JACQUES TERPANT : « Festivals et dédicaces : Ça ne peut plus durer ! »

20 décembre 2010 136 commentaires
  • Alors que dans quelques jours s'ouvre la [38e édition du Festival d'Angoulême->art11185], "la plus grande librairie du monde" accueillera des centaines de dessinateurs professionnels qui dédicaceront pour des milliers de festivaliers. [Si le système de la dédicace commence à devenir de plus en plus contesté->art11187], celui des festivals ne suscite pas moins de questions, surtout de la part des auteurs sur qui repose toute l'économie du système. Jacques Terpant pose le problème...

Les dédicaces de bandes dessinées, ainsi que leur vente aux enchères, ont enclenché un processus salutaire : « Il est nécessaire de repenser le système », comme le disent très justement Xavier & Delaby. Mais selon moi, ne s’intéresser qu’à l’objet fini et son devenir, ce n’est qu’un petit bout du problème. Il faut repenser tout la chaîne qui aboutit à faire dédicacer les auteurs !

Depuis le jour légendaire lors duquel Franquin fit un dessin plutôt qu’une simple signature, le phénomène n’a cessé de croître, pour devenir une activité en soi. On ne compte plus les salons et festivals, du plus professionnel au plus amateur, pour lesquels chaque auteur peut quitter son domicile en fin de semaine pour partir dédicacer ses albums. Il a même le choix devant lui, avec trois à cinq salons possibles selon les dates. (J’exclue volontairement de ce propos la dédicace en librairie, car celui-ci le libraire est notre partenaire commercial naturel ! Le rapport est donc totalement différent.)

Bénéfice du salon ? Pour les auteurs, pas si sûr…

Le festival est bien une activité économique, puisqu’une ville (ou un lieu) met en place une manifestation où l’on vend des livres, où des gens vont venir consommer dans les restaurants, boire dans les cafés, se loger dans les hôtels, bref ce qui caractérise toute foire quelle qu’en soit le motif (la bande dessinée ou charcuterie de pays).

Bien sûr, on nous dit : « Attention c’est souvent organisé par des bénévoles, pour qui il n’est pas question d’argent, mais bien de réussir l’événement. » D’accord ! mais l’objectif de toute manifestation de ce type ne se mesure pas au bénéfice dégagé, mais aux retombées plus larges sur le lieu, son image et son développement culturel.

En général, on oublie systématiquement dans ce bilan la matière première d’un salon de la bande dessinée. Ou plus simplement, on ne veut pas le voir, tellement il est évident ! Un salon se base sur le principe assez unique que des professionnels (les auteurs de bandes dessinées) viennent et travaillent gratuitement pendant deux jours en échange d’un lit de plus ou moins bonne qualité, et de quelques repas chauds.

JACQUES TERPANT : « Festivals et dédicaces : Ça ne peut plus durer ! »
© CL Detournay

Le visiteur lambda et l’amateur peuvent penser qu’il s’agit là d’une opération de promotion… En fait, il n’en est rien ! La dédicace dessinée prend suffisamment de temps pour que, contrairement à un écrivain, le niveau de vente dans un salon soit sans intérêt, même pour les plus habiles d’entre nous. Si on considère également que la plupart des auteurs sont payés en avance sur droits, l’intérêt financier n’existe même plus.

Venir gratuitement en salon : une façon de se faire connaître ?

Au sens publicitaire, il suffit d’y réfléchir sérieusement : même si la présence d’un auteur peut l’aider à découvrir de nouveaux lecteurs, ceci reste infime. Même s’il part de chez lui tous les week-ends, et qu’une vingtaine de personnes le découvrent à chaque fois, sur une année complète passée en salon, cela donne un chiffre ridiculement bas sur le tirage d’un album.

En faisant donc le bilan du temps passé, du travail, du voyage, de la fatigue, du volume d’activités autour de ce ‘geste gratuit’, ce phénomène a atteint aujourd’hui ses limites. Je crois que l’on ne peut plus décemment nous demander de venir travailler, sans la moindre contrepartie financière.

En, effet, tout le monde trouve plus ou moins son compte dans ce système, sauf les auteurs.

L’éditeur n’a rien contre : il vend ses livres s’il y a libraire, il fait aussi son métier (je ne dis pas que c’est le jackpot à chaque fois, mais il fait son travail). Les auteurs dans ce système sont bénévoles, comme les organisateurs qui sont des passionnés. Mais si on comprend très bien ces amateurs qui réalisent « leur événement » de l’année, il n’en est pas de même pour l’auteur, pour qui c’est devenu la routine de son métier.

En nous prêtant au jeu depuis des années, nous avons donc créé un besoin, une envie chez beaucoup de collectionneurs et de lecteurs, dont nous nous devons aujourd’hui d’y répondre ! Mais cela ne peut plus se faire dans les conditions actuelles.

Foire du livre de Bruxelles (2006).

Alors quelles solutions ?

J’avoue ne pas en avoir de toute prête. Certains pensent à la dédicace payante, à l’américaine ! Pourquoi pas… Je préférerai peut-être une solution où nous facturons notre prestation au salon qui nous fait venir, ce qui nous éviterait de nous transformer en commerçant. Dans le même cadre, les conditions d’hébergement et de réception des auteurs pourraient également être contractuellement définies, car il me semble que sur ce point également, nous glissions sur une pente descendante.

Alors on va me dire : « Mais tous les salons ne pourront pas supporter ce coût ! » Sans doute… Mais cela fera un clivage, voire une sélection parmi cette multitude. Car il faut bien comprendre que si l’offre est aussi vaste actuellement, si les manifestations sont aussi nombreuses, c’est justement parce que, jusqu’à aujourd’hui, ceux qui en sont le moteur ne coûtent rien.

Jacques Terpant

(par Charles-Louis Detournay)

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136 Messages :
  • Ceux qui en sont le moteur ne coûtent rien. Juste, les dédicaces
    sont un travail non rémunérés pour la plupart des auteurs, ( et je ne sais même pas si les ventes en salon sont toujours comptées par les éditeurs )

    Alors, malgré la fatigue des déplacements, des journées de dédicaces, qu’apporte un salon ??? que donne une centaine de livres vendus ( pour les bons ) ??? quand la plupart des auteurs ne vivent plus que des avances sur droits faute de ventes suffisantes, même 20 salons dans l’année ne changeront rien à la donne et au succès ou insuccès d’un album !
    De plus le total des "rencontres" même pour un afficonado des salons sera infime pour sa notoriété !

    Economiquement parlant, les auteurs sont un peu masos de donner tout ce temps gratuit. Après, si c’est pour retrouver des collègues, ça peut se concevoir ... une fois l’an ! Le reste du temps, mieux vaut faire son jardin,
    au moins ç a "rapporte ".

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    • Répondu par Tits le 20 décembre 2010 à  18:23 :

      et travaillent gratuitement pendant deux jours en échange d’un lit de plus ou moins bonne qualité, et de quelques repas chauds.

      Parfois ce n’est qu’un repas par jour, à charge de l’auteur de se débrouiller pour l’autre (car après tout, s’il était resté chez lui, il aurait bien dû manger aussi).

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      • Répondu par Gef le 21 décembre 2010 à  05:25 :

        Repas chaud ???
        Arrivant a angouleme apres 12 heures de de train, mon editeur descendant de son 4x4 rutilant m’a tendu genereusement 7 euros que j’aille a la sandwicherie me chercher un casse croute. Pas le meme monde

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    • Répondu le 31 décembre 2010 à  17:43 :

      LES AUTEURS NE SONT PAS OBLIGES DE VENIR EN FESTIVAL ET DE DEDICACER..... Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes !!! Alors tout cela est un faux problème !

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      • Répondu par HL le 5 janvier 2011 à  02:19 :

        Oui ! Et vous même n’êtes pas obligé de venir ici poster un message ! D’ailleurs quand j’y pense personne n’est obligé de rien ! Toute LA VIE est un faux problème !

