Angoulême 2018 : Une sélection qui favorise les petits labels

2 décembre 2017 11 commentaires
  • C’est un des points d’orgue du Festival d’Angoulême que cette sélection pour la compétition officielle qui apporte chaque année son lot de bonnes surprises et de cinglantes déceptions. Comme d’habitude, elle favorise les petits labels et les curiosités davantage que les blockbusters.

Ces dernières années, la compétition d’Angoulême s’était concentrée sur neuf prix : un « Prix du meilleur album », un « Prix Spécial du Jury », un « Prix de la Série », un « Prix Révélation » et un « Prix Patrimoine » décerné par un jury constitués de spécialistes et de personnalités, un « Prix Jeunesse » décerné par un jury de jeunes lecteurs, un « Prix du public » organisé par la chaîne de commerçants Cultura auprès de ses clients, et un « Prix Polar » décerné par un jury constitué de personnalités désignées par la SNCF. En tout 70 titres sur les quelque 1500 publiés cette année.

Petits labels

« J’ai un titre nominé cette année !  » nous dit Serge Ewenczyk, le timonier des éditions Çà & Là. Idem pour Vincent Henry de La Boîte à bulles, au moment où sa structure est en train de fusionner avec les Humanoïdes Associés. Le fait est qu’une fois de plus, la sélection d’Angoulême fait la part belle aux petits labels : 40 nominés contre 30 pour les « grosses » structures.

La caractéristique des ces petits labels, c’est qu’ils sont parfois complètement inconnus et que cette nomination constitue pour eux une mise en avant conséquente dans les 85 magasins de la chaîne Cultura et au-delà puisque le livret de la compétition officielle sera envoyée à 2500 bibliothèques et médiathèques dans France. C’est donc un « coup de boost » conséquent, pour autant que la trésorerie de ces petites structures puisse suivre…

Plus international que les Américains

L’autre observation, depuis le scandale de l’absence de femmes dans la sélection des Grands Prix, c’est « l’indice Montellier », du nom de la fondatrice du Prix Artemisia pour la promotion de la bande dessinée féminine. Combien de titres comportent-ils des femmes dans la sélection ? 14 sur 70 : 20%. La parité est encore loin…

Une majorité de titres par ailleurs ressortent du domaine francophone : 39 contre 31, ce qui montre l’internationalisme de la sélection, ce qui les distingue du jury américain des Eisner Award’s de la Comicon de San Diego où les non-Américains servent d’alibis.

Dans ces 31 titres étrangers, on en compte 15 qui ressortent du domaine anglo-saxon et 6 du domaine asiatique, dont 5 Japonais. Des chiffres qui cadrent peu avec le marché en ce qui concerne les derniers puisque le manga fait désormais quelque 30% du marché hexagonal désormais.

Il y a des absents remarquables qui n’ont pourtant pas démérité cette année : Le Lombard, Denoël Graphic, Bamboo/Grand Angle , Fluide Glacial… C’est ainsi.

Angoulême 2018 : Une sélection qui favorise les petits labels
Cosey, président 2017 et Stéphane Beaujean, directeur artistique du Festival lors de la présentation de presse.

Si certains titres se retrouvent de façon évidente, comme cette Opération Copperhead par Jean Harambat (Ed. Dargaud) qui vient par la même occasion de rafler le Prix Goscinny du meilleur scénario (on vous en parle dans le prochain article), cette étonnant Jean Doux et le mystère de la disquette molle de Philippe Valette (Ed.Delcourt) qui a reçu le Prix Landerneau des Centres Leclerc, ou encore La Terre des fils de Gipi (Ed. Futuropolis) qui a reçu le Prix de la critique et le Prix RTL la même semaine, il n’en reste pas moins que la sélection oublie un certains nombres de petits chefs d’œuvre que nous vous laissons, comme chaque année chers lecteurs, le soin de débusquer.

