Dédicaces : la colère des auteurs

19 décembre 2010 106 commentaires
  • Depuis une semaine, les blogs et pages Facebook des auteurs se déchaînent : la mise en vente de leur travail quelques heures après la séance est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Faut-il remettre la dédicace en cause ?

La semaine dernière, une libraire aux Champs-Elysées organisait une séance de dédicace très spéciale réunissant un panel de grands auteurs. La rencontre se passe sympathiquement, mais une fois rentré chez lui, Philippe Xavier (en médaillon), dessinateur de Croisade et Nomade s’aperçoit que son travail (et celui de ses collègues) était déjà mis en vente sur Ebay ! Interloqué par cette attitude, il s’en ouvre sur son blog et sa page Facebook.

« J’avais juste une envie de dénoncer une pratique devenue trop banale au fil des années, explique-t-il, et qui commence à empoisonner les rencontres entre auteurs et lecteurs ! J’ai réagi dans ce cas pour deux raisons : car toutes les dédicaces récoltées en une séance (Delaby, Miralles, Jeremy et moi même, toutes signées par Jean Dufaux) ont été mises en vente directement, atteignant un montant de plus de 800 € ; de plus, seules cinq personnes étaient tirées au sort parmi une centaine de personnes présentes. Et pas de chance, le sort a favorisé un vendeur professionnel (plus de 600 transactions au compteur).
D’où ma prise de position d’évoquer le sujet publiquement en espérant une véritable action de la part de tous. Sinon, j’ai bien peur que beaucoup d’entre nous se déplaceront de moins en moins en dédicaces... »

Dédicaces : la colère des auteurs
La page du vendeur Ebay incriminé, alors qu’il restait encore dix heures avant la fin des enchères.
(La mise en page d’Ebay a volontairement été modifiée pour gagner en visibilité)

L’étincelle qui met le feu aux poudres

Rapidement, ces propos teintés de déception ont provoqué un vrai buzz sur la toile, de la part de lecteurs et fans indignés, mais surtout de la part d’un grand nombre d’auteurs pour qui la situation actuelle n’est plus tenable. Impossible de citer tous les intervenants, mais ils représentent une bonne part du milieu de la bande dessinée, qu’ils réalisent des séries incontournables ou des ventes plus modestes. Parmi ces indignés et lésés par cette nouvelle affaire, Philippe Delaby, dessinateur de Murena et de La Complainte des landes perdues n’a pas mâché ses mots à l’encontre de ces indélicats :

« Depuis déjà pas mal d’années, cette impression d’être abusé régulièrement par ce genre de pratique m’insupporte et je ne suis, hélas, pas le seul dans le cas ! Ce n’est pas le fait que ces individus gagnent de l’argent sur notre dos (ce qui est condamnable au demeurant), mais surtout le fait d’être trompé dans notre démarche lors d’une dédicace ! Nous "offrons" avant tout un contact, un échange et écoutons aussi les impressions du lecteur par rapport à notre travail, le tout agrémenté d’un dessin !!! Nous dédions un mot, un message, un dessin à la personne qui est face à nous. C’est très personnel, me semble-t-il ! Le fait que Philippe Xavier ait réagi est tout à fait normal ! La soupape a explosé maintenant parce que ce fut l’abus de trop ! Voilà ! Nous sommes tous très en colère ! »

Trois des dessinateurs impliqués dans cette dédicace parisienne : Philippe Xavier, Jeremy & Philippe Delaby (de g. à d.)
Photo prise en Belgique lors d’une autre séance spéciale de dédicaces par © Christian Crickx - la Main Blanche (Waterloo)

Rien de neuf à ce que certaines dédicaces soient vendues, mais l’explosion des ventes en lignes, Ebay en tête, a considérablement fait progresser ce marché. Certains spéculateurs se sont découverts une passion pour la bande dessinée ! Ils écument les festivals et librairies afin de recueillir un maximum de dessins et d’aller les vendre au plus offrant, pour des montants parfois astronomiques pouvant dépasser le prix d’une planche crayonnée.

« Dans notre cas et vu les échos qui se sont répercutés, continue Philippe Xavier, J’ai reçu deux emails de la part du vendeur qui s’est bien sûr excusé pour le "dérangement". Il s’est justifié en se retranchant derrière le fait que c’est une chose courante, qu’il n’est pas le seul,… Il a même osé me donner des conseils et idées pour améliorer le bon fonctionnement des séances de dédicaces (files, gestion des bandes de "sacs à dos", familles, tribus, nuit dehors, etc), bref tous ceux qui monopolisent l’espace de nos rencontres aux dépens d’autres lecteurs moins avertis. C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! »

Une coopération pour retrouver l’esprit bon enfant des dédicaces ?

Les sacs attendent, pendant que leurs propriétaires font la file ailleurs !
© N. Anspach

L’autre élément assez interpellant, c’est que ces indélicats sont souvent bien connus des festivaliers et se font rapidement remarquer dans les files de dédicaces. Dans les messages laissés sur les forums, on se rend compte que les fans eux-mêmes ressentent alors un malaise devant leur attitude outrancière. Les organisateurs de festival et les libraires les connaissent également, mais peut-on réellement les écarter ? D’autres prendraient leur place…

« Il y a trois visions d’une dédicace ! Le public, le dessinateur, et derrière lui l’organisateur (qui a une vue globale du déroulement de la manifestation). Le dessinateur qui est entre les deux autres n’a qu’une vision restreinte de la personne qui lui demande un dessin. Dans le public qui attend face à lui, certains loustics échafaudent des plans pas croyables pour arriver à leur fin !!! Et il y en a des malins ! Ceux-là, mesdames et messieurs, sont tout sauf des passionnés ! Ça, c’est un scandale ! Le dénoncer n’en est pas un !!! Les salons et les festivals, dignes de ce nom et je sais qu’ils sont nombreux, suivent ou suivront le mouvement ! »

Pour sa part, Philippe Xavier mise également sur un effort continu de la part des organisateurs : « Je remarque chez eux un réel effort pour mettre en place des procédures permettant de rendre ces dédicaces plus conviviales et empêcher certains abus. Malheureusement tout cela reste insuffisant pour contrer les petits malins ! J’espère que cet article fera un peu bouger les choses. Ma seule envie, c’est de retrouver la spontanéité et la simplicité des rencontres, la petite étincelle dans les yeux des fans captivés par le trait du dessinateur. »

Marc Delaf, dessinateur des Nombrils, à qui certains lecteurs reprochèrent d’effectuer des tampons à la place de dessins.
© N. Anspach

Malgré tout, la machine est en marche, et même si les dessinateurs ont accepté de répondre à nos questions pour envisager des solutions constructives mettant fin à ces abus, une solution plus radicale circule à couvert parmi eux. Même si l’auteur a toujours envie d’accueillir son lecteur, le ras-le-bol est palpable !

« Même si c’est ce cas précis qui m’a fait réagir sur mon blog, il est clair que cette personne n’était pas uniquement et personnellement visée, tempère Philippe Xavier. Donc, si vous le rencontrez, ne sortez pas les plumes et le goudron ! (rires) Le débat sur les ventes de dédicaces n’est pas récent. Il est complexe et loin d’être résolu. Nous ne sommes ici que deux à prendre la parole, mais le terrain de jeu de ces petits malins est bien plus vaste, et beaucoup d’auteurs sont touchés ! »

« J’espère juste avoir attiré votre attention et fait réfléchir tout ceux pour qui cette pratique est devenue banale et normale. Ce n’est pas une question d’argent, mais bien des principes d’échange qui sont bafoués. Les dédicaces restent un cadeau, un moment privilégié entre auteur et lecteur, sans oublier que cela représente du temps et de l’énergie que nous vous offrons. Donc messieurs-dames, un peu de savoir vivre serait le bienvenu ! Essayons tous ensemble, organisateurs, libraires, fans et auteurs, de mieux nous coordonner lors de ces rencontres. »

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Lire notre interview sur les solutions proposées aux ventes de dédicaces

Philippe Xavier, c’est aussi :
- les chroniques des tomes 2 et 3 de Croisade, ainsi que la suite intitulée Nomade
- des interviews de Philippe Xavier : "J’ai toujours été captivé par l’orientalisme" (décembre 2007) et « Jean Dufaux est mon scénariste idéal »(Décembre 2009)

Visiter le site de Croisade et le blog de Philippe Xavier

Sur Actuabd.com, Philippe Delaby, c’est aussi :
- des chroniques d’albums :Murena tomes 4, 5, 6 et 7, ainsi que les Complainte des landes perdues T5
- des interview : « Pour Murena, les beaux jours ne sont plus là » (Juin 2007) et « Avec La Complainte des landes perdues, nous explorons les tréfonds de l’âme humaine ! » (Novembre 2008)

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Photo en médaillon : © Philippe Xavier

 
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106 Messages :
  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 02:18

    Et pas de chance, le sort a favorisé un vendeur professionnel

    Pas sûr que la chance ait à voir quelque chose là-dedans, un petit billet opportunement glissé peut facilement aider la chance...

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    • Répondu le 19 décembre 2010 à  10:52 :

      c est nous, auteurs qui avons tiré au sort les gagnants ....et oui :=((

      xavier

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      • Répondu par eric68 le 31 décembre 2010 à  08:38 :

        Lorsqu’on crée de la rareté (5 dédicaces !!!) il est normal qu’il y ait des dérapages... Pensez aux 95 décus :-(
        Eric

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 08:51

    Ce que je ne comprends pas, vu le niveau auxquelles les enchères sont montées sur la copie d’écran que vous montrez, c’est pourquoi ces acheteurs ne s’adressent pas directement aux auteurs ( en passant par leur blog par exemple )...pour ce prix là ils auraient sûrement bien mieux que ces petits dessins faits à la chaîne non ?

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    • Répondu par François TETEVIDE le 19 décembre 2010 à  10:38 :

      Autre solution, mais cela demande de la vigilance auprès des auteurs, c’est de dénoncer sur eBay à chaque fois qu’une dédicace est en vente (objet enfraignant les droits de propriété intellectuelle) et demander que l’annonce soit retirée du site...

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      • Répondu par icibenji le 20 décembre 2010 à  12:36 :

        à mon sens, ce n’est pas possible juridiquement...

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        • Répondu par Francois TETEVIDE le 20 décembre 2010 à  14:03 :

          ... mais si c’est possible, il suffit d’invoquer le motif que le vendeur ne reverse pas le % qui revient à l’artiste sur la vente...
          si les auteurs se ressemblaient en assoce et imposaient à eBay que soit systématiquement demandé aux vendeurs de reverser le % qui leur revienne cela serait déjà un moindre mal pour les auteurs... le mieux serait d’interdire à eBay la revente de dédicaces sur le motif invoqué precedemment, la Loi le prévoit et elle n’est pas appliquée. eBay et les revendeurs sont en faute...

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          • Répondu par houaps le 21 décembre 2010 à  23:03 :

            non, ça ne marche qu’au dessus d’un certain montant, qui de mémoire est 1200€

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 09:05, par torpilleur
  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 09:23, par Itomi

    Moi je suis pour l’arrêt du dessin dédicacé ... y’a que pour la BD qu’on voit ce genre de chose

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    • Répondu par ishimou le 19 décembre 2010 à  10:10 :

      il y a au minimum 20 ans qu’on parle de ce problème sans que rien ne bouge. Les solutions sont pourtant simples, elles existent aux états unis depuis 1970, date de la première convention de bd/comics de San Diego.
      Vous souhaitez la dédicace d’un auteur ? Alors vous payez le travail. Vous souhaitez rencontrer l’auteur, lui dire que vous aimez son travail mais pas l’envie de lui acheter une dédicace ? alors l’auteur vous fait juste une signature.
      Terminé et on n’en parle plus.
      Quant à l’exploitation des dédicaces par une bande de margoulins bien connus, là aussi une solution très simple, il faut créer un précédent qui fera jurisprudence. Je conseille à ces auteurs qui ont de bons moyens financiers de se fédérer et d’aller consulter un avocat spécialisé, trouver une faille et attaquer ces individus une bonne fois pour toute.
      Je me demande si un des moyens juridique ne serait pas, l’exploitation du travail d’autrui.
      Mais bon, je ne crois pas que ça va beaucoup bouger, et à côté des difficultés récentes de la BD indépendante tout cela est anecdotique.

