Didier Reynders : « En Belgique, il faudrait un Centre Pompidou de la bande dessinée ! »

27 mai 2009 7 commentaires
  • Le vice-Premier Ministre belge nous reçoit dans son bureau, pour évoquer ses lectures, ses ambitions et projections pour la bande dessinée, ses auteurs, ses lecteurs et ses éditeurs.

Dans la série de nos interviews politiques, après le Ministre-Président de la région de Bruxelles-Capitale, c’est le Vice-Premier Ministre, Ministre des Finances et président du Mouvement Réformateur [1] qui nous accueille en son bureau. Nul doute qu’il apprécie la bande dessinée, car sur sa table basse trône une représentation 3D d’Uderzo, tandis que ses murs reprennent une série de dessins et de caricatures. On y retrouve entre autres un original du Chat, au verso duquel Philippe Geluck demande avec son humour coutumier si ce présent effacera la petite ardoise de ses contributions !

Sans fausse modestie, vous avouez une passion immodérée pour la lecture !

Ce goût de la lecture me vient de ma maman qui lisait énormément, et d’un enseignant qui nous a faire découvrir les classiques, mais également des nouveaux romans. Si je lis des essais ou d’autres littératures, je garde une préférence nette pour le roman, car je profite avec plaisir de l’imaginaire de l’auteur en me plongeant dans un autre monde. Mon exemple fétiche est alors le Parfum de Patrick Süskind. Malheureusement, j’ai moins de temps pour les romans, car je suis tenu de lire des choses parfois moins amusantes, et que je ne suis pas du genre à lire quelques pages à gauche à droite pour m’éterniser un mois sur un récit. Mais dès que j’ai eu l’occasion (en avion ou en vacances), je dévore ! À la maison, j’ai tout de même plus de bandes dessinées que de romans !

Quels ont été vos goûts dans cette matière ?

J’ai commencé par le magazine Spirou, ainsi que tous les albums de la ligne claire. J’ai découvert ainsi les grands classiques au fur et à mesure : Astérix, Tintin, Johan et Pirlouit, Boule et Bill, Natacha, Lucky Luke, Franquin avec Gaston et plus tard les Idées Noires qui m’ont ravi. Mes enfants vont d’ailleurs régulièrement piller ma bibliothèque, ce qui nous permet de continuer à suivre des séries qui perdurent et que je lis volontiers, comme Yoko Tsuno et les Tuniques Bleues. Par après, j’ai découvert des séries mythiques, mais qui étaient déjà parues, telles qu’Alix, Blake et Mortimer. J’aime d’ailleurs les intégrales qui permettent actuellement de redécouvrir des albums que je n’avais pas lus.

Didier Reynders : « En Belgique, il faudrait un Centre Pompidou de la bande dessinée ! »
© Dubus

Adolescent, grâce à Pilote, J’ai lu également beaucoup d’auteurs assez caricaturaux comme Wolinski et Reiser, et je continue à fort apprécier des Dubus et Kroll [2] à qui je demande régulièrement d’illustrer mes cartes de voeux. Mais, en terme de dessin et d’ouverture de la bande dessinée, j’ai eu une véritable révélation avec Gotlib : ce que j’ai apprécié en particulier, ce sont ses parodies et son art de casser les codes de la BD en faisant partir le dessin en dehors des cases ! Dans cette même veine, un de mes albums favoris demeure Les amours écologiques du Bolot Occidental, de Claire Brétécher.

Et la bande dessinée permet d’intégrer plus rapidement l’ évasion désirée, par rapport aux romans ?

Je dois avouer que ces dernières années, en raison des crises que nous avons malheureusement connues [3], je vais chercher des bandes dessinées, car je peux plus rapidement rentrer dans un univers. C’est ainsi que pendant les discussions de Val-Duchesse que j’ai découvert Murena, où l’on retrouve diverses intrigues similaires à celles de la politique belge. C’était d’ailleurs cocasse de découvrir cela alors qu’on évolue dans des cercles de pouvoir ! De plus, avec mes enfants qui en sont également friands, je découvre des séries que je ne connaissais pas, et je suis alors toute la production d’un scénariste, comme Giroud, avec Quintett et son Décalogue, ainsi que Jean Dufaux dont j’apprécie l’atmosphère des récits dans, par exemple, les dernières intégrales sorties :Avel, Santiag et Sang-de-Lune. Je lis également le Triangle Secret, les Cités Obscures, Thorgal, Les Coulisses du pouvoir... J’ai également découvert dernièrement le Chat du Rabbin que j’ai particulièrement bien aimé, alors qu’à l’ouverture de l’album, le style graphique m’avait plutôt rebuté.

