Asthénie – Tome 1 – Par Callède et Pignault – Dupuis

7 février 2009 0 commentaire
  • « Le jour se lève… Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit… Ça fait des semaines que ça dure… Je suis vidé, épuisé. » tels sont les symptômes de l’Asthénie, sujet au centre du dernier scénario de Joël Callède, accompagné cette fois au pinceau par Roland Pignault.

Ce n’est que lorsque des troubles du sommeil surviennent dans notre vie que l’on se rend compte de la chance qu’on ceux qui continuent de dormir comme des enfants ! En tout cas c’est ce que doit être en train de penser Jason Newman, qui souffre d’asthénie, un état de fatigue très prononcé, provoqué par les nuits blanches qui sont venues hanter sa vie. Une maladie qui commence sérieusement à lui nuire en le faisant somnoler au tribunal, en le rendant dépendant à de multiples drogues et en créant même quelques remous dans son couple. C’est d’ailleurs sur les recommandations de sa copine Carol que Jason part voir Philipp Stanford, un éminent spécialiste aux méthodes inédites et miraculeuses. Elles le sont tellement que Jason se met à dormir plus de 24h d’affilée. Jason Newman est-il enfin guéri ? Pas sûr !

Comme dans sa série Enchaîné, Joël Callède prend son temps dans ce premier tome pour présenter son personnage principal, montrer les bouleversements que provoque cette maladie sur sa vie et les angoisses qui en découlent.

Au fil des pages, il réussit à nous faire sombrer avec son héros. Puis vient toute une part d’étrange, emplie de mystères liés à ce professeur et à sa solution miracle pour guérir Jason. Joël Callède bascule ainsi son héros et son lecteur dans le doute et l’irréel. Désormais comme le jeune avocat, on ressent la désagréable sensation d’être plongé dans un sommeil interminable, plein de cauchemars.

Asthénie – Tome 1 – Par Callède et Pignault – Dupuis

À ce récit palpitant, s’ajoute le dessin réaliste de Roland Pignault. On y trouve une influence cinématographique très forte, puisque Jason Newman a pris les traits de visage de l’acteur américain Ben Affleck. Son trait hachuré et ses jeux de couleurs permettent aussi d’amplifier notre malaise durant la lecture de cet album.

Un excellent premier tome, évocateur de souffrances et de peur provoquées par l’une des pires chose qui pourraient arriver : arrêter de dormir ! Mais au moins, en cas d’insomnie, Asthénie semble être la série idéale pour occuper les longue nuits blanches !

(par Olivier Wurlod)

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