Enrico Marini revient avec les Aigles de Rome

24 novembre 2016 2 commentaires
  • Deux ans qu'on attendait un nouvel album de Marini, mais la surprise est de taille, car l'auteur prend le lecteur au contre-pied avec un album uniquement dédié à une bataille. Ce qui n'a pas empêché l'auteur de réfléchir sur ses personnages et son graphisme, afin de réaliser ce challenge !

Comme vous nous l’aviez annoncé lors de notre dernière rencontre, le cinquième tome des Aigles de Rome est consacré uniquement à la bataille de Teutoburg !

Enrico Marini revient avec les Aigles de RomeEn effet, bien que je ne nomme jamais Teutoburg ! Ce nom est issu de légendes allemandes désignant ce lieu comme le théâtre du massacre, mais il est plus que probable que cela ne fut en réalité jamais le cas.

Vous nous aviez exprimé l’envie de pouvoir consacrer un album complet à cette bataille, tout en appréhendant le fait de devoir dessiner autant de soldats. Quel a été finalement été votre ressenti ?

J’ai effectivement beaucoup réfléchi à la place que j’allais dédier à la bataille. Je pouvais lui consacrer dix pages… Ou réaliser une ellipse et débuter ce cinquième tome juste après le massacre ? Cette version économique me permettait de ne pas trop m’attarder sur la représentation graphique, car dessiner les combats est un travail intense et ardu. Puis, je ne disposais pas non plus de beaucoup de documentation sur ce qui s’était réellement passé.

Et comment vous y vous êtes alors pris pour reconstituer les faits historiques ?

Je ne parle donc pas de Teutoburg en elle-même, car on ne sait pas précisément où s’est déroulé cet affrontement. Je me base bien entendu sur des faits authentiques et j’essaye de respecter l’Histoire jusqu’à un certain point. Mais je dois aussi prendre quelques libertés, car je n’ai pas assez de place malgré les soixante pages pour développer l’angoisse des personnages et tous les faits qui se sont déroulés.

Quel a été alors votre angle d’attaque ? Faire vivre le conflit par l’œil des personnages ?

Exactement, par le vécu de mes héros. Rappelez-vous de Titanic ! Vous savez ou vous pouvez facilement connaître la fin de l’histoire, mais ce sont les destins des personnages que j’ai inventés qui vous guident. J’espère que le lecteur s’est donc attaché à eux, et pourra vivre ce conflit de l’intérieur, avec un regard neuf si jamais il en connaissait déjà l’issue.

Dessiner une grande bataille sur soixante pages, c’est assez rébarbatif, non seulement pour l’auteur, mais également pour le lecteur. Je ne me suis donc pas contenté de dessiner la bataille afin de maintenir l’intérêt du récit : je ne me suis justement pris au jeu, et j’ai voulu montrer les trois-quatre jours qui précédent le choc final. Je me suis attardé sur le voyage, les péripéties vécues et les obstacles rencontrés par les romains afin d’atteindre le lieu de l’affrontement. Cela me permettait de montrer comment les différents protagonistes ont vécu la bataille dans la longueur, et ce qu’ils ont enduré.

De plus, les conflits entre les personnages maintiennent un état de tension au long de l’album, sans oublier des résolutions attendues par le lecteur. J’ai finalement ajouté quatre pages complémentaires, car je voulais prendre plus d’espace pour montrer une aventure plus épique que ce que je réalise d’habitude.

Est-ce pour cela que vous avez pris le temps d’introduire et d’épaissir vos deux frères de sang dans les albums précédents ? Pour privilégier ce moment fatidique ?

Rappelons qu’Arminius est un personnage historique qui a réellement pris la tête de cette révolte et a mené la guerre contre les Romains. Même s’il peut paraître ambigu, il sait très bien ce qu’il veut. Quant à son ancien ami d’enfance, Marcus, il ne doit pas seulement protéger l’aigle, l’étendard de la légion et de la suprématie romaine, mais aussi sauver sa famille, composée de sa bien-aimée et de son possible fils qui se retrouvent au cœur de la mêlée. J’avais besoin que sa situation soit encore plus dramatique que pour les autres romains : il doit faire des choix et gérer un conflit presque impossible à résoudre.