Est-ce que les histoires que vous lisez peuvent influencer la vision de notre société ? Je sais que vous lu dernièrement le dernier Bilal, Animal’z

J’ai eu plus de mal à entrer dedans : dans sa projection assez caricaturée, je trouvais qu’il poussait l’anticipation trop loin pour que j’y accroche. Mais le dessin m’a réellement charmé. Via mes garçons, je remarque que la nouvelle génération accroche d’abord au dessin avant un scénario, qui était pour nous prépondérant. Il faut avouer que jusqu’il y a peu, je ne lisais que des albums classiques, des série ou des one-shots, alors que maintenant je me suis attaché à des histoires qui se décomposent sur plusieurs tomes, et dont l’ensemble est déjà écrit comme tel par le scénariste. J’ignore si le fait de donner déjà la construction de son récit dans le premier tome est réellement une volonté de l’auteur, ou un abus de marketing. On quitte de plus en plus le concept de personnages pour présenter des histoires. Mais je reste étonné de la diversité, mais surtout du volume de la production ! Cela a l’avantage de présenter des séries innovantes, mais d’un autre côté, comme on suit moins les personnages que les concepts, on se retrouve avec des rayons entiers de librairie présentent exactement la même chose, sans vraiment faire de distinction.

Si la majorité de ces albums demeurent chez lui, Didier Reynders a tout un échantillon à portée de la main, dans son bureau.

Dans vos responsabilités politiques, vous avez soutenu diverses initiatives liées à la bande dessinée.

Décliner la bande dessinée sur d’autres supports est, selon moi, une excellente idée. J’avais découvert cela avec les petits albums de la poste, proposés au CBBD, et qui sont très intéressants et se vendent très bien. Nous l’avions alors redémontré en faisant frapper à la Monnaie Nationale pour diverses pièces commémoratives et autres médailles qui ont connu un succès fulgurant : entre autres celles de XIII, Largo Winch, Blake et Mortimer, Jacques Martin et surtout celle d’un anniversaire d’Hergé dont les cinquante mille exemplaires sont partis en quelques heures. Nous avions aussi participé à l’opération totalement marketing d’Uderzo, pour son dernier album et qui est pour moi le plus mauvais album d’Astérix.

Charles Picqué nous a récemment fait part de son avis sur le Centre Belge de la Bande Dessinée. Vous avez eu l’occasion de soutenir le centre en 2005.

Sans revenir sur tous les détails, je suis intervenu pour effacer la dette d’1,6 millions d’euros d’arriérés de loyers que le CBBD devait à l’État. Cela s’inscrivait dans une réflexion patrimoniale destinée à laisser occupé le bâtiment Horta tout en faisant vivre le Centre, et dans cet esprit, nous avons initié un partenariat avec la Loterie Nationale pour un million d’euros. Malheureusement, comme d’autres cas de figures où nous laissions un bâtiment à disposition, il y avait eu peu d’efforts de la part de la Communauté Française ou de la Région bruxelloise, dont les attributions sont d’ailleurs plus clairement définies en matière culturelle et patrimoniale. En réalisant ces deux opérations d’aide financière, je pensais que le Centre allait redémarrer, soutenu par les institutions précitées.

Vous abordez le côté patrimonial, François Schuiten et Philippe Geluck sont venus dernièrement vous trouver pour vous demander quelles solutions vous pouviez mettre en place dans ce domaine ?

