Gil Jourdan, l’intégrale : une leçon d’édition

16 août 2009 35 commentaires
  • On croyait l’équation impossible chez les éditeurs français : republier des classiques de la bande dessinée dans une qualité fidèle à l’original, accompagnés d’un appareil critique correctement établi. Bref, l’équivalent francophone des belles éditions de Fantagraphics. Avec Gil Jourdan, Dupuis vient de réaliser ce miracle.
Gil Jourdan, l'intégrale : une leçon d'édition
Maurice Tillieux, un des maîtres de l’école belge
Photo : DR

Il y a d’abord l’œuvre de Maurice Tillieux (1921-1978), cet auteur venu de la ligne claire d’Hergé qu’il subtilisa pour mettre en scène Félix, une série d’enquêtes policières publiées dans Héroïc Albums où le coup d’œil et le sens des personnages populaires à la Simenon rencontrait la verve d’un Audiard avant la lettre.

Depuis plusieurs années, ce talentueux raconteur d’histoires tambourinait sur la porte de la rédaction de Spirou. Sans succès. Sans doute son style « hergéen » rebutait-il Dupuis, obsédé par le « comique », mais apparemment insensible à l’humour pince sans rire de l’auteur de Félix. Celui-ci n’avait pas davantage de succès auprès du Lombard que cette servilité au trait du maître de Bruxelles rendait probablement suspect. Bref, les deux grands journaux de la BD classique belge le snobaient.

Finalement, en 1956, Raymond Leblanc, le patron du Lombard, ayant franchi un Rubicon éditorial en débauchant le grand Franquin pour Tintin, décida peut-être Dupuis et son nouveau rédacteur-en-chef Yvan Delporte de mettre un peu de « ligne claire » dans leur journal. C’est l’époque aussi où Spirou dont les histoires étaient souvent torchées à la petite semaine, commençait à chercher des récits mieux construits, susceptibles d’êtres repris en albums, en clair découvrait que le travail du scénariste était aussi important que celui du dessinateur : Goscinny, Greg et Charlier pouvaient entrer en scène…

Un édition pourvue d’un appareil critique remarquable
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Des débuts difficiles

Tillieux ne débarquait pas chez Spirou : Jean Doisy, son premier rédacteur-en-chef, l’employait déjà depuis 1940. Ses illustrations étaient alors inspirées d’Albert Dubout, mais indirectement : c’est en fait le « Dubout belge », le peintre et illustrateur Jean Dratz, rédacteur-en-chef de Bravo que Tillieux avait en ligne de mire. D’abord parce que c’ était le concurrent de Bimbo que le jeune dessinateur est obligé de rejoindre parce que Spirou se saborda en 1943 : Dupuis avait en effet refusé de laisser l’occupant entrer dans son conseil d’administration. Par mesure de rétorsion, celui-ci l’avait privé de tout approvisionnement de papier.

La bande dessinée était le média émergent à la Libération, recrutant des talents qui avaient fait leurs débuts dans un cinéma d’animation mort-né avec l’arrivée en Europe des dessins animés américains. Tillieux avait trouvé refuge chez Guy Depière, l’éditeur de Bimbo, un de ces entreprenants Liégeois qui ont fait la bande dessinée belge. L’éditeur se repose entièrement sur le jeune débutant.

Quand les affaires de Depière périclitèrent, Tillieux rejoignit alors un de ses anciens collègues dessinateurs, Fernand Cheneval, et devient l’auteur le plus pro de son journal, Héroïc Albums. Grand lecteur de light suspense à la John Dickson Carr, puis de Hard Boiled à la Dashiell Hammett, Tillieux donne ses lettres de noblesse à la bande dessinée policière qu’il invente littéralement en France, ayant notamment regardé de près le Dick Tracy de Chester Gould, d’ailleurs publié dans Spirou. Dupuis commence à s’intéresser à celui qui constitue la principale valeur ajoutée de cet hebdomadaire.

