Ghost Money - T1 : La Dame de Dubaï - Par Smolderen & Bertail - Dargaud

27 septembre 2008 2 commentaires
  • Alors qu’il y a encore quelques jours, le monde célébrait le septième anniversaire des pires attentats que l'Occident ait jamais connus, les éditions Dargaud lançaient leur première série de réalité-fiction en lien avec les évènements du 11 septembre 2001 et intitulée {Ghost Money}.

Le jour des attentats et ceux qui suivirent, firent plonger toutes les places boursières et s’écrouler la finance mondiale. En pariant sur le crash des marchés, Al Quaïda aurait ainsi gagné des centaines de millions de dollars. En tout cas, c’est ce que Kendricks, vétéran de cette nouvelle guerre contre le terrorisme et son équipe supposent. Leur enquête s’interrompt avec la mort de Haddad, le spéculateur boursier à l’origine de toutes les transactions douteuses liées à l’organisation terroriste. Mais vingt ans après ils découvrent une nouvelle piste : celle de Chamza, jeune héritière d’une immense fortune, que les agents américains suspectent être celle tant recherchée. La course au trésor est ainsi relancée…

La Dame de Dubaï, premier tome de Ghost Money en s’attaquant à des sujets particulièrement tendancieux et source de polémique, aurait pû tomber dans le politiquement correct. On se peut se réjouir, car cela n’est pas le cas dans cet album. Au contraire Thierry Smolderen y monte un scénario solide et convaincant, souffrant uniquement parfois de certaines longueurs dans l’élaboration des relations entre les différents protagonistes, dont Lindsey et sa nouvelle amie Chamza.

Ghost Money - T1 : La Dame de Dubaï - Par Smolderen & Bertail - Dargaud

Le point le plus intéressant dans cet album touche à cette dualité entre Bien et Mal, tel que mis en scène par Thierry Smolderen. En effet, alors que Kendricks et ses hommes sont censés être du côté des “gentils“, ils s’avèrent être chacun à leur manière de vrais salopards. Du côté des “méchants“, la jeune héritière de cet immense trésor nous paraît au contraire éminemment sympathique.

Si Dominique Bertail retranscrit un univers futuriste à l’esthétisme satisfaisant, son trait de crayon n’est par contre pas toujours à la hauteur de ce que l’on aurait pu attendre. La couverture de l’album n’est pas non plus particulièrement réussie. Elle ne donne que peu envie d’ouvrir cet album. Dommage, car une fois passé cet obstacle, on découvre une série pleine de promesses.

(par Olivier Wurlod)

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