pas payer plus. Le syndicat défend des auteurs… mais qui n’ont pas tous les mêmes intérêts.

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      • Répondu par Zenkaro le 24 juin à  00:24 :

        Il faut cotiser ces 8% ! Le problème est que beaucoup d’auteurs ne peuvent pas économiser pour leurs vieux jours puisqu’ils n’ont déjà pas assez pour vivre maintenant. Comment payer quand même ?

        D’après ce que j’ai compris, celles et ceux qui n’auront pas atteint les 9 329€ de revenus ou de droits d’auteur devraient ne rien payer, dans un premier temps. Puis, quand on passera à des cotisations vraiment proportionnelles ( = Revenus x 8 / 100), on devrait avoir les cas suivants, par exemple :
        - 0 € de revenu ou droits d’auteurs → 0 € de cotisation, et pas de droit à la retraite
        - 100 € de revenus ... → 8 € de cotisation, et un droit à une toute petite retraite
        - 1 000 € de revenus ... → 80 € de cotisation
        etc.

        Qui doit payer ?

        En gros,
        - dans un premier temps, ceux qui toucheront en dessous du premier seuil devraient ne rien cotiser : à vérifier auprès de l’IRCEC
        - après, tout le monde devrait payer : un système plus juste, a priori, mais c’est comme les impôts : si 8% ne représentent rien pour celles et ceux qui gagnent beaucoup, ça peut représenter quelque chose pour celles et ceux qui gagnent peu, et pour qui chaque euro compte.

        Pour moi, il faudrait plutôt se poser la question suivante : les auteurs de BD les plus fortunés seraient-ils prêts à cotiser plus pour leurs collègues qui ont peu ou pas de revenus, faute de trouver leur public ?

        C’est là que le SNAC devrait intervenir, et réfléchir, plutôt, non ?

        Les éditeurs, la SOFIA avec les prêts en bibliothèques ?

        Les éditeurs ? Pourquoi pas ? Il faut voir si les grands groupes financiers auxquels certains appartiennent accepteraient de payer plus de charges et rémunérer moins leurs actionnaires ;). Faisons attention, ça risque encore de se répercuter sur le prix des livres (dont les BD) !

        la SOFIA avec les prêts en bibliothèques ? Il faut savoir que, face aux restrictions budgétaires, les bibliothèques achètent de moins en moins de livres (et en ont moins à disposition pour les prêts), il ne faudrait pas les accabler encore plus !

        Une taxe sur les ordinateurs, internet, les diffuseurs de contenus ?

        Une telle taxe existe déjà, et elle a été créée pour rémunérer les auteurs, compositeurs, producteurs, interprètes ... au titre de compensation pour le droit à la copie privée. Ça ne ferait qu’augmenter le prix des ordinateurs, disques durs, etc, ainsi que le "ras-le-bol fiscal" dont se plaignent les Français. Et qui accepterait de payer, surtout en ces temps de pouvoir d’achat en berne ?

        Vous accepteriez de payer plus cher votre PC, abonnement internet, disque dur externe (pour sauvegarder vos travaux), alors que vous-même ne gagnez déjà pas beaucoup ?

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    • Répondu par EmmanueL le 18 juin à  08:03 :

      Ils lui diront : rame mon petit, rame.

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    • Répondu par Oncle Francois le 18 juin à  11:26 :

      et voila, donc tout s’arrange ! Encore heureux que les dessinateurs de BD n’aient pas bloqué avec leurs planches les lignes de chemin de fer et l’accès aux aéroports ! arf arf !°).


      Maintenant, d’un point de vue strictement financier, il me semble qu’en 2014, il vaut mieux travailler sur une série commerciale qui se vend bien, plutôt que d’essayer de faire de l’artistique intello qui ennuie le public et ne se vend pas.

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      • Répondu le 18 juin à  12:56 :

        Vous n’avez donc rien compris ; aujourd’hui MÊME les auteurs dits mainstream ont du mal à joindre les deux bouts.
        Et à part dans le cas de reprises/spin-offs interminables, il est totalement impossible de prévoir à l’avance qu’une nouveauté sera "une série commerciale qui se vend bien".

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      • Répondu le 18 juin à  16:46 :

        Cher oncle François, un dessinateur mainstream (qui ne fait ni son scénario ni sa couleur) touche autour de 15 000€ pour un 46 pages, pour en moyenne un an de travail (on parle bien ici d’auteur mainstream qui travaille son dessin). Il s’agit là de ses revenus et non de ses bénéfices, car il y a des frais à déduire ( local de travail, électricité, matériel, documentation,cotisations sociales diverses et en augmentation, etc). Sachant qu’actuellement il s’agit uniquement d’avances sur droits quelles que soit l’origine de ces droits (ventes en France, droits étrangers, presse), là où il y a qqs années encore on pouvait négocier une partie de ces avances sur le poste droits étrangers et presse. Il faut ensuite attendre de vendre 25 à 30 000 exemplaires ( ce qui correspond actuellement à de très bonnes ventes, l’équivalent de 60 à 80 000 ex il y a 15 ans) pour recommencer à toucher des droits sur les bouquins vendus (je parle de la part dessinateur)à raison de environ 0,5€ par livre. Faites la division par douze de ce revenu pour un album annuel, retirez les différents frais et charges et vous verrez que même les auteurs mainstream ne peuvent plus s’en sortir actuellement .

