Edika - T30 : Abru Cadabru - Fluide Glacial

23 octobre 2005 0 commentaire
  • Edika est de retour avec ce 30ème album. Depuis le début des années 80 et "Débiloff Profondikoum", l'auteur régale son public d'histoires loufoques et absurdes à l'humour décalé voire déjanté.

Au menu d’Abru Cadabru, six nouveaux récits :
Edika - T30 : Abru Cadabru - Fluide Glacial Les soucis de Mahmoud : en plein spectacle, Mahmoud, le lapin d’un magicien, est coincé dans le double-fond du chapeau et attend désespérément que le magicien prononce la formule magique (Abru cadabru) qui le délivrera.
- Génération rap : le métier de contrôleur de train n’est pas de tout repos. Surtout face à un rappeur à moitié sourd.
- Sud de Freetown : ou comment passer d’un vol en avion à la gorge d’une plagiste puis à son slip pour terminer dans l’atelier du dessinateur.
- La vie à la campagne : le Figaro annonce une vaccination antigrippale obligatoire pour les chats. Clark Gaybeul s’emploie à cacher, par tous les moyens, la nouvelle à Bronsky.
- Concours Lépine : Clark teste le nouveau pyjama à airbags pour les somnanbules imprudents en cas de chute.
- Paris-Melbourne : pour draguer dans un avion en toute sécurité, il vaut mieux éviter d’avoir un turban sur la tête et de brandir un cylindre rouge qui pourrait être assimilé à un bâton de dynamite...

Lire un album d’Edika, c’est comme partir en voyage sans connaître la destination. L’auteur n’a pas son pareil pour transgresser les ficelles narratives, aller là où l’inspiration le mène, souvent très loin de ce à quoi peut s’attendre le lecteur. Ce maître de l’humour non-sens écrit des histoires oscillant entre la folie douce et la folie furieuse. L’absurde est présent à chaque page et Edika maîtrise parfaitement le style graphique et narratif qu’il a inventé. À noter qu’à part " Sud de Freetown", les chutes sont cohérentes avec les récits, ce qui n’est pas fréquent chez l’auteur.
La mise en couleur permet sans doute d’approcher un public plus large. Mais les puristes pourront se consoler avec les épisodes noir et blanc. Dans les deux cas, le ton reste le même car, au final, Edika fait toujours du Edika. Mais ses fidèles lecteurs ne s’en plaignent pas !

(par Laurent Boileau)

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