Alain Ayroles : "Ce qu’on essaye de transmettre dans De cape et de crocs, c’est le plaisir de la culture."

21 mai 2012 2 commentaires
  • Après avoir fait [le bilan des dix tomes de De cape et de crocs->http://www.actuabd.com/Tombee-de-rideau-pour-De-Cape-et], il convenait de donner la parole à l'un des deux auteurs, en l’occurrence le scénariste Alain Ayroles, pour visiter les coulisses de cette épopée théâtrale qui dura 18 ans. Souvenirs, confidences, inventaire et émotion pour la plus versificatrice des séries franco-belges.

Comment toute cette histoire a démarré ?

J’ai rencontré Jean-Luc Masbou aux beaux-arts d’Angoulême, à une époque où il y avait aussi Bruno Maiorana, Mazan, Turf. On était tous passionnés de jeux de rôle, et on s’est mis à beaucoup jouer ensemble, au détriment des cours. Il y avait un imaginaire foisonnant, très créatif, et ça a été un laboratoire d’idées pour pas mal d’entre nous. On avait même créé un jeu qui s’appelait Contes et racontars, qui permettait de jouer dans des univers fantaisistes à mi chemin entre le conte de fée, les récits de cape et d’épées ou de pirates. Un mélange de Garulfo et De cape et de crocs. Pour moi, ça a été une école de scénario. J’étais maître du jeu, j’orchestrais les histoires. Et Jean-Luc jouait le personnage du loup. C’est un ami commun qui jouait le renard et qui a d’ailleurs fait une excellente traduction de De cape et de crocs en gascon.

Donc le jeu de rôle ne mène pas qu’aux messes noires et à la délinquance (rires).

C’est ça, entre deux sacrifices rituels de jeunes vierges (rires), on travaillait sur des scénarios de bande dessinée. Jean-Luc et moi, on avait envie de travailler ensemble. On s’est dit, tiens, pourquoi ne pas adapter le jeu de rôle en bd ? On a pioché des idées, on a fait des séances de brainstorming qui se terminaient souvent en crise de rire. Finalement, on a retenu les personnages, tout le contexte de cape et d’épées, et aussi un versant théâtral. Il y avait une grande partie d’improvisation dans le jeu. On avait d’ailleurs joué une partie mémorable où les héros étaient obligés de remplacer au pied levé des comédiens de commedia dell’arte et d’improviser une représentation. C’est une scène que j’ai reprise dans le tome 4 avec la farce de maître Grosjean que les pirates donnent devant les Sélénites.

Alain Ayroles : "Ce qu'on essaye de transmettre dans De cape et de crocs, c'est le plaisir de la culture."
La couverture du tome 1


En partant de ce contexte XVIIe, on a pensé à Molière. Et donc, j’ai démarré avec un rappel des Fourberies de Scapin avec comme cadre Venise, qui s’imposait. Tout comme le voyage dans la lune, inspiré par le personnage de Cyrano de Bergerac de Jean Rostand. Du coup, après on pense au vrai Cyrano et puis au capitaine Fracasse, etc . Tout ça a créé un creuset bouillonnant de références, à la fois littéraires, théâtrales et cinématographiques. Qui a débouché sur des personnages animaliers évoluant dans un monde humain. Cohérent avec un La Fontaine qui a vécu au XVIIème siècle et qui a rapporté l’existence de ces animaux (rires). Ça tenait la route, assez miraculeusement. Parce que cette histoire de lapin en galère et de renard qui rime…

Ça rappelle aussi les Monty Python.