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      • Répondu par Gemini le 19 décembre 2010 à  18:53 :

        D’un autre côté, faire payer une dédicace n’est pas une solution si le demandeur peut revendre ladite dédicace plusieurs fois le prix de revient.
        Pour ma part, tout ce que je constate dans cette situation, c’est que ce sont les véritables passionnés qui en feront les frais.

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    • Répondu par jojo le 19 décembre 2010 à  15:06 :

      ben evidement les ecrivains ne dessinent pas ! c’est plouc ta remarque !

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      • Répondu par Itomi le 19 décembre 2010 à  21:20 :

        Hum...
        On ne demande pas au écrivain d’écrire un paragraphe de roman

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    • Répondu par Gyal le 20 décembre 2010 à  00:05 :

      Après l’arrêt de la dédicace dessinée il y aura la vente de la dédicace signée de toute façon. L’arrêt de a dédicace dessinée risque de réduire l’intérêt des lecteurs et donc de la dédicace elle-même.

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      • Répondu par jojo le 20 décembre 2010 à  07:43 :

        et donc la fin des salons et festivals !

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        • Répondu par Jean-Alain Moë s le 22 décembre 2010 à  13:14 :

          Si c’est la fin des salons et autres festivals qui se résument au rituel couillon de la séance de dédicace, on peut s’en réjouir. Restera davantage de visibilité aux manifestations comme Lucerne, Sierre ou Périscopapges à Rennes qui est d’ailleurs en bien triste posture. Voir ici.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 10:30, par François TETEVIDE

    Je comprends la colère des auteurs et elle est légitime, en plus cela au fil du temps va fausser la relation avec les vrais amateurs, je crois que la meilleure des solutions, si elle est possible et que les dessinateurs se rassemblent en association, et demande à des sites comme eBay de fermer la rubrique dédicaces... ou alors (ceci est de mémoire), que soit reverser à chaque auteur comme le prévoit la loi le % qui leur revient sur la vente d’un original...

    Personnellement cocnernant les dédicaces en tant qu’amateur, j’ai des règles, je ne sais si elles sont justes mais ce sont les miennes :

    Je ne cours pas après les festivals ou les séances de dédicaces mais quand l’opportunité se présente dans la région, je n’hésite pas à aller à la rencontre de dessinateur. Pour les dédicaces, j’ai quelques règles, je ne dis pas que ce sont des règles d’or, mais d’un point de vue personnel, j’estime qu’elles sont honnêtes.

    Premièrement, je ne viens jamais avec mes albums mais j’achète toujours sur place, j’estime qu’il faut jouer le jeu auprès du libraire ou de l’organisateur qui pour lui la séance de dédicaces a un coût (logistique...).

    Deuxièmement, une dédicace, déjà content d’obtenir une dédicace (qui rappelons le, n’est pas un dû) et d’avoir échanger quelques mots avec l’auteur, autant laisser la place à ceux qui attendent leur tour que de sortir du sac toute la série de l’auteur.

    Troisièmement, le plus important, que ce soit autant pour l’auteur que pour moi, un moment de partage, un moment agréable, j’estime que cela ne doit pas se limiter à l’attente d’un dessin, mais profiter de cet instant pour qu’il y ait un échange le plus amical possible.

    Par contre, je hais les spéculateurs qui n’hésitent pas à revendre le lendemain sur des sites aux enchères en ligne la dédicace obtenue la veille, les chasseurs de dédicaces qui estiment qu’en tant que lecteur l’auteur leur DOIT OBLIGATOIREMENT quelque chose, les égoïstes qui ne pensent qu’à leur pomme et qui veulent que toute la série d’un auteur doit être dédicacée même si c’est au dépend des autres lecteurs...

    Je mets (enfin j’essaye) de mettre mes dédicaces en ligne pour partager au public cet échange "intime" lors de ce moment unique : http://tintinpirates.free.fr/Dedicaces

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 10:52, par pkrs

    Cela fait longtemps que je me pose la question. Personnellement, je suis un grand amateur de dédicaces pour plusieurs raisons :

    1. J’ai d’extrêmement bons souvenirs de quand j’étais petit, que mon père m’emmenait à un "festival" bd, ou différents auteurs étaient présent.

    2. Maintenant que je suis adulte, c’est l’occasion de donner un feedback à l’auteur, de voir la personne devant les mondes qui font rêver.

    3. J’aime bien retrouver ces dessins une fois que je relis une BD, et je planifie, dans quelques temps, d’en encadrer certaines.

    Je n’ai jamais vendu une dédicace, et pourtant, j’en ai un certain nombre.

    *Ma solution : Cela va paraitre un peu procédurier (et risque de poser problème pour les dédicaces pour enfant) : Numéroter, et faire signer une convention pour chaque dédicace. Ou bien, fabriquer des tampons types (reprenant le fait que l’ouvrage ne pourra pas être revendu à un prix supérieur au prix de vente de l’album, avec un espace pour la signature des deux parties).

    Bon, évidemment, ca sera un peu moche à coté du dessin, mais si c’est le prix à payer pour maintenir ces rencontres. Moi personnellement, signer une clause selon laquelle je m’engage à ne pas revendre la dédicace ne me dérange pas le moins du monde. Et si je veux l’encadrer pour moi, il suffit de mettre un cache devant (et puis, les auteurs s’amuseraient surement à inclure cette clause dans leur dessin...)

    Une clause pareille éviterait des démarches trop compliquées en matière judiciaire, et permettrait de dissuader les vendeurs potentiels.

    * Autre solution :
    Dédicacer selon la demande des personnes, et que les auteurs fassent, par après, eux même la vente aux enchères.
    Encore une fois, préjudiciable pour les étudiants, les enfants, et les vrais bédéphiles. En plus ouvrirait un vrai "marché des dédicaces".

    * Troisième solution : Aller en justice contre ce vendeur directement. Je suis sur que les auteurs auraient gain de cause, ou tout du moins auraient droit à un pourcentage (mais cela signerait l’acceptation du caractère marchand des dédicaces, et cela n’est pas souhaitable)

    Au niveau légal, je ne sais pas ce qu’il en est, mais dans tous les cas, les auteurs ne donnent pas leur acceptation pour la revente de leur oeuvre. Je suis sur qu’ils auraient gain de cause en justice. Mes notions en droit intellectuels sont assez faibles, mais je vais essayer de faire quelques recherches, cela peut être intéressant.

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    • Répondu par François TETEVIDE le 19 décembre 2010 à  14:33 :

      Il suffit de retrouver le n° de BoDoï où il avait eu un article polémique d’un gars qui avait amassé des dédicaces pendant 30 ans et les avait mis en vente aux enchères dans une salle parisienne, et dans cet article, il y avait un encadré qui indiquait que normalement la Loi prévoit que soit reversé un % de la vente à l’auteur si celui-ci en fait la demande. Ce qui malheureusement pour les auteurs, ne font jamais.

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      • Répondu par pkrs le 19 décembre 2010 à  15:29 :

        Cela s’appelle le "droit de suite", si je me souviens bien, le pourcentage est de 5% et ne s’applique qu’aux ventes publiques.
        Au départ, ca s’applique surtout pour les grands peintres (ou leurs héritiers) gagnant peu au début de leur vie et vendant leurs oeuvres pour une croute de pain alors qu’elles se vendent pour des millions quelques années après.
        Dans le cas d’une dédicace, elle montera tout au plus jusqu’à 500 euros. Je ne suis pas sur qu’un auteur va faire toutes les démarches judiciaires pour 25 euros...

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        • Répondu par François TETEVIDE le 19 décembre 2010 à  16:39 :

          25 € pour une dédicace mais si tu multiplies par le nombre de dédicaces revendues, et si cela se généralisait, çà ferait peut être fuir les margoulins et autres spéculateurs.
          eBay c’est pas de la vente publique ?!?!

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    • Répondu par Gyal le 20 décembre 2010 à  00:09 :

      Je te rejoins totalement sur les deux premiers points, mais pour le dernier, difficile de poursuivre s’il n’y a pas un contrat de vente écrit stipulant les droits de l’acheteur à la revente.

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      • Répondu par pkrs le 20 décembre 2010 à  08:37 :

        Pour ce troisième point, je suis persuadé qu’ils auraient peut être gain de cause. Pas pour une dédicace vendue longtemps après, mais pour une dédicace vendue une heure après la dédicace. Dans le fond, le dessinateur fait gracieusement don d’un dessin de manière nominative "pour Samy". Je pense qu’on pourrait considérer qu’il y a un accord implicite quant au fait de ne pas revendre la dédicace "personnalisée". Je pense que devant un juge, du seul fait qu’il y ait le prénom (et du fait que ce soit revendu juste après), les auteurs pourraient avoir gain de cause. Il faudrait voir la jurisprudence sur le sujet. L’auteur est en quelque sorte "lésé" par cette revente rapide avec une plus-value conséquente. Par contre, on pourrait tout à fait admettre la revente de l’album au prix d’achat de la bande dessinée (en effet, on ne peut pas rendre inaliénable un bien).

        Qui plus est, l’auteur a un droit de divulgation de l’oeuvre. En affichant l’oeuvre sur Ebay, il y a violation du droit d’auteur (qui n’a divulgué l’oeuvre que pour le propriétaire de la BD). Ce serait une autre argumentation parmi d’autres.

        Pour ce qui est du droit de suite, je ne pense pas que cela s’appliquerait pour ces dédicaces. Pour une dédicace d’Hergé à plusieurs milliers d’euros, oui, mais pas pour des dédicaces dont le prix ne serait pas fortement élevé.

        Dans tous les cas, je suis sur que dans le cas du vendeur qui a revendu quelques heures après la dédicaces, les auteurs auraient droit de cause. Maintenant, j’espère qu’ils vont l’attaquer en justice (ce qui, aux vues des différents articles, va surement être le cas).

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    • Répondu par Julien le 5 février à  14:32 :

      Une question, légèrement hors-sujet... En avez-vous encadré finalement ? Comment l’avez-vous fait ? Avez-vous encadré la BD (ouverte) ou avez-vous découpé la page où était le dessin ? J’aimerais encadrer une dédicace mais je ne sais pas comment m’y prendre. D’avance merci !

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 11:07, par Francis NICOLE

    Je propose une solution mais qui nuira à la convivialité :Faire la dédicace avec le prénom ET le nom du lecteur. Et les noter sur une liste perso. Même si le nom est un faux nom il apparaîtra sur la dédicace revendue. La personne sera grillée sur d’autre salon ! Et en cas de récidive que les auteurs voire leurs éditeurs demandent des dommages et intérets. Après tout les autreurs de livres( romans ou autres) mentionnent systématiquement le prénom ET le nom des personnes ! Donc quoi de plus naturel !
    Bon d’accord ses petits malins de revendeurs peuvent indiquer différents noms et même celui d’autres personnes, auquel cas la parade serait que les organisateurs de festivals et salons délivrent un petit carton avec les nom et prénom au vu d’une carte d’identité ! C’est un peu hard mais si on veut lutter il faut s’en donner les moyens, non ? N’indiquer que le prénom n’est en fait qu’un snobisme de convivialité (vraie ou fausse) !
    Fr.N

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    • Répondu par pandax le 24 mars 2014 à  10:08 :

      Des livres (roman, bibliographie, témoignage, etc) dédicacés pour moi, j’en ai vraiment énormément (beaucoup de service presse, d’épreuves non corrigées, etc), mais sur absolument aucun il n’y a mon prénom ET mon nom. C’est systématiquement mon prénom, suivi d’un paragraphe/phrases/citation/... puis de la signature. D’ailleurs, je trouve que la mention unique du prénom rend le contact bien plus intime et moins formel que s’il y avait nom + prénom.
      Alors soit je suis tombé sur plusieurs dizaines d’auteurs qui dérogent à la règle, soit vous vous trompez en pensant qu’ils mentionnent "systématiquement" le prénom + nom. J’ai d’ailleurs, à la suite de la lecture de votre message, demandé à mes amis s’ils étaient dans mon cas aussi, et personne n’a été capable de me montrer une dédicace nom + prénom...
      Et d’ailleurs, la mention des deux ne réglerait pas le prb...