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  • Oui...mais !
    20 décembre 2010 14:03, par Jean-Christophe Caurette / www.strasbulles.fr

    Je me permets de réagir à cet article en temps que directeur du festival de Strasbourg. En effet, il me semble que plusieurs points n’ont pas été évoqués dans les divers articles parus ces derniers jours à propos des festivals et des dédicaces en France.

    Tout d’abord, je tiens à préciser mon accord sur le principe énoncé par mrs. Delaby et Xavier : une dédicace ne devrait pas pouvoir se retrouver en vente. C’est un fait contre lequel je m’élève depuis des années mais auquel personne n’a à ma connaissance trouvé de solution satisfaisante.

    Ceci dit, on évoque les conventions américaines. Savez-vous que dans ces conventions, la quasi-totalité des auteurs payent à la fois leur déplacement et leur table ? Dans ces conditions, il me parait juste qu’ils demandent une contrepartie financière à leur présence. Ces même auteurs sont en général ravis d’être invités en France ou en Belgique, tout frais payés, et dans ce cas ne font pas payer les dédicaces qu’ils réalisent.

    Par ailleurs, j’ai la conviction qu’un festival de bande dessinée est une manifestation qui bénéficie à l’ensemble de la profession par la médiatisation dont elle bénéficie. Effectivement, un auteur ne pourra rencontrer qu’au mieux quelques dizaines de personnes lors de son passage, mais j’aime à penser que le retentissement médiatique dont bénéficie l’évènement participe à des retombées sur le long terme qui favorisent et encouragent le développement de la bande dessinée dans son ensemble.
    Le meilleur exemple n’en est-il pas toutes les actions menées par les organisateurs avec les scolaires au long de l’année qui trouvent leur point d’orgue au moment du-dit festival. Il suffit d’aller voir ce que réalise un festival comme Amiens dans ce domaine pour avoir une idée de la tache titanesque qu’accomplissent chaque année les organisateurs.
    Pour être tout à fait juste, je devrais également évoquer les expositions souvent magnifiques organisées à l’occasion de ces manifestations bédéphiles et dont l’entrée est en général gratuite ou comprise dans le prix du billet.

    Quant-à l’accueil fait aux auteurs, il me semble que la sélection se fait d’elle même : un auteur bien accueilli reviendra sur un festival qu’il a aimé, un auteur mal accueilli ne reviendra pas, mais surtout en fera une large publicité dans la profession !
    Ne généralisons pas : un festival est pour un auteur un moyen privilégié de découvrir une ville ou une région dans des conditions souvent agréables et en compagnie de ses pairs. Les invités de Saint-Malo ou d’Ajaccio pourront en témoigner.
    Je me refuse à penser que les auteurs soient idiots au point de revenir des années durant aux mêmes manifestations à de simples fins mercantiles ou promotionnelles.

    Bref, qu’il y ait des abus, soit. Que le commerce des dédicaces soit une activité méprisable et répréhensible, soit.
    Ne noircissons pas pour autant le tableau de manière caricaturale et sachons faire la part des choses.

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    • Répondu par max le 20 décembre 2010 à  14:25 :

      "un festival est pour un auteur un moyen privilégié de découvrir une ville ou une région dans des conditions souvent agréables et en compagnie de ses pairs. Les invités de Saint-Malo ou d’Ajaccio pourront en témoigner."
      Ah non, ça ça ne marche pas... Nous ne sommes pas de neuhneuh qui découvrons des régions à travers des festivals de bd qui nous collent au stand de 10h à 13h et de 15h à... la fermeture du festival... Il n’existe que très peu de festivals qui laissent du temps libre aux auteurs. Et c’est souvent les veilles de salon ou le dimanche matin quand tout est fermé... Que les salons servent de relais à certains auteurs, pourquoi pas mais il faut que chacun y trouve son compte et pour l’instant, ça n’est pas le cas.

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    • Répondu par Shazam le 20 décembre 2010 à  14:40 :

      un festival est pour un auteur un moyen privilégié de découvrir une ville ou une région dans des conditions souvent agréables

      Découvrir une région ? En participant à un festival ? Vous voulez sans doute dire "découvrir l’existence d’une région" (pour les plus incultes d’entre eux).

      Les auteurs ne sont pas invités sur les festivals pour faire du tourisme mais pour DEDICACER (généralement de 10h à 19h, avec une petite pause le midi). Rares sont les festivals qui prévoient de vrais temps libres pour les auteurs.

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      • Répondu par Charles-Louis Detournay le 20 décembre 2010 à  15:12 :

        Désolé de rajouter de l’huile sur le feu, mais dans un festival qui s’est déroulé très dernièrement, voici une anecdote intéressante.

        Une visite de la ville et environs était proposée par l’organisateur. Seul impair, il fallait se lever tôt, car le car partait aux environs de huit heures du matin. Mais voilà, comme les auteurs étaient fort heureux de se retrouver la veille, la plupart s’étaient couché aux petites heures et ont fait l’impasse sur l’activité. L’organisateur a alors demandé à des bénévoles de monter dans le car, histoire que cela ne fasse pas trop vide pour les rares qui étaient présents.

        Loin de moi l’idée de blâmer les auteurs qui préféreraient prendre quelques heures de sommeil pour ne pas dédicacer complètement hagard, mais je crois que ceux qui étaient présent à ce festival ont au moins pu avoir le choix de visiter ou de profiter de se retrouver entre amis.

        Je veux juste faire signaler que s’il y a sans doute beaucoup d’abus, le bilan n’est pas non plus complètement négatif. Il faut donc valoriser les organisateurs responsables plutôt de les décrier en bloc.

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        • Répondu par max le 20 décembre 2010 à  15:28 :

          ben voyons, une semaine de boulot dans les pattes, un salon le week-end, le samedi en dédicaces qui en étant connu ramène du monde, une soirée bien sympa organisée le samedi pour connaître les produits du terroir, pas question de dire qu’on est fatigué, et puis les organisateurs sont tellement sympas et puis c’est bien connu, les auteurs bds aiment se retrouver le samedi soir pour faire la fête... Et le dimanche matin à 8h allez hop, zou dans le car ou le petit train du coin pour profiter de la si belle ville qui vous accueille avant de se remettre sur le stand de 13h à 19h, puis le retour en train avec des changements tous pourris, parceque, hein, faut pas pousser, un auteur bd ça aime les voyages débrouilles.. Et retour à la maison vers minuit pour les plus chanceux... Ah, et le lendemain, il faut cravacher dur pour rattraper le week-en chômé, parceque l’éditeur, lui, il s’en balance du super week-end passé en dédicaces à découvrir une si belle ville en petit train, il a un album à sortir, lui, et les "fêtes" entrent auteurs ne sont pas un prétexte suffisant pour retarder la parution d’un bouquin... Oui, c’est bon, on a donné et on donne encore...

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          • Répondu par Jean-Christophe Caurette / www.strasbulles.fr le 20 décembre 2010 à  15:58 :

            Une question bête et franche : pourquoi continuez-vous à faire des festivals dans ces conditions ?

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            • Répondu par max le 20 décembre 2010 à  17:37 :

              J’en fais de moins en moins, justement pour ces raisons là. Mais suffisamment pour la "promo" des bds, pour accompagner les bds qui sortent. Je fais le tri. Le bouche à oreille marche bien entre auteurs. J’ai mes habitudes mais ces derniers temps, quand je vois toujours les mêmes chasseurs de dédicaces, les mêmes souvent médiocres conditions de réceptions des auteurs, les mêmes dindons de la farce, je tarde à répondre aux nombreuses sollicitations que j’ai la chance de recevoir.

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              • Répondu par altobar le 20 décembre 2010 à  22:16 :

                Très bien, mais je ne vois pas où ça cloche, vous faites bien donc les festivals que vous souhaitez et n’en faites pas si vous le souhaitez. Donc c’est parfait. :) personne ne doit rien à personne, il suffit juste de se renseigner sur les conditions et si ça plait pas on reste chez soi, auteur ou public. C’est limpide, qu’est ce qu’on se prend le chou là ?

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                • Répondu par Rob le 21 décembre 2010 à  09:04 :

                  Un peu facile comme réponse.