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      • Répondu le 18 juin à  18:45 :

        Baccalauréat 2014. Sujet de philosophie : "il vaut mieux travailler sur une série commerciale qui se vend bien, plutôt que d’essayer de faire de l’artistique intello qui ennuie le public et ne se vend pas." Expliquer comment ce qui est "artistique" et/ou "intellectuel" ennuie le public (qui est un con).

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        • Répondu par Zenkaro le 24 juin à  01:18 :

          Sujet de philo, ou sujet d’examen de marketing en école de commerce ;) ?

          Et si on planchait tous ensemble dessus ?

          D’abord : qu’est-ce qu’une « série commerciale qui se vend bien » ? Et qu’est-ce que « de l’artistique intello qui ennuie le public et ne se vend pas » ?

          Ensuite : quels sont les ingrédients pour qu’une série se vende, à coup sûr ?

          S’il suffit de faire une série d’action, avec un héros musclé qui ne réfléchit pas beaucoup, et des filles (quasiment) nues, j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi
          - les "manga français" ou "franga" rencontrent très peu de succès, alors qu’ils utilisent les mêmes codes graphiques, mettent en scène les même types de personnages, et s’adressent au même public ?
          - une série comme "Lou !" de Julien Neel, arrive à avoir du succès, alors qu’elle raconte, d’abord en strips, puis par un récit continu, la vie d’une adolescente et sa mère auteure de romans de sience-fiction, un sujet a priori pas sûr de vendre, du moins, sur le papier ?
          - le succès de la série "Quai d’Orsay" (qui a même été adaptée au cinéma) ?

          le public (qui est un con)

          D’un côté, on a un public qui se plaint qu’il n’y a pas assez d’œuvres originales (que ce soit en musique, cinéma, jeux vidéo, ou BD), mais quand on lui propose quelque chose d’original, il n’achète pas ... Bref, un public formaté.

          S’il n’y a que des suites, spin-off, et copies de copies de copies de séries qui marchent, ou ont marché, c’est aussi son problème et sa responsabilité, non ?

          Et celles et ceux qui achètent d’abord au coup de cœur, et pas "grâce" au matraquage publicitaire (qui marche, pourtant) ? Sur quelles bases exactement, choisissent-ils leurs livres / BD, etc. ?

          Ces personnes-là méritent-elles d’être qualifiées de con(ne)(s) ?

          Qui aurait envie de lire une BD qui s’adresse plus ou moins ouvertement à lui (elle) par "cher (chère) con(ne) de lecteur (lectrice), moi qui suis cultivé(e), intello, je vais t’apprendre 2 ou 3 trucs", surtout par ces temps de morosité, où le premier réflexe après une dure journée / semaine de boulot, c’est de chercher à s’évader ?

          « Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, même s’il ne faut pas oublier qu’ils le sont » (Coluche)

          Ça se vérifie partout.

          Pour moi, les auteur(e)s qui arrivent à créer, trouver le ton juste ; tout en tenant compte de tous ces paramètres, y compris la citation de Coluche, ces personnes-là ont du talent, et méritent de trouver leur public, aussi restreint soit-il !

          Puis, il ne faut pas oublier que, parmi tous les éditeurs existants, il y en a quelques uns (souvent, petits et indépendants) qui sont prêts à prendre des risques pour publier et faire connaître une bonne histoire pour laquelle ils auront eu le coup de cœur.

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      • Répondu le 19 juin à  01:05 :

        On l’a lu récemment ici -et ce n’est pas nouveau- mais de vrais grands artistes, récompensés par les prix internationaux les plus prestigieux fuient la profession. Par dégoût, par fatigue. Sélection naturelle diriez-vous, Oncle François ? Nenni, loi du marché et vous gobez le panier de couleuvres que l’on veut vous faire avaler. Tout le panier, avec le rotin et l’anse. Bonne digestion.

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        • Répondu par Fred le 19 juin à  19:48 :

          François Pincemi n’aiment pas les bd des vrais grands artistes, récompensés par les prix internationaux les plus prestigieux, c’est ennuyeux, ça fait mal à la tête et ça se vend pas. Il préfère les trucs vite bâclés par des tacherons de troisième zone, c’est plus facile à comprendre.

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