Bimbos versus Chatons Tueurs - Par Thomas Mathieu - Manolosanctis

30 avril 2011 38 commentaires
  • Hommage aux séries B d'horreur, cet album assume pleinement son côté {kitsch}. C'est grand-guignolesque, criard à souhait et décalé. Les amateurs de {nanars} apprécieront.

Alors que son coup d’un soir est décédé, semble-t-il, accidentellement chez elle la nuit précédente, Anaïs se rend à la première foire aux chatons de Bruxelles en compagnie de ses deux amies, tout aussi superficielles qu’elle-même. Mais soudain la folie gagne l’ensemble des félins présents dans le bâtiment et ces adorables minous deviennent de véritables machines à tuer, attaquant sans raison visiteurs et exposants. Il ne reste plus qu’une chose à faire pour les trois bimbos : contre-attaquer pour sauver leur peau impeccablement maquillée.

Avec un titre pareil, on sait à quoi s’attendre. Bimbos versus Chatons Tueurs transpire le trash et dégouline de second degré. Sous une couverture qui rappellera aux cinéphiles des affiches de films rétros se cache une histoire du même acabit, entre invraisemblance et exagération. Le scénario puise sa thématique chez Hitchcock et ses Oiseaux et s’inspire de tout un pan de la culture cinématographique, dont les productions Troma, pour son ambiance de série B gore.

Bimbos versus Chatons Tueurs - Par Thomas Mathieu - Manolosanctis
Est-ce bien un accident ?
(c) Thomas Mathieu - Manolosanctis

Le trait simple et naïf de Thomas Mathieu (Les Drague-Misères dans la collection Shampooing) rehaussé de couleurs flashy achève le tableau. On pourrait ne pas accrocher à cet aspect parfois un peu trop simpliste, mais il s’accorde avec le parti-pris global de l’album.

Certes, Bimbos versus Chatons Tueurs ne raconte pas grand chose ni rien de très profond, mais tout cela est parfaitement assumé. Au final, le résultat est drôle et jouissif : objectif atteint !

(par Baptiste Gilleron)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
38 Messages :
  • Il y a de plus en plus de ces bd amateurs qui sont publiées, une version dégénérée de l’édition alors que plein de professionnels ne trouvent pas de travail, c’est sûrement parce qu’il faudrait les payer alors que les amateurs non, ils sont juste contents de voir leurs gribouillis édités.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Holden le 1er mai 2011 à  10:30 :

      Voilà un commentaire qui sent l’aigreur. Thomas Mathieu n’est pas un amateur et Manolosanctis paie ses auteurs. Votre message est donc à côté de la plaque.

      Et si vous n’êtes pas capable de reconnaître un trait "professionnel", aussi épuré et ligne claire soit-il, d’un trait "amateur", c’est que vous manquez singulièrement de talent.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Stirenne le 1er mai 2011 à  12:03 :

        Là c’est ni épuré ni ligne clair, c’est juste mal fait.

        Répondre à ce message

    • Répondu par changement de cap le 1er mai 2011 à  14:02 :

      Ce qui faisait vivre les auteurs jusque dans les années 2000, ce sont des à-valoirs de l’ordre de 150 à 400 euros la planche. Un auteur travailleur pouvait compter sur un petit smic. Ca, qu’on le regrette ou non, c’est mort.

      L’édition indépendante, puis les "forfaits" (de plus en plus réduits) ont liquidé cette pratique.

      On peut se retrouver aujourd’hui avec des à-valoirs de l’ordre de 800 euros pour 150 pages. D’où l’amertume de cet auteur de l’ancienne génération.

      Manolosanctis profite aujourd’hui de ces "nouvelles" pratiques.

      L’édition a radicalement changé. Au lieu de travailler le professionnalisme, le métier de ses auteurs, elle lance des quantités de ballons d’essai. Les auteurs des albums qui surnagent à ce maelström ont un potentiel bien plus fort que des poulains élevés au fond du jardin.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Sergio SALMA le 1er mai 2011 à  17:35 :

        Allez, j’aime pas faire ça mais devant tellement de lieux communs et d’approximations, je me lance.

        Ce qui faisait vivre les auteurs jusque dans les années 2000, ce sont des à-valoirs de l’ordre de 150 à 400 euros la planche.

        Alors vous oubliez que la bande dessinée c’est pas QUE faire des albums. il y a la presse. Et elle existe toujours. Ce ne sont donc pas toujours des à-valoir mais un prix pour une publication. Quand il s’agit à la fois d’une pré-publication dans une revue suivi d’un album, c’est différent. Mais il y plusieurs formules, par exemple, une revue chez un éditeur publie un auteur dont le livre sera chez un autre éditeur.

        Un auteur travailleur pouvait compter sur un petit smic.