L’âge d’or de Spirou.

Graphiquement, Tillieux est arrivé à maturité. Et ça tombe bien : si Dupuis a compris une chose, c’est que son concurrent Tintin le surclasse par la cohérence. Il va donc établir Franquin et Gillain comme « maîtres-étalon » de son journal. Revenu de chez Tintin, n’ayant jamais vraiment quitté l’éditeur de Marcinelle, Franquin devient le maître à penser involontaire de la nouvelle équipe.

Avec le dessinateur du Marsupilami, mais aussi avec Morris, Peyo et enfin Tillieux, l’hebdomadaire de la bonne humeur réussit l’improbable synthèse entre le dessin rond de Disney, venu du dessin animé, et la Ligne Claire d’Hergé inspirée d’une certaine tradition française de l’illustration : Christophe, Joseph-Porphyre Pinchon, Alain Saint-Ogan et d’une ligne moderne américaine, en particulier celle de George McManus.

Surtout, ce que Tillieux intègre mieux que tout autre, ce sont les procédés du cinéma réaliste qu’il parodie, comme le font si parfaitement Morris et Goscinny avec le Western dans Lucky Luke : champ, contre-champ, ellipses, fondus enchaînes, lignes de fuites chevillées sur l’horizon, accessoires et décors finement repérés, primauté du dialogue et puis, le « plot », aussi génial qu’évident, qui favorise avant tout la comédie. Le complexe du cinéma disparaît. La bande dessinée belge entre ici dans sa phase moderne. Rien d’étonnant à ce que des post-modernes comme Yves Chaland en aient fait leur Saint Graal.

Une page remarquable de Cargos du crépuscule
Editions Dupuis

Une leçon éditoriale

Cet album réunit les quatre premiers chefs-d’œuvre de Tillieux :Libellule s’évade, Popaïne et vieux tableaux, La Voiture immergée et Les Cargos du crépuscule. Ils sont préfacés par un texte éclairant et bien écrit par José-Louis Bocquet truffé de documents inédits de première main issus de collections particulières. Rien que cela fait de cette édition un incontournable d’importance.

Une maquette raffinée et élégante signée Philippe –« Dugenou »- Ghielmetti, un papier respectueux des couleurs, un ouvrage cousu, pas trop lourd, disposant d’une excellente prise en main… Voici une réédition exécutée avec maîtrise inégalée qui rend justice au géant de l’école de Marcinelle. Il s’agit de la meilleure réédition de cet ouvrage depuis son édition originale.

Si cet album ne figure pas au minimum dans la liste des nominés à l’Essentiel du Patrimoine à Angoulême, c’est qu’il faut définitivement désespérer des jurys qui prospèrent au bord de la Charente.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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35 Messages :
  • Un bémol - de la pixellisation sur quelques documents inédits. Un ou deux. Evidemment, ce n’est pas grand chose !

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  • Un ouvrage qui a l’air fort bon, sur tous les points.
    On comprend alors d’autant moins pourquoi les intégrales de Lucky Luke, chez le même éditeur, sont de simples compilations d’albums sans la moindre explication de contexte.

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  • Hmm , volià un vrail travail de pros et de passionés, j’achéte, mes exemplaires en couverture souple sont en lambeaux, bravo Bilou !

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  • bravo, j’attendais cette intégrale depuis longtemps, je ne voulais pas acheter l’ancienne qui faisait trop vieillotte.

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  • Gil Jourdan, l’intégrale : une leçon d’édition
    17 août 2009 09:21, par jacques

    Les intégrales de Tif et Tondu et de Johann et Pirlouit sont de bonne qualité elles aussi.

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  • Gil Jourdan, l’intégrale : une leçon d’édition
    17 août 2009 11:42, par Henri Masson

    "Bref, l’équivalent francophone des belles éditions de Fantagraphics. Avec Gil Jourdan, Dupuis vient de réaliser ce miracle. "

    C’est clair que les grosses maisons d’édition ne nous avaient pas habitués à témoigner d’autant de soin dans leurs rééditions (voir notamment la réédition calamiteuse de Chlorophyle [http://du9.org/spip.php?page=recherche&recherche=chlorophyle&x=0&y=0]

    N’oublions pas que, dans le domaine francophone, Cornélius et l’Association, ont déjà réalisé ce genre de "mircales" voir "M le Magicien", "Sergent Laterreur", les intégrales de Robert Crumb.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 17 août 2009 à  16:39 :

      Je ne crois pas que les excellents éditeurs que vous citez aient pourvu leur réédition d’un appareil critique équivalent.

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      • Répondu le 19 août 2009 à  18:29 :

        En même temps l’appareil critique on s’en fout pas mal !

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        • Répondu le 23 août 2009 à  03:08 :

          Parlez pour vous, une mise en perspective, dans l’époque, des documents inédits ou rares, des infos c’est très agréable, en particulier quand on connait déjà les histoires.

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    • Répondu le 17 août 2009 à  17:38 :

      J’aime bien cette réédition, elle est très bien faite mais de là à comparer avec Fantagraphics :D Dupuis dispose de tous les films des Tillieux là ou Fantagraphics doit traquer des années durant les Sunday Pages de Krazy Kat chez les collectionneurs, dans les musées, les archives nationales... Pour passer ensuite à peu près autant de temps à les restaurer. Bon on est pas là pour distribuer des bons points, une bd n’est pas meilleure qu’une autre parce l’éditeur en a bavé pour rassembler le matériel publié. Il faut encourager toute initiative de Dupuis dans ce sens, néanmoins les deux démarches n’ont tout de même pas la même ampleur !

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  • Remettons les choses à leur place. Dupuis réédite Gil Jourdan, c’est tant mieux ! Mais plutôt que de mettre en avant le génie de l’artiste, Tillieux, vous jugez plus intéressant de mettre en avant le travail de l’éditeur. N’importe quoi ! Cette intégrale n’est pas une leçon d’édition (l’emballage est bien peu de choses, M. Pasamonik), c’est une leçon de bande dessinée, point barre !

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 17 août 2009 à  16:38 :

      Non, pas "point barre". Une édition peut massacrer l’oeuvre, ce n’est pas le cas ici. Quant à prétendre que je ne parle que de l’emballage, cela me navre. Vous devriez relire, plus lentement.

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      • Répondu le 17 août 2009 à  20:57 :

        Loin de moi, M. Pasamonik, l’outrecuidance de vous donner des cours de journalisme, mais le titre d’un article indique en général ce sur quoi le journaliste veut mettre l’accent. En l’occurrence, vous présentez l’œuvre d’un auteur de génie en titrant (et en intertitrant) sur le travail (somme toute très relatif) de l’éditeur. Tant que vous y êtes, titrez sur Gutenberg, sans qui cette intégrale n’aurait jamais pu voir le jour !

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        • Répondu le 18 août 2009 à  03:45 :

          Y’a vraiment des coupeurs de cheveux en 4. Le talent de Tillieux n’est plus à démontrer et a été glorifié bien souvent. Pour une fois que l’éditeur fait un travail à la hauteur du talent de Tillieux, il est tout à fait légitime de le souligner.

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          • Répondu par Eric Lahmy le 1er septembre 2009 à  14:51 :

            Il y a toujours dans une réédition une part ajoutée par l’éditeur. Je donne un exemple : dans "Buck Danny", dans sa parution dans Spirou "Les Gangsters du pétrole" comportait 46 planches. En album, la planche 46 sautait. Il eut été intéressant, dans la réédition intégrale, de publier aussi la page 46. Même chose dans un autre album de Buck Danny, X15, deux pages d’un gag concernant Sonny Tuckson sont passées à la trappe. Et la réédition de "Tout Buck Danny" ne les évoque ni ne les publie. C’est la différence entre une vraie et scrupuleuse réédition de ce genre et une rééditiion à la va-vite.
            Eric LAHMY

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            • Répondu par Bequé le 8 mai 2011 à  17:14 :

              Hello à tous !
              Finalement tous vos commentaires et recommentaires, coiffés de surcommentaires donneraient bien naissance à un scénario pour Tillieux !
              Je me contenterai de dire que j’aime. Et là, point-barre.
              Il n’y a donc PERSONNE qui pense à sortir de cette manière "l’intégrale de Félix" ? Je ne compte plus sur le Sieur Niffle, qui "intéressé par un statut plus honorifique, a préféré lâchement déserter l’édition...
              Et tous ses lecteurs attendent comme des poireaux !
              On pouvait bien cracher sur Michel Deligne, mais LUI, au moins a tenu ses promesses d’éditeur, et par respect envers son ami Maurice, il a été le seul à produire 6 beaux albums de Félix ! Merci Michel pour ta passion, et ton dévouement, toi au moins tu osais et prenait des risques, jusqu’au moment où les gentils français (jaloux ou intéressés) se sont mêlés de notre BD belgo-belge... Comme si nous avions eu besoin d’eux pour inventer tout celà.
              Il y a des années, A. Franquin disaient : "... On voulait, chez Dupuis, à l’époque, avoir plusieurs équipes pour dessiner Spirou ! On a vraiment frisé le caca-total" ! CA Y EST ! On est dedans !!! Ouf !
              Merci pour l’attention à ce coup de gueule, mais c’est ici le seul biais encore accessible.
              Allez courage, il y encore de bons dessinateurs qui attendent que l’on s’intéressent à eux.
              Ch. Bequé

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  • En fait, je suis personnellement un peu mitigé face à cette édition, Certaines couvertures de Gos étaient quand même très réussies dans l’ancienne intégrale. Ici il est vrai que l’aspect "mat et pelliculé " est très joli et que le dossier d’accompagnement est plutôt réussi, mais il manque l’histoire qui précède "Libellule s’évade" intitulée "La poursuite" que Maurice Tillieux avait réalisée après. Cette intégrale semble respecter la chronologie alors que celle de Tif et Tondu est organisée thématiquement, pourquoi donc ? Ce qui veut aussi dire que l’intégrale ne comportera aucune aventure de Félix et Marc Jaguar comme c’était le cas dans la précédente. Exit aussi le génial César qui avait fait suite à l’intégrale "Tout Gil Jourdan". Je pense personnellement que cet éditeur Belge francophone aurait du repartir de l’ancienne intégrale en y incorporant ce beau cahier de documents. et je me pose la question suivante : cette intégrale va-t-elle reprendre uniquement les longues histoires et omettre les histoires courtes ? ce serait dommage.

    bien à vous,

    cordialement,

    GYal

    Voir en ligne : http://groargyal.free.fr

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    • Répondu par déjé le 18 août 2009 à  02:06 :

      Je ne partage pas du tout ce point de vue très négatif argumenté sur les manquements supposés d’un futur encore inconnu alors que l’album est de merveilleuse qualité tant sur le plan du contenu que du contenant. Je suis d’accord avec le rédacteur de l’article initial : c’est la plus belle des intégrales jamais réalisées par Dupuis. Pour ce qui est de l’ordre je fais aussi partie de ceux qui préfèrent une publication chronologique plutôt que les albums à thèmes dont les regroupements sont parfois hasardeux. Ainsi "La guerre en caleçon" figurera avant "le chinois à deux roues"...
      Quant à la couverture elle est de la main du maître alors que celles de Gos ne brillaient pas par leur esthétisme et comportaient des erreurs de dessins.
      Non Dupuis aurait pu justement se contenter de ravauder l’ancienne intégrale. Au lieu de cela ils ont, en préférant la difficulté, rendu un très bel hommage à Tillieux en réalisant une nouvelle collection vraiment digne de son auteur. Qu’ils en soient remerciés et félicités.

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      • Répondu par Gyal le 20 août 2009 à  10:39 :

        Je ne suis pas d’accord avec vous, il faut arrêter de cracher sur le travail de Gos qui avait repris la série avec courage et talent , et même les très grands dessinateurs font des erreurs de dessin. De plus, avoir la même couverture à chaque tome d’intégrale ce n’est pas de la difficulté mais tout le contraire. Dans le cas de "La poursuite" c’était tout à fait justifié qu’elle se retrouve avant "Libellule s’évade". Si vous m’avez bien lu mon point de vue n’est pas si négatif que cela, j’ai quand même salué le travail effectué pour les documents annexes.

        par contre , j’espère que le prix de l’intégrale plus élevé, car plus luxueuse, que les autres ne lui nuira pas auprès du jeune public.

        Je salue néanmoins l’initiative de l’éditeur pour cette nouvelle intégrale.

        Concernant les intégrales par contre je regrette que tous les tomes de "Tout Jijé" ne soient pas parus car c’est quand même un sacré monument.

        Voir en ligne : http://groargyal.free.fr

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        • Répondu le 22 août 2009 à  15:08 :

          Le travail de Gos était indigne, en revanche dans l’intégrale Niffle de Félix, il y a une couv de Ted Benoit absolument magnifique, respectueuse du style Tillieux, parfaite.

          Je ne comprends pas pourquoi Walthéry avait fait les couvs des rééditions de vieux Uderzo chez Lefranc, Uderzo est toujours des nôtres, ça aurait eu plus d’allure.

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          • Répondu par Gyal le 24 août 2009 à  08:26 :

            Je ne suis pas d’accord, pour le tome 1 de "Tout Gil Jourdan" la couverture de Gos était très belle. Bon c’est vrai que les autres sont moins bien, à mon avis. Après c’est aussi l’éditeur ou le directeur de collection qui valide la couverture du dessinateur non ? Quand ce n’est pas bon il faut recommencer. La commande avait peut-être aussi été si précise que le dessinateur était coincé. Quant à Walthéry, il avait fait une superbe couverture pour "l’affaire des bijoux" pour Félix édité dans feu la superbe collection "Péchés de jeunesse" de Dupuis. Et si Walthéry a fait la couverture de l’album d’Uderzo c’est peut-être qu’Uderzo n’avait pas voulu ou pu la faire ? tout très bon dessinateur de BD qu’il soit, un dessinateur reste un homme et ne produit pas que des choses excellentes, même les plus grands font des erreurs, et on n’en voit généralement que le meilleur.

            Voir en ligne : http://groargyal.free.fr

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  • Gil Jourdan, l’intégrale : une leçon d’édition
    17 août 2009 21:54, par eliogabalo

    Un regret énorme en dépit de la qualité du travail. C’est une intégrale Gil Jourdan et non une intégrale Tillieux. Les épisodes de Félix me manquent énormément.

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    • Répondu par Michel Dartay le 17 août 2009 à  23:18 :

      Oui évidemment, les épisodes de Félix manquent ! Mais ils se situent chronologiquement avant le démarrage de Gil Jourdan. Donc je ne serai pas trop étonné de voir les éditions Dupuis poursuivre leur travail de réédition avec Félix, une fois le cycle des Gil Jourdan terminé. Un indice ? L’éditeur des Félix en noir et blanc travaille actuellement chez Dupuis donc un accord pourrait aisément être trouvé pour un transfert de droits. De plus, Madame Tillieux n’a jamais été fâchée avec l’éditeur de son mari.