Dans le bureau du parti, une case de Tintin : de l’humour farce destiné au barbu Louis Michel, ex-président du MR avant sa nomination comme Commissaire Européen ?
© Moulinsart

Ils avaient une double demande : comment pouvoir conserver et transmettre leurs œuvres sans que cela soit une charge invraisemblable ? Fiscalement, on pourrait répondre à cela mais dans une certaine mesure où toutes les parties seraient gagnantes. Et dans un second temps, ils m’ont demandé comment exposer des œuvres, les mettre à la disposition du public ? Ils me rapportaient également que le CBBD ne semblait pas répondre à cette attente, et comme le Musée Jijé, les pouvoirs publics ne pourraient financer un musée Geluck, Schuiten, et autres, sans parler de la politique de globale qui imposerait de rassembler ces œuvres et ces auteurs. En soutenant le CBBD, je pensais qu’on allait pouvoir y collecter et exposer ces grands auteurs. Je pense qu’il faut une initiative claire de la Région et/ou de la Communauté Française pour rassembler un certain nombre d’acteurs en ce domaine, et prendre une position déterminante. Si nous sommes prochainement dans ces institutions [4], nous réunirons les personnes adéquates, dont bien entendu le CBBD, mais aussi les auteurs (ce serait juste plus compliqué avec la Fondation Hergé). Il faudrait présenter la production belge, et pouvoir entamer la conservation des œuvres emblématiques.

Comment verriez-vous ce futur lieu de conservation et d’exposition ?

Si on articule tout cela autour du Centre, il faut aussi le tourner vers l’actualité de la BD. Ou alors, on part réellement vers un Musée qui ne doit pas être une bibliothèque : il faudrait un musée Pompidou de la bande dessinée, réunissant des collections et mais également un lieu dans lequel des enfants devraient pouvoir lire des albums, assis par terre. Bref, quelque chose de très vivant, car au contraire du Musée Magritte qui comprend avant tout une exposition permanente, et une petite partie temporaire, un tel musée BD statique répondrait mal aux attentes du public. En effet, dans un musée, on va admirer par exemple des toiles qu’on ne pourrait voir chez soi, mais en termes de bande dessinée, on peut acheter les albums en librairie : il faudrait donc réfléchir à ce qu’on va présenter d’attirant et d’intéressant à la fois. Mais je suis certain qu’il y aurait un engouement du public, et ce serait une excellente façon de mettre en avant une valeur sûre belge, à exporter à travers le monde.

Pour soutenir la production actuelle, une commission d’aide à la BD s’est créée sous le gouvernement actuel ? Comment la jugez-vous ?

Un cadeau à droite, pour un artiste plutôt de gauche !
© Kroll

C’est bien entendu très intéressant de pouvoir publier des jeunes auteurs de façon à les faire connaître, surtout que l’investissement pour éditer un livre n’est pas dans les mêmes proportions, par exemple, que pour réaliser un film. Le souci est de pouvoir marquer une limite dans cette aide, car il faut qu’elle soit propice à lancer quelqu’un, mais il faut aussi pouvoir proposer ce soutien au plus grand nombre, et donc avoir le courage d’arrêter au bout d’un Xième ouvrage afin d’en faire profiter d’autres. Comme j’en parlais avec François Schuiten, il faut voir dans quelle mesure on permet à des jeunes auteurs d’émerger et de leur donner l’accès à des éditeurs, et puis de les laisser voler de leurs propres ailes. Mais si on développe le Centre ou un musée, il faudra se demander comment amener de jeunes auteurs à se développer. Bob de Groot, que je côtoie régulièrement, me dit que le métier d’auteur a fortement changé, car les relations avec les éditeurs sont devenues très différentes. Mais comme le marché de la bande dessinée continue à croître, de plus en plus d’auteurs se déclarent, avec des fortunes diverses.

Vous qui avez lancé la déclaration fiscale sur Internet, imaginez-vous que le format électronique puisse remplacer un jour l’album même ?

C’est un débat difficile, mais je reste très amateur du papier et de l’objet même. Comme pour le livre audio, il peut trouver un public particulier, mais j’imagine mal qu’on puisse trouver le même plaisir en regardant des planches sur ordinateur, plutôt que d’avoir l’album en main. Je n’y crois pas beaucoup. C’est par contre une bonne façon de se faire connaître ! De plus, le format informatique permet de découvrir, de chez soi, un avant-goût d’un album, ce qui est parfois assez pratique, vu la production actuelle !