LES 45 TITRES DE LA SÉLECTION OFFICIELLE

-  Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien - par Ulli Lust – Ed. Çà Et Là
-  Les Amours suspendues - Par Marion Fayolle – Ed. Magnani
-  Au Travail, Tome 2 – Par Olivier Josso-Hamel - L’Association
-  Des Bâtisseurs – Par Yannis La Macchia - Atrabile
-  Bangalore - Par Simon Lamouret - Warum
-  Beverly – Par Nick Drnaso - Presque Lune
-  Big Kids – Par Michael Deforge – Atrabile
-  Black Dog - Les Rêves de Paul Nash – Par Dave Mckean - Glénat
-  Black Hammer, Tome 1 : Origines secrètes – Par Dean Ormston, Jeff Lemire et Dave Stewart - Urban Comics
-  Black Project – Par Gareth Brookes - La Boîte à bulles
-  La Cantine de minuit, Tome 1 – Par Yarô Abe - Le Lézard noir
-  Ces Jours qui disparaissent – Par Timothé Le Boucher - Glénat
-  Les Cent Nuits de Héro – Par Isabel Greenberg - Casterman
-  Charlie Chan Hock Chye : Une Vie dessinée – Par Sonny Liew – Ed. Urban Comics
-  Crache trois fois – Par Davide Reviati – Ed. Ici Même
-  Dans l’antre de la pénitence - Ian Bertram, Peter J. Tomasi et Dave Stewart - Glénat
-  Crépuscule – Par Jérémy Perrodeau – Ed. 2024
-  Dans la Combi de Thomas Pesquet – Par Marion Montaigne – Ed. Dargaud
-  Dans le noir – Par Daria Bogdanska - Rackham
-  Emma G. Wildford – Par Edith & Zidrou – Ed. Soleil
-  Demon, Tome 3 – Par Jason Shiga – Cambourakis
-  Empress, Tome 1 – Par Stuart Immonen & Mark Millar - Panini Comics
-  L’Enfant et le maudit : Siúil, A Rún, Tome 3 – Par Nagabe – Komikku
-  Guirlanda – Par Lorenzo Mattotti & Jerry Kramsky – Ed. Casterman
-  Epiphania, Tome 1 – Par Ludovic Debeurme - Casterman
-  Gus, Tome 4 : Happy Clem – Par Christophe Blain – Dargaud
-  Hip Hop Family Tree, Tome 3 : 1983-1984 – Par Ed Piskor – Ed. Papa Guédé
-  Istrati !, Tome 1 : Le Vagabond – Par Golo – Ed. Actes Sud Bd
-  L’Inconnu – Par Anna Sommer – Ed. Les Cahiers Dessinés
-  Jérôme K. Jérôme Bloche, Tome 26 : Le Couteau dans L’arbre – Par Dodier – Ed. Dupuis
-  Megg, Mogg & Owl : Happy Fucking Birthday – Par Simon Hanselmann – Misma
-  Les Nouvelles Aventures de Lapinot, Tome 1 : Un Monde un peu meilleur - Lewis Trondheim – Ed. L’association
-  Le Monde à tes pieds – Par Nadar – La Boîte à bulles
-  Opération Copperhead – Par Jean Harambat – Ed. Dargaud
-  La Petite Couronne – Par Gilles Rochier – Ed. 6 Pieds Sous Terre
-  La Saga de Grimr - Par Jérémie Moreau – Ed. Delcourt
-  Scalp, la funèbre chevauchée de John Glanton et de ses compagnons de carnage – Par Hugues Micol – Ed. Futuropolis
-  Une Sœur – Par Bastien Vivès – Ed. Casterman
-  La Terre des fils – Par Gipi – Ed. Futuropolis
-  Tokyo Alien Bros, Tome 1 – Par Shinzo Keigo - Le Lézard Noir
-  Urban, Tome 4 : Enquête Immobile – Par Roberto Ricci & Luc Brunschwig – Ed. Futuropolis
-  Variations – Par Blutch – Ed. Dargaud
-  Les Voyages de Tulipe – Par Sophie Guerrive – Ed. 2024
-  Voyages en Égypte et en Nubie de Giambattista Belzoni, Tome 1 : Premier Voyage – Par Lucie Castel, Grégory Jarry & Nicole Augereau – Ed. Flblb
-  Tes Yeux ont vu – Par Jérôme Dubois – Ed. Cornélius

LES 12 TITRES DE LA SÉLECTION JEUNESSE

-  5 Mondes, Tome 1 : Le Guerrier de sable – Par Mark & Alexis Siegel, Xanthe Bouma, Matt Rockefeller & Boya Sun – Ed. Gallimard BD
-  Le Chasseur de rêves, Tome 2 : Haro sur le Tigronimbus  ! – Par Martin Desbat – Ed. Sarbacane
-  Clémence Evidence a toujours raison - Par Merwan & Sandrine Bonini – Ed. Delcourt
-  L’Extrabouriffante Aventure des Super Deltas, Tome 1 : L’Appel – Par Edouard Cour – Ed. Akileos
-  L’Écorce des choses – Par Cécile Bidault – Ed. Warum
-  La Guerre de Catherine – Par Claire Fauvel & Julia Billet – Ed. Rue de Sèvres
-  Hanada le garnement, Tome 1 – Par Makoto Isshiki - Ki-Oon
-  Le Meilleurissime Repaire de la Terre – Par Oriane Lassus – Ed. Biscoto
-  Imbattable, Tome 1 : Justice et légumes frais – Par Pascal Jousselin – Dupuis
-  Pepito, Tome 2 – Par Luciano Bottaro – Ed. Cornélius
-  Radiant, Tome 7 – Par Tony Valente – Ed. Ankama
-  Titeuf, Tome 15 : À Fond le slip  ! – Par Zep – Glénat