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    • Répondu par Zenkaro le 7 janvier 2015 à  16:02 :

      Pourquoi pas accompagner chaque dédicace d’un "À [Prénom de l’amateur]" ou "Pour [Prénom]", pour garder le côté convivial de la rencontre ?

      Je suggère aussi des messages avec clins d’œil humoristiques bien entendus à destination des spéculateurs repérés de longue date, histoire de leur signaler qu’on les a à l’œil, sans gâcher la bonne ambiance :).

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 12:47, par David

    Je ne suis pas allé cette année à Saint-Malo, écœuré par l’attitude désormais courante des fous : ils viennent en famille ou avec des amis, placent leurs membres dans les files et ,tel des maquereaux, passent d’une file à l’autre ( vive le portable) pour relever les compteurs. Comme le dit l’article, sacs abandonnés et tribus organisées empêchent les curieux ou les passionnés de d’avoir la joie de rencontrer un auteur. Cela devient franchement insupportable, et les organisateurs bottent souvent en touche quand on les interpelle ( organisateurs mais pas responsables...). Il faudrait plancher ( c’est le cas de le dire) sur un code de déontologie pour les festivals. Sinon cela va se terminer par plus aucune dédicace, à la limite des signatures, les dessins étant réservés à des carrés VIP gérés par les librairies qui y placeront leurs "bons clients" plus des invités ( style sponsor)...Triste, non ?

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    • Répondu le 19 décembre 2010 à  13:46 :

      Mauvais procès pour le libraire. Nous essayons à la librairie ou en festival de concilier les 2 publics. Pas facile. Une fois, on a failli en venir aux mains. La solution en dédicace : pas de dessins mais une rencontre suivie d’un petit mot signé comme pour les romans.

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      • Répondu par David le 19 décembre 2010 à  20:06 :

        Loin de moi l’idée de critiquer les libraires : ils ne sont pas les responsables de ces comportements.C’est les organisateurs, mais aussi les éditeurs qui ont leurs propres stands, vendant parfois des albums en avant-première que les libraires n’ont donc pas encore... C’est bien une histoire d’argent tout ça ; la dédicace risque d’être payante, l’organisateur et/ou l’éditeur touchera sa commission... Je pense que derrière ce débat il y a déjà des solutions ... mercantiles !!!! la dédicace gratuite ? Faut plus rêver !

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 14:16, par François TETEVIDE

    Autre solution, les dessinateurs créent une assoce comme je le disais précédemment pour défendre leurs droits mais en plus permettent aux lecteurs d’adhérer à cette assoce avec une carte d’adhésion annuelle d’un montant par exemple de 10 €, s’engageant en adhérant à ne pas revendre les dédicaces qu’il aura le long de l’année lors de rencontres avec les auteurs. Ainsi lors de dédicace, l’adhérent montre sa carte, l’auteur sait qu’il a à faire à un des membres et avec la date du jour et sa signature, indiquer le n° de l’adhérent.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 16:06, par Julien

    Manu Larcenet a été surtout un des premiers à se révolter contre la revente de ses albums dédicacés entre EBAY et des Bouquinistes. Ce qui l’a fâché avec les festivals et ne fait que de rares librairies ...avec un minimum de gens...

    De là, bon, à moins d’avoir un gros détecteur-radar à "lecteur qui vient dédicacer pour revendre sur Ebay"...bon.
    C’est un truc qui paraît inévitable. Est ce qu’un auteur va rejeter en dédicace celui qui est venu avec une énorme valise remplie de bandes dessinées...
    Certains éditeurs imposent parfois, le fait d’acheter l’album sur place, en interdisant l’album venu de chez soi...
    On se souvient de ceux qui vendaient des livres d’Or remplis de dédicaces ! Et depuis les dessinateurs ont cessé la dédicace sur les livres d’Or (sauf dans un restaurant ou un hôtel 3-4 étoiles)

    Il y a des dessinateurs qui marquent d’un petit chiffre les dédicaces, pour après faire un tour sur EBAY voir un peu ...

    Après bon, le système de la dédicace au ticket, ça je suis contre.(surtout pour celui qui arrive "en retard" et ne sait rien)

    Il y a un autre soucis en festival pour les dédicaces, c’est l’album qui surgit du passé, avec la vielle couverture, l’édition cachée mais quand même vendue, et retrouvée chez un bouquiniste à un prix modique. Et là c’est un problème, d’accepter ou pas les bouquinistes dans un festival de la bande dessinée ?! Là c’est un manque à gagner pour les dessinateurs qui ne pourra vendre son album tout beau, tout neuf ...!!! Je sais que certains parfois, partent un peu en chasse pour retrouver des vieux exemplaires et tout racheter.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 17:34, par Baptiste Gilleron

    Je suis moi-même un amateur de dédicaces, d’une part pour le plaisir d’obtenir un dessin d’un auteur qu’on apprécie (ou qu’on découvre) mais aussi pour la rencontre, l’échange. Jamais il ne me viendrait à l’esprit de faire dédicacer un album pour aller le revendre ensuite. Ces pratiques sont malheureusement bien courantes et me désolent.

    Comme ces deux gamins d’à peine 5 ou 6 ans, vus un jour au FIBD d’Angoulême 2 minutes après ouverture des portes : assis par terre dans une file d’attente (Alessandro Barbucci & Barbara Canepa n’ont pourtant pas des lecteurs si jeunes...), à moitiés endormis la tête posée sur des sacs ou manteaux. Les parents les avaient tout bonnement flanqués là pour pouvoir attendre d’autres dédicaces en même temps. Aussi on peut logiquement supposer que ces gens n’habitaient pas à deux pas du festival et qu’ils avaient donc certainement tiré leurs gosses hors du lit de très bonne heure pour arriver le plus tôt possible devant les portes.

    Le genre d’attitude qui me donne envie de distribuer des claques voire des coups de pied bien placés...

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  • Dédicaces : scier la branche
    19 décembre 2010 17:47, par Erik A.

    Comme d’autres copains, j’ai signé depuis 25 ans des centaines de bouquins. Je suis un petit auteur, (moins de 500 000 albums vendus) et ne suis pas "touché" comme les "vedettes" par cet ebaymania. Il est bien arrivé parfois des voir des dédicaces de moi monnayées sur divers sites, mais à des prix dérisoires, et souvent pour des dessins "ratés", comme si j’avais senti qu’en face le lecteur n’était pas concerné, au moment où je lui faisais...

    Pour autant, nous avons dévoyé la dédicace avec des dessins de plus en plus chiadés, là où nos "anciens" (Martin, Tibet, Craenhals etc) contentaient leurs lecteurs de crobards au crayon, profil de héros vite torchés, au profit de moments de discussion, ce qui devrait être la seule raison d’être du truc... La rencontre.

    Nous avons contribué à cette "exigence" du lectorat en faisant désormais live et gratuitement de véritables illustrations au feutre, en couleur, des aquarelles, bref, tenté de faire une surenchère graphique pour se faire connaitre et vendre.

    L’exemple "San Diego" est très intéressant. J’ai aussi il y a deux ans été invité à Nîmes pour une séance de signatures défrayée (très correctement). Ce qui est normal, au temps passé mais rarissime. Quelle profession donne ainsi de son temps à titre gracieux ?

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    • Répondu par Lionel Boy le 19 décembre 2010 à  18:34 :

      Le salon bd goodies de Paris au printemps a aussi appliqué ce système : un groupe d’auteurs partagé en 2 sous-groupes, le matin un sous-groupe ne fait que des signatures et des croquis rapides gratuitement, l’après-midi, il fait des dessins payants (et inversement pour l’autre sous-groupe).

      Un bon compromis ?

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      • Répondu par julien blachart le 19 décembre 2010 à  20:16 :

        assurément une très bonne idée, réaliste, et qui dynamiserait un peu les festivals.
        Mais les auteurs feraient bien aussi de garder leur colère sur les éditeurs, qui sont des partenaires logistiques, et pas des princes sortis de la cuisse de jupiter.A quand une fronde solide comme les syndicats US qui font chèrement valoir les droits des scénaristes et acteurs lorsqu’il y a un problème ? quand on est mou, on ne peut espérer le respect

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      • Répondu par Philippe Wurm le 20 décembre 2010 à  00:41 :

        La dédicace c’est génial !! quand on voit les anciennes dédicaces de Franquin ou d’autres dessinateurs disparus et qui nous sont cher, on est très heureux du petit coucou, du petit bonjour qu’ils nous adressent ! Voir un auteur aujourd’hui dédicacer son livre, discuter, relire le livre plus tard, se souvenir, se dire qu’on a un album qui sort de l’industriel pour revenir vers l’artisanal (le cousu main !), contempler la trace, regarder la vigueur ou la douceur du trait, vivre toutes ces sensations, c’est vraiment très très chouette. Alors oui,la dédicace est une rencontre privilégiée, un moment particulier, une émotion longtemps forte et vivante ! Je suis pour quelle reste accessible au plus grand nombre, mais la gratuité, comme institution, pose un problème. J’ai eu à Nérac une discussion avec un auteur que j’apprécie et qui s’étonnait, comme moi, de voir toute une économie tourner (libraires, festivals, éditeur, hôtels etc...)autour de cette question de la dédicace, sans que le producteur des dessins ne soit rémunéré ?!? Je crois que la colère de certains auteurs serait calmée si (comme pour tous les métiers) ils étaient rétribués pour leur travail ! Car il s’agit bien d’un travail (et Salma rappelle que cela se fait au détriment de la vie de famille, par exemple ! Et le fait de voir le festival comme une agréable virée entre copain n’empêche rien), et ce ne sont pas les très faibles droits d’auteurs sur les albums dédicacés qui font une honorable rétribution. En ce sens la solution "San Diego" est très simple et efficace (entend-on les mêmes cris de colère outre-Atlantique ?). Toutefois la question reste complexe et demande concertation car les différents auteurs ont des envies et des besoins variés. Par exemple un auteur "pour enfant" ne verra pas les choses de la même manière qu’un dessinateur de "série réaliste historique" et les cotes changent beaucoup selon la notoriété. Pour conclure, je pense que chacun doit faire selon son souhait des dédicaces gratuites ou payantes, mais si l’on veux être rémunéré, le système "San Diego" pourrait très bien s’appliquer sans que l’auteur n’apparaisse comme un vil gripsou ! Ainsi tous les acteurs de la chaine du livre seraient sur un plan d’égalité face à leur métier (qui est aussi une passion !). Cela n’empêchera pas le lecteur d’y trouver du plaisir à un prix démocratique (comme toute activité culturelle) et ceux qui veulent investir (et spéculer) davantage pourront le faire en y mettant le prix puisque ceux-ci le voient comme un business ou un investissement culturel !

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        • Répondu le 20 décembre 2010 à  14:32 :

          La solution San Diego implique majoritairement que le dessinateur paye son voyage et son hotel... nos collègues auteurs ont tendance à l’oublier.

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          • Répondu par Schantz Julien le 21 décembre 2010 à  10:39 :

            Ainsi que son espace de dédicace : donc sa table.

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      • Répondu par Schantz Julien le 21 décembre 2010 à  10:36 :

        Oui bon compromis si cela est bien organisé, ce n’était pas le cas là bas.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 19:11, par Gemini

    Tout cela risque de déboucher sur le système de la SEFA, l’organisateur des principales conventions liées à l’animation japonaise en France.
    Eux utilisent les invités - du moins ceux qu’ils font venir par eux mêmes, sans passer par leurs éditeurs français - comme produits d’appel, afin d’attirer plus de monde mais aussi afin de vendre plus cher certains billets à tirage limité, qui doivent augmenter les chances d’obtenir les dédicaces. La sélection des heureux élus se fait par tirage au sort (je passe les détails concernant les billets privilèges), et l’auteur - souvent un dessinateur - doit se contenter d’une signature sur un ex-libris prévu pour l’occasion ; le seul échange se fait avec le traducteur, qui demande quel prénom ajouter à côté de la signature... C’est totalement impersonnel, et parfaitement éloigné de l’image que je me fais des dédicaces ; je ne suis pas sûr que les auteurs eux-mêmes apprécient ce système, mais ils n’ont probablement pas le choix... Toujours est-il que les auteurs doivent être rentabilisés, et que ce système permet aussi de ne pas engorger certains endroits du salon avec des queues interminables.
    Pour ma part, plusieurs de mes auteurs favoris sont passés par ces conventions - cette année Tsukasa Hojo - mais cela ne m’intéresse pas de les rencontrer dans ces conditions car nous n’avons aucun moyen d’échanger.