                  Quand on a plusieurs années de métier, qu’on a bourlingué pas mal sur les festivals de Belgique, de Suisse, de France et de Navarre, on sait effectivement à peu près à quoi s’en tenir. Généralement, on limite ses déplacements aux quelques festivals qui nous ont laissé un bon souvenir ou qui ont bonne presse auprès des collègues (tout en sachant que les festivals c’est comme tout : ça évolue. Un "bon" festival peut se transformer en "mauvais" du fait d’un changement d’organisateur, d’une diminution de budget, d’un changement politique... Inversement, un festival qui a mauvaise réputation peut évoluer en bien).

                  Quand on débute dans le métier, c’est une autre paire de manche. On se fie à qui ou à quoi pour connaître la réputation d’un festival ? Aux collègues ? Le métier d’auteur BD étant par essence un métier solitaire, on connaît relativement peu de confrères quand on débute (l’intérêt des festivals étant précisément de vous donner l’occasion d’en rencontrer). A Internet ? Pour les gros festivals (Angoulême, Saint-Malo...) on trouvera quelques infos mais elles sont trompeuses parce que pour ces festivals ce sont généralement les éditeurs qui se chargent de l’accueil et de l’hébergement des auteurs (les conditions varient donc énormément selon l’éditeur chez qui vous avez signé). Pour les petits festivals, ou pour ceux qui ne comptabilisent qu’une ou deux éditions, difficile de se faire une idée.

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                • Répondu par max le 21 décembre 2010 à  09:26 :

                  Vous avez tout à fait raison, après de nombreuses années dans le métier, des dizaines de salons médiocres, d’autres géniaux, j’ai fais le tri et j’en suis très content. Mais ça ne m’empêche pas de voir un peu plus loin que le bout de mon nez et de me dire que le système des dédicaces, des salons en général marche sur la tête... des auteurs...

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              • Répondu le 22 décembre 2010 à  13:44 :

                En tout cas Max ne donne pas envie d’attendre pour avoir une de ses dédicaces. Il parle de "dindon", de promos, il voit les mêmes têtes de "chasseurs de dédicaces"... il est un peu méprisant pour ses lecteurs qui ne sont pas tous des chasseurs, non ? Alors, désabusé, aigri, Monsieur max ? Restez chez vous, ne venez pas le fusil sur la tempe...

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                • Répondu par Bran Bardigan le 30 mai 2011 à  10:15 :

                  c’est extraordinaire que personne n’ait pensé à la chose toute bête : si les auteurs viennent en dédicace dans les salons c’est pour gagner un peu leur vie qui barre en quenouille avec les conditions lamentables de certains ( pas tous heureusement) éditeurs. Si je vais dédicacer dans les salons, c’est avec l’espoir de vendre quelques originaux sur lesquels l’avidité de certains libraire ne pourra pas récupérer quoi que cela soit. ceci étant j’ai bien souvent du batailler contre eux car ils essaient de récupérer même sur ces ventes. messieurs sachez que le libraire prend presque 35 pour cent sur le prix d’un bouquin... l’auteur à peine 6 pour cent...De quoi réfléchir. Quand je vais en salon, ce n(est donc pas pour dédicacer une heure par jour, mais organisateur comme public peuvent attester et profiter de ma présence de 10 h à 19 h sans interruption.. ;Ce n’est pas le cas de tous ! La solution : faire des dédicaces plus rapide. Problème actuel j’ai des personnes de plus en plus nombreuses qui grimacent quand je leur tend une dédicace sans couleur...De fait la demande est de plus en plus exigeante. normal ? Non, certes, mais j’aurais tendance à penser que certains auteurs bradent leur métier en passant plus d’une demi heure par dédicace et de ce fait nivellent par le haut la dédicace qui n’en n’est plus une mais devient un vrai dessin.. Cinq minutes devraient être un maximum. mais savez vous que certains salons, sous prétexte d’y amener quelques produits personnels nous pénalisent en nous faisant payer notre emplacement et nos frais comme un éditeur.. (merci Blois))maintenant pour la visite des belles régions, après 25 ans de métier, j’avoue, oui, connaitre les plus beaux gymnases et salles des fêtes de ces dernières !!! sur un plan culturel, un vrai régal !!!. ceci étant, je ne viens pas pour faire de la visite, mais faire mon boulot. Et puis n’oublions pas messieurs que certains festivals acceptent et prennent en charge nos petites familles et qu’ils n’en n’ ont pas l’obligation. Alors oui, il y a aussi les organisateurs margoulins qui en fonction de la notoriété des auteurs ou de leurs gouts personnels ou des conseils hautement avisés des libraires qui flinguent les francs tireurs nous accueillent dans des conditions lamentables, ceux là sont à pénaliser.
                  généraliser est donc une manière raccourci de visualiser le problème. Mais la rémunération des auteurs pour leur travail serait judicieux, pourquoi pas sur la part des libraires, bonne idée non ?

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    • Répondu par FP le 20 décembre 2010 à  14:41 :

      Angoulème, St Malo, Solliès, Aix ... etc ... j’ai jamais eu le temps de visiter les villes pour ma part !
      Dédicacer pour visiter, arf !

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      • Répondu par Jacques Terpant le 20 décembre 2010 à  14:54 :

        C’est une vison sympathique mais bien idéalisée mon cher, Je suis allé dans de belles villes, comme ceux qui réagissent avant moi ,je n’en ai vu aucune !

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        • Répondu par Jean-Christophe Caurette / www.strasbulles.fr le 20 décembre 2010 à  15:40 :

          Idéalisé ? Autant donner des exemples concrets dans ce cas, et pour mieux illustrer mon propos, je parlerai donc du festival de Strasbourg puisque c’est celui que je connais le mieux :

          - Tous les auteurs sont invités avec leurs conjoints, qu’ils soient scénaristes, dessinateurs ou coloristes

          - Logement à l’hotel du Cerf d’Or (http://www.cerf-dor.com/), magnifique bâtiment en plein centre-ville

          - Restauration dans les meilleurs restaurants de Strasbourg, maison Kammerzell par exemple.

          - Programme de visite : balade en bateau, visite des caves, visite du musée Tomi Ungerer....

          - Toutes les rencontres-dédicaces se passent en table rondes (un ou deux auteurs avec 10 personnes du public), 2 fois par jour, soit 3 heures de "contact public" sur la journée. Rajoutez une ou deux heures de participation à des activités diverses sur le week-end pour faire bonne mesure.

          Alors oui, à mon avis, un festival peut être l’occasion de passer un moment agréable pour tous. En ce qui nous concerne, nous mettons un point d’honneur à accueillir les auteurs qui nous font l’honneur de leur présence avec tout le respect qui leur est du car sans eux, rien ne serait possible. Peut-être simplement parce que nous sommes tous bénévoles et que l’amour de la bande dessinée est la seule motivation qui nous anime.

          Parlez-en avec ceux qui sont venus nous voir et je pense que vous réaliserez que ce ne sont pas de vaines paroles...

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          • Répondu par max le 20 décembre 2010 à  16:12 :

            Génial si votre salon est formidable. C’est malheureusement loin d’être le cas de la majorité des salons... Puisse t’il faire jurisprudence...

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          • Répondu par max le 20 décembre 2010 à  16:17 :

            vu ce que vous dîtes, je ne vois pas si ça entraînerait moins de convivialité si les auteurs étaient rémunérés... Au contraire, chacun y mettrait du sien pour que tout se passe pour le mieux, les activités parallèles seraient compensées par un dédommagements et l’auteur serait pris au sérieux et représenterait au mieux le salon ,son éditeur et au final ses travaux.

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            • Répondu par altobar le 20 décembre 2010 à  22:20 :

              mais rémunérons et d’ailleurs je ne vois pas pourquoi les éditeurs pétés de tunes ne le feraient pas eux même plutôt encore que ce soit le peuple qui a du mal à joindre les deux bouts. C’est vrai que la mode des enfoirés et autres téléthons où c’est toujours les pauvres couillons qui régalent, a la dent dure, mais j’ai du mal à cautionner

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          • Répondu par Jacques Terpant le 20 décembre 2010 à  16:22 :

            Le sujet n’était pas le festival de Strasbourg ,mais la multiplicité des festivals ,construits. sur le fait qu’une profession vient travailler ,sans contrepartie.