LES HUIT TITRES DE LA SÉLECTION PATRIMOINE

-  Anarcoma – Par Nazario – Ed. Misma
-  Dans l’infini, 1906-1915 - G.Ri - Ed. 2024 / BnF
-  C’est la jungle ! – Par Harvey Kurtzman – Ed. Wombat
-  Je suis Shingo, Tome 1 – Par Kazuo Umezu - Le Lézard Noir
-  Jojo, l’intégrale, Tome 1 - 1983-1991 – Par André Geerts - Ed. Dupuis
-  Quartier en guerre : New York, années 1980 – Par Seth Tobocman – Cmde
-  Nouveautés á prix cassés – Par Ben Katchor - Rackham
-  Soft City – Par Hariton Pushwagner - Inculte

LES CINQ TITRES DE LA SÉLECTION POLAR SNCF

-  Bâtard – Par Max de Radiguès – Ed. Casterman
-  La Cité des trois saints - Par Vincenzo Bizzarri & Stefano Nardella – Ed. Sarbacane
-  Jean Doux et le mystère de la disquette molle – Par Philippe Valette – Ed.Delcourt
-  The Private Eye – Par Marcos Martin & Brian K. Vaughan – Ed. Urban Comics
-  Le Profil de Jean Melville – Par Robin Cousin – Ed. Flblb

L’affiche définitive du festival. Organisée comme un mandala, elle recèle une petoite différence avec celle que vous pouvez voir ci-dessous : un personnage de Mickey figure en haut à droite. C’est qu’entretemps, Disney a donné son autorisation pour reproduire ce personnage animé par Cosey pour les édiitons Glénat.
Photos : D. Pasamonik (sauf le logo en survol ©FIBD)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, du 25 au 28 janvier 2017.

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11 Messages :
  • « La caractéristique des ces petits labels, c’est qu’ils sont parfois complètement inconnus et que cette nomination constitue pour eux une mise en avant conséquente dans les 85 magasins de la chaîne Cultura »

    Dans le Cultura de ma ville, on ne trouve jamais la sélection au complet disponible à la vente et éventuellement par 1 ou 2 pour les titres des petits labels primés. Au contraire du libraire indé de ma même ville qui lui, les a (et souvent bien avant la sélection).
    Cultura propose du "Grand public", du "populaire" ce qui semble éloigné de la sélection du FIBD. Pas sûr que ce "coup de boost » conséquent" comme vous le dites amène tant que ça aux trésoreries des petites structures.

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    • Répondu par Aïe Pepito ! le 2 décembre à  20:43 :

      C’est vraiment la prime aux exploiteurs du coup, ces petits labels ne payent jamais la création, quand il y a des avances sur droits, elles sont minimes, jamais à la hauteur du travail fourni. Avec ce principe d’édition à moindre frais, ces petits labels sont une part non négligeable de la surproduction, et une des principales causes de l’appauvrissement des auteurs en tirant tout ça par le bas et en laissant penser qu’il est normal de ne pas payer la création, donc les auteurs. Quand on sait que la plupart de ces labels ont été créés par des auteurs qui ne trouvaient pas d’éditeur, on en tirera les conclusions qu’on veut.

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      • Répondu par Henri Khanan le 3 décembre à  09:31 :

        La moitié des titres sélectionnés n’avaient pas été traités par l’ensemble des journalistes-rédacteurs d’actuabd. Je comprends que le jury du FIBD veuille attirer l’attention du public acheteur (ou simple lecteur s’il fréquente une médiathèque), ils en ont cruellement besoin puisque dans de nombreux cas, leur sortie n’a pas même été évoquée dans les pages des mensuels Case Mate ou DBD, ni dans les revues gratuites pour libraires Canal BD ou ZOO.

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        • Répondu par Henri Khanan le 3 décembre à  18:03 :

          Je voulais dire : "Je comprends que le jury du FIBD veuille attirer l’attention du public acheteur (ou simple lecteur s’il fréquente une médiathèque) sur ces albums.
          Quant à l’évocation de ces titres peu connus jusqu’ici, il se peut que les revues citées en aient évoqués l’existence par le biais de brefs justificatifs de service de presse, mais je ne me souviens pas de longs articles de 4 à 8 pages sur ces titres issus des petits labels.
          Au fait, qui au juste a établi cette sélection ? Vous avez des noms ? Les mêmes vont ils voter pour le choix final ?