Avez-vous besoin de maintenir cette tension dans votre écriture ? On se rappelle que le quatrième tome se terminait sur un gros cliffhanger !

Le précédent tome se terminait en effet sur le casque de l’officier romain, sans doute un des véritables personnages négatifs du récit. En réalité, je désire que mes personnages ne soit pas manichéens. Ils sont toujours capables du meilleur comme du pire. Le pire des salauds doit pouvoir montrer des moments de tendresse et de bonne volonté. Ce choix de ne pas tracer une ligne nette entre le bien et le mal est lié au propos de l’histoire, celles des Germains qui se révoltent contre les Romains, ces derniers étant tout de même les envahisseurs de leur pays.

Il n’y a pas de bon côté entre ces conquérants militaires et ces barbares : ce ne sont que deux peuples qui s’affrontent, et qui contiennent en eux le bien et le mal. Ces notions n’ont d’ailleurs pas lieu d’être, car cette histoire se déroule plusieurs dizaines années avant la crucifixion du Christ. Il n’y a donc pas de morale chrétienne dans Les Aigles de Rome, parce que les Romains ne possédaient encore ces valeurs judéo-chrétiennes qui nous semblent si légitimes. Malgré ces différences d’ethnies, de pays ou d’époque, chaque lecteur comprendra pourtant qu’un père veut protéger sa famille ou son enfant, c’est ancré naturellement dans l’être humain.

Vous désiriez donc traiter avant tout d’une aventure humaine ?

Je voulais raconter une saga épique, vue sous l’angle d’une forte amitié entre deux hommes, qui vont forcément se retrouver à un moment donné dans des camps opposés. Chacun d’eux est porté par ses motivations personnelles, mais l’un, Arminius, est dominé par une ambition beaucoup plus importante, poussé par la vision d’avenir de son peuple, les Germains. La prophétie qui fait de lui l’Elu lui confère une grande force. Le récit se place donc sur le champ des convictions qui nous construisent, la destinée contre des valeurs plus familiales.

Comment construisez-vous vos héros ? Pour qu’ils demeurent attachants pour le lecteur, même s’ils s’affrontent ?

J’aime laisser la place nécessaire à l’interprétation du lecteur : Arminius est-il vraiment mené par sa croyance et son peuple ? Ou est-il dévoré d’ambition ? Je donne quelques éléments de réponse, mais j’en suis venu à considérer mes personnages de papier comme des êtres humains qui me sont chers. Or, cette part d’humanité que je veux leur conférer, elle leur donne le droit, comme nous, d’apprécier une personne ou une chose aujourd’hui, puis de passer à quelqu’un d’autre ou changer de goût dans quelques temps.

Nous évoluons en permanence, en fonction des informations que nous possédons à propos d’une personne, d’une situation : tout dépend de la perspective par laquelle on étudie ou on vit une situation. En fonction des informations, nous changeons donc d’avis, et ce droit humain à réviser un jugement est important. Leur donner ce droit crée des personnages plus complexes, car il faut expliquer une volte-face, le contextualiser pour transmettre au lecteur les raisons de cette réaction apparemment inattendue.

Avez-vous besoin de la complexité des personnages pour qu’ils restent attachants à vos yeux ?

J’apprécie cette complexité, mais j’ai surtout besoin qu’ils me surprennent. J’ai bien entendu une vision claire sur ce qu’ils vont faire pour atteindre leur but, mais une nouvelle idée va ouvrir d’autres voies, plus attirantes, ce qui pourrait me permettre de modifier mon canevas.