            On a tous de bons souvenirs de salon,et il y en a de très bons et nul doute que le votre en fait partie.

            Le sujet est : l’habitude que nous avons prise de venir dessiner sur nos livres à créé une activité économique,souvent bricolée, les témoignage qui se suivent le montrent je crois ou l’auteur est là pour travailler ,sans retombées intéressante pour nous,vu le temps que cela prend.

            Bien sûr ,on ne retourne pas dans un endroit que l’on a pas aimé,bien sûr on le dit,et bien sûr on finit par de ne plus aller nulle part ,sauf dans quelques endroits, que l’on connait.

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            • Répondu par Jean-Christophe Caurette / www.strasbulles.fr le 20 décembre 2010 à  17:26 :

              Tout à fait d’accord avec vous. Le but premier de mon propos n’était d’ailleurs pas un festival en particulier et ces exemples n’avaient pour but que de faire contrepoids aux messages pré-cités.
              L’accueil des auteurs n’est d’ailleurs qu’un des paramètres dans le système beaucoup plus vaste que constituent les manifestations littéraires.

              Je ne vous apprendrais d’ailleurs rien en parlant des difficultés budgétaires que (à l’instar des auteurs d’ailleurs !) connaissent presque tous les festivals. On en revient donc toujours au même problème : où trouver l’argent ? Je ne suis pas de principe opposé à l’idée de rémunérer les auteurs pour leur participation mais en l’occurence, il faudrait bien que ces deniers proviennent de quelque part ! Et autant vous dire que pour organiser un festival, chaque euro doit être arraché avec les dents ! Car si on parle beaucoup (et de façon justifiée) de l’implication des auteurs dans les salons, je peux vous assurer que de l’autre coté de la barrière, c’est la croix et la bannière pendant un an pour monter un évènement digne de ce nom et où les auteurs sont bien reçus. Bref, dans les 2 cas (organisation comme participation) il s’agit d’un choix libre et assumé et nul n’est a priori forcé de participer à l’un ou l’autre.

              Je suis par contre clairement opposé à l’idée que les salons "compensent" en numéraire la vente de dédicaces sur internet. Ce sont des problèmes différents qui ne pourront pas être résolus par les seuls organisateurs.
              Si maintenant il y a des bonnes idées dans la salle pour améliorer les choses, je crois que nous sommes tous preneurs !

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  00:34 :

        Invité à Angoulême, St Malo et Carquefou, j’ai eu et pris le temps de visiter les villes, à St Malo j’ai même fait du bateau (sur un côtre corsaire magnifique), il faut se prendre en main, et pas attendre à la stalle comme une vache à la traite, vous êtes adulte que diable, et si on ne vous paie pas vous avez toute votre liberté justement. Moi je prends ça comme un séjour tous frais payé au bord de la mer (sauf Angoulême) à respirer l’air iodé et vivifiant du bord de mer, et le lundi je suis plein d’entrain et d’énergie pour attaquer de nouvelles pages (surtout qu’il y a toujours quelques lecteurs pour vous dire tout le bien qu’il pense de votre travail, ça donne la pêche ça).

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    • Répondu par Larry le 20 décembre 2010 à  15:05 :

      Un seul salon dans ma courte carrière, fête du livre à st Etienne !!
      Même pas le temps d’aller pisser, sinon gros yeux du libraire (??) un sandwich moisi à midi, le soir crevé après 120 dédicaces non stop !
      Ce fut mon premier et dernier salon !

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      • Répondu le 20 décembre 2010 à  18:33 :

        Moi j’avais été à St Etienne il y a 15 ans, et j’avais été défrayé par mon éditeur (2000 francs pour la journée).

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    • Répondu par ishimou le 26 décembre 2010 à  16:46 :

      La dernière fois que Neal Adams est venu chez forbiden zone à Bruxelles, c’était 20 euros le dessin !

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  • Jacques Terpant soulève un point essentiel : les auteurs sont générateurs de flux financiers et de retombées économiques sans pour autant en bénéficier, voire même parfois y perdre ! Que faire ? Nous devons en discuter et créeer une nouvelle manière de faire pour que le public et les auteurs y trouvent leur compte...

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    • Répondu par XXX le 20 décembre 2010 à  17:09 :

      Y perdre, oui on peut ! Un Quai des bulles m’a couté 300 euros de frais routier
      et jamais remboursé ! Payer pour travailler gratuit, ce système est fou !

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  • Des auteurs qui parlent d’économie et d’argent ; Ouh que c’est vulgaire... Allons-y quand même :

    Le bénévolat d’un salarié (35à50h/semaine même payées à minima) n’est pas comparable au bénévolat d’un indépendant (très souvent 50à70h/semaine pour moins que le smic). Il faut le vivre pour le comprendre.

    Pourquoi les auteurs viennent quand même en salon ?

    Pour les auteurs qui vendent beaucoup : parce que pour eux rien n’a changé. La reconnaissance témoignée est importante et le manque à gagner est minime.

    Pour les auteurs qui rament : par habitude, pour se convaincre que rien n’a changé, pour rencontrer des compagnons de galère, par gentillesse, pour faire comme si, pour donner le change, par peur de déplaire à son éditeur...

    ...en attendant de craquer.

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    • Répondu le 20 décembre 2010 à  18:56 :

      Oui très juste ,dans ce métier qui n’en est plus vraiment un, les auteurs qui souffrent ,ou qui démarrent,trouve une illusion d’existence professionnelle, je crois que cela répond en grande partie à la question du pourquoi.

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  • Mais pourquoi aller en festival ?
    Y’a-t-il une chose qui nous oblige à aller en festival ?

    La réponse est non.

    Nous allons en festival car nous avons un intérêt pour nous y rendre.

    Pour ma part, je me fais une joie de répondre favorablement à l’invitation d’un festival lorsque je sais que je vais retrouver des amis. Lorsque je dis amis, je parle de collègues mais également des organisateurs qui sont devenus des personnes que j’affectionne (hello Amiens), ou encore des personnes qui n’ont rien à voir avec le petit monde de la bande dessinée et qui vivent pas loin du festival.

    Je ne vois pas pourquoi on devrait me payer pour cela.

    Lorsque je vais en festival, je tente d’être disponible pour les personnes qui viennent me voir mais je ne suis pas contraint à des horaires.
    Je ne vois donc pas comment je peux être payer sans perdre cette liberté.

    ...

    Si je reconnais qu’il faut faire évoluer le principe de la rencontre, je ne crois pas que l’argent soit le meilleur moyen. D’ailleurs, comment le déclarer.. sûrement pas en agessa. Nous ouvrons la porte à l’Urssaf ? Super !

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    • Répondu par Shazam le 21 décembre 2010 à  08:46 :

      De nombreux auteurs font des interventions en milieu scolaire ou en bibliothèque. Je suppose qu’ils pourraient déclarer la rémunération (le dédommagement ?) offerte par un festival de la même façon qu’ils déclarent ces interventions. Non ?

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  09:53 :

        C’est un faux problème ,nos statuts nous permettent parfaitement d’être rémunérés pour des prestations comme celle-ci
        ( Agessa ou Maison des artistes. reconnaissent le temps passé ,la note d’honoraires)

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      • Répondu par Jul le 21 décembre 2010 à  10:01 :

        Ramaioli raconte que 9 auteurs sur 10 ont un travail de complément dans une interview,( je veux bien le croire, on voit souvent sur les blogs les "occupations du week end" pour arrondir les fins de mois )
        Des dédommagements en festival pourraient, comme dit plus haut être déclarés de la même façon, non ? sans aucunement passer par l’ursaff, qui n’a rien à faire içi .

        Mais pour un festival, il faudrait que le dédomagement vaille vraiment le coup, car entre trajet, A/R, et temps passé en dédicace, désolé de dire qu’on peut aligner moults heures de dessin pub, et bien mieux payées, chaque Week-End . Le choix est vite fait je pense.