        Un auteur travailleur peut tranquillement faire une bonne douzaine de planches ( beaucoup plus pour certains. Un auteur pas travailleur(!) ou qui n’a pas ce rythme doit s’arranger autrement. Un auteur nouvelle génération (et je ne parle pas des dessins très balancés mais simplement qui n’a pas les mêmes soucis techniques que les "anciens" peut donc "produire" bien plus que ce que vous pensez . Si on prend à Hermann par exemple ou Tardi, il suffit de voir leur bibliographie et compter combien ils ont fait de planches en 30 ou 40 ans. Vous verrez qu’on est loin des idées reçues. Un auteur qui a un rythme "normal"( ça ne veut rien dire du tout) doit de toute façon compter sur plusieurs paramètres ; il peut dessiner un livre et puis avoir un creux. A lui de répartir sur l’année ses revenus. Disons que je ne m’avance pas trop en pensant qu’une moyenne correcte aujourd’hui serait entre 10 à 15 pages mensuelles. A 400 euros la page, ça fait un bon Smic dites-moi.

        Ca, qu’on le regrette ou non, c’est mort.
        Ben non c’est pas mort. Il y a des revues, plein d’auteurs dedans et même plus d’auteurs qui ne travaillent que dans des revues ( Charlie, l’écho, Fluide, Spirou pour ne parler que des revues axées sur la bande dessinée et le dessin de presse ; il y a une kyrielle de revues "jeunesse" ou didactico-ludiques où des auteurs BD vivent correctement et même très bien sans forcément avoir d’albums. Le nec est évidemment de conjuguer les deux et que les albums se vendent un petit peu. Après s’ils se vendent beaucoup ça ressemble au nirvana.

        L’édition indépendante, puis les "forfaits" (de plus en plus réduits) ont liquidé cette pratique.
        Béh renseignez-vous cher Changement de cap. Oui ça existe mais il existe aussi bien d’autres formules. Pourquoi n’en retenez -vous que la plus horrible pour la définir comme une généralité ?

        On peut se retrouver aujourd’hui avec des à-valoirs de l’ordre de 800 euros pour 150 pages.
        Ah, ça, il suffit de refuser. Si ce cas de figure existe, il ne s’agit pas de professionnalisme( j’ose espérer) mais de formule provisoire ( on est chez ses parents, on est en couple, on est encore étudiant...) Sinon, l’auteur est aussi responsable que l’éditeur. Personne n’oblige personne .

        D’où l’amertume de cet auteur de l’ancienne génération.
        Manolosanctis profite aujourd’hui de ces "nouvelles" pratiques.

        Manolosanctis a autant de cas différents que d’auteurs. Vous voyez le mal partout.

        L’édition a radicalement changé.
        Ah, là on est d’accord. Mais c’est normal non ?!

        Au lieu de travailler le professionnalisme, le métier de ses auteurs, elle lance des quantités de ballons d’essai.
        Comme ça a toujours été le cas, dans une autre configuration. Tous les grands auteurs ( ceux de l’âge d’or par exemple) devaient abattre des centaines de planches par an pour en vivre. Pour un succès combien d’auteurs presque anonymes qui ont pourtant vécu de leur métier pendant 30 ou 40 ans ? La preuve , vous les avez oubliés.

        Les auteurs des albums qui surnagent à ce maelström ont un potentiel bien plus fort que des poulains élevés au fond du jardin.
        N’importe quoi. Les métiers artistiques n’ont jamais été un milieu où le développement et l’épanouissement des auteurs revenaient aux éditeurs, producteurs. c’est un métier libre qui sous-entend une auto-prise en charge. Les auteurs doivent d’abord faire le bon choix . Et savoir quels sont leurs besoins financiers. Vous semblez avoir un avis tellement tranché qu’on vous dirait au fait des pratiques mais en même temps ce que vous dénoncez (et qui existe ) ne constitue que 10 ou 20 % des cas environ.
        Si vous êtes un observateur, il faudrait donc un peu approfondir ( ou alors les 30 ou 40 professionnels que je connais sont des extra-terrestres) ; si vous êtes dans le métier, vous avez été mal aiguillé.
        Je ne dis pas que le métier est facile ; il est même tragiquement difficile mais pas pour les raisons pécuniaires et fallacieuses que vous avancez. Le livre dont on parle ici est le résultat d’une association ponctuelle de 2 personnes ; ce livre n’empêche aucunement les autres auteurs d’exister.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Steph le 2 mai 2011 à  08:31 :

          Oui, tout à fait. Le choix d’un éditeur est important, pour avoir constaté qu’un collègue auteur avait vu sa série stoppée, sans qu’il sache ses ventes exactes sur 2 ans, sans toutes ses reditions de compte, série stoppée par courrier simple, même pas A/R, sans qu’on lui propose de racheter un stock éventuel, sans savoir les tirages, ventes, retours, les BD abimées, je me dis qu’il y a vraiment un grand coup de balai à donner dans ce milieu !