Oui, l’empreinte des Monty Python, le gros pied des Monty Python, plane au dessus de la série, c’est évident. Il y a d’ailleurs plusieurs références directes. L’esprit en général est là. Leurs sketchs, mais aussi les films de Gilliam, réalisateur qui est une influence majeure de la série. Notamment ce qu’il a réussi à faire dans le Baron de Münchhausen, c’est-à-dire de faire un film moderne avec des effets spéciaux du XVIIIe siècle, des artifices de théâtre. C’était une idée qui nous avait séduit. Dans le domaine des influences cinématographiques, il y a quelque chose de plus étonnant, c’est un film de Peter Greenaway qui s’intitule The baby of Mâcon, qui est une mise en abyme du théâtre dans le cinéma, et qui a apporté pas mal de son esthétique au début de la série. On croise d’ailleurs Peter Greenaway dans le tome 9, avec un petit clin d’œil à Meurtre dans un jardin anglais, mais c’est plus du domaine du gag.
Ça fait des références très variées, certaines plus évidentes que d’autres.
Je pourrais comprendre qu’on considère tout ça comme un bric-à-brac, un fourre-tout. Mais il y a une logique, un ciment entre toutes ces références.

L’affiche des aventures du Baron de Munchhausen, version Terry Gilliam

Le mélange d’onirisme, d’aventure et de comédie, c’était présent dès le début ?

Oui. Le ton et les très grandes lignes de l’intrigue, comme le voyage sur la lune, le duel final, les trésors qui n’en sont pas, étaient là dès le début. L’esprit de la série n’a pas bougé. J’ai encore les notes d’intention que j’avais écrit pour démarcher les éditeurs. Tout y est. L’aventure, la romance, le panache, les duels, les abordages, sur fond d’humanisme et de tolérance entre les peuples. La seule chose qui a changé, hélas, c’est que ce message humaniste qui imprègne la série pouvait paraître pour de l’évidence à l’époque, comme enfoncer des portes ouvertes. Aujourd’hui, ce sont des évidences qui ont plus que jamais besoin d’être rappelées.

Les notes d’intentions dont vous venez de parler ont été présentées à plusieurs éditeurs ? Parce que Garulfo était déjà signé chez Delcourt.

Pour Garulfo, on avait vu pas mal d’éditeurs. Pour De cape et de crocs, on en a vu assez peu. Guy Delcourt a rapidement dit oui.

Le fait d’être déjà chez Delcourt a facilité les choses.

Oui, parce qu’à l’époque, c’est-à-dire en 1994-95, la bande dessinée était très codifiée. Et De cape et de crocs était typiquement une série qui ne rentrait dans aucune collection. C’était bizarre. Cette histoire d’animaux qui parlent, de capes et d’épées, qui se lancent de l’aventure, qui sont drôles, mais en même temps, ce n’est pas de l’humour, etc. C’était assez déconcertant. Garulfo avait eu le même problème. Donc Guy Delcourt, peut-être rassuré par l’histoire de Garulfo, n’a pas été effrayé par les dialogues et la densité des phylactères. Tout comme le lecteur. Parce que la bonne surprise a été de voir rapidement que le lecteur n’était pas rebuté.

Justement, comment se rendre compte du potentiel d’une série ? Celle-ci partait avec pas mal de handicaps.

Au début, c’était vraiment « art et essai » (rires). De cape et de crocs est difficile à classer. D’un côté, c’est une série très classique : 46 planches couleurs, format classique, franco-belge pur jus avec des animaux rigolos, des beaux paysages, un dessin séduisant. Un univers qui a l’air très accessible, mais en même temps qui ne l’est pas tant que ça. Il y a une histoire complexe, des protagonistes dans tous les sens, des dialogues parfois indigestes. Donc, quand on l’a présenté, c’était complètement casse-gueule. Et en fait, on s’est aperçu que les lecteurs aimaient ça et en redemandaient. Ça ne m’a pas surpris tant que ça. Si on respecte les lecteurs et si on leur donne quelque chose d’un peu relevé, ils apprécient.
Cela dit, dans De cape et de crocs, on a toujours veillé à ce que cette histoire complexe et ces dialogues soient accessibles. Et pour qu’ils soient accessibles, le découpage, le dessin et les dialogues sont très travaillés, de manière à ce qu’il y ait une fluidité de lecture. L’enchaînement de case à case et de page à page, les actions simultanées avant-plan/arrière-plan, on a veillé à ce que ce soit bien clair. Et quand il y a des références savantes ou un vocabulaire compliqué, ce n’est jamais un moment clef pour la compréhension de l’intrigue. On peut passer dessus. Une tirade un peu biscornue peut être lue en diagonale sans saisir forcément complètement le sens, et on peut quand même garder la main sur le récit.

Bombastus dans ses oeuvres

A quel moment vous avez senti que ça fonctionnait ? Dès le premier tome ?

Dès la sortie du premier tome et dès qu’on a eu des contacts avec les lecteurs. Il y a eu un réel engouement. Avec le bouche à oreilles, les premiers tomes ont vite été réimprimés.

Les lecteurs de Garulfo ont peut-être constitué un premier noyau de fans ?

Oui, ça a bien sûr aidé, même si il n’y a pas eu un grand écart de publication entre les premiers tomes des deux séries.

Au départ, De cape et de crocs était prévu pour combien d’albums ?

Trois tomes. Le tome 1 était à peu près le même que celui qu’on a. A la moitié du tome 2, ils partaient pour la lune. Et ils revenaient à la fin du tome 3. C’était vite fait. Il suffisait de quelques pages pour évacuer le problème d’un voyage sur la lune (rires). Je ne pouvais pas imaginer que ça ferait 10 tomes. Mais on l’a assez vite compris. A la fin du tome 2. Quand on s’est aperçu que l’intrigue n’avait progressé que de ça. Et on avait remarqué un phénomène qu’on a subi pendant toute la série, c’est le fait d’avoir des personnages incontrôlables. Eusèbe, simple faire-valoir, qui commence à tirer la couverture à lui. A tel point que dans le tome 3, on a pris la courageuse décision de le mettre au placard. Il n’en est ressorti que plus fort. On a eu les pirates au tome 2, qui ne devaient faire qu’une brève apparition. Et finalement, ils sont là jusqu’aux dernières cases du tome 10. Il y a beaucoup de personnages qu’on n’a pas eu le cœur de laisser sur le bas côté.

Des personnages incontrôlables qui font partir l’intrigue dans toutes les directions.

Oui, ou un personnage comme Bombastus, qui cherche toujours à caser une théorie qui va prendre une page de dialogues, une page qui ne sera pas consacré à l’avancée du récit. Les pirates, dès qu’ils peuvent font des conneries qui mettent trois pages à être racontées. Les paniques de pirates ont consommé beaucoup d’espace (rires). Et puis dans De cape et de crocs, il y a beaucoup de scènes chorégraphiées. Déjà, il y a beaucoup de duels. On a d’ailleurs essayé au fil des tomes de respecter de plus en plus les règles réelles de l’escrime. La mise en scène de ces duels est très découpées et consomme beaucoup d’espace. Un abordage consomme aussi beaucoup d’espace. Un monstre marin, c’est gros, ça demande de grandes cases. Les voyages dans l’espace aussi. Et je ne parle pas du texte. Un alexandrin dans une bulle, ça fait les deux tiers de la largeur d’une page. Avec la césure à l’hémistiche, on peut réduire ça à un peu moins de la moitié. Mais du coup, c’est en hauteur que ça prend de la place...

L’illustration pour la couverture du tome 10

En terme de documentation, vous parliez des duels, est-ce que vous vous êtes contentés de l’imagerie que vous aviez de cette époque ?

Au début, on est partis la fleur au fusil avec un bagage de films de cape et d’épées, de culture générale, du Molière étudié au collège et de quelques romans lus. Je n’avais même pas lu Les trois mousquetaires quand on a commencé. Et au fur et à mesure, on a étoffé notre documentation. Visuelle pour Jean-Luc, notamment maritime, mais aussi architecturale. Au niveau du texte, j’ai revu les classiques, Molière, Racine, Corneille, Rostand, puis des auteurs un peu moins connus comme Paul Scarron, les Espagnols Felix Lope de Vega et Pedro Calderon, les mémoires d’un capitaine de l’ordre de Malte à qui j’ai emprunté certains traits de Mendoza. Et petit à petit, à force de se pencher sur Boileau, Pascal, Descartes, on commence à s’intéresser au jansénisme et aux libres penseurs du XVIIe. Il y a un contexte qui devient de plus en plus étoffé. Une pratique aussi. Dans le premier tome, j’ai écrit des vers de mirliton. A force de potasser des bouquins sur l’art poétique, j’ai fait des alexandrins de meilleure facture, qui respectent plus les règles classiques. Et Dieu sait qu’il y en a. Les diérèses, les synérèses, les alternances de rimes féminines et masculines, les alternances entre un substantif et un verbe, le respect des singuliers et des pluriels, etc. Et ce qui est complexe en plus, c’est de faire des alexandrins qui respectent les règles, avec des rimes les plus riches possibles, qui aient du sens, un minimum de musicalité, d’images poétiques. Et tout ça dans un minimum de place.

Donc, finalement, il y a un « petit » travail de dialoguiste (rires).

Sachant qu’il y a des alexandrins et des dialogues alambiqués, il faut alléger tout ça avec des dialogues du tac au tac, des répliques cinglantes et des choses qui soient à la fois informatives et stylées. C’est vrai que c’est un gros boulot, et Jean-Luc avait lui aussi beaucoup de contraintes. Faire rentrer des planètes dans des petites pages, mettre en scène un abordage avec 50 figurants, c’est vraiment complexe. Pour que des passes d’arme soient compréhensibles en bande dessinée, on est obligé de tricher visuellement pour que ça fonctionne. Dans le dernier tome, la botte utilisée, c’est la botte de Nevers, inventée par Paul Féval pour Le bossu. Celui-ci avait fait appel à un maître d’armes pour créer sa botte. Pour l’adaptation au cinéma, la botte a été retravaillée. Et nous, on a utilisé la version du maître d’armes Claude Carliez, qui l’avait créée pour Le bossu d’André Hunebelle avec Jean Marais. Tout ça est une suite de connections entre plein d’influences dans lesquelles nous nous sommes plongés avec grand plaisir.

Duel entre Jean Marais et Guy Delorme dans Le capitan


Ce plaisir de la culture, c’est ce qu’on essaye de transmettre dans De cape et de crocs. On s’amuse bien, il y a des loups, des lapins, des méchants, des abordages, et de temps en temps, il y a un vers de Molière, une allusion à Racine, la machine à calculer de Pascal, plein de références qui ne sont pas nécessaires pour comprendre l’intrigue, mais qui sont là. Si on a envie de fouiller, de creuser un peu, on peut se poser des questions. Il n’y a pas de notes de bas de page, pas d’astérisques. Débrouillez-vous, allez voir. On a fait en sorte que ça ne gêne pas la compréhension, mais si vous voulez en savoir plus, prenez un dictionnaire, allez sur Internet. Renseignez-vous, et vous allez peut-être tomber dans le piège dans lequel nous sommes tombés, mettre le doigt dans l’engrenage du plaisir de la culture (rires).

Plus on en découvre, plus on a envie d’en découvrir.

Avec ce qui nous animait depuis le début, c’est-à-dire brasser la culture classique et entre guillemets noble, et la culture ignoble, à savoir le cinéma d’action, le jeu vidéo, les séries B, la bande dessinée, tout ce qui est considéré comme sous-culture. On peut apprécier un vers de Racine et une page de Pépito.

Et finalement, comment a été prise la décision d’arrêter ?