    Ma hantise : que ce système se généralise. Au moins là, le résultat ne risque pas d’atteindre des prix prodigieux sur ebay et consort, mais je trouve cela dommage pour les passionnés, qui souhaitent rencontrer un auteur pour échanger et pour repartir avec une œuvre unique dont ils ont véritablement envie.

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    • Répondu par Zenkaro le 9 janvier 2015 à  01:00 :

      Ayant vu des dédicaces d’artistes J-pop, je peux dire que l’aspect échanges avec l’interprète juste pour communiquer le prénom à mettre à côté de la signature, c’est monnaie courante. Le but est de ne pas faire attendre inutilement ceux qui sont derrière (typiquement japonais). Tout est bien cadré, ce qui n’empêche pas certains dérapages (constatés surtout avec des fanatiques d’idols).

      Un système tel que celui des tickets premium et du tirage au sort tels qu’ils sont pratiqués à Japan Expo ne résout ni n’empêche la revente des articles dédicacés, de toute façon. Il engendre par contre la frustration des nombreux passionnés qui n’auront pu rencontrer leur(s) auteur(s) préféré(s), même pour un très bref instant, ni avoir un souvenir de cette rencontre, très précieux à leurs yeux.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 19:33, par francois d

    Je suis, entre autres, libraire et je n’organise plus de séances de dédicaces depuis un petit temps car j’ai constaté que, si j’annonce une dédicace par internet (via notre site ou des sites bd) ce sont toujours les mêmes personnes qui viennent. Constaté aussi que les auteurs connaissent très bien ces chasseurs de dédicaces, depuis des années. Alors à quoi bon ? Ces chasseurs de dédicaces, en temps normal, ne viennent jamais, acheter de bd dans ma librairie. On ne les voit que pour les dédicaces, avec leurs excuses (mon train n’arrive qu’à telle heure, puis-je avoir un ticket quand même ? - j’ai rendez-vous chez le médecin à telle heure, puis-je passer en premier lieu ? - j’ai déjà acheté la bd ailleurs, puis-je quand même participer à la dédicace ? etc etc), leurs magouilles (ils ont un tas d’albums à signer ou dédicacer dans un sac et ont bien entendu "oublié" de le mentionner au libraire organisateur), leur culot (je ne peux pas venir à la séance de dédicace mais pouvez-vous me le faire dédicacer quand même) et surtout leur hypocrisie - ce qui est le sujet de l’article d’actua bd - de faire les yeux doux à un auteur pour avoir "une belle" dédicace et de la proposer à la vente dès le lendemain sur eBay. Alors fourt ! Pas besoin d’avoir ces faux-culs dans ma boutique.
    Reste alors quelques belles surprises de temps à autre, comme lorsque Philippe Xavier (ou Laurent Verron, ou....) accepte de manière impromptue de venir le lendemain faire une séance de dédicaces pendant 2-3 heures. Pas de publicité sur internet. Quelques mails à des collectionneurs d’originaux ou clients réguliers, il n’y a pas de queue, pas de stress, l’auteur a le temps, tout se passe de manière décontractée, des clients de passage ou des touristes sont intrigués de voir un auteur dessiner en direct (cela reste magique pour quelqu’un qui n’a jamais vu ça !) et on termine ça par un petit verre ou deux avec la satisfaction d’avoir passé une chouette après-midi. C’est rare, je ne cours pas après ce genre d’événement, mais si ça peut se faire ainsi, j’en suis très heureux. Je signale quand même que je ne collectionne PAS les dédicaces...

    Et, selon moi, la solution pour les organisateurs de dédicaces, c’est de faire payer un montant situé entre 10 et 50 euros par participant et de ristourner à l’auteur au moins 80% de ce montant à titre de rémunération pour son travail incluant ses droits d’auteur.

    Au sujet, des droits de suite évoqués par un lecteur ci-dessus, je signale que ceux-ci s’élèvent à 4% du montant de l’adjudication à partir de 1250 euros en Belgique (je crois que c’est 800 euros en France) et donc pour les dessins originaux passant en ventes publiques. Les sites de ventes comme eBay se défendent d’être organisateurs de ventes publiques, uniquement intermédiaires (ou autre subtilité) donc les droits de suite ne s’appliquent pas sur les ventes eBay. Et puis, les dédicaces qui dépassent les 800 (ou 1250) euros, ne sont pas légion. A part les Hergé, Franquin Uderzo, Jacobs, Pratt etc.

    fd

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 20:10, par Sébastien Pernet

    Comme beaucoup ici, je suis contre la renvente d’albums dédicacés. Et je comprends à 200% la colère des auteurs qui voient leurs cadeaux remis en vente quelques heures après la séance de dédicace ou même 5 ou 10 ans après. Un cadeau est un cadeau, le revendre est une marque d’irrespect total.

    Est-ce qu’il existe une bonne solution pour empêcher ces nuisibles d’agir ? Je ne pense pas... Il y aura toujours des profiteurs et des petits malins qui sauront contourner les mesures prises pour les empêcher de nuire.

    Rendre la dédicace payante, pourquoi pas, au moins le renvendeur n’est pas le seul à gagner de l’argent sur le travail d’un auteur. Mais peut-on alors parler encore de cadeau ? Et puis le chasseur professionnel rentrera toujours dans ses frais, tandis que le vrai fan devra débourser encore, je craint que cette solution éloignera le vrai amateur des files de dédicaces et laissera plus de champ libre aux revendeurs puisqu’il y aura moins de monde dans les files d’attente...

    Pourquoi pas obliger à un achat par dédicace : album, ex-libris, poster... Là encore l’auteur ne se déplace pas QUE pour faire des cadeaux, il fait un peu de bénéfice, et dans ce cas le vrai fan, s’il est obligé de débourser encore, obtient non seulement la dédicace cadeau mais en plus alimente sa collection en ex-libris par exemple. Ce n’est plus la dédicace qui est payante, juste une obligation d’acheter quelque chose pour obtenir une dédicace, je pense que cette option passerait mieux et repousserait moins les fans.

    Peut-être le problème de la revente vient-il aussi du fait même des auteurs qui se rendent côtés en ne faisant qu’un nombre très limité de dédicaces ou en se rendant rarement à des séances de dédicaces ? Ce que je veux dire, c’est que si un auteur distribue de nombreuses dédicaces un peu partout et souvent, ne seront-elles pas moins côtées et ne perdraient-elles pas leur attrait d’être acheter ? Car s’il y a des reventes, c’est qu’il y a de la demande. Et cette demande vient sans doute en partie que certains auteurs soient difficiles à rencontrer. Ce n’est pas un reproche que je fais aux auteurs, j’ai trop de respect pour eux et leur oeuvre. Je comprends aussi qu’un auteur ne peut pas passer tout son temps en séances de dédicaces ou à faire des dédicaces de chez lui. Mais la rareté crée la demande. Je pense sincérement qu’une des solutions serait de faciliter d’une façon ou d’une autre l’accès à certains auteurs trop rares et demandés au plus grand nombre. Peut-être par le biais d’internet ? Il y a des éditeurs et des auteurs qui par exemple vendent directement leurs BD via internet, et font des dédicaces à la demande avec chauqe commande. Je comprends que pour des auteurs comme Delaby ou Xavier, ça représenterait un sacré paquet de dédicaces à l’année, mais peut-être il y a t-il une idée à creuser de ce côté là ? Car je le dis et le redis, si une dédicace est rare comme de l’or, elle se vendra à prix d’or. Si chaque lecteur et fan peut avoir par lui-même une dédicace, à son nom, en commandant par exemple la BD directement à l’éditeur, quel intérêt ensuite d’aller en acheter sur e-bay ou ailleurs ? Je pense qu’il y aurait même moyen de faire payer un petit supplément par dédicace demandée par album. Par exemple vendre un album 20 euros au lieu de 12 si on demande une dédicace (plus les frais de port). Ca limiterait ainsi le nombre de demandes, ça resterait moins chère à se procurer qu’en allant sur e-bay, et ce ne serait pas qu’une perte de temps pour l’auteur qui se ferait quand même de l’argent. Et un fan qui n’arrive pas à rencontrer un auteur aurait quand même de ses dédicaces de temps en temps...

    Idée à creuser ??

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    • Répondu par Ostap78 le 19 décembre 2010 à  22:49 :

      Pourquoi ne pas vendre de fausses dédicaces sur eBay pour vérolée ce marche. Ce serait rigolo plus de clients plus de ventes. Si on peut pas faire grand chose contre les aigrefins, on toujours tarir la source de leur revenues. Mettez vous tous a vos crayons et a vos feuille de calques.
      Quand eBay sera synonyme d’arnaque, c’est déjà un peu le ça d’ailleur, le problème sera règle.

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    • Répondu par Gyal le 20 décembre 2010 à  00:01 :

      Il y a déjà des séances de dédicaces chez les libraires où l’on doit acheter l’album sur place, mais je ne pense pas que cela soit très dissuasif.

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    • Répondu par Mike le 23 décembre 2010 à  11:52 :

      Je pense que c’est effectivement une très bonne idée, sans doute la meilleure que j’ai vu sur le forum. Quel intérêt en effet d’acheter une dédicace sur ebay faite dans des conditions douteuses et à un prix très élevé, si on peut avoir une dédicace par une voie officielle, en sachant qu’une partie au moins du prix reviendra à l’auteur. Après personnellement, sauf cas d’auteur totalement inaccessible, je vois pas l’intérêt d’acheter une dédicace par correpondance, c’est quand même pas comparable avec une rencontre avec l’auteur.

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      • Répondu le 23 décembre 2010 à  14:14 :

        c’est quand même pas comparable avec une rencontre avec l’auteur.

        Quelle rencontre ? Le seul échange avec l’auteur c’est quand il demande "c’est pour qui ?", sinon il discute avec son voisin auteur, ils ont de bien rigoler d’ailleurs, mais vous en êtes totalement exclu, pas plus d’échange qu’à la sécu ou à la poste.

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        • Répondu par Michel Plessix le 23 décembre 2010 à  19:08 :

          Il ne tient qu’au public de nous parler pendant la dédicace, ce qui heureusement est ce qui se passe majoritairement. Mais si vous trouvez que certains auteurs sont taiseux( il faut parfois être très concentré pour faire un dessin pas trop moche) ou mapolis, il en est de même dans le public : que pensez-vous des gens qui passent leur temps accrochés à leur téléphone portable pendant que vous vous échinez à leur faire de votre mieux un petit dessin ?

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    • Répondu par Cainou le 25 décembre 2010 à  14:59 :

      Je comprends la position de ceux qui se plaignent de la revente de dédicace, mais, tout de même, les gouts changent, on a parfois besoin de faire de la place chez sois, etc... il y a bien un moment ou on peut revendre un album parce qu’on en veut plus !

      J’ai déjà revendu quelques dédicaces (très rarement), c’était uniquement parce que je ne voulais plus de la série, tant mieux pour moi si l’album se vendait mieux (ou pas d’ailleurs ^^)

      Par contre je conchie les gens qui chassent les dédicace dans le but de les revendre !! C’est écœurant !

      Rendre la dédicace payante pour certains auteurs ne fera qu’augmenter le prix de revente sur ebay et autre... et rendra définitivement inaccessible l’auteur aux petites gens...