          Là, Salma a raison de parler de bon ou mauvais aiguillage !

          Répondre à ce message

      • Répondu par ortis reddon le 1er mai 2011 à  19:56 :

        Manolosanctis ne paie aucune avance sur droit, précision. Tu fais ton album sans être payé, puis si il est édité (parce que ton bouquin a été suivi par beaucoup de lecteurs) par le site, là tu commences à toucher un pourcentage sur chaque vente. En fait on en arrive au système des romans quoi. Je pense que les auteurs de roman ne touchent pas non plus d’avances sur droit.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Manu le 1er mai 2011 à  22:21 :

          Il est vrai que beaucoup de livres qui paraissent sont faits par des gens qui n’ont pas le niveau qui leur aurait permis d’être publiés il y a 20, 30 ou 40 ans, et si c’est tant mieux pour eux (ils peuvent frimer devant leurs potes ou leur famille) c’est dommage pour la bande dessinée, car ça la tire vers le bas, vers le médiocre, le baclé et donne une image de la bd encore plus mauvaise qu’elle ne l’est déjà alors qu’il conviendrait de prôner l’excellence. Ce qui aurait difficilement été publié dans un obscur fanzine polycopié en 1975 se voit publié en album cartonné à 20 euros aujourd’hui et présenté à légal d’oeuvres de vrais professionnels exigeants et talentueux, et quand on ose faire remarquer l’inanité de ces bouquins inutiles, les copains du soit-disant auteur débarquent pour traiter les lecteurs d’aigris (mot très à la mode parmi les médiocres).

          Tout ne se vaut pas.

          Répondre à ce message

        • Répondu par Sergio SALMA le 1er mai 2011 à  23:29 :

          La configuration dans pas mal de cas commence effectivement à ressembler à ce qui se passe pour les romans, les romans-jeunesse, les écrits de toutes sortes. Mais comme écrit plus haut , il s’agit de cas spécifiques. Si un auteur débutant vient chez un éditeur débutant et/ou fauché , l’éditeur proposera cette formule. Soit l’auteur a tellement envie que son livre existe , soit il se fait avoir soit il a déjà fait le tour des autres éditeurs et il n’a plus le choix. Les éditeurs "classiques" ont d’autres pratiques. D’autant que dans le"roman" ( il y a 50 façons de publier, il n’y a pas que le roman mais on se comprend), là aussi il y a des dizaines de cas de figure. Certains auteurs ne touchent rien, d’autres un peu, d’autres d’énormes sommes. Evidemment en prévision de ce qu’ils vont rapporter ou simplement parce que l’éditeur tient à cet(te) auteur(e). Encore une fois, ce qui semble être une dégénérescence n’est en fait qu’un système dont on a oublié les origines, c’est-à-dire la presse. Quand on publiait une bande dessinée dans une revue (BD mais pas seulement) la page était rétribuée parce que la revue était vendue à un certain nombre d’exemplaires.

          D’ailleurs pour parler des grands éditeurs historiques, eux aussi ont tous un glorieux passé d’éditeur de presse. La revue Tintin est née avec les Editions du Lombard, Dargaud c’est le journal Pilote, Dupuis a publié Spirou (et le publie toujours 73 ans plus tard), Fluide, l’écho, Métal c’est toujours comme ça ou presque que ça se passe. Casterman étant un cas à part puisqu’il est imprimeur-éditeur depuis...1780 !
          Ce qu’on appelle l’avance sur droits ou l’à-valoir est donc une somme que l’éditeur octroie à l’auteur avec lequel il travaille comme droit de publication. L’auteur n’est pas un salarié. Là aussi de nouvelles formules apparaissent (dans un contexte frileux , souvent c’est vrai pas à l’avantage de l’auteur avide de publier) : on ne paie plus en fixe, on ne paie plus une partie en fixe ( c’est-à-dire une somme que l’auteur reçoit et qui ne vient pas grever les revenus générés par la vente du premier livre), on ne paie plus qu’en avance. La pratique la plus désavantageuse étant celle où l’éditeur ne veut même plus croire en un bénéfice futur mais tient à simplement effectuer une opération blanche. L’impression du livre elle + la gestion du personnel éventuel sont des postes aux coûts difficilement compressibles.
          Pour les revues et journaux BD( ça va des éditeurs parascolaires aux revues mythiques publiées par des éditeurs de bandes dessinées), les pages étaient donc rétribuées, l’auteur n’avait pas à vendre sur son nom, la revue était son gagne-pain.Il existait aussi un marché énorme ( Artima and co, l’équivalent du comic-book américain ou des fumetti italiens) qui faisait turbiner des dizaines d’auteurs sans que ceux-ci ne publient jamais d’albums. Puis, justement, est apparu le marché de l’album. Et les deux territoires ont vu leurs frontières se modifier.
          Avec la multiplication de l’offre et surtout un marché très orienté album, on constate que( je ne suis pas sûr du tout des chiffres , simple estimation...)un très grand nombre d’auteurs, 30 ou 40% n’ont aucune autre envie que d’entrer sur le marché du livre sans même penser à une publication en revue. Le net ayant parfois cette vocation de "pré-publication". En gros une génération qui ne sent aucune affinité ou presque avec les revues existantes( ou qui ne les connaissent pas ) se dirigent vers les dizaines de structures éditoriales existantes, elles aussi aimeraient payer plus mais comme leurs ambitions sont mesurées, tout se passe à un niveau relativement bas. Voilà comment les différentes mutations ont amené à une pratique dont les vestiges disparaissent peu à peu. Pour revenir aux romanciers( et écrivains de toutes sortes), il est vrai que peu d’entre eux en font leur profession . Ils sont journalistes, profs ou autre . Une faible partie d’entre eux sont de réels professionnels du livre. Une très grande partie ne touche absolument rien de leur travaux d’écriture. En bande dessinée, une nouvelle génération est apparue il y a environ 15 ans ; génération qui compte dans ses rangs des éditeurs ET des auteurs( ou parfois les deux sont la même personne). Cette génération-là s’est constitué des barèmes absolument différents parce que leur but était différent aussi.A cela vous ajoutez la volonté de gratuité que le net inspire aux consommateurs, les événements extérieurs et le moral en berne et vous obtenez un marché extrêmement fragile.