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      • Répondu par Dominique le 18 août 2009 à  10:02 :

        L’épouse de Maurice Tillieux s’est suicidée un an après la mort de celui-ci. Elle a eu peu de temps pour se fâcher avec l’éditeur. Les ayant-droits sont les filles de Tillieux.

        Voir en ligne : http://champignac.hautetfort.com

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  • Gil Jourdan, l’intégrale : une leçon d’édition
    18 août 2009 18:22, par E. Panorthotès

    M. Leblanc était sans doute rouge d’émotion en 1956, mais en l’occurrence, il ne pouvait franchir qu’un Rubicon (ce dernier ne prit un d qu’à l’occasion de l’affranchissement suggéré par Goscinny dans un de ses Astérix)...

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 18 août 2009 à  18:56 :

      Farpaitement !, dirait Obélix. Vous avez, bien entendu raison. Merci pour votre remarque.

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      • Répondu par Geert le 18 août 2009 à  23:41 :

        Bravo Monsieur Pasamonik, ça me donne envie de foncer chez mon libraire (mais pas chez amaz..) et puis comme vous citez Chaland ! Hop un lien ! Et puis pour les fanas absolu de Tillieux il ne faut pas oublier tout son travail d’illustrateur notamment pour les magazines de Bricolages !

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  • Gil Jourdan, l’intégrale : une leçon d’édition
    19 août 2009 15:27, par Ariel Herbez

    Salut Didier !

    Heureux que tu abordes la qualité d’une intégrale, et en creux les bricolages hatifs et calamiteux d’autres tentatives.

    N’oublie pas tout de même le "Tout Jijé", également chez Dupuis, lancée au début des années 90, dotée de dossiers consistants dans chaque volume et bénéficiant, à mon souvenir, d’un excellent travail de restauration. C’est d’ailleurs pour ça qu’un dernier volume, qui attendait à l’époque de futurs progrès de reproduction, n’a toujours pas été publié à ma connaissance (ou l’a été bien plus tard ?).

    Amitiés
    Ariel

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    • Répondu le 19 août 2009 à  18:30 :

      Excellent en effet les Don Bosco publiés en petit histoire de caser les deux versions

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    • Répondu par Tim le 19 août 2009 à  19:44 :

      Autre merveille de réédition : "Arthur le fantôme justicier" de Jean Cézard, qu’avaient entrepris il y a quelques années les éditions Toth et qui n’a duré que quelques albums.
      Ce sont de petits bijoux de réédition (ou d’édition, car seule une faible partie de l’oeuvre de Cézard avait paru en albums).
      Un autre éditeur pourrait continuer à rééditer cet auteur que je classe à l’égal d’un Uderzo ?
      Cézard, un Uderzo qui n’avait pas trouvé son Goscinny.

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      • Répondu le 20 août 2009 à  03:09 :

        Bien vu, mais j’ai lu les Arthur le fantôme et les Rigolus et Tristus toute ma jeunesse dans Pif, j’adorais ça, plus qu’Astérix.

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  • J’ai enfin acheté ce magnifique ouvrage, c’est vraiment du beau boulot, super classe, la venue de Niffle chez Dupuis ne doit pas être étrangère à ce regain de qualité, on en redemande.

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    • Répondu le 27 août 2009 à  09:58 :

      N’importe quoi. Depuis quand Niffle est-il directeur éditorial chez Dupuis ?

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      • Répondu le 27 août 2009 à  17:25 :

        Croyez-vous vraiment que ce soit aussi cloisonné. Chez Dupuis c’est une petite équipe éditoriale, et Niffle est éditeur.

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        • Répondu par Gilles Patrux le 5 décembre 2010 à  02:55 :

          Bon"jour",
          Ayant terminé avec regret les 8 planches des Camions du Diable et ayant lu que Me Maurice réalisait souvent des synopsis de ses histoires, croyez-vous que les pages manquantes pourront être réalisées par certains des artistes qui ont déjà dessiné L’hommage à Gil Jourdan chez Soleil ?

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