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    19 décembre 2010 23:58, par Gyal

    Enfin on semble se pencher sur ce problème, je l’avais déjà dénoncé en BD ici : http://groargyal.free.fr/groargyal/groargyal/Blog/EB6802F7-4D41-42B1-90EF-5DFA963CBED8.html et ici : http://groargyal.free.fr/groargyal/groargyal/Blog/593A7C52-1EF8-4462-9B16-8A75BB7F96D9.html et là : http://groargyal.free.fr/groargyal/groargyal/Blog/093154F9-8CE3-48D8-88EF-BACE64900CD0.html

    Je pense pour ma part que faire payer la dédicace profiterait aux plus riches et n’empêcherait pas les rapaces d’oeuvrer. Pourquoi ne pas apposer un tampon "Ne peut être vendu" sur la dédicace, ce qui impliquerait une amende et l’interdiction de vente sur les sites d’enchères ?

    Autre solution : établir une journée ou un créneau de dédicace pour les chasseurs professionnels et leur faire payer la dédicace à 50% de la cote de l’auteur, la dater et interdire la vente de celle "hors date" ?

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    • Répondu le 20 décembre 2010 à  09:46 :

      Un tampon "ne peut être vendu". Un auteur qui tiendrait une liste pour vérifier Nom et Prénom. Tout ça serait joli comme tout. Encore faudrait-il avoir une âme de fonctionnaire ou de comptable, ce qui n’est pas vraiment le profil des auteurs à part quelques-uns et je ne citerai personne.

      Déjà que les dédicaces ne sont pas de vrais dessins mais un petit moment de spectacle pour épater le lecteur. Soyons honnêtes, ce n’est que de la promo. La meilleure solution serait tout simplement de ne plus dédicacer. Cela éviterait aux auteurs de faire des dessin ratés et de faire autre chose de plus intelligent à la place comme par exemple : dessiner de vrais dessins chez soi. Et aux lecteurs, de ne plus attendre des heures debout dans des files pour des dessins ratés.

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      • Répondu par Gyal le 20 décembre 2010 à  10:51 :

        tous les dessins de dédicaces ne sont pas ratés, heureusement pour les auteurs ;)

        Il y en a des ratés et des bâclés, c’est sûr, il faut souvent dessiner vite, beaucoup et on n’est pas toujours au mieux de sa forme. C’est un petit moment de spectacle et de promo aussi, c’est sûr, mais il peut y avoir de beaux échanges. Rien n’est totalement blanc ni totalement noir.

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        • Répondu le 20 décembre 2010 à  14:47 :

          Pourriez-vous nous décrire ces beaux échanges ?

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    • Répondu par Francois TETEVIDE le 20 décembre 2010 à  11:15 :

      Dans les gares et les aeroports, les valises qui trainent sont éliminées plan vigie pirate oblige, ben els organisateurs de salons devraient faire la même chose non pas détruire les sacs, mais les virer des files, et les gars les récupèrent à l’entrée... quand ils auront récupérer leurs sacs 10/12 fois dans la journée, peut être qu’ils resteront dans la file...

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    20 décembre 2010 10:21, par Erik A.

    Je ne vois pas pourquoi les Auteurs devraient "se retourner contre leurs éditeurs" comme je viens de le lire... Ils ont pour ça d’autres raisons, croyez-moi, et la dédicace n’est qu’un détail infime de leurs récriminations. De plus, l’éditeur c’est plutôt un partenaire, pas un ennemi...

    Ne pas croire d’ailleurs que "les éditeurs" forcent à la dédicace. J’en connais un tas qui conseillent à leurs auteurs de bosser plutôt que d’aller se balader gratos. Et ça reste un truc qu’on choisi de faire ou pas, librement. La plupart des éditeurs préfèrent de loin que les dessinateurs avancent sur leurs planches à la maison, plutôt que de perdre leur temps à signer une quarantaine d’albums pour quelques passionnés.

    Sur le plan de la rentabilité ou de la reconnaissance, je me marre : il n’y a plus de presse, pas de télé (ou alors pour un ou deux ténors) le seul attrait des festivals tient au plaisir de retrouver des copains du métier et passer un (bon) moment ensemble, ne surtout pas y chercher autre chose. Je parle pour l’immense majorité des Auteurs, bien entendu que ça ne concerne pas les têtes d’affiches, mais ils ne sont pas si nombreux...

    Avec les contrats en vigueur, la plupart des dessinateurs sont en avance sur droits, et doivent donc vendre des milliers de livres avant de toucher le premier demi-euro. Autant dire que ce ne sont pas les soixante-dix bouquins vendus sur un WE qui vont le nourrir (on fait quoi ? cinq ou six dessins par heure en moyenne...). Et que ca ne lui rapporte rien du tout, pas un centime.

    Je signe depuis des années certains albums parus qui n’ont pas atteint le quota remboursable, et donc pas été réimprimés non plus, pour autant, comment expliquer qu’on n’aura pas récupéré un centime sur le livre qu’n me tend à celui qui vient de l’acheter au prix fort ? Donc je signe son livre, mais ça ne fait pas avancer le schmilblick pour autant. Boulot gratuit.

    J’ai fait en novembre un festival en Suisse, signé environ une centaine de livres sur trois jours, certains datant d’il y a plus de vingt ans et peu de nouveautés achetées sur place chez le libraire recruté pour le festival... Rentabilité zéro. Temps de travail perdu, 4 jours à faire le beau. Mais je ne plains pas, j’étais volontaire.

    Vendre des petits originaux, faits pour l’occasion est une bonne idée, mais un pis aller. Et puis les gens n’ont pas tant d’argent que ça pour les produits dérivés...

    Bref, pas simple.

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    • Répondu par VPC le 20 décembre 2010 à  12:30 :

      Certains éditeurs forcent à la dédicace " à la chaine ", j’ai vu à Quai des Bulles l’an passé, un auteur qui était parti se soulager la vessie se faire enguirlander assez violemment à son retour ! car pendant sa courte absence, il y avait UN
      client pour une dédicace qu était parti. Extrait du discours : Oh, Un Bourgeon
      ou un Bilal, on l’attend, toi on t’attend pas, alors reste à ton " poste " compris !

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      • Répondu le 20 décembre 2010 à  17:48 :

        Ne pas confondre l’éditeur et le libraire qui tient le stand :)

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        • Répondu le 21 décembre 2010 à  09:59 :

          oh mais éditeurs ET libraires sont capables de ce genre de chose ! c’est un milieu où règne une grande médiocrité humaine, à tel point que la raillerie et la négation d’un problème sont vus comme des qualités.Et après on s’étonne que la bd n’est pas reconnue.A force de vouloir être borgne parmi les aveugles...

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    20 décembre 2010 10:57, par Francois TETEVIDE

    Par contre, moi il y a un truc qui m’échappe... je ne viendrais jamais à acheter un album dédicacé qui ne m’est pas destiné, même si j’apprécie l’auteur... à quoi bon, se retrouver avec une dédicace qui n’est pas l’héritage d’une rencontre entre un auteur et son elcteur ?!?! à la limite je m’achète si cela est possible un p’tit dessin original de l’auteur qu’une dédicace "pour XXX" ou "pour" YYY" qui ne m’est pas destinée.
    Ou alors ce sont des dédicaces non nominatives que les gars achètent ?!?! Je vois bien le mec qui pour se la péter "t’as vu j’ai une dédicace de Franquin" "ah tiens tu t’appelles Mauricette toi maintenant ?!?!"
    Y a vraiment un truc qui m’échappe...

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    20 décembre 2010 11:43, par PPV

    Je ne chasse pas les dédicaces, mais il y a qq bonnes idées : 1) une dédicace par personne et payante, avec ristourne à 75% à l’auteur, 2) réservation exclusivement et venue sur place, aucune exception autorisée par respect pour l’auteur et ceux qui font la file, 3) bien sur le livre doit être acheté sur place, si vous l’avez déjà, ben revendez le (sur eBay ;-)), 4) des "vigiles" (ouh ! le vilain mot) retirent les sacs des files (qui va à la chasse, perd sa place !), 5) le cachet "ne peut être vendu" est une idée excellente !, 6) liste noire des spéculateurs sur eBay transmise aux libraires (là, cela devient du Big Brother, je n’aime pas cette solution, à vrai dire) qui recoupent avec la liste des inscrits (j’entend la remarque : un pseudo sur eBay ne peut être recoupé avec une identité réelle, allons allons : les professionnels avec 500+ sont bien connus), 7) copie carte d’identité à donner par le specu... heu ! le lecteur lors de son arrivée chez le libraire, etc, etc.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    20 décembre 2010 12:00

    Quelques petites remarques : le système de la dédicace et de sa revente est lié au volontariat : volontariat des auteurs qui dédicacent, volontariat des collectionneurs qui sont prêts à payer pour les récupérer.

    Par ailleurs, ce système de la cotation plus ou moins officielle des dessinateurs et de la spéculation sur ce marché arrange tout le monde : les auteurs quand il s’agit de vendre leurs originaux, les collectionneurs ravis d’alimenter leur fétichisme, et les marchands bien entendu.

    Ce débat renvoie au fonctionnement du marché de l’art en général. Beaucoup d’intervenants ici voudraient réguler ce marché grâce au sens moral, ce qui est illusoire et hors-sujet. Qu’un gogo soit prêt à acheter 80 € un album qui en vaut 12 au prétexte qu’il est signé par l’auteur et agrémenté d’un crobard m’étonne beaucoup moins que le fait que la valeur marchande d’un album d’occasion soit tributaire de la date de son dépôt légal.
    Vouloir interdire, réglementer l’exploitation des comportement compulsifs de certains collectionneurs me paraît assez utopique !

    Pour moi, l’intérêt d’une dédicace est de voir l’auteur "en action", appréhender son geste, tenter de percevoir le fraction de seconde de réflexion avant de poser le trait.

    J’ai même une dédicace où l’auteur, tout occupé à bavarder avec moi, a oublié de signer : je l’aime bien, celle-là, elle m’évoque le petit moment d’échange passé... Combien vaudrait-elle sur e-bay ?

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    • Répondu par jipi le 20 décembre 2010 à  13:16 :

      Mais justement, puisque l’auteur n’est pas rétribué durant ces 3-4 heures, voire une journée, de dédicaces, c’est bien au lecteur souhaitant avoir un album signé avec dessin, de participer à une rétribution de l’auteur. Et une fois l’album et le dessin payés, admettons une fois pour toutes que son nouveau propriétaire en fera ce qu’il voudra, c.à d. le revendre si bon lui semble.
      Je ne crois pas qu’on puisse légiférer/réglementer un "bon timing" pour revendre une dédicace. Supposons un cas extrême : un fan de dédicaces a collecté une dizaine de dédicaces lors d’un festival. Il rentre chez lui, il décède la même nuit (mort naturelle quand même !). Sa veuve ou sa famille n’en a rien à cirer des albums dédicacés et met tout en vente dans les jours suivants sur un site de vente internet ou dans une salle de ventes. Quel mufle penseront les auteurs n’étant pas au courant de son décès inopiné. Autre exemple : un collectionneur de dédicaces bien connu de tous les auteurs, perd son emploi (restructuration d’entreprise, délocalisation, etc.), il est dans une gêne financière insoutenable et en arrive à revendre toute sa collection de bds y compris tous ses albums dédicacés. Ouh le vilain dira-t-on partout !
      Mon propos est d’attirer votre attention sur le fait qu’on ne puisse pas interdire un changement de propriétaire de l’objet en question (album dédicacé) une fois qu’il a été donné-vendu.

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    • Répondu le 20 décembre 2010 à  23:52 :

      Belles remarques. J’adhère à ce point de vue. Il y a des indélicats qui vendent les dédicaces mais sont-ils si nombreux ? Je ne crois pas mais si vous pensez qu’ils sont trop nombreux, Messieurs Les Auteurs, laissez tomber les dédicaces et n’en parlons plus. Rien ne vous oblige à venir en dédicace...

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  • La tribune de Jacques Terpant
    20 décembre 2010 12:30, par Charles-Louis Detournay

    Jacques Terpant, le dessinateur des Sept cavaliers s’associe à cette problématique des dédicaces, tout en étendant le débat à la question des festivals.

    Selon lui, au contraire des librairies, l’auteur a très peu à gagner en se rendant à ces salons. Une problématique choc à quelques semaines d’Angoulême !