          Répondre à ce message

          • Répondu par ortis reddon le 2 mai 2011 à  01:00 :

            on passe quand même d’un marché où la bd était un métier rémunéré pour ceux qui ont eu la chance d’être édités, avec des prix à la planche pas trop mal (revues, presse, ou albums peu importe la finalité), bref à un vrai métier même si ça n’octroyait pas un salaire énorme certes, à un marché où ça devient....un hobby justement dans la même veine que ces tas de gens que vous mentionnez qui publient des romans (ou essais, ou peu importe, on se comprend) et ne gagnent rien dessus et font ça par "plaisir" parce que ce n’est de toute façon pas leur métier au départ (ils en ont un).
            Si on reprend Manolosanctis, bin apparemment plein d’auteurs en herbe ne s’offusquent même pas (plus ?) qu’ils doivent créer un album complet sans aucune rémunération, avant d’espérer être éventuellement édités sur le site et gagner des droits sur chaque album vendu. Qui peut dire que ce sytème ne va pas avoir un effet-virus sur le reste du monde de l’édition, où toutes les rémunérations vont être revues à la baisse, même chez les éditeurs historiques ? à suivre ;)...

            Répondre à ce message

            • Répondu par Baptiste Gilleron le 2 mai 2011 à  09:25 :

              Comme l’a dit Sergio Salma, il y a de nombreux cas de figure chez Manolosanctis.

              A ma connaissance, peu de leurs albums papier ont été intégralement publiés en ligne sans savoir s’ils seront publiés ou non. Si l’auteur le fait, eh bien c’est son choix. Peut-être n’a-t-il pas trouvé preneur ailleurs, ou souhaite-t-il mener son histoire à terme.

              Certains des albums Manolosanctis sont très rapidement signés et sortent en librairie alors qu’un quart des planches seulement sont en ligne. La diffusion sur la plateforme sert donc plutôt de prépublication dans ces cas précis.

              D’autres encore diffusent une histoire courte complète sur le site et, grâce à ses qualités et/ou aux bons retours de celle-ci, se voient offrir la possibilité de faire un album inédit. Ça n’est pas sans rappeller le système éditorial japonais, d’ailleurs : des concours réguliers organisés par les magazines où les participants produisent un récit court. Si celui-ci obtient un maximum de voix, l’auteur pourra alors débuter une série.

              Il est donc absurde de résumer leur fonctionnement tel que vous le faites.
              Et dans tous les cas de figure, l’auteur reste seul maître à bord. S’il débute la mise en ligne de ses pages sur Manolosanctis et qu’un éditeur dit "traditionnel" est le premier à lui proposer un contrat d’édition (suite à démarchage ou non, peu importe), l’auteur est libre d’accepter.