Mises à part quelques moyennes et petites maisons d’éditions belges, les grands noms tels que Dupuis, Casterman et le Lombard sont passés à l’étranger …

© Moulinsart

C’est bien entendu un peu triste de constater qu’avec les auteurs que nous avons, et les grands maisons d’éditions qui étaient belges, nous ne soyons pas parvenus à maintenir cela, mais il faut avouer que le milieu de l’édition est plutôt rude, et que l’impact français est très important car leur marché est dix fois plus important que le nôtre. Pour le cinéma, nous avons proposé le Tax Shelter, qui permet à un mécène de soutenir une œuvre cinématographique et d’avoir une déduction fiscale sur le montant alloué. Nous ne l’avons pas ouvert actuellement à la bande dessinée dans le domaine de l’édition, car nous n’avons pas eu de demande. Je ne suis pas certain que cela puisse intéresser une maison d’édition, mais je suis ouvert à la discussion. Il faut avouer qu’il y a maintenant une telle concentration de collection dans les mains d’une demi-douzaine de grands éditeurs, que je vois mal comment vraiment redémarrer… D’un autre côté, il faut pouvoir mettre le marché belge en avant, et quand je vois les efforts développés pour Angoulême, je me demande si nous ne devrions pas faire autre chose que le Foire du Livre pour promouvoir la BD en tant que telle !

Qu’avez-vous pensé alors de Bruxelles BD 2009 ?

Toutes ces initiatives sont bonnes, surtout que le public semble une fois de plus y être très réceptif. Le tout est de tirer alors le constat des bonnes critiques et des moins bonnes, pour une future édition. Je suis toujours étonné du marché grandissant de la bande dessinée, financièrement parlant. Quand je vois le prix des intégrales, des coffrets, ou simplement de la succession des albums, les librairies bien achalandées ont un chiffre d’affaire plus que respectable, ce qui permet d’engager du personnel et de faire favoriser la vie économique de la société.

Le public est effectivement consommateur de BD, et pourtant, même si cela s’améliore, on a moins tendance à en parler que la littérature ou d’autres formes artistiques comme le cinéma !

On vend effectivement beaucoup plus de bandes dessinées que de romans. Pourtant, quand on parle de BD, c’est souvent tourné vers la jeunesse, et c’est considéré comme un art mineur, et donc, on peine à sensibiliser les pouvoirs publics. Il faudrait donc reconnaître et parler de bande dessinée, et donc promouvoir un grand évènement de bande dessinée belge ! On verrait ainsi le réel public du neuvième art. Ainsi, à la Foire du Livre, on pourrait croire que la majorité des personnes viennent pour les livres, et jettent un coup d’œil distrait sur la BD, alors que c’est en réalité le contraire qui se passe ! Avec le genre adulte qui s’est étendu, le public a fort évolué, reste à modifier les mentalités pour lui rendre sa réelle place. Je pense qu’il faut aussi pouvoir parler la bande dessinée sans honte, et c’est pour cela que j’avais offert cette représentation d’Hergé 3D lorsque Albert II avait chuté dans ses escaliers. Je peux vous assurer que les infirmières ont pu entendre le rire du Roi lorsqu’il a ouvert la grande boîte qui contenait cette reproduction !

Le prix des planches et œuvres originales ne cessent également de crever le plafond. La France a d’ailleurs reconnu le talent de six auteurs belges. Ne pensez-vous pas que la Communauté Française doit également reconnaître ses propres artistes ?

Effectivement, j’ai moi-même noté leurs noms en lisant l’information, car si je connaissais la plupart, cela m’a donné envie d’approfondir la lecture de leurs œuvres. À la Communauté Française, il existe des séries de distinctions, mais de nouveau, je ne suis pas sûr que la bande dessinée soit suffisamment considérée pour obtenir de telles récompenses.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Photos : © CL Detournay
Lire également Le Ministre des Finances sauve les auteurs belges !.

[1Parti de la droite francophone belge qui regroupe différents partis politiques dont le PRL, le MCC et le FDF.