En référence aux séries télévisées actuelles, je suis plus attaché à la construction des personnages, et surtout à leur complexité. A mon humble niveau, j’essaie de casser les codes de cette façon. Que le lecteur croit avoir cerné un personnage, qu’il puisse s’y attacher, avant que celui-ci ne commette un acte surprenant, voire atroce. Le défi est de pouvoir rendre le personnage suffisamment attachant pour que le lecteur accepte de continuer à le suivre malgré ce fait qu’on ne pourrait normalement pas tolérer. Et si le personnage a été trop loin, il faut s’attendre à ce qu’il doive rendre des comptes.

Votre attachement à vos personnages vous a-t-elle donné donc l’envie de prolonger la série au-delà de votre concept initial ?

Disons que je désire développer certaines thématiques en tant que scénariste. Avec des personnages déjà connus des lecteurs, je peux plus rapidement aborder ces sujets, plutôt que de recommencer une autre série, qu’il me faudrait à nouveau introduire. Ainsi, un personnage dont on pense qu’il a atteint un but, on pourrait découvrir qu’il est à nouveau en recherche d’un autre objectif, ce qui rajoute à sa complexité. On ne peut pas tout développer en soixante pages, il me faut donc quelques albums de plus.

Et malgré cette volonté d’avancer, vous avez décidez de consacrer un album entier à la bataille : quelles ont été vos raisons ?

En bande dessinée, tout est question de volonté. Une volonté de l’auteur bien entendu, à laquelle doit s’accompagner la volonté de l’éditeur, et qui doivent rencontrer la volonté du lecteur de lire un récit développé d’une certaine façon. Et, avec peu de moyens, on peut néanmoins réaliser des choses incroyables. Pas besoin d’un grand budget pour mettre en scène un grand champ de bataille, des vaisseaux spatiaux ou inventer une ville. L’auteur doit bien entendu être correctement rémunéré, mais je ne dois pas engager des milliers de figurants ou des décorateurs pour les rendre réels : c’est plutôt une question de volonté, de temps investi et de patience.

Apporter ce grand spectacle avait donc du sens à vos yeux ?

Oui, mais ne croyez pas que je sois obsédé par représenter des grandes batailles. Je pense d’ailleurs qu’après cet album, il me faudra un peu de temps pour m’y remettre. Je suis surtout intéressé par la complexité des relations entre les personnages. À mes yeux, l’histoire est racontée et portée par les personnages, pas par les décors. Et une bataille de trois mille guerriers ne prend du sens que lorsque vous vibrez au côté du héros que vous avez suivi précédemment. Le lecteur peut s’identifier à une ou deux personnes au sein du récit, mais pas à une armée.

Vous avez pourtant fait le choix de dessiner cette armée. Afin de crédibiliser les sentiments vécus par vos personnages ?

Si vous avez l’envie et la capacité, il faut savoir investir du temps dans une série ou un projet. Pour créer de l’inattendu et du grand spectacle. Puis, dessiner cette bataille était une façon pour moi de tester mes limites. Il y avait beaucoup de personnages à dessiner, mais surtout à suivre en même temps. Puis, dans le dessin, j’ai dû trouver des astuces pour rendre le spectacle à la hauteur de mes attentes, sans non plus y consacrer trop de temps, sans commune mesure.

Ou allez-vous chercher vos influences graphiques pour dessiner ce qui est inédit pour vous, dans ce cas-ci les champs de bataille ?

Pas vraiment en bande dessinée, plutôt au sein du cinéma et des séries télévisées… Ainsi que la peinture ! J’ai beaucoup observé des tableaux représentant des scènes de bataille, de toutes les époques, afin de comprendre les mises en scène qui ont été utilisées.

Cet album se profile comme le pivot central de votre série : il définit entre autres le titre des Aigles de Rome !

L’aigle était effectivement le symbole des légions romaines. Et la perte de cet étendard signait la fin de l’existence de la légion, et donc un grand déshonneur pour les soldats et pour l’Empereur. Comme Arminius est parvenu à décimer trois légions, même si c’est par ruse, les emblèmes qu’il a ravies aux Romains sont la preuve éclatante de sa victoire. Dans les conditions où la bataille s’est déroulée, on pourrait d’ailleurs presque parler de massacre.