              Répondre à ce message

            • Répondu par Sergio SALMA le 2 mai 2011 à  10:04 :

              Oui, pour une partie des auteurs et une partie des éditeurs ça n’a pas l’ambition d’être un métier dans le sens où le revenu est correct et où l’avenir à court ou moyen terme est assuré. Mais mon propos est de montrer la diversité de situations. La précarité existe certainement plus qu’avant. Mais c’est forcé puisque là où il y avait 500 nouveautés il y en a 4000. Il y avait 300 auteurs, il y en a 1500 ou 2000. Il reste une grande partie de configurations où l’auteur est rémunéré. Ce n’est pas tout un métier qui a changé en une dizaine d’années mais une série d’accidents conjoncturels qui modèlent beaucoup d’aspects de ce métier. C’est différent. Il y a eu plusieurs cycles avec chaque fois des rapports différents, des buts différents et un partage des risques différents. ça dépend aussi de l’âge des auteurs, du style de série, du type d’histoires, du "créneau de l’éditeur, de l’investissement de cet éditeur. Il n’y a pas un cas de figure qui écrase tous les autres. Un auteur au style "confidentiel" qui a un récit de 280 pages sur un sujet difficile ne peut prétendre aux mêmes "revenus" qu’un auteur disons plus mainstream qui apporte une série au concept ( a priori ) plus tous publics. ça dépendra aussi de la rapidité d’exécution bref c’est presque à chaque fois un cas particulier !

              Mais rien n’est définitif ni balisé avec certitude. Ce qu’on appelait le prix de page(et qui donc peut être encore pris en considération pour de nombreux cas) ne peut être défendu pour un projet de 300 pages.Vous imaginez le prix de création ?! Vous imaginez combien il faudra en vendre pour que ce soit rentable ou au moins pas déficitaire ?! Question de bon sens aussi. Le forfait devient courant mais parce que l’attitude de nombreux auteurs, leurs ambitions , leurs envies ont changé. Le prix de page et donc l’avance que touchait un auteur qui publiait dans une revue était un calcul qui permettait à tout le monde de s’y retrouver. Un livre comme Bimbos contre chatons tueurs aurait difficilement séduit un éditeur "classique", son propos est trop particulier, trop hors-norme ( même si parfois le succès est au rendez-vous malgré la particularité). Soit on entre dans le "jeu" mais ça demande une disponibilité d’esprit, une volonté, soit on creuse son sillon sans se poser ce genre de questions. Dans certains cas, ça se paie très cher.

              Répondre à ce message

            • Répondu le 2 mai 2011 à  10:15 :

              Il reste une solution aux innombrables auteurs qui veulent être publiés et payés rubis sur ongle (même si l’éditeur perd beaucoup d’argent dans l’histoire, ne se remboursant même pas les frais d’impression comem c’est souvent le cas actuellement) : créer leur propre maison d’édition. C’est assez facile de faire le syndicaliste véhément de base, c’est beaucoup plus dur de regarder la réalité du marché et d’entreprendre. Mais bien entendu, c’est plus douillet de ne prêcher que pour sa chapelle, avec des oeillères, et de hurler avec les loups. Ca soulage, au moins. C’est déjà ça.
              Quant aux BIMBOS, j’aime pas. Trop léger et amateur à mes yeux. Peu importe. Si ça se vend, tant mieux pour l’auteur et son éditeur. Pas la peine de crier contre ça si on n’aime pas. Après tout, Bruno Heitz a fait carrière (en secteur jeunesse) avec un dessin sans forme, similaire.

              Répondre à ce message

          • Répondu par changement de cap 2 le 2 mai 2011 à  12:21 :

            Naturellement, M Salma, mon avis est écrit de façon un peu abrupte (avec une fourchette "à la louche") mais comme vous le dites vous-même :

            Voilà comment les différentes mutations ont amené à une pratique dont les vestiges disparaissent peu à peu.

            ... encore un petit effort et vous finirez au même constat que moi.

            Répondre à ce message

            • Répondu par Sergio SALMA le 2 mai 2011 à  14:28 :

              Allez , on finira là-dessus( presque d’accord donc) : oui, une certaine forme d’édition sera peu vivable pour les auteurs. Elle cohabitera avec des formules plus classiques (qui sous-entendront une rentabilité minimale indispensable). Le numérique grappillera sa part (difficile de faire des prédictions, des innovations genre l’iPad par exemple bousculent tout). La presse continuera encore mais prendra d’autres formes ( numériques évidemment). Deux dernières choses : la première : depuis les années 50, 60, le marché de la bande dessinée( tandem revues-albums) a eu une certaine forme qui a établi des lois de fonctionnement. Ce milieu ayant profondément (culturellement, technologiquement etc...) changé, la logistique a donc elle aussi évolué. La deuxième chose : c’est pas tant la bande dessinée qui devient un "métier" plus difficile qu’avant( c’est d’ailleurs mon principal reproche à votre raisonnement) c’est tout le domaine des loisirs qui mute perpétuellement. Vous avez connu une époque (je ne connais pas votre âge) en considérant qu’elle était bénie ou en tout cas plus clémente. Ce fut votre parcours. Des nouvelles générations apparaissent avec un autre rythme de travail, d’autres envies, souvent des talents multiples( informatique, animation, storyboard...) une des façons de faire ces métiers sera de combiner. Evidemment celui qui débarque aujourd’hui, qui ne peut dessiner que 4 pages par mois et ne sait ni toucher à la pub, la presse ou la com, celui-là oui il est mal parti. Pour conclure(ah bah oui faut aussi savoir accepter de ne pas se faire comprendre complètement) le monde traverse une crise majeure, des crises majeures, à peu près tous les domaines sont touchés de plein fouet, comment imaginer une seconde que les petits miquets s’en tireraient sans dommages mieux que toutes les autres branches économiques !