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        • Répondu le 21 décembre 2010 à  17:19 :

          désolé de dire qu’on peut aligner moults heures de dessin pub, et bien mieux payées,

          Encore faut-il avoir les agences et clients qui vous les demandent ces dessins pub, pas évident, il ne suffit pas de le vouloir.

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          • Répondu par loic le 21 décembre 2010 à  21:08 :

            et pour les scénaristes ?
            mais j’oublie qu’ils ne comptent pas.

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            • Répondu par Jul le 22 décembre 2010 à  06:31 :

              Il est évident que celà ne tombe pas tout cuit, les travaux de pub ou d’illustrations, il faut bien sur les chercher, démarcher etc ...
              Mais à y regarder c’est comme démarcher des éditeurs avec un projet, non ?

              Il y a toutefois une DIFFERENCE énorme, le milieu de la comm. et du marketing
              te paye généralement pas à coup de lance pierre !!! Quand on te paye 200 euros une planche, scénario compris et couleur compris, et que tu constates qu’il te faut 8 jours à 10/12h /jour pour la faire, que ton album entier te rapportera
              ( juste en avance sur droits bien sur ) que moins de 8000 euros sur un an, charges déduites, et bien tu fais le joint avec autre chose, car même si tu adores faire de la BD, tu vis pas avec des sommes de cet ordre et courre direct à la case pauvreté.

              Alors oui, 3 jours par semaine, je lèche le c.. des enseignes de grande distribution ou des entreprises. Quand UN visuel travaillé pour une marque de fringue te rapporte plus qu’une BD entière, tout en te prenant qu’une semaine, ou qu’en une matinée, 4 ou 5 logos te sont plus rentables que 3 ou 4 planches BD finies, et bien tes états d’ame s’envolent.

              Tu continues la BD comme un hobby en quelque sorte, mais ta vraie activité est ailleurs, et grâce à elle, tu vis à peu près décemment.
              Je me félicite même d’avoir converti quelques collègues d’agir ainsi et constate qu’énormément d’auteurs le font aussi.

              Seulement il devient vite évident que les festivals, tu peux plus en faire, car tu as plus le temps d’aller faire l’intéressant ... gratuitement.

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              • Répondu par JC Ga†â€™ƒÆ’Ãâ€e le 22 décembre 2010 à  17:59 :

                Mais tous les auteurs de BD ne sont pas des graphistes, des maquettistes, certains sont des raconteurs d’histoires, plus proches des écrivains, pour eux point de pub, de logo etc... De plus, pour plaire dans la com il faut avoir un style putassier, c’est pas donné à des auteurs artistes comme Bézian (par exemple).

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              • Répondu le 22 décembre 2010 à  18:11 :

                Mais Jul, tout le monde n’est pas Dupuy/Berberian ou Trondheim, il n’y a pas du boulot de pub pour tous les auteurs crève-la-faim.

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      • Répondu par loic le 21 décembre 2010 à  10:30 :

        Les agessa ont plafonné les revenus provenant des interventions scolaires. Pour ma part, je fais pas mal d’intervention et j’ai du prendre un autre statut qui dépend de l’urssaf.

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        • Répondu par Rob le 21 décembre 2010 à  11:52 :

          Ce plafond est de 4670 euros par an. En partant sur une base de 200 ou 300 euros par festival, ça autorise un bon nombre de sorties dans l’année sans avoir recours à l’Urssaf.

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          • Répondu par loic le 21 décembre 2010 à  15:28 :

            Oui rob mais une intervention rapport 390 euros. Soit un peu moins de 12 interventions. Je peux te dire que cela va très vite... lorsque tu fais aussi bien des interventions pour les enfants que des formations pour les adultes.
            Très très vite !

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            • Répondu le 21 décembre 2010 à  20:12 :

              Justement : si tu fais beaucoup d’interventions, tu dois de toute façon passer à l’Urssaf. Les sommes hypothétiques que te verseraient les festivals ne changeraient donc pas la donne. Si tu ne fais pas d’interventions, tu pourrais faire 15 ou 20 festivals dans l’année sans atteindre le plafond des Agessa. C’est donc un faux problème.

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  • On ne compte plus les salons et festivals, du plus professionnel au plus amateur, pour lesquels chaque auteur peut quitter son domicile en fin de semaine pour partir dédicacer ses albums. Il a même le choix devant lui, avec trois à cinq salons possibles selon les dates.

    C’est la vision Bisounours du métier, certains auteurs ne sont invités nulle part, ceux qui ne sont pas des vedettes, qui n’ont fait qu’un, deux ou trois albums, ceux qui n’attireront pas les foules, ceux-là peuvent rester chez eux, ça ne gêne personne, alors que ce sont eux justement qui aimeraient pouvoir faire exister leur livre auprès du public, livre qui n’est déja plus en librairie une semaine après sa sortie.

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    • Répondu par jacques Terpant le 20 décembre 2010 à  19:02 :

      Ils me semble,que c’est le contraire du monde des bisounours dans ce qui est décrit.Si vous avez bien lu il est dit que cette activité n’a presque point d’impact ,pas plus pour le débutant que pour l’auteur confirmé.Et qu’elle donne juste l’illusion d’exister professionnellement.

      Et puis si on est pro et si on veut exister ,même sur un forum ,il ne faut pas être anonyme.

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  00:36 :

        Et puis si on est pro et si on veut exister ,même sur un forum ,il ne faut pas être anonyme.

        J’ai vu sur d’autres forums (BDP, BDGest...) des auteurs se faire assassiner, alors autant être prudent.

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  • A Angoulême on est invité par son éditeur. Si, alors qu’une nouveauté sort, on refuse de venir, l’éditeur y voit de la mauvaise volonté, il préfère des auteurs "corporate", qui aiment leur éditeur et veulent lui faire plaisir, si ce n’est pas le cas, pas sûr qu’il édite votre prochain projet.

    Etre à Angoulême et côtoyer son éditeur, c’est tisser des liens, faire copain/copain, faire avancer son prochain projet, ce sera plus difficile pour lui de vous le refuser alors que vous avez passé de si bonnes soirées à rigoler en buvant du cognac, le copinage ça marche dans la BD, comme partout.

    Alors oui, il faut faire la pute 3/4 jours dans l’année pour espérer avoir du boulot le reste de l’année, c’est moche mais c’est comme ça que ça marche.

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    • Répondu par auteur bis. le 20 décembre 2010 à  19:16 :

      je ne connais pas ton vécu, mais je refuse à foison des invitations, angougou, ou autres, et cela n’a jamais remis en question l’avance des projets. Les éditeurs ont bien des défauts, mais celui-ci, non, du moins, pas de quoi en faire une généralité.

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  00:25 :

        Les éditeurs ne reçoivent jamais les auteurs qu’ils ne connaissent pas, et ils avouent eux-mêmes ne jamais signer un projet qui leur arrive par courrier ou par mail, ils ne le prennent même pas en considération. Si on a un projet et pas d’éditeur, il faut connaitre un auteur déja en place qui vous recommandera(il faut donc faire copain-copain avec d’autres auteurs, bien pratique un festival pour ça), si on fréquente un festival, il vous le présentera, si vous payez un coup à boire à cet éditeur il finira par vous connaitre et peut-être alors il vous donnera un rendez-vous histoire qu’il lise votre projet. Pour peu que ce projet entre dans le cadre de son catalogue, ou qu’il doivent remplir son quota de l’année pour faire plaisir à ses actionnaires, il vous signera (pour l’avance sur droit c’est pas encore gagné, mais bon autour d’un verre ça se discute).

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        • Répondu par auteur bis. le 21 décembre 2010 à  09:26 :

          pourrais tu m’indiquer cet éditeur ? parce que, il m’a l’air bien lourd..
          j’ai commencé la bd sans connaitre qui que ce soit dans le milieu, en ignorant jusqu’aux us et coutumes, que ce soient sociaux ou techniques.Je ne suis pas particulièrement sociable, voire le contraire. je conchie les comportements de meute, et ouvertement.
          en rien, cela n’a remis en question mon parcours.penser que seul un système de cour permet d’accéder à l’édition est insultant, non seulement pour les éditeurs , mais aussi pour les auteurs qui ne couchent ni avec l’éditeur, ni avec la secrétaire(et c’est bien regrettable !!).