    Lire la tribune que Jacques Terpant nous a accordée

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    20 décembre 2010 12:32, par PPV

    a noter que le prix de vente final des exemples cités dans l’article est bien sur encore plus élevé : la femme sexy brune de delaby est partie à 438€, et comme de bien entendu le vendeur Ostrinia94 change régulièrement son pseudo, histoire qu’on ne puisse pas le tracer.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    20 décembre 2010 12:49, par icibenji

    Il est vrai que ce problème de dédicaces devient vraiment très pénible pour tous. Les auteurs qui voient leurs démarche être complétement dénaturée, et les vrais fans qui peuvent voir échapper une rencontre avec leur auteur favoris au détriment des "indélicats".
    Cela dit, en tant que personne ayant fréquenté pas mal de festivals pour justement avoir la chance de bé,éficier d’une rencontre et d’une dédicace, ce n’est pas le seul problème à déplorer. Je cite notamment, cette fois à l’encontre des auteurs, les cas où les fans s’ammassent pendant des heures dans une file d’attente pour finalement apprendre que l’auteurs ne viendra pas (les explications sont parfois très dures à avaler : "a fait le fête trop tard la veille" par exemple...).
    Effectivement, il est temps de trouver une solution pour "moraliser" tout cela et en revenir à l’esprit initial de ces séances très bien rappelé dans cet article.
    Ne pourrait-on établir une charte dans laquelle on rappelle le but de ces séances et faire figurer sur les dédicaces un discret mot rappelant que ce dessin est offert.
    Après, il appartient aux fan et/ou collectionneurs de ne pas faire le jeu des indélicats en refusant d’acquérir des oeuvres portant cette mention sans quoi ils entrent dans une forme de contradiction : être passionné par un auteur et en même temps ne pas respecter son travail.
    La charte pourrait également contenir un volet sur le nécessaire respect mutuel qui consiste pour l’auteur à annoncer et respecter ses périodes de présence...

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    • Répondu le 20 décembre 2010 à  15:31 :

      Il y a déjà quelques années, l’association des auteurs de bande dessinée avait réalisé une charte de la dédicace.
      Une bonne occasion de la refaire circuler.
      Plusieurs salons l’ont déjà adopter.

      Charte des dédicaces

      La dédicace est un don et pas un dû.
      Soyons dignes d’un don et pas dingues d’un dû. | Maëster

      Le travail d’un auteur de bande dessinée est de faire de la bande dessinée. La dédicace est un exercice supplémentaire qui ne fait pas partie de son travail et n’est pas rémunérée. L’auteur est donc libre d’accepter ou non de s’y livrer. On ne saurait le lui imposer.

      C’est, dans un premier temps, l’occasion pour l’auteur de se faire connaître, lui et son travail. La dédicace sert pourtant moins la promotion de l’œuvre et de l’auteur que celle de la bande dessinée en général et des festivals en particulier. Si elle reste à ce jour le principal pôle d’attraction de ces manifestations, ce surcroît de travail bénévole n’est ni une obligation, ni un sacerdoce.

      La dédicace est considérée comme « promotionnelle », ce qui n’est pas prouvé dans les chiffres, mais reste avant tout un moment de rencontre et d’échange avec les lecteurs, le partage d’une passion commune.

      Pour que cette rencontre soit aussi agréable que possible, voici quelques recommandations :

      1 - Les auteurs sont là à titre gracieux, bénévolement, et ont beaucoup de plaisir à vous rencontrer. La dédicace n’est pas une obligation ni l’unique finalité de la rencontre. Les plus élémentaires règles de courtoisie sont de rigueur, même après une attente longue et peut-être pénible.

      2 - Les affiches et programmes des festivals sont imprimés bien à l’avance et les auteurs invités peuvent ne pas être présents. Si vous faîtes le déplacement pour un ou des auteurs particuliers, assurez-vous de leur présence effective auprès des orga- nisateurs (par téléphone, par mail, par fax, sur internet...). Une défection de dernière minute est malheureusement toujours possible.

      3 - Ne sollicitez une dédicace que dans le temps et le lieu prévus à cet effet. Les auteurs et les organisateurs ont déterminé des plages horaires de dédicace qu’il convient de respecter. Le reste du temps leur appartient.

      4 - Beaucoup de dessinateurs sont allergiques aux livres d’or et plus encore à la feuille blanche. Ne leur en veuillez pas, il y a eu tant d’abus…

      5 - Si vous apportez à un auteur l’ensemble des albums de sa série, ne vous étonnez pas s’il ne les dédicace pas tous ; vous n’êtes certainement pas le seul à le solliciter. Il peut n’en dédicacer qu’un seul ou même aucun : il a parfaitement le droit de refuser une dédicace, pour diverses raisons.

      6 - Certains auteurs réalisent des dédicaces en couleurs. D’autres préfèrent le noir et blanc. Certains réalisent des dessins pleine page, d’autres des dessins plus modestes. C’est leur droit. Ne leur demandez pas systématiquement de mettre en couleurs leur dessin ni de réaliser une fresque. Respectez leur envie et ils respecteront le plus souvent la vôtre.

      7 - Surtout, surtout, comprenez que sous des allures de grande facilité, le travail accompli là est fatigant. Ne forcez pas l’auteur à rester après les heures fixées. Ne le suppliez pas, alors qu’il quitte sa table, de faire encore une dédicace, même une seule… S’il en fait une pour vous, il devra aussi en faire pour tous ceux qui vous entourent. Il a terminé son travail, laissez-le profiter d’un repos bien mérité.

      8 - Si vous mettez ensuite en vente la dédicace qu’il vous a généreusement offerte, c’est un manque de correction et de respect ; cela pourrait même faire l’objet de poursuites judiciaires, l’auteur gardant le « droit moral », le « droit de divulgation » et le « droit de suite » sur son travail quel qu’il soit. À terme, cela peut provoquer la disparition de ce moment magique de la dédicace.

      C’est parce que des lecteurs indélicats n’ont pas respecté ces simples règles de courtoisie que tant d’auteurs, aujourd’hui, se détournent des festivals et refusent de dédicacer. Faisons de cet instant un souvenir agréable pour tous...

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      • Répondu le 22 décembre 2010 à  17:52 :

        La dédicace est un don et pas un dû. Soyons dignes d’un don et pas dingues d’un dû. | Maëster

        Oh lala, comment les auteurs pensent être pris au sérieux avec des trucs aussi lourdauds, du vieil almanach Vermot jauni. Soyez professionnels et on vous traitera en professionnel.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    20 décembre 2010 17:35, par Benjamin H.

    Il faut faire comme les grands auteurs americains : Mettre un tampon pret de la dedicace ou a son dos, qui dit :

    "Cette dedicace a ete realisee a titre gracieux par [nom de l’auteur] et ne peut etre vendue sans la permission ecrite de celui-ci. Toute vente de cette dedicace non accompagnee d’un certificat de l’auteur autorisant cette vente doit etre consideree par l’acheteur comme frauduleuse, rendant ainsi l’acheteur complice et la transaction passible d’amende."

    Ce tampon evitera a beaucoup d’acheteur de se lancer dans l’achat d’une dedicace compotrant cette mention. Cela est tres rapide (un coup de tampon encreur apres le dessin) ne defigure pas la dedicace ou que tres peu, et ne privera pas les amateurs du dessin auquel ils aspirent.

    Sur eBay, le tampon apparaitra forcement sur le scan du dessin, et si le vendeur l’efface, il recevra des commentaires negatifs sur eBay qui sont la poisse des vendeurs, ils n’en veulent a aucun prix.

    C’est donc une tres bonne solution a mon humble avis. Tout le monde sera content. Assurance d’une non-vente sans son accord pour le dessinateur, et assurance d’un beau dessin par un dessinateur non-suspicieux par le fan.

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    • Répondu par Yok le 20 décembre 2010 à  18:53 :

      C’est bien joli tout ça mais si on veut se séparer de sa collection de BD parce que cela ne nous intéresse plus, il faut aussi demander l’autorisation à l’auteur parce que certain de nos albums sont dédicacés ?

      En général quand je n’aime plus quelque chose je le vends parce que cela ne m’intéresse plus du tout de le voir trainer dans un coin du garage ou du grenier ! Personnellement je ne vais que très rarement à des festivals et quand mon libraire me propose un album que l’auteur va dédicacer, je refuse catégoriquement, j’aurais l’impression que l’album dédicacé ne m’appartient pas vraiment !

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      • Répondu par Francois TETEVIDE le 20 décembre 2010 à  20:47 :

        et bien oui, puisque tu es censé reverser un % à l’auteur en cas de revente.

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      • Répondu par Francois TETEVIDE le 20 décembre 2010 à  20:49 :

        ... enfin concernant les albums dédicacés, pour les autres l’auteur a perçu sa part de droits dessus...

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      • Répondu le 20 décembre 2010 à  23:04 :

        il suffira de découper la dédicace !

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    21 décembre 2010 00:16

    Et si les ventes sur E-Bay n’avaient pas dépassé 20 euros, y aurait-il eu tout ce pataquès ?
    Non, c’est certain. C’est bien une histoire de pognon. Et quant on touche au gribi, on s’énerve (CF. Les tontons flingueurs). Alors on cause, on évoque les moments partagés, les rencontres...blabala..on n’est pas contents parce qu’on n’a pas touché sa part. Auteurs généreux, les dédicaces vous spolient, n’y allez plus ou tolérez, comme dans toutes activités humaines, qu’il y ait des malhonnêtes. C’est un commerce de petits qui ne vous mettra pas sur la paille !

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    • Répondu le 21 décembre 2010 à  08:22 :

      alors la vous vous trompez ...si j’ai réagi à cette vente sur eBay ce n’est pas pour une question d argent ..vous avez du mal lire l’article car c’est pourtant bien écrit N/B....pour moi c est un moment avec nos lecteurs/fans qui a été bafoué ..une sorte d’injustice envers les autres personnes qui étaient la ...c’est tout

      parfois cette malhonnêteté est un peu lourde ...alors, je la dénonce puisqu’elle me concerne ...

      le vendeur m’a même proposé de nous donner l argent de la vente .... que j’ai bien sur refusé.

      xavier

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    21 décembre 2010 05:17, par Vincent

    Pourquoi ne pas dédicacer en y mettant le nom et prénom de la personne pour qui la dédicace est réalisée (en se basant sur carte d’identité ou permis de conduire). Forcons ebay à obliger les vendeurs à spécifier le nom de la personne pour qui la dédicace est faite. Une liste noire serait dès lors facilement réalisable.
    Maintenant, il faut aussi se rendre compte que plus un auteur est rare, au mieux la dédicace se vend. Je pense à Mr Delaby (dont les dédicaces atteignent des prix assez stupéfiants) qui ne fait "que" 15 dédicaces par jour de présence. Pour ma "Delaby", je me suis pointé vers 23h pour un festival dont les portes n’ouvraient que le lendemain à 10h en sachant que Mr Delaby n’y venait qu’à partir de 14h (et je n’étais pas le premier). Messieurs les dessinateurs, faites plus de dédicaces ... vous casserez le marché ;-).
    Je n’achète JAMAIS de dédicace et les miennes ne sont pas à vendre.

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    • Répondu par brio le 21 décembre 2010 à  12:11 :

      Hein ? Vous passez la nuit à faire le pied de grue devant la porte d’un festival qui n’ouvrira que le lendemain matin ? Ce n’est plus de la passion, c’est pathologique, à ce niveau-là !

      Pauvres auteurs : quand ce ne sont pas des spéculateurs qui viennent les trouver, ce sont des collectionneurs maniaques compulsifs.

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      • Répondu par vincent le 22 décembre 2010 à  09:45 :

        "Collectionneurs maniaques compulsifs" ... je ne crois pas. Honnêtement, pour avoir une Delaby (sauf tirage au sort) sans l’acheter sur ebay, c’est ce qu’il faut faire. Pointez-vous à 6 heures du mat et les places sont déjà prises.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    21 décembre 2010 13:16, par Akim Color

    Le fait même que certaines dédicaces soient mises en vente parfois très chères est un écho de plus quant à la notoriété de leurs auteurs. Quelque part, c’est plutôt gratifiant, flatteur pour leur égo... parfois surdimensionné.