              Répondre à ce message

              • Répondu par Zorglub le 2 mai 2011 à  18:11 :

                Evidemment celui qui débarque aujourd’hui, qui ne peut dessiner que 4 pages par mois et ne sait ni toucher à la pub, la presse ou la com, celui-là oui il est mal parti.

                Donc la BD, ce n’est pas un vrai métier, s’il faut toucher à tout ces autres jobs pour survivre - CQFD

                Répondre à ce message

                • Répondu par Sergio SALMA le 2 mai 2011 à  18:52 :

                  Cher Zorglub, vous êtes caustique. Relisez-moi( si vous n’ avez rien d’autre à faire). Je parle de celui (ou celle) qui débarque aujourd’hui, un jeunot, une toute fraîche, un(e) débutant(e). Oui, il y a intérêt à être réactif et multicartes. Et la presse, la com, la pub pour peu que ces domaines utilisent les talents de dessinateur ou de scénariste, ça reste le même métier, non ?!! Si vous êtes obligé de faire des ménages, être garagiste ou manutentionnaire( ce qui est respectable ) , là, vous pouvez dire que vous ne faites pas le même métier.
                  La mise en route peut parfois être hasardeuse, chaotique. Et encore une fois, tous ceux qui nous ont fait rêver ont toujours multiplié les activités. En plus c’est très sain de sortir de ses habitudes et de se frotter aux contraintes. Prenez par exemple ce récent bouquin sur Tillieux, grand auteur . Il a travaillé dans tous les domaines, illustrations, scénarios, il a fait des affiches pour la prévention , des publicités. Idem pour à peu près tous les cadors et à toutes les époques. Tout ça c’est le métier, Zorglub. Eh oui. CQFD aussi.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Alex le 2 mai 2011 à  23:37 :

                    Pour revenir aux romanciers( et écrivains de toutes sortes), il est vrai que peu d’entre eux en font leur profession . Ils sont journalistes, profs ou autre . Une faible partie d’entre eux sont de réels professionnels du livre.

                    Grr, Mr Salma ! Vous revenez à cette hérésie (oui !). En quoi, sous quelles circonstances et dans quelle mesure un auteur qui met -disons- 3 ou 5 ans à créer un livre, dans le même temps subvient à son quotidien en pratiquant une activité avoisinante (enseignement, journalisme...), applique aux bourses relatées à cette pratique, crée au quotidien, peut-être qualifié en même temps dans votre phrase de "non-professionel du livre". Je récuse à haute voix cette vision monochrome (grise) que vous avez de la culture et des mêtiers qui y sont attachés. Le corporatisme n’est pas un terme que j’aurais attaché auparavant à vos interventions...

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 3 mai 2011 à  02:15 :

                      Il me semble falacieux de comparer BD et roman car réaliser des pages dessinées demande bien plus de temps qu’écrire (il suffit de voir le nombre d’albums que signe un scénariste et celui que signe un dessinateur). Bien-sûr certains dessinateurs bâclent un album en deux semaines mais ce n’est pas la majorité heureusement, en revanche la plupart des romanciers écrivent le soir, le week-end, en vacances, un auteur de bd à ce rythme ne pourrait faire un album que tous les 6 ou 10 ans. Dessinateur de BD c’est 8 heures de travail par jour pendant 6 jours par semaine.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu par Alex le 3 mai 2011 à  10:23 :

                        réaliser des pages dessinées demande bien plus de temps qu’écrire

                        TZONG !

                        Répondre à ce message

                • Répondu par GR le 3 mai 2011 à  08:51 :

                  On rejoint ce que disais Velhman, espèce en voie de disparition, car beaucoup moins de débouchés possibles qu’avant, en pub, ou comm pour arrondir les fins de mois. Mr Salma doit vivre dans une bulle spatio temporelle, car s’il connait 30 ou 40 pros, moi aussi, dont des vieux de la vieille, et ce n’est pas du tout son langage qu’ils tiennent

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 3 mai 2011 à  11:07 :

                    On rejoint ce que disais Velhman, espèce en voie de disparition, car beaucoup moins de débouchés possibles qu’avant, en pub, ou comm pour arrondir les fins de mois. Mr Salma doit vivre dans une bulle spatio temporelle, car s’il connait 30 ou 40 pros, moi aussi, dont des vieux de la vieille, et ce n’est pas du tout son langage qu’ils tiennent

                    Monsieur, si vous êtes un professionnel, vous êtes un professionnel niais car, dans ces métiers de création, on n’est jamais assuré de rien et il vaut toujours mieux avoir plusieurs cordes à son arc. Des générations d’auteurs, de Winsor McCay à Tezuka, de Morris à Uderzo et Charlier, de Druillet à Moebius, de Dupuy & Berberian à Trondheim et Bastien Vivès, ont toujours travaillé dans d’autres secteurs que la BD (animation, publicité, dessin de presse, illustration...) et pas seulement pour complémenter ou conforter leur ambition de créateur de BD mais aussi pour y trouver un oxygène que leur milieu leur rend chichement.

                    Satrapi, Sfar, Sattouf, Lauzier et d’autres ont trouvé dans le cinéma des avantages sociaux qui manquent au métier de la BD. Rien que pour cela, ils ont eu raison de s’en distraire... momentanément. Car la BD est avant tout une passion et c’est comme cela qu’il faut lire Bruno Di Sano quand il dit : "Je ne fais pas ce métier pour l’argent". Des fonctionnaires du dessin, moi je n’en connais pas. Ils ne restent pas dans le métier très longtemps...

                    Répondre à ce message

                • Répondu par Zorglub le 3 mai 2011 à  11:00 :

                  Pourquoi caustique ! Un métier ou il faut bosser sur autre chose n’est pas un vrai métier ! Mon beauf est maçon, ce n’est pas pour autant qu’il ait besoin de faire un peu de carrelage, ou de platrerie ( c’est largement aussi proche de son métier, qu’un auteur bd est proche du dessin de presse ou de la comm )
                  pour survivre chaque jour !

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Sergio SALMA le 3 mai 2011 à  12:47 :

                    La comparaison avec le métier de maçon est effarante. Puisque ce que je veux vous dire c’est qu’être maçon c’est être capable de préparer le ciment, transporter les briques, savoir manier un niveau, être capable de couper un parpaing, estimer une pente, savoir si un mur doit avoir telle ou telle largeur, hauteur , placer un échafaudage peut-être, conduire la camionnette pour se rendre sur le chantier, même faire sa compta s’il est à son compte !...tout ça fait partie de son métier. Un maçon n’est pas une personne à qui on donne une brique et qui n’a plus qu’à la poser sur le ciment préparé par quelqu’ un d’un autre métier ! ça n’a effectivement rien à voir avec carreleur ! Je le sais bien je viens de rénover une maison !
                    Quand Franquin dessinait les culs-de-lampe pour Spirou, il faisait son métier d’auteur de bandes dessinées. Quand Zep dessine son perso pour une affiche ou pour un DvD il fait son métier. Quand un auteur qui a moins de succès financier réalise une pochette pour la com où il a dessiné un strip, une série de pages, il reste dans son métier. Ils doivent être 6 ou 7 depuis le 19 è siècle à n’avoir jamais fait QUE des pages de bandes dessinées, les auteurs dont vous parlez !

                    Et puis vous savez quoi ?! je vais abonder dans votre sens : ce n’est pas un métier la bande dessinée. Il n’y a pas d’accès à la profession ni une licence à obtenir. Il n’y a pas d’études ni de diplôme qui font que vous devenez professionnel du jour au lendemain. D’ailleurs il faut faire la distinction entre la notion de métier et le mot professionnel. On peut avoir du métier mais ne pas en vivre. On peut exercer un métier en activité complémentaire. Je crois que vous avez une vision non pas étriquée mais simplement réductrice .Le métier dont vous parlez n’existe pas.

                    Un petit scénario pour une illu minuscule ou un projet de 200 pages pour moi c’est le métier. Je n’ai pas avancé l’idée que le milieu était enchanteur et merveilleux. Un auteur , un artiste ce sont pour moi des héros. Ils sont sans arrêt en train d’y croire, cette foi est une force incroyablement déraisonnable. Mais qu’est-ce qui me prend de répondre sérieusement à un gars qui signe Zorglub ?

                    Répondre à ce message

  • Cette couverture est nulle, elle ne ressemble à rien, comment un éditeur digne de ce nom peut laisser passer ça ?

    Répondre à ce message

    • Répondu par changement de cap le 2 mai 2011 à  12:24 :

      couverture efficace, lisible, accrocheuse. Dessin fluide, mise en scène intelligente.
      Quand au "bon goût" il change aussi vite que les générations de prescripteurs se renouvellent...

      Répondre à ce message

    • Répondu par Baptiste Gilleron le 2 mai 2011 à  15:12 :

      Comme il est facile de poster un commentaire totalement subjectif et brut sous couvert d’anonymat...

      Si je puis me permettre, avez-vous au moins pris le temps de lire cet article ? Ou vous êtes-vous renseigné un minimum sur l’album en question ? Vous vous arrêtez net devant la couverture, décrétant que "c’est d’la merde" (comme dirait Jean-Pierre Coffe), comme si elle était la réponse ultime et sans faire de distinction aucune. Doit-on comprendre que lorsque vous allez en librairie vous n’achetez que des albums dont la couverture vous plait, sans les ouvrir à aucun moment ?

      Chacun a bien entendu le droit d’aimer ou non. Tous les goûts sont dans la nature. Puisque vous aimez être subjectif, je vais vous suivre un instant sur ce terrain : au premier coup d’oeil, sans trop savoir de quoi parlait cette BD, ni la couverture ni le style graphique ne m’ont séduit. Pourtant, une fois entré dans le récit, j’y ai pris un certain plaisir et j’ai fait abstraction de ma première impression.

      Car, comme indiqué dans ma chronique, il s’agit d’un hommage aux séries B et autres nanars du cinéma d’épouvante. Le mauvais goût, le ridicule et le second degré affichés sont donc assumés puisque c’est finalement le sujet de l’album. C’est donc un exercice de style particulier, qui ne peut plaire à tous, mais qui s’assume et fonctionne dans ce style-là. Or, la couverture s’inscrit pleinement dans l’ambiance recherchée.

      Après tout, il aurait été difficilement crédible d’envisager un dessin de Jean Roba sur l’affiche d’un film de Max Pecas, non ?

      Répondre à ce message

      • Répondu le 2 mai 2011 à  16:32 :

        il aurait été difficilement crédible d’envisager un dessin de Jean Roba sur l’affiche d’un film de Max Pecas, non ?

        Non, pourquoi pas ? Cet exemple est foireux.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Baptiste Gilleron le 2 mai 2011 à  19:39 :

          Vous cherchez la petite bête. Soit : Une illustration d’Hergé, alors. Cet exemple vous sied-il ?

          Répondre à ce message

          • Répondu par Alex le 3 mai 2011 à  00:10 :

            Mmm... Non : Druillet. Druillet et Max Pecas (désolé, pouvais pas résister...)

            Répondre à ce message

      • Répondu par Jérémie le 3 mai 2011 à  04:58 :

        Vous êtes à côté de la plaque Baptiste Gilleron car dans les années 80 la plupart des affiches de nanars (Pécas, Philippe Clair etc) était signé Yves Thos (celui des couvs de Tanguy Laverdure), ça voulait la jouer classe quoi !

        Répondre à ce message

        • Répondu par Baptiste Gilleron le 3 mai 2011 à  09:42 :

          L’exemple de Pecas était pour appuyer un décalage, non pas de style graphique mais d’univers. Roba, très "familial", ou Hergé ne sont pas des auteurs que l’on aurait pensé, à mon sens, associer aux comédies libérées de Max Pecas. L’exemple était peut-être mal choisi, peu importe, nous nous écartons du sujet.

          La couverture est à l’image des nanars (ceux d’horreur, donc. Il semble bon de le repréciser) que l’album met à l’honneur, et c’est tant mieux. D’autant que la couverture doit aussi refléter le contenu du bouquin et attiser la curiosité. Et c’est bien le cas avec celle-ci.

          Répondre à ce message

  • Ohlala que c’est mauvais, elle a bon dos la parodie, quand c’est mauvais c’est mauvais, on a beau dire que c’est fait exprès, ça reste mauvais, c’est d’ailleurs le sens de la conclusion de l’article.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Baptiste Gilleron le 4 mai 2011 à  10:21 :

      Cher JF, je ne remets pas en cause votre avis, celui-ci vous est propre et n’engage que vous.

      En revanche, vous vous méprenez sur le sens de la conclusion. Jusqu’à preuve du contraire, "drole" et "jouissif" ne sont pas synonymes de "mauvais". Que le scénario et le ton soient légers ne signifie pas non plus que l’on a affaire à une daube infame. Ou alors vous vous permettez de jeter aux orties de nombreux classiques du 9e comme du 7e art sous prétexte que leur scénario n’avait pas la profondeur d’un Bilal.

      Ce Bimbos vs Chatons Tueurs est à prendre pour ce qu’il est : un divertissement décalé, pas un essai philosophique.

      Que vous n’aimiez pas, libre à vous. Mais, SVP, ne cherchez pas à faire dire à autrui l’inverse de ce qu’ils avancent.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 4 mai 2011 à  13:24 :

        sous prétexte que leur scénario n’avait pas la profondeur d’un Bilal.

        On n’a pas dû lire le même Bilal, lol.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 4 mai 2011 à  14:04 :

          Bilal est illisible depuis dix ans, il n’a rien à dire et ne pense qu’à vendre ses dessins pour faire un nouveau film ennuyeux ! Au moins, quand il illustrait les textes de Christin, il y avait une histoire !

          Répondre à ce message

  • Le libraire m’a parlé de ce livre mais après feuilletage je l’ai reposé, il y a des limites au foutage de g..., quand on fait un bouquin il faut quand même un peu bosser son truc, y’a un minimum.

    Répondre à ce message