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        • Répondu par Dotcom le 21 décembre 2010 à  10:28 :

          Passer par une relation qui connait l’éditeur pour un contrat ? passer par un parrain, auteur connu si possible, elle est bien bonne celle là !
          J’a toujours envoyé des pdf par mail pour mes projets et j’ai toujours eu des réponses, de la plupart en général.
          Après, tu tries bien sur, entre la moisissure et la confiture : )

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    • Répondu par Auteur le 21 décembre 2010 à  05:14 :

      Se prostituer 3/4 jours dans l’année pour faire ami ami avec son éditeur, afin d’avoir -peut être - la chance qu’un prochain projet soit signé ???
      Si ton éditeur signe ton prochain album car tu as fait la teuf avec lui 3 jours, copains comme cochons, il est d’un type rare et pas courant !!!
      La plupart regardent les ventes, au lieu de la fiesta, tu vends à peu près, OK, sinon, il en aura rien à faire, et malgré votre teuf commune, sans état d’ame, il te virera illico.

      Pour les jeunes auteurs, il est vrai que ça leur donne l’impression d’exister en tant que "pro" de la BD, ils sont avides de festivals ... sauf, qu’a force de discuter avec d’autres galériens, arrive ce qu’a décrit F.Vehlmann : Un constat amère et désabusé qui se généralise.

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      • Répondu par Niels le 22 décembre 2010 à  23:34 :

        Pour avoir connu cette experience, il s’avere que lorsqu’un editeur doit choisir entre deux series pas assez rentables laquelle il supprime de son catalogue, il preferera garder celle de l’auteur sympa avec qui il se bourre la gueule et rigole bien à Angouleme que l’autre. Le copinage ça compte.

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  • Ne nous voilons pas la face : le marché de la bande dessinée (en France) est un marché de collectionneurs. La dédicace est probablement la pièce maîtresse de cet ensemble, aux côtés des figurines, des coffrets et autres « produits » dits dérivés.

    À part quelques séries que tout le monde connaît et dont le succès dépasse largement cet aspect du marché (Titeuf, XIII, Largo Winch) et qui contribuent à entretenir l’illusion d’un « art populaire », le marché de la bande dessinée est relativement restreint* et fonctionne sur le lien affectif entre « l’aficionados » et « l’objet album », un lien que la dédicace dessinée et gratuite tend à renforcer.

    Si nous supprimons la dédicace gratuite, c’est tout un équilibre qui fout le camp. Et là, il faut savoir ce que l’on veut. La dédicace payante bénéficiera principalement à l’auteur déjà reconnu et renforcera l’effet exponentiel de la visibilité de certains auteurs/séries au détriment d’autres (celui qui a le plus de succès est celui qui est le plus mis en avant, donc celui qui aura encore davantage de succès et de visibilité). Et même pour celui qui est peu connu (en admettant qu’on l’invite encore) ce n’est pas le prix de la dédicace qui viendra combler ses fins de mois difficiles ou résoudre le problème plus général de la rémunération de son travail d’auteur par l’éditeur.

    Je pense même que la dédicace payante augmentera la revente des dédicaces sur E-Bay et ainsi que toutes les spéculations que cette pratique engendre. Pour ce problème spécifique, je pense effectivement qu’un ménage dans les pratiques s’impose, mais c’est aussi une sorte de rançon du succès. En même temps, la spéculation dans tous les domaines reste de la spéculation : quelle valeur aura la cent cinquantième version du même personnage de profile dans dix ans, acheté 300 euros aujourd’hui, lorsque la série sera tombé dans l’oubli ? On peut se poser la question de la réelle valeur marchande de ce type de dessins qui, plus ils sont nombreux, moins ils sont susceptibles de prendre de la valeur...

    Mon avis personnel d’auteur dont le travail n’est pas encore soumis aux affres de la spéculation, est encore plus cynique que tout ce qui a été dit. Une présence sur un salon, même petit, même à Pétaouchnok, permet à mes bouquins d’être vus au minimum... ... par le libraire !!!! Un libraire qui va tout d’un coup se rendre compte que : « ah oui, il y a quand même un public pour ça » et qui va donc avoir envie de me défendre car il saura peu ou prou à quel public mon travail s’adresse ! Et puis, cela fera un peu de flux pour le stock, ce qui peut parfois faire la différence, car un stock au point mort c’est le pilon direct.

    Et si je ne vais plus dans aucun salon, moi qui fait partie des auteurs pour lesquels on fait rarement la queue, il va falloir que je me repose sur les représentants... Et là, c’est pire que la dédicace non rémunérée ! Non pas que j’ai quoi que ce soit contre cette profession, hein ! Mais les représentants sont rémunérés à la com’, une com’ qu’ils toucheront plus facilement sur la bonne mise en place de la dernière série qui cartonne plutôt que sur les trois exemplaires du dernier « Johanna » qu’ils auront fini par placer chez le libraire... Ce même libraire qui n’a plus le temps (car, lui aussi, il galère) de lire tout ce qui sort et de faire du conseil sur les trois exemplaires du dernier « Johanna » qu’il aura en rayon.

    La dédicace payante c’est vraiment la fausse bonne solution qui ne va qu’accélérer la compétition entre les séries les plus visibles et les albums pour amateurs éclairés ou curieux d’une nouveauté à côté de laquelle ils seraient peut-être passés en librairie.

    Pour conclure, je m’étonne également que personne n’ait mentionné la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse**, qui demandent un « forfait dédicace » et exigent un code de bonne conduite à tous les organisateurs de salons du livre de France et de Navarre. Et ce forfait (une rétribution journalière pour l’auteur) n’a jamais fait couler aucune de ces très nombreuses manifestations littéraires dont la France s’enorgueillit ! Ensuite, c’est à la discrétion de l’auteur de dessiner « la charge de la cavalerie sous la neige » ou de se contenter d’un coup de tampon avec ses initiales...

    * voir l’article de Xavier Guibert dans le Monde Diplomatique de janvier 2010.
    ** http://www.la-charte.fr/rencontres/tarifs.html

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    • Répondu par max le 20 décembre 2010 à  21:10 :

      mais Johanna, justement la charte des auteurs jeunesse est un bel exemple de ce qu’il faut obtenir pour les auteurs bds, non ? Enfin, je ne sais pas, j’ai juste le sentiment qu’on peut essayer d’obtenir quelque chose, un équilibre pour la représentation de notre profession, de notre corporation à l’inverse de l’égoïsme ambiant, mais évidemment, je me trompe déjà...

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      • Répondu par pas la peine le 20 décembre 2010 à  22:35 :

        300 euros + frais payés pour le w-e( ou pris en charge par la personne qui invite) ! je pense qu’on peut parler à partir de cette base.

        je suis auteur et ne suis pas fan de ce type d’happening.

        j’étais toujours étonné par ces dessinateurs qui courent chaque w-e pour se rendre en festival.
        jusqu’au jour où certains me disaient qu’ils y allaient pour pouvoir manger un bon repas au moins une fois par semaine.

        maintenant, je lis que des gras du bide , bien suintant qui te tutoient alors que tu les as jamais vus et qui sentent mauvais de la bouche vendent des dédicaces au prix auquel certains auteurs vendent leur talent à leur éditeur, ça me dégoûte profondément.
        alors oui, faisons-les cracher au bassinet et que ceux qui ne suivent pas se contentent de l’album non signé, comme la majorité des gens d’ailleurs.
        la dédicace est une idiotie qui doit se terminer, elle fait perdre du temps à plein de gens !