Alors qu’il s’agit de votre première série en tant que scénariste, votre plan il y a dix ans était suffisamment clair pour souligner l’importance des aigles dans le titre, ainsi que sur le 4e plat des albums ?

Lorsque j’écris ou je co-écris un récit, je cherche toujours des symboles forts qui puissent représenter le contenu de l’histoire. Je voudrais souligner que l’emblème des aigles ne symbolise pas uniquement la défaite des Romains, mais bien l’armée romaine dans sa globalité. Ce cinquième tome ne signe d’ailleurs pas la fin de la série ; l’affrontement entre Marcus et Arminius va se prolonger, avec l’implication de nouvelles légions.

Puis, lorsque j’ai débuté cette série, je me suis dit que même lorsque ce récit serait terminé, le titre générique me pourrait me permettre d’aborder une autre histoire qui se déroulerait bien des années plus tard, si l’idée m’en venait.

Le récit est rythmé par différents éléments, comme ces deux doubles pages qui entament et terminent presque le récit. Des moments qui ne pouvaient être traités différemment ?

Traiter ces épisodes marquants dans une case, voire une planche, me paraissait trop mesuré. Je voulais qu’on puisse distinguer les personnages, ce qu’ils vivent, la violence qui les submergent.

Parmi les différents fils rouges que vous employez, outre le rêve, on retrouve surtout le masque porté par Lépide, ce qui confère à ce personnage négatif un visuel beaucoup plus ambigu ?!

Le masque est un élément fortement lié à la bataille de Teutoburg, car c’est un des rares vestiges qui a été retrouvé. Ce casque métallique d’officier symbolise cette bataille dans l’esprit des Allemands qui le connaissent bien. Comme je le disais, Lepidus (Lépide) est l’un des méchants de mon récit. Mais lorsqu’il porte le masque qui lui efface les traits, il devient un personnage statuaire, telle une beauté humaine presque angélique qui se retrouve à contre-emploi dans ce massacre en pleine forêt sombre : un élément graphique que je trouvais très intéressant, même si les experts ne sont pas tous certains que ce masque-casque ne servait pas uniquement d’apparat (la vision qu’il offrait était très restreinte).

Vous avez également travaillé différemment avec votre couleur, en donnant presque des nuances d’aquarelles. Ce type d’évocation vous permettait-elle de présenter un plus grand nombre de personnages dans les effets de foules ?

Oui, la colonne romaine de vingt mille personnes s’étirait sur plus de dix kilomètres de long : soldats, troupes auxiliaires, marchants, familles, avant et arrière-gardes. Je n’ai pas pu la présenter d’un tenant, car on n’aurait aperçu qu’une longue file sombre. Je voulais aussi présenter des chariots pour sortir du schéma de la troupe de soldats en campagne. Avec les marchands, les prostituées, les familles et autres civils représentaient une vraie ville qui accompagnait la légion. Rappelons que les légionnaires ne pouvaient pas se marier ni avoir de famille. Mais la réalité était différente, surtout lorsqu’ils s’installaient plusieurs années dans le même pays. Ce train de bagages confère sans doute un aspect moins glorieux à la légion en armes, mais cela rajoute en authenticité.

Vous avez également beaucoup travaillé le rendu graphique de la brume, afin de faire montrer progressivement la tension ? Et de cacher quelques éléments ?

La brume est un élément graphique très intéressant : elle permet de suggérer sans devoir tout dessiner. J’ai travaillé parfois à l’éponge, mais surtout à l’eau, un peu comme si je travaillais à l’aquarelle. Puis j’ai souvent laissé des effets se produire d’eux-mêmes.

Vous avez donc expérimenté des diffusions de couleurs ?

Oui, je laissais la couleur et l’eau se diffuser sur le papier, un processus très difficilement contrôlable à 100%. Normalement, je ne travaille à l’aquarelle que pour les illustrations, mes couleurs directes sur mes planches sont des encres acryliques liquides. Mais dans cet album, j’ai parfois essayé de les employer dans une utilisation proche de la technique de l’aquarelle. Certains effets étaient surprenants, et je les ai donc utilisés car je n’aurais pas été capable de réaliser les mêmes rendus autrement.