    Certains auteurs affirment que c’est pénible de participer à des séances de dédicaces. Incroyable ! Si ils sont tant sollicités, c’est que ça marche pour eux ! Ils devraient peut-être garder cela un instant à l’esprit. Sans le public, sans les lecteurs acheteurs de leurs albums, ils ne sont rien commercialement parlant.
    La dédicace remise au lecteur appartient désormais à ce dernier. Il peut la vendre, la garder précieusement (si c’est un vrai fan) ou la plier pour en faire un avion ! Le déssinateur n’y peut rien.

    Messieurs Delaby et Xavier, relativisez un peu et songez que vous efffectuez un métier formidable, qu’en plus vous étes célèbres grâce à votre talent, votre travail et surtout parce que vos albums se vendent...
    Vos dédicaces se monnayent... mais quelque part, c’est géant !!!
    Et si vous touchiez une commission à chacune de ces ventes, vous raleriez peut-être moins...hmmm !?

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    • Répondu par Zembla le 21 décembre 2010 à  15:21 :

      un nostalgique du 19ème siècle ? c’était le bon temps, où la perversion n’était pas démasquée et la psychologie n’existait pas, on pouvait dire aux mineurs et ouvriers : "Quoi ? vous êtes pas content ? vous avez des patates et du boulot, alors c’est déjà beaucoup ! "
      Hélas ce temps-là est terminé, si des milieu comme la bd ou l’art existe, c’est aussi pour dire qu’il es NORMAL de faire ce qu’on aime(et accessoirement de le partager d’une manière ou d’une autre), et qu’il est ANORMAL de supporter une vie qu’on a pas choisie.

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      • Répondu par Kaeru le 21 décembre 2010 à  16:52 :

        Bonjour à tous,

        Voici un lien sur le blog de M’sieur Bellamy sur la question du tampon :
        http://bellaminettes.com/blog/?p=1417

        En tant que fan, je ne suis pas du tout offusquée d’avoir un tampon sur une dédicace. Si cette solution peut éviter qu’une minorité "pourrisse" l’ambiance des dédicaces et surtout ne dévoie un système qui permet aux fans de rencontrer les auteurs, je vote pour !

        Pour moi, le plus important dans la dédicace, ce n’est pas le dessin mais l’échange, la rencontre avec un auteur. Et ça, pas moyen de le revendre sur e-bay :)

        Marianne

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    21 décembre 2010 20:19, par Cecile GUILLAUME

    Je viens de lire l’article, pas les commentaires, alors je vais peut être répéter ce qui a déjà été dit, mais je crois important de montrer différents avis et que plusieurs personnes les défendent.

    Je suis pour ma part une petite collectionneuse (j’ai moins de 300 albums) et une quinzaine de dédicaces. Ce qui m’intéresse, c’est de partager un moment particulier avec les auteurs.
    Je trouve ces pratiques d’enchères inacceptables ; nous pouvons blâmer les vendeurs, mais je pense qu’elles n’existeraient pas s’il n’y avait pas des acheteurs ! Et je ne vois pas d’autre raison de posséder un livre avec une dédicace """plus-value""" que d’espérer le revendre encore plus cher.
    Ce n’est donc qu’une spéculation, où une fois encore ce n’est pas celui -ou celle- qui créé qui reçoit rémunération.

    j’ajoute que s’il est désagréable pour un auteur de se rendre compte que le collectionneur fait commerce de ses dédicaces, il n’est pas drôle de se retrouver comme du bétail dans la cohue.

    Pour ma part, j’ai pris le parti de ne pas grossir la file d’une "célébrité" même si j’apprécie son travail, pour privilégier la découverte et les rencontres avec de jeunes auteurs.

    Cordialement :)

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  • Dédicaces : la joie des jeunes auteurs
    21 décembre 2010 21:16, par Feldé

    Il faut mieux aller voir les jeunes auteurs, il y a moins de monde, on ne fait pas la queue, ils sont plus disponibles, plus enthousiastes, on a vraiment le temps d’échanger et ils ne se prennent pas (encore) pour des vedettes, et pour eux vendre un bouquin de plus ou de moins ça compte (il y a parfois des tirages confidentiels, c’est hallucinant). Alors on a un petit dessin qui n’atteindra pas des sommes fulgurantes sur EBay, mais on aura le souvenir d’un rencontre sympa avec un auteur en devenir.

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    • Répondu par Oncle Francois le 21 décembre 2010 à  21:51 :

      "Alors on a un petit dessin qui n’atteindra pas des sommes fulgurantes sur EBay, mais on aura le souvenir d’un rencontre sympa avec un auteur en devenir."

      On s’en fout d’e-baille, pour ma part, je n’ai jamais vendu un album dédicacé en ma présence !! Je reconnais que moi-aussi, je n’ai pas la patience d’attendre des heures pour avoir un crobard signé !! Si j’achète un album en festival, c’est parce que j’apprécie l’oeuvre en elle-même, mais aussi les dédicaces de l’auteur (toutes identiques ou à la demande ? C’est un vaste débat ! Je préfère la seconde option !). Pour ma part, je déteste attendre (d’une part, je suis impatient de nature, surtout que mes jours sont peut-être comptés ! de l’autre, je n’aime pas l’inaction, car je suis d’un naturel dynamique et entreprenant !). Vous avez raison sur un point : les dessinateurs ayant peu de queue (si vous me passez l’expression) font des dessins forcément plus travaillés, c’est ce qui me permit d’avoir de MAGNIFIQUES DEDICACES de jeunes auteurs, aujourd’hui devenus vedettes. Et oui, le bon goût allié à un sens critique objectif permettent de déceler les valeurs sûres de demain. Il faut que le jeune vin se bonifie, mes amis ! Mais si vous avez bon goût et avez du nez, vous ferez une bonne action (encourager un jeune auteur qui se morfond), et augmenterez votre collection d’un superbe exemplaire que vous ne voudrez pour rien vous défaire ! Dali disait "le bon goût, c’est mon goût". J’approuve et confirme. Voila le splendide cadeau de Noël que j’offre aux lecteurs d’actuaBD.

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      • Répondu par PPV le 22 décembre 2010 à  14:09 :

        Pour ma part, je suis prêt à acheter directement des dessins ou des planches entières de jeunes auteurs que j’aime, avec bien sur rencontre à la clé. Je ne citerai pas de nom, mais il y a quelques semaines j’ai acheté une belle planche d’un jeune auteur bruxellois, mise en couleur directe. Il vend très peu d’albums, mais ses dessins sont sublimes. Donc, je suis passé par une galerie, j’ai demandé les coordonnées du dessinateur et nous nous sommes rencontrés chez lui, avec une bonne tasse de café (et un morceau de tarte au fromage ;-)) et avons discuté durant près d’une heure. Résultat : moi je suis aux anges de voir la planche en question tous les jours avec une signature en dessous, je me souviendrai longtemps de cette rencontre en privé, l’auteur est lui aussi heureux d’avoir rencontré un de ses admirateurs et bien sur il est le bénéficiaire de la vente, après déduction bien sur de la (grosse je suppose) commission de la galerie.
        Quand je vois les dédicaces de Mirallès, Xavier ou Delaby vendues sur eBay et que je compare avec les prix en vigueur pour des illustrations dans des galeries ou des libraires spécialisés, je constate que la différence est faible (si je ne trouve pas d’exemple d’illustration unique, je fais le calcul d’une planche vendue chez X pour Y€, divisé par le nombre de case et augmenté d’un certain coéfficient pour atteindre le format A4). Le manque à gagner ne fait pas partie du vocabulaire de beaucoup d’artistes, leur colère est cependant justifiée que certains profitent de la situation pour faire une très bonne affaire en ne payant pas le prix qu’ils auraient payé pour une illustration en vente "normale". Avec humour, je rajouterais que non seulement le dessinateur est vu dans l’histoire, mais aussi le galériste qui voit du business lui échapper ;-))

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    22 décembre 2010 12:55, par Philippe Jarbinet

    Je m’appelle Philippe Jarbinet. Comme ça, on sait qui je suis d’entrée de jeu.
    Je dédicace depuis 18 ans et ça m’a (presque) toujours fait plaisir. La rencontre avec les lecteurs est quand même le seul moment où un auteur reçoit un vrai feed-back de son boulot. C’est donc un moment qui devrait être agréable de chaque côté de la table. Pour mon dernier diptyque, j’ai fait 2500-2600 dédicaces dessinées dans le T1 + signature dans le T2. J’ai ramené des caisses chez moi ou on m’en a envoyé. Bref, c’est un sacré boulot à abattre gratuitement. Car je voudrais que le lecteur sache, comme Erik l’a dit ci-dessous, qu’un auteur ne gagne pas autant d’argent que cela. En moyenne, sur un contrat en avance totale sur droits, il touche 8 à 10% du prix HTVA. Sur un album à 11.5€, cela représente à peine 0,865 €. Avec cela, l’auteur doit faire vivre sa famille, payer ses charges sociales, ses impôts, et le reste. On peut inclure dans cette enveloppe de 0,865€ le temps consacré aux dédicaces puisqu’il n’y a pas de rémunération pour cette partie du boulot. Je ne parle pas du temps de déplacement, du fait qu’en plus du travail sur les planches en semaine, il est souvent très loin de sa famille durant de longs week-ends, dans des villes où il ne connaît personne. Tout cela parce que dans leur immense majorité, les auteurs sont des gentils et qu’ils respectent les lecteurs qui les font vivre. J’ai lu ci-dessous la réaction d’un certain Akim Color : elle est insultante et prouve qu’il méconnaît totalement notre travail. Le jour où vous trouverez des professionnels qui viennent travailler à l’œil pendant leurs rares heures de loisirs pour faire plaisir à des amateurs éclairés, faites-moi signe. Mon plombier, mon boulanger, mon garagiste, mon pharmacien, mon commerçant de quartier, mon médecin, mon dentiste, mon menuisier, mon vendeur de matériel et bien d’autres professionnels ne travaillent JAMAIS pour rien. Nous, les auteurs, si. C’est aussi simple que cela. Alors, si leurs dédicaces GRATUITES sont mises en vente sur Ebay, on doit comprendre leur désarroi et leur colère. Parce que la frustration d’avoir été pris pour un imbécile se cumule à celles liées au milieu de l’édition, qui n’est pas tendre. Certains auteurs ont vraiment du mal à joindre les deux bouts, et voir le produit de leur travail (fait pour rien) mis en vente sur le net, c’est une gifle donnée à leur dignité, ce dont peu de gens peuvent comprendre la portée.
    Je n’ai pas de solution pour les pros de la dédicace qui mettent le bordel dans les files et squatent les places devant les dessinateurs rentables. Je me fous également de me disputer avec ces pros parce que j’ai pris le parti d’être heureux en dédicace et pour ceux qui me connaissent, ils savent que je n’ai jamais refusé de dessin à quiconque, même quand les délais étaient dépassés et que les organisateurs pliaient bagage.
    Dans les festivals généralistes, çàd ceux regroupant les auteurs de romans et BD, les auteurs de romans touchent très souvent des défraiements qui ne portent que sur leur temps de présence au festival. Cela peut aller jusqu’à 2.000 € pour un W-E. L’auteur BD, lui, n’a rien de cela. On le met d’ailleurs dans un autre chapiteau. On ne mélange par les torchons et les serviettes…
    Je surveille Ebay de très près et à chaque fois, je porte plainte auprès du site. Je l’ai encore fait hier. Je me moque des arguties selon lesquelles un album dédicacé peut être vendu parce qu’il est la propriété du lecteur. La dédicace est la concrétisation d’un moment suspendu dans le temps où le lecteur a rencontré l’auteur. Ce moment n’appartient qu’à eux deux. Celui qui monnaye cela ne le mérite pas.
    En conclusion, je continuerai à aller dédicacer un peu partout parce que je SAIS que l’immense majorité des lecteurs y vient dans un esprit convivial qui m’est précieux. Je continuerai à lécher mes dessins parce que c’est dans ma nature et que j’aime vivre selon ma nature. Mais ma nature me dit aussi ce que je peux et ne peux pas accepter.

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    • Répondu par jojo le 24 décembre 2010 à  14:39 :

      Je confirme ce que vous dites !rappelez vous a Chambéry !juste avant l’apéro qui devait être mis en place sur votre table !!! merci encore pour ce petit moment que vous m’avez accordé !!!

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    22 décembre 2010 15:00, par Mike

    Je propose une solution bourrine mais efficace. Pendant quelques temps les libraires organisateurs de festivals prennent quelqu’un qui photographie systématiquement la dédicace terminée et le lecteur correspondant.
    Si on retrouve la dédicace en question sur ebay ou ailleurs dans les semaines qui suivent, ben on blackliste le gars (ou la fille, mais bon, c’est assez masculin comme comportement).
    Je vous garantie que quand les gens qui pratiquent ce genre de choses vont retrouver leur photo sur un poster à l’entrée des festivals, ça va se calmer rapidos. Le bouche à oreille aidant, ça prendra pas 6 mois pour reprérer les quelques "pros" de la revente. Les habitués doivent pas être nombreux je pense et les occasionnels, ben tant pis. Au pire pour éviter les problèmes de droit à l’image et gnagnagna, on peut garder les photos dans un fichier confidentiel, ça marchera pas mal. Je pense que les auteurs en ayant les photos auront vite fait de répérer les canards boîteux.
    Après je me demande l’intérêt d’acheter une dédicace sans avoir vu l’auteur ???
    Moi mes dédicaces préférées, c’est en général les plus moches, car ça veut dire qu’on a bien papoté avec l’auteur et qu’il était pas trop à son dessin !!!

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    • Répondu par Sergio Salma le 22 décembre 2010 à  16:20 :

      Non, c’est trop timide. Je propose un peu plus couillu. On engage dans chaque festival une milice. Une dizaine de garçons bien bâtis qui se postent aux endroits stratégiques. On engage sur chaque festival une autre dizaine de photographes planqués derrière des bâches. Postés aux bons endroits( face à Delaby, Marini, Dany, Tarquin etc...) ils photographient chaque visiteur et se renseignent auprès de l’état civil et à la police s’il n’y a pas d’antécédents judiciaires. Une série de caméras ultra perfectionnées filment chaque scène . Une petite caméra fixée sur une casquette vissée sur la tête du dessinateur enregistre( en vision subjective et en 3D) le dessin en train de se faire et la tête de celui qui va recevoir. On ne demande plus : "pour quel prénom ? " on demande sobrement : "nom, prénom, âge, préférence sexuelle et confession, profession des parents ?". Le soir on fait un montage qu’on envoie à la police.
      Tous les fichiers sont traités et envoyés aux sites de vente et dès qu’un dessin litigieux apparaît, on envoie 2 malabars casser la figure au méchant receleur. Puis puisqu’on est sur place , on lui pique sa dédicace on lui confisque son album et on lui coupe internet pendant 12 mois. Sa photo est affichée sur des posters de 4X3 à l’entrée des villes qui organisent des festivals et des salons bon enfant.
      Là, normalement ça devrait calmer les ardeurs.

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      • Répondu par Mike le 22 décembre 2010 à  16:59 :

        Certes, j’avais prévenu c’est une solution bourrine... En même temps c’est un peu le principe de l’interdiction de stade pour les footeux, même si on peut pas comparer un hooligan avec un revendeur de dédicaces, je sais (puisqu’il faut faire dans le politiquement correct).
        Mais après on fait quoi ? On continue à se plaindre, à pourrir les festivals ou ça devient la guerre de tranchées et où d’ailleurs je commence à plus aller car ça devient de moins en moins sympa ? Je pense que le nerfs de la guerre c’est pas le gamin qui va faire ça une fois de temps à autre, mais les semi-pro de la chose. Et là je pense qu’il y en a pas 50, seulement qq uns par régions. Il suffirait de les chopper (avec les moyens que vous voulez), et quand ils se présentent leur dire "toi mon gars t’es interdit de séjour ici".
        Pas la peine de faire une loi, ou de sortir la grosse artillerie pour quelques tordus. D’ailleurs je suis sur que vous les auteurs en avez déjà repéré la plupart. Mais je pense que si on veut règler un peu le problème, on échappera pas à un certain flicage, qui pourrait être provisoire, vu que je le répète, il doit pas y avoir des masses de fautifs. Mais peut-être que je me trompe sur l’ampleur du problème ?
        La pire des solutions serait je crois de faire payer les dédicaces, car alors ça déculpabiliserait totalement la revente, ferait sans doute fuire pas mal d’amateurs, pour faire des festivals des réunions chic et selects d’experts de la BD. Je sais pas pourquoi, mais vu votre réponse, j’imagine que ça ne vous plairait pas trop ?
        Bonne continuation à vous.

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      • Répondu le 22 décembre 2010 à  21:29 :

        Et qui va payer la note ?

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        • Répondu par Mike le 23 décembre 2010 à  11:34 :

          Quelle note ? Comprends pas...

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          • Répondu par Sergio Salma le 23 décembre 2010 à  13:24 :

            la note pour les milices , les photographes et les caméras de surveillance.
            Pitié, pas fliquer pas fliquer. Laissons ces pratiques , ça va s’épuiser tout seul ; s’étouffer. C’est la crise, hein, les gens se débrouillent... Il y a quand même 9 cas sur 10 où ça se passe bien non ?!. Ce qui choque Delaby (entre autres auteurs) c’est la rapidité ( quelques heures après c’est en vente !) ; perso je m’en fous complètement. je suis venu là pour dédicacer 2 heures, je dédicace 2 heures. Il y a là-dedans plein de cas de figure. la dédicace qui ne sera plus jamais regardée, le bouquin qu’on va perdre, la dédicace qu’un gamin va colorier etc...on s’en fout. Les bouquins ont leur vie après nous, faut les laisser. Je dirais même que je suis choqué quand je trouve une de mes dédicaces sur Ebay à moins de 20 euros !

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            • Répondu le 23 décembre 2010 à  14:55 :

              dédicace qui ne sera plus jamais regardée, le bouquin qu’on va perdre, la dédicace qu’un gamin va colorier etc...on s’en fout.

              J’aime bien cette façon de voir les choses, car ce ne sont après tout que du papier et de l’encre.

              Je dirais même que je suis choqué quand je trouve une de mes dédicaces sur Ebay à moins de 20 euros !

              Moi j’en ai une à 15€ qui ne trouve jamais preneur (faut dire qu’elle est bien moche).

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              • Répondu le 23 décembre 2010 à  18:58 :

                Moi aussi j’aimerais bien revendre mes chasseurs de dédicaces trop moches... :0)

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    22 décembre 2010 15:42, par Michel Plessix

    Il y a quelques années, nous avions tenté une alternative aux dédicaces ( en complément de celles-ci) dans un petit festival. du Jura, Cousance. Il s’agissait de "cafés BD" cad que nous, auteurs, donnions rendez-vous aux lecteurs dans différents bistrots du village pour avoir des échanges verbaux autour d’un pot, sans aucun dessin, juste éventuellement une signature a ce moment précis ,et ce pour compenser la disparition de discussion lors de la dédicace pour cause de trop de public pour certains auteurs. Au fil des ans l’expérience s’est arrêtée faute de lecteurs, mais ceux qui y ont participé s’en souviennent encore -pour preuve on m’en a encore parlé avec nostalgie au dernier Cousance en début de mois. Je reste persuadé qu’il reste quelque chose à creuser de ce côté là.

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    • Répondu par Philippe Jarbinet le 22 décembre 2010 à  17:28 :

      Je suis assez d’accord avec cette idée. Les rencontres publiques, qui sont somme toute privées puisqu’on n’est pas des centaines, sont bien plus instructives pour tout le monde. Pour ceux qui aiment le dessin ou le scénario, les moyens techniques d’aujourd’hui peuvent rendre une conférence (ou une rencontre) très amusante. Mais bon, là, c’est mon côté prof de dessin qui resurgit... Pas pour rien que j’aime aussi ce métier-là...
      Il ne faut pas fliquer les festivals, ce serait terrible. Il faut juste se respecter les uns les autres. Je sais que les amateurs de dédicaces se connaissent bien les uns les autres. Qu’ils se filent des infos et voilà... Malheureusement, que devient le lecteur lambda qui veut un petit dessin sans être au courant des us et coutumes d’une séance ? Ca doit le décourager, tout ça. Dommage.

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    • Répondu par Booktin le 22 décembre 2010 à  21:54 :

      Le café BD à cousance étaitt une initiative géniale. Je garde le souvenir d’un moment merveilleux avec Emmanuel Lepage de plus d’une heure. J’en revais depuis la sortie de "La terre sans mal". Mille fois mieux que n’importe quelle dédicace, fusse t-elle en couleur :)
      Cette rencontre m’a d’ailleurs guéri des queues interminables.

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    • Répondu par Jean-Christophe Caurette / www.strasbulles.fr le 23 décembre 2010 à  13:45 :

      Allez, je vais y aller de mes quelques lignes, tout en en profitant pour faire de la pub au passage :)

      Au festival de Strasbourg, nous avons mis en place un systême de rencontres-dédicaces qui fonctionne en tables rondes.

      Concrètement : nous avons de grandes tables (rondes !) qui accueillent une dizaine de personne du public + un ou deux auteurs (dessinateur et scénariste ou dessinateur et coloriste souvent) durant une heure et demie. Pendant ce laps de temps, tout le monde discute et l’auteur dédicace en même temps.

      Tous ceux qui se sont essayés à l’exercice ont été ravis (D’ailleurs Michel, vous aurez l’occasion de le tester dans qlq mois maintenant si vous nous faites toujours l’honneur de votre venue ^^), tant au niveau des auteurs que du public.
      De plus, cela limite les chasseurs de dédicace, car autant on peut poser un sac dans une file, autant cela ne peut pas se faire dans les conditions d’une table ronde.
      Bref, ce n’est surement pas encore la panacée, mais ça fonctionne plutôt bien !

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    22 décembre 2010 21:41, par Booktin

    Pourquoi l’auteur signe t-il sa dédicace ? Aucun intérêt pour le lecteur présent, à part pour la revente...
    Réaliser toujours la même dédicace ou se limiter à 3 ou 4 variantes limiterait sans doute le défilé des mêmes visages lors des festivals.
    Qu’est-ce qui est important, le crobard ou la rencontre ?

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    • Répondu par jojo le 22 décembre 2010 à  23:08 :

      pour moi les deux !et pourtant je suis pas un psychopate des des salons !

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      • Répondu par philippecé le 4 janvier 2011 à  14:09 :

        Je désire dire quelques mots au sujet du vendeur, un certain Philippe, j’ai hélas le même prénom que ce triste personnage qui lors de la signature de MOEBUS à la fondation CARTIER a fait semblant de s’occuper d’une personne handicapée pour passer le premier de la file. Je ne doute pas que la dédicace a été immédiatement revendue. Je pense que ce vendeur professionnelle est "grillé" et qu’ à vouloir trop gagner d’argent il est devenu tricard pour un bon moment.
        Je voudrais aussi son signaler un ami à lui qui se déplace en patinette, qui lors de la signature de MIRALES à recruté un sdf qui passait sur le boulevard Saint-Germain pour faire la queue devant le magasin pendant la nuit. Pour le motiver , il lui a offert des coups à boire, résultats le sdf était trop ivre pour faire la queue. Comme quoi il y a parfois une certaine justice.

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    23 janvier 2011 17:51

    la revente des dédicaces est tout à fait désolante ! ca représente quel pourcentage du nombre de dédicaces ???1% à mon avis très très peu, donc c’est dommage mais..
    par contre qq’un signalait la charte des dédicaces pour les lecteurs ,
    au passage i je propose d’en faire une pour organisateurs, les éditeurs et libraires , en effet je suis toujours surprise de voir que certains traitent les lecteurs avec une désinvolture notoire, pas d’info ou erronnées etc...

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  • Dédicaces : la colère des auteurs
    7 janvier 2015 14:00, par Mseront

    Oui je suis aussi fachée je viennes de voir que mon’dedicace’ etait destinée pour un livre pour le commerce sans me dire quoi au moment qu’on m’a harceleé de lui dessiner un sexe :(

    http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2014/12/-dessine-moi-un-sexe-.html

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