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        • Répondu par Jean-Christophe Caurette / www.strasbulles.fr le 21 décembre 2010 à  10:41 :

          Allez, un calcul simple pour un festival de taille moyenne : 300 € x 50 auteurs = 15 000 €... autant dire si vous avez la moindre idée de ce que coûte l’organisation d’un salon : impossible à débourser.
          Imaginons maintenant qu’on force le trait et que les festivals s’engagent à payer les auteurs cette somme, que va-t-il se passer ? Tout simplement les organisateurs préféreront inviter des "grosses pointures" quitte à dépenser de l’argent, et donc les auteurs débutants, moins connus ou moins "vendeurs" ne seront simplement plus invités et ce seront les quelques têtes d’affiches qui tourneront partout.
          Solution douteuse à mon avis...

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          • Répondu par Rob le 21 décembre 2010 à  11:06 :

            Allez, un calcul simple pour un festival de taille moyenne : 300 € x 50 auteurs = 15 000 €... autant dire si vous avez la moindre idée de ce que coûte l’organisation d’un salon : impossible à débourser.

            Des festivals y parviennent. Et ce, depuis des années. Celui de Creil par exemple (ce n’est pourtant pas une grosse ville comme Strasbourg, Creil, ni une ville très riche). Une solution serait peut-être d’ailleurs : moins de festivals mais des festivals mieux financés.

            Imaginons maintenant qu’on force le trait et que les festivals s’engagent à payer les auteurs cette somme, que va-t-il se passer ? Tout simplement les organisateurs préféreront inviter des "grosses pointures" quitte à dépenser de l’argent, et donc les auteurs débutants, moins connus ou moins "vendeurs" ne seront simplement plus invités et ce seront les quelques têtes d’affiches qui tourneront partout. Solution douteuse à mon avis...

            J’ai des doutes sur ce genre d’argument. Vous pensez sérieusement que Loisel, Bilal ou Uderzo vont se mettre à courir le cacheton et passer leurs week-ends en festival pour gagner 200 ou 300 euros ?

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          • Répondu par Dotcom le 21 décembre 2010 à  11:08 :

            300 € x 50 auteurs = 15 000 €... autant dire si vous avez la moindre idée de ce que coûte l’organisation d’un salon : impossible à débourser.

            On croirait entendre un éditeur ! A peine on lui demande une mini rallonge que celui-çi se baigne littéralement les pieds dans ses larmes !!! La crise, toussa, le marché, mon Q7 que je dois payer chaque mois ( vécu )

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            • Répondu par Jean-Christophe Caurette / www.strasbulles.fr le 21 décembre 2010 à  19:04 :

              Encore une fois, il semble qu’il y ait une grande confusion dans l’esprit de plusieurs participants à cette discussion entre :

              - Festivals ou les EDITEURS invitent des auteurs
              - Festivals organisés par des mairies
              - Festivals organisés par des associations / bénévoles

              Certains festivals ont en effet les moyens. Celui de Lausanne par exemple a, si je ne m’abuse, un budget dépassant 500 000 €. En regard, la grande majorité des manifestations bouclent leur tour de table avec 20,30,50 000 €, voire moins. Et encore, dans ce montant, une faible partie est constituée de cash, le reste se répartissant en diverses gratuités. Ajoutez ne serait-ce que 5000 € de charges supplémentaires et ces évènements n’existent plus.

              Encore une fois, libre à chacun d’accepter ou de refuser une invitation. Voire de demander un défrayement pour une participation.

              Et pour répondre au commentaire plus haut, quand un Loisel, un Tarquin ou un Guarnido se déplacent, ce n’est effectivement pas pour une somme qui paraitrait de toute façon bien dérisoire au regard de leurs ventes, mais pour autre chose. Peut être ... le plaisir ?

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          • Répondu par auteur bis. le 21 décembre 2010 à  12:40 :

            malheureusement, cette impossibilité de rémunérer permettra de faire un tri..beaucoup de festival tire à la ligne,et cela souvent en sacrifiant l’accueil des auteurs..d’ailleurs, il me semble qu’un temps sur le site de la Mdabd(actuelle adabd), il y avait un thread permettant de "noter" les festivals" et donc d’informer.
            il serait bon de réitérer l’opération.

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        • Répondu le 22 décembre 2010 à  16:43 :

          vous etes au courant que parmi ces millions de parasites qui ne se lèvent le matin que pour arnaquer le pauvre dessinateur malheureux de faire un boulot qu’il a choisit, dans les fastidieuses files d’attente, il y a aussi un ou deux pékins moyens qui ne recherchent quune rencontre avec un auteur dont la dédicace sera le seul souvenir qui lui restera quand alzheimer l’aura rattrapé !

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  09:50 :

        Exactement, le propos est celui-ci ,nous sommes le coeur d’une économie ,comme le dit Tarek ,plus bas, mais nous le faisons gratuitement,la charte des illustrateurs est une très bonne base.

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    • Répondu par Dotcom le 21 décembre 2010 à  12:13 :

      Chèr (e) johanna, même si tu fais un festival tous les 2 week end, sur un an, soit 26 sorties,et qu’a chaque sortie tu signes mettons 40 BD, tu te rends compte que
      pour une fatigue absolue et un temps monstre passé, celà te fait 1000 ventes,
      c’est celà qu’essaye de démonter Terpand, ça joue pas sur l’avenir d’une série ... ou pas

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  17:24 :

        celà te fait 1000 ventes, c’est celà qu’essaye de démonter Terpand, ça joue pas sur l’avenir d’une série ... ou pas

        Ca dépend, chez un petit éditeur ça joue.

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  • Genial ! jusqu’ici, en festival, la différence entre un auteur qui vend beaucoup et un "petit auteur" en festival c’était juste la longueur de la file d’attente, le transport ( avion ou train première classe contre deuxième classe) et parfois les conditions d’hébergement. Désormais en plus le "gros auteur" repartira les poches pleines tandis que le "petit" comptera ses pièces jaunes.

    Plus sûrement, dans ce genre de système les "petits auteurs" n’auront pas les moyens de monnayer leurs dédicaces et continueront à les faire gratos...

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    • Répondu le 21 décembre 2010 à  07:43 :

      L’auteur célèbre a droit à l’hotel 5 *****, et le vulgus pecum, la plèbe, donc les petits auteurs de rien du tout s’entassent à 3 par chambres de 5 m carrés - Vécu St malo 2009

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  09:47 :

        Mettons à part St Malo et Angoulême ,où je vous le rappelle ,ce sont vos éditeurs qui vous reçoivent ,si vous êtes mal traités ,c’est par votre éditeur !

        Mais cela rajoute ,un point dévaforable à la multiplicité des salons et à la gratuité des auteurs. On connait ces éditeurs qui utilise cette faiblesse,pour envoyer leurs auteurs finir le stock,un jeune auteur me confiait il ya moins de 15 j ,que sa production était minable car son éditeur l’envoie partout (cela ne coute rien) pour signer et vendre les livres.On oublie trop souvent que jeune auteur mal payé ,implique petit tirage rentable ,donc intérêt pour l’éditeur au festival.

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      • Répondu par francois d le 21 décembre 2010 à  09:56 :

        Cette différence de traitement vient peut être du fait qu’un "auteur célèbre", donc gros vendeur d’albums, a un standing de vie plus élevé (droits d’auteur aidant) qu’un jeune auteur débutant ou qu’un auteur confirmé mais dont les faibles tirages ne lui permettent pas de toucher le pactole en terme de ventes ? N’est-ce pas là une image conforme à la réalité de tous les jours ? Georges Clooney descendra dans un cinq étoiles de luxe et le jeune Jean Durand devra se contenter d’un hôtel Ibis coincé entre l’autoroute, la zone industrielle et l’aéroport ? Des gens roulent en voitures de luxe, d’autres se contentent du métro (j’en fais partie).
        Mais au delà de ces considérations matérialistes, vous, les dessinateurs, êtes tous égaux, le crayon à la main, attablé devant la feuille blanche. Pour le vulgus pecum, cela reste toujours magique d’assister à la réalisation d’un dessin, de voir cette main chercher le trait adéquat. Merci de continuer à nous faire rêver.
        fd

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        • Répondu par Jacques Terpant le 21 décembre 2010 à  14:13 :

          Opposer les auteurs entre eux ,à succès ,débutants etc... est une vraie erreur,Il me semble que ce qui se dégage,de ces réflexions,c’est que le festival ,n’apporte pas beaucoup à un auteur en terme de carrière,pas à l’auteur confirmé qui n’en a pas besoin,et pas au débutant,non plus,vu l’impact .tout le propos montre au contraire ,qu’il s’agît d’une "illusion".
          Le profit est ailleurs...mais svp pas les auteurs les uns contre les autres,pour les plus mal lotis c’est le discours même recherché par ceux qui profite de vous !