[2Caricaturistes belges. NDLR.

[3Ces deux dernières années, les tensions communautaires entre francophones et néerlandophones ont mis à mal le système fédéral belge. De très longues discussions ont été nécessaires pour mettre sur pied des gouvernements successifs, supportant d’ailleurs mal les remous de leur dissension interne, ainsi que la crise politique internationale et les actions envers les banques.

[4Après ces élections. NDLR.

 
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7 Messages :
  • Tiens, je viens d’intervenir sur le musée Hergé avant d’avoir lu cet article. Voici qq’un qui dit des choses intéressantes. Mais je me demande : pourquoi réfléchir à la structure institutionnelle du musée plutôt qu’améliorer les structures déjà existantes –je parle des bibliothèques. Car si sensé que Mr Reynders me semble être il semble oublier ce réseau formidable de lecture gratuite et d’interactivité que sont ces lieux. Je lui recommenderai bien humblement de faire un détour chez nos voisins suédois –par exemple- pour voir ce que les bibliothèques peuvent être : je veux dire par là que c’est tout ce qu’il demande à un musée d’être. Alors, pourquoi faire un musée ? J’y décèle là un atavisme de droite, une volonté malheureuse de mettre en exergue l’individu face à la collectivité.

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  • Tiens, voilà actuabd qui nous refait le coup des élections présidentielles en France ! Alors qu’on vote en Belgique (comme en France et ailleurs pour l’Europe) ainsi que pour les élections régionales pour Mr Reynders et d’autres, revoilà un petit coup de pub pour le libéralisme à une semaine des élections. Tout ça me rappelle "l’affaire Ségolène" qui avait été incendiée ici même à quelques jours des élections françaises.
    Actua BD roulerait-il pour la droite ?
    Deux fois de suite, ce n’est plus un hasard !

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    • Répondu le 28 mai 2009 à  19:15 :

      un peu surprenante comme post !
      l’article précédent concernait le président de la région Bruxelles capitale, un homme du parti socialiste, de gauche.
      je trouve normale d’avoir aussi l’avis d’une hommede droite comme Mr reynders.
      j’attends des hommes politiques du CDH (milquet ?)( des centristes) Et écolo ( javaux ?) ( à gauche)...
      je viendrai voir sur la page d’actuabd

      j’ai déjà une petite idée de leurs lectures BD ;-)

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      • Répondu par Charles-Louis Detournay le 28 mai 2009 à  21:50 :

        Contrairement à ce que nous annonçions, la prochaine interview ne sera pas celle de M Benoît Lutgen, qui l’a postposée pour raison de grosse dernière réunion gouvernementale, mais bien celle de Jean-Michel Javaux, co-Président d’Ecolo. Celle-ci sera en ligne ce week-end au plus tard. Nous terminerons donc par le CDH, finalisant ainsi le tour des quatre grands partis politiques belges.

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 28 mai 2009 à  21:44 :

      Très cher anonyme, vous me faites rire !

      Les premiers mots de cet article reprennent un lien vers l’explication de ces interviews politiques. Nous y expliquons les raisons de notre démarche. Je ne les reprendrais pas, ce serait injuste pour ceux qui l’ont lu, mais sachez que depuis 15 ans que j’ai souhaité me mettre à ma façon au service des autres, je n’ai jamais donné ou poussé des influences politiques : je trouve cela indécent ...
      Si nous devions coordonner les avis de la vingtaines de journalistes d’ActuaBD répartis sur plus de 6 ou 7 pays, ou si nous devions énumérer les avis politiques du simple comité de rédaction, il faudrait tellement de temps et de passions que cela ruinerait sans doute le magazine que vous lisez : c’est parce que nous sommes différents que nous sommes peut-être intéressants ...

      Apolitiquement vôtre

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  • il n’y a pas un "renvoie de la balle" concernant le cbbd qd il dit que la region -bruxelles n’a pas fait son boulot ? j’esperes que mr picqué va lire ça et commenter ?

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    • Répondu le 29 mai 2009 à  19:22 :

      C’est nous faire trop d’honneur de croire que Charles Picqué n’a que cela à faire à une semaine des élections :-)

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