Une planche où l’auteur a joué sur ce rendu "aquarellé"

Si vous cherchiez à obtenir des rendus aquarellés, pourquoi avoir travaillé à l’acrylique, plutôt que d’utiliser directement des encres d’aquarelles, telles que les Ecoline pour vos planches ?

Les encres Ecoline sont selon moi plus sensibles à la lumière. Puis, elles changent parfois de couleurs lorsque je rajoute du blanc pur. Ces rendus inattendus ne me conviennent pas. Je préfère donc travailler avec des encres acryliques, telles que celles de Magic Color si je peux citer une marque, que j’emploie depuis près de vingt ans.

Concernant la suite de la série, combien d’albums seraient nécessaire pour clôturer cet arc narratif ?

Initialement, je voulais rajouter le récit de cette amitié brisée au nom de l’affrontement des peuples. Je pensais que cela ne prendrait pas plus de trois albums, même lors de l’écriture des deux premiers albums, bien avant que je commence à dessiner trois ans plus tard, il m’est rapidement apparu que je n’aurais pas la place suffisante pour développer ce qui me tenait à cœur.

Avec le recul, je me dis qu’avec plus d’expérience, j’aurais sans doute pu caser toute l’histoire en trois albums. Mais je voulais surtout me faire plaisir, en plaçant les éléments que je voulais dessiner. J’ai été heureusement surpris que les lecteurs accrochent en nombre à la série, et qu’avec l’appui de mon éditeur, j’allais donc pouvoir décliner le récit comme je le désirais, et rester auprès de mes personnages que je commençais à beaucoup apprécier.

Votre mot d’ordre est donc de continuer à vous faire plaisir ?

Bien entendu ! Je pense qu’il me faudra encore deux ou trois tomes pour aller au bout du récit. La fin de ce cinquième tome apporte tout de même une forme de césure, surtout que certains personnages disparaissent, et que le sort d’autres ne vaut guère mieux. Je vais donc marquer une pause, car la réalisation de cet album était très intense et donc un peu éprouvante.

Je parlais avec votre éditeur Yves Schlirf, qui m’expliquait comme vous étiez heureux d’avoir pu finaliser cet album comme vous le souhaitiez !

Il s’agissait d’une étape importante que je voulais personnellement franchir : réussir ce défi que je m’étais adressé à moi-même. On verra ce qu’en pensent les lecteurs, mais à mes yeux, il s’agit de l’album dont je suis le plus fier… Même si je note toujours des améliorations possibles ! J’ai consacré beaucoup de temps à trouver le meilleur équilibre possible entre dialogue et narration, tout en privilégiant l’impact visuel des images, qu’elles soient muettes ou contenant beaucoup d’actions. Car finalement, le dessin est le plus grand vecteur narratif en BD.

Photo : Charles-Louis Detournay

(par Charles-Louis Detournay)

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  • Rapaces : la chronique du T4

Photo en médaillon : Charles-Louis Detournay.

 
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2 Messages :
  • Enrico Marini revient avec les Aigles de Rome
    26 novembre 2016 12:38, par Zot !

    Cet album comporte des pages vraiment magnifiques, et l’histoire est intéressante. A se demander pourquoi Marini a passé tant de temps sur les textes de Desberg et Dufaux !

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    • Répondu par Eric B. le 30 novembre 2016 à  14:33 :

      Oui, Marini nous régale avec ses images d’uniformes et de batailles. Quelle dynamisme dans chaque vignette. Rien à redire sur son dessin. Quel talent ! Et une mise en couleur qui valorise aussi très bien son dessin. Son travail devrait inspirer tous ces dessinateurs "moyens" qui nous livrent des romans graphiques plats au lieu d’apprendre à faire du cinéma sur papier. Marini est dans la lignée d’Hermann, Giraud, Mitton, De La Fuente...

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