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          • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 3 décembre à  22:04 :

            COMITÉ DE SÉLECTION DU 45e FESTIVAL
            Stéphane Beaujean - Directeur Artistique - FIBD - 9e Art+
            Romain Brethes - Journaliste - Le Point
            Guillaume Dumora - Libraire - Le Monte en l’air
            Valérie Mangin - Autrice
            Jean Pierre Mercier - Conseiller Scientifique - CIBDI
            Thi Nguyen - Libraire - Au repaire des héros
            Anne Claire Norot - Journaliste - Les Inrockuptibles

            COMITÉ DE SÉLECTION JEUNESSE DU 45e FESTIVAL
            Stéphane Beaujean - Directeur Artistique - FIBD - 9e Art+
            Delphine Beccaria - Libraire - La Sardine à lire
            Johan Devaux - Libraire - Librairie BDNET Nation
            Romain Gallissot - Chroniqueur - BoDoï
            Dorothée de Monfreid - Autrice
            Juliette Salin - Journaliste - Le Monde des Ados
            Ezilda Tribot - Responsable Jeunesse - FIBD - 9eArt+

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 3 décembre à  21:54 :

      Je m’inquiétais surtout pour le coût que ce "coup de boost" impose aux petites structures : une mise en avant dans ces points de vente entraîne des obligations de disponibilité des titres nominés, sans pour autant garantir une vente nette réelle.

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  • Comme pour toutes les sélections il y en a qui ont la carte et d’autres non. On retrouve toujours les mêmes qui, quelque soit la qualité de leur nouveau livre sont sélectionnés d’avance (comme au festival de Cannes). Exemple Bastien Vivès (pas le plus mauvais, mais tout ne se vaut pas), tous les ans dans la liste :
    Le gout du chore (2009, Prix révélation)
    Pour l’Empire (2011)
    Polina (2012)
    La grande Odalisque (2013)
    LastMan (2014)
    LastMan (2015, Prix de la série)
    Olympia (2016, Sélection Polar SNCF)
    Une soeur (2017)

    Certains auteurs de qualités se plaignent que leurs oeuvres ne soient même pas lues par les sélectionneurs (qui sont-ils d’ailleurs ?), comme Tiburce Oger sur un autre site spécialisé, qui conclut son intervention par "Je ne bouffe pas avec les bonnes personnes sans doute.". C’est bien là le problème, ce système est noyauté par le copinage. Il y a eu cette année quelques formidables albums qu’on ne retrouve nulle part, dans aucune sélection. Sans doute que leurs auteurs ne passent pas sur les radios et ne déjeunent pas avec les personnes qui ont la main sur tout ce cirque.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 3 décembre à  21:50 :

      Très bien Manu, nous attendons la liste des chefs d’oeuvre réalisés en 2017 par les auteurs qui ne dînent pas avec les autres personnes. Éclairez-nous , s’il vous plaît.

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    • Répondu par Henri Khanan le 3 décembre à  22:04 :

      Je n’ai pas reconnu les noms de Sattouf, Satrapie (elle a arrété la BD, mais son Intégrale Persépolis est sortie) et Roussin cette année. Maintenant, vous avez raison. Le capital sympathie joue beaucoup, même pour les petits éditeurs indés qui n’ont pas la cote et ne seront jamais dans cette liste, quelle que soit la qualité de leur ouvrage. Il faut faire partie du réseau.

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    • Répondu par Deplomb le 5 décembre à  21:43 :

      Je me trompe sûrement mais, dans le cas de Tiburce Oger, c’est peut-être bien le genre tout entier de l’heroic fantasy qui n’est pas lu par les jurys de nombreux festivals... Qu’en pensez-vous ?
      Bien des genres ont l’air exclus des prix, somme toute.
      Peut-être que pour la sélection officielle du FIBD, on devrait dire : en course pour le prix du roman graphique et de la nouvelle bande dessinée - tous les autres genres étant exclus.
      Quelle en est la raison à vrai dire ? On considère les genres plus anciens, plus traditionnels (western, gags en une page, polar, science-fiction, aventure, heroic fantasy...) comme déjà entièrement explorés ? Ou trop codifiés ? La "nouvelle bande dessinée" ou le roman graphique sont eux-aussi sacrément codifiés pourtant ; on y lit souvent la même chose, les mêmes codes qui se répètent inlassablement.
      Quelqu’un a-t-il compris le mécanisme, qu’est-ce qui est sélectionnable et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

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      • Répondu par Henri Khanan le 9 décembre à  08:42 :

        A regarder de près, il y a trois albums de séries dans cette sélection : Gus et Lapinot (Blain et Trondheim sont habitués de ce type de liste !) et Jérome K. Jérome de Dodier qui réussit l’exploit d’y figurer alors que sa série est pré-publiée dans les pages de l’hebdo Spirou, et que sa série est bien établie au niveau commercial, un succès justement mérité d’ailleurs. C’est à mon avis bien peu, en tout cas pas représentatif du paysage éditorial. On attends avec impatience la publication du rapport Ratier...

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