Dès le départ, on savait qu’on allait finir l’histoire à un moment donné. Le fait que des tomes se sont accumulés, ça n’a jamais été un calcul commercial ou une envie de faire durer. Avec ce qu’on a élagué de l’histoire, il y aurait de quoi faire au moins deux ou trois albums supplémentaires.
Jusqu’au dernier tome d’ailleurs. J’avais déjà dit à Jean-Luc que je voulais arrêter au tome 9. J’avais peur que ça soit trop étiré. Il m’a répondu que je disais ça à chaque fois, mais qu’à chaque fois, il y en avait au contraire toujours trop. Et effectivement, on l’a fait en 10 tomes et j’ai dû élaguer à la hache des pans entiers de scènes réjouissantes et de dialogues croustillants. Et on a même dû mordre sur les pages de garde.

Et qu’est-ce que ça fait d’arrêter ?

L’idée, c’était de clore la série pour avoir une vraie histoire. Cet univers absurde et foisonnant a sa logique interne, sa cohérence, et il était normal que l’histoire s’arrête à ce moment là. Dès la fin du tome 9, on préparait l’atterrissage en douceur. L’idée c’était de faire une fin avec ce qu’il faut de péripéties, de fin fermée et de fin ouverte, ce qu’il faut de joie et de mélancolie. Mais c’est vrai qu’on s’est aussi laissé guidé par nos émotions. Jean-Luc et moi étions vraiment émus quand on a fini les dernières pages. C’est la dernière fois qu’on a mis en scène Lope et Armand, les pirates et pas mal d’autres personnages, qu’on ne reverra plus.
Ça fait 18 ans qu’on travaille sur cette série, ces personnages nous ont accompagné, ont acquis une vie propre, comme des amis imaginaires à qui on parle (rires). Plus sérieusement, on s’est attachés à ces personnages. Les adieux de la fin ont vraiment été des adieux pour nous aussi. Le lecteur attentif regardera sur les dernières planches, peut-être y verra-t-il une auréole sur les couleurs de Jean-Luc. Ce n’est pas le reflet du soleil dans la lagune de Venise, c’est une larme (rires). L’idée de savoir finir, ça allait aussi avec le caractère des héros. Quitter la scène avec un grand mouvement de chapeau.

Eusèbe n’a pas dit son dernier mot

Guy Delcourt me disait qu’il ne croyait pas un seul instant que vous alliez arrêter définitivement De cape et de croc. Qu’est-ce que vous lui répondez ?

Ce qui est certain, c’est qu’on va faire deux albums de plus. Attention, ne hurlons pas à l’astuce commerciale. Il ne s’agit pas vraiment d’un spin-off ou d’un dérivé. C’est une histoire qu’on a en gestation depuis longtemps. A partir du tome 3 ou 4, des lecteurs ont commencé à s’inquiéter de savoir pourquoi Eusèbe avait été condamné aux galères. Il y a tout un jeu qui s’est créé avec les lecteurs. On a commencé à balancer des infos au compte-goutte sur le mystérieux passé de ce sulfureux personnage. On appris qu’il avait été garde du Cardinal, qu’il avait connu un certain Brioché, un certain Fagotin, personnage de sinistre mémoire qui est impliqué dans un assassinat plus ou moins politique. Bref, une sombre histoire. Seulement, chaque fois qu’Eusèbe essayait de la raconter, il était interrompu.

Et à la fin du tome 10, on ne sait toujours pas.

On s’est dit que c’était une injustice qu’il fallait réparer. Ça fait un moment qu’on annonçait ce one-shot pendant les dédicaces. Maintenant, je ne suis plus aussi naïf qu’au début (rires). J’en ai fait le découpage un peu précis, donc je sais qu’il ne rentrera pas dans un album, il en faudra deux. Voila, il y aura donc un diptyque consacré au passé d’Eusèbe, pourquoi et comment il fut condamné aux galères. C’est drôle, parce qu’on a eu des réactions de lecteurs qui étaient ravis que la série se finisse de cette manière, mais tout aussi ravis d’avoir ce diptyque pour se poser en douceur. C’est aussi notre cas.

(par Thierry Lemaire)

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