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          • Répondu le 21 décembre 2010 à  15:16 :

            Diviser pour régner à toujours existé, quand un "people" arrive chez un éditeur,
            c’est illico une " locomotive " qui va tout tirer et on va voir ce qu’on va voir, bon sang de bois !!! les ventes vont exploser, pas comme les votres, tas de bras cassés et de bons à rien ! sauf que ça marche pas, que ça foire bien, même ! et que 5 ou 6 séries dégagent chez les auteurs de bases pour rattraper le coup raté.
            J’appelle ça opposer les auteurs les uns contre les autres aussi ;)

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      • Répondu le 21 décembre 2010 à  21:53 :

        N’oubliez pas que l’auteur "célèbre" a aussi commencé en dormant parfois à 3 dans une chambre à 2 (parfois 1)lit ! Et qu’il lui arrive parfois encore de dormir dans des établissements genre etap’hotel à Angouleme !!! On en meurt pas. On peut aussi refuser de se rendre à un festival si on n’aime pas ça. On a le droit :)

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  • Je croyais que c’était Hergé le premier qui avait agrémenté sa signature d’un dessin...

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    • Répondu par Jacques Terpant le 21 décembre 2010 à  10:33 :

      On m’a toujours dit Franquin, les belges vont nous dire cela ,Pasamonik help ?

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      • Répondu par Fabrys le 21 décembre 2010 à  11:14 :

        Pour répondre à tout ceci, je propose la BD sans lecteurs.
        Je trouve que cela simplifierait énormément les choses.

        Enfin des week-end à consacrer à la famille, plutôt que cette obligation, revolver sous le menton, d’aller en festival.
        Enfin des semaines avec suffisamment de temps libre pour potasser "Comprendre un contrat pour les Nuls".
        Enfin assez de temps pour aller sur Internet, au cinéma, participer à des projets vidéo, aller sur Internet, s’occuper de trouver des programmes cool pour le MacBook Pro, aller sur Internet.
        Enfin, l’inutilité de trouver des justifications aux retards sur une deadline.
        Enfin, la liberté, le vent dans les cheveux, la plume dans la poche, aller sur Internet.

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        • Répondu par Rob le 21 décembre 2010 à  12:05 :

          Pourquoi "sans lecteur" ? Je ne vois pas le rapport avec le débat. Les lecteurs ne sont pas réductibles aux quelques chasseurs/vendeurs qui abusent du "système" des dédicaces.
          Ils ne sont pas non plus responsables de l’organisation (la désorganisation ?) de ce système (la grande majorité des lecteurs ne met pas, ou très rarement, les pieds dans les festivals BD).

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      • Répondu par francois d le 21 décembre 2010 à  11:23 :

        les premiers albums d’Hergé datant d’avant guerre (les 8 premiers n/b) on peut raisonnablement penser qu’il a agrémenté quelques dédicaces avec dessin. alors que le premier album de Franquin date de 1948.

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        • Répondu le 10 janvier 2011 à  02:26 :

          "on peut raisonnablement penser", mais on a tort. C’est effectivement Franquin qui a lancé la machine.

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  • Et si on envoyait bouler les éditeurs, ces parasites cultureux ??

    Brisons le pouvoir, soyons des hackers créatifs fous, et allons ensemble chercher une solution sur le net.
    Tout en n’esquivant pas la question économique.

    L’empire édotirial n’a pas d’autre but que d’imposer le côté obscur. Soyons courageux, nous auteurs, et osons la force, celle du net,des coopératives, des marchers parralelles. C’est l’avenir.

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  • Franchement, tous ces commentaires me font bien rire !! "On n’est pas reconnus à notre juste valeur", "On profite de nous", "Ouin ouin, on est des pauvres malheureux".... mais QUI vous force à aller à des festivals où vous ne voulez pas aller ??? QUI vous force à chercher un éditeur ???
    Le système ? Il faut arrêter là, on se croirait dans un sketch des Inconnus !!!

    Vous n’êtes pas contents ? Proposez des solutions réalistes ! Devenez éditeurs, organisez un festival, faites une BD qui se vend.... bref, arrêtez de causer et agissez un peu... mais il suffit de voir qu’à part Jacques Terpant, Tarek et Johanna, tous ici publient sous des pseudos. Bel exemple de courage et de défense de vos intérêts.

    Et si vous croyez vraiment qu’avec 4000 ou 5000 sorties de BD par an, vous pouvez faire l’économie de la rencontre avec le public pour vous démarquer de la concurrence (hou, le vilain mot), je pense que vous faites sérieusement fausse route !!

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    • Répondu par Jean-Jacques le 21 décembre 2010 à  22:37 :

      Mais quel mépris déplorable pour les auteurs, anonyme titi ! Vous ne connaissez rien à ce métier alors taisez-vous.

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      • Répondu par Titi le 21 décembre 2010 à  23:22 :

        Pourriez-vous argumenter votre réponse je vous prie ?

        PS : je suis par ailleurs libraire et je pense justement connaitre quelque peu le milieu depuis maintenant près de 40 ans que je le pratique, d’où mon commentaire précédent. Je ne sais de plus pas où vous voyez du mépris dans mes propos, juste une constatation un peu désabusée.

        Maintenant, si votre perception de la discussion consiste à vouloir faire taire les opinions contraires aux vôtres....

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    • Répondu par Toto le 21 décembre 2010 à  22:42 :

      T’as raison Titi, dans la vie faut pas se plaindre. On croirait entendre ces nantis de salariés qui braillent parce qu’on repousse l’âge de leur départ à la retraite.

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      • Répondu par Sergio Salma le 21 décembre 2010 à  23:50 :

        Présentez-vous et on continue la discussion. Vous avez peur de quoi ?

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        • Répondu par René Wenger le 22 décembre 2010 à  10:00 :

          Ce n’est pas pour prendre parti pour les uns ou les autres, mais il semble bien que l’anonymat soit de mise de tout cotés dans ces échanges, ce que je peux comprendre, mais dans ce cas, il est ridicule de blâmer un parti sans appliquer les mêmes réflexions à tous (cf. tous les posts de "auteur", "auteur bis" etc... ci-avant.

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        • Répondu par Toto le 22 décembre 2010 à  10:22 :

          Je suis Toto, le tonton de Titi. Je précise que mon premier message était à prendre au second degré. Celui de Titi est tellement ridicule qu’à mon avis il ne mérite pas d’autre commentaire.

          Titi reproche aux auteurs de ne pas donner leur nom mais il avance lui-même masqué. Il reproche aux auteurs de s’apitoyer sur leur sort mais il est libraire - et chacun sait qu’il n’y a pas pires chouineurs que les commerçants (jamais contents de leur sort - en ce moment, ils râlent contre la neige, c’est dire). Et maintenant il appelle à l’argumentation ; quand on a lu celle de son message, ça prête à rire...

          Ce type est un clown. Il est juste là pour détendre l’atmosphère et vous sortir de votre déprime. Pas pour lancer un nouveau débat.

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          • Répondu par Titi le 22 décembre 2010 à  10:53 :

            Et bien madame Michu, je vous en remets une couche ?
            Après les lecteurs "gras du bide , bien suintant", les éditeurs auprès de qui "il faut faire la pute", les festivals (là je ne détaille pas, ce serait trop long !), ce sont les commerçants "pire chouineurs" ...
            Ahlala, vivement un monde sans tous ces parasites, on y serait tellement mieux.

            Vous savez cher tonton Toto que la généralisation d’un comportement à un groupe donné a pