Cindy Demeter « Cette année, le thème du concours étudiant de BD est "Rue" »

9 février 2017 0 commentaire
  • Depuis plusieurs années les Crous (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) et le Cnous (centre national des œuvres universitaires et scolaires) sont à l’initiative d’un concours étudiant et national de la bande dessinée en France. Une action qui a pour but de valoriser la création étudiante dans le domaine du neuvième art. Rencontre avec Cindy Demeter, service civique au service culturel du CROUS à Besançon, qui nous explique le fonctionnement et les modalités du concours.

Depuis quand existe ce concours ?
Le concours national, recueil à la clé, existe depuis 2006. Avant ça, le concours était régional.

Chaque année il y a un thème différent, quel est le thème de cette année ?
Cette année, le thème est Rue. C’est un thème qui j’espère parlera aux étudiants. Je trouve ce thème un peu plus difficile à exploiter que ceux des années précédentes. Avant, on a eu par exemple : Sauvage, Lumière, Ailleurs etc.

« Rue » reste un thème assez général, non ?
Oui, mais si je devais faire le concours, je ne serais pas très inspirée (rires) !

Comment participer à ce concours ?
C’est très simple, il suffit d’aller sur le site du CROUS, que ce soit sur celui de Besançon ou ailleurs, vous trouverez dans la rubrique Culture, un thème Concours et tremplins, dans lequel vous aurez toutes les informations nécessaires : les règlements, comment s’inscrire etc. Les étudiants trouveront une fiche d’inscription à remplir, une autorisation d’exploitation de l’image (que nous puissions nous servir des dessins pour la réalisation d’une exposition par exemple), une autorisation de publication et une photocopie de la carte d’étudiant(e) à jour.

Tous les étudiants peuvent tenter leur chance ?
Oui le concours est ouvert à tous. Je rappelle toutefois qu’il faut être automatiquement dans l’enseignement supérieur et que l’œuvre soit écrite en français. Il faut également bien envoyer le dossier complet, car sinon, il passera malheureusement à la trappe…
Cindy Demeter « Cette année, le thème du concours étudiant de BD est "Rue" »
Où doit être envoyé ce dossier ?
Les candidatures doivent être envoyées au CROUS de rattachement de la ville. Par exemple si vous êtes à Paris, vous envoyez au CROUS de Paris. Par la suite, tous les CROUS sont chargés de nous faire passer les dossiers en juin et c’est le CROUS de Besançon, qui pilote le projet, qui réalisera deux sélections.

Une présélection et une sélection finale ?
C’est exactement ça. Sachant que chaque CROUS peut au préalable décider de faire une première sélection s’il reçoit beaucoup de candidatures.

Les lauréats seront au nombre de…
Tout dépend. Pour Sauvage par exemple (édition 2016), Il y a eu 4 lauréats dont deux ex aequo ainsi que deux mentions spéciales du jury, donc ça peut varier. Globalement, on a trois premiers prix plus une ou deux mentions spéciales du jury.

Jusqu’à quand, les étudiants peuvent-ils envoyer leur œuvre ?
Jusqu’au 17 mai 2017.

Techniquement et concrètement, comment les étudiants envoient-t-ils leurs planches de bande dessinée ?
Les règles sont assez strictes. On demande un support au format papier de 21 par 29,7 cm, soit en couleur, soit en noir et blanc au choix. Les étudiants peuvent bien évidemment utiliser des logiciels de graphisme pour leurs travaux, donc le support numérique est également accepté s’ils respectent le format demandé. J’en profite pour rappeler que les étudiants doivent faire très attention à la perte de couleur et de qualité s’ils doivent numériser eux-mêmes leurs planches. C’est ce qui explique que le jury des sélections va être amené, de plus en plus, à demander les planches originales. Tous les candidats n’acceptent pas forcément d’envoyer leurs originaux, ce qui peut se comprendre. Nous devons faire un effort de médiatisation pour savoir comment les étudiants voient les choses : accepteraient-t-ils de nous laisser leurs originaux sachant que nous en prendrions soin ? Ou alors préfèreraient-ils directement nous passer leurs planches scannées et numérisées ? Et dans ce cas, les étudiants doivent prendre les recommandations que nous leur donnons au sérieux.

Cindy Demeter, service civique au service culturel du CROUS à Besançon, avec les recueils des concours des années précédentes

L’idée est de créer un dialogue avec les étudiants et de faire évoluer le concours ?
Tout à fait ! C’est également ce pourquoi nous essayons à chaque fin de sélection de faire des retours aux étudiants. C’est aussi important pour nous de les aider à évoluer dans leurs travaux, et de pouvoir avoir des conseils de professionnels pour les guider dans leurs créations.

Que vont remporter les lauréats ?
Le CROUS essaye de mettre plusieurs choses en place avec le CNOUS. Nous souhaiterions notamment mettre en place un suivi avant et après le concours. Nous voulons créer des ateliers avant la date de clôture afin d’aider les étudiants à monter leur projet de création, avoir des conseils de professionnels sur la manière de dessiner ou de réaliser un scénario. Nous voulons également réaliser un suivi après. Les lauréats auront le droit à une semaine de stage pour approfondir leur travail, des Master class avec des professionnels de la BD : des scénaristes, des dessinateurs, des coloristes et même des éditeurs. Si malheureusement nous n’arrivons pas à le mettre en place cette année, j’espère que nous le ferons pour les prochaines éditions du concours.
Concernant le prix à gagner, il y a plusieurs choses. Tout d’abord, chaque année un recueil des planches lauréates et mentions spéciales est publié. Les recueils sont ensuite transmis à tous les CROUS français, et bien sûr aux étudiants nominés.
Ensuite il y a l’obtention d’un gain financier : le premier prix est de 2000 €, le second prix est de 1000 €, le troisième prix est de 500 €, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on est étudiant.
Les lauréats gagneront également des places pour participer au festival international de la bande dessinée à Angoulême.

Une exposition est également prévue au FIBD ?
Il ne faut pas s’attendre à ce que l’exposition soit dans le festival mais plutôt dans un lieu rattaché à celui-ci, un partenaire comme une bibliothèque à Angoulême par exemple.

Durant le festival, fin janvier 2018 ?
Oui, l’exposition aura par contre bien lieu durant les jours du festival.

Un conseil à donner aux étudiants qui aimeraient tenter le concours ?
Qu’ils n’hésitent pas à prendre confiance en eux et à se lancer ! Beaucoup de gens ont peur en se disant qu’il y aura meilleur qu’eux mais vous n’en savez rien, donc laissez parler votre cœur et votre imagination et tentez votre chance !

(par Morgane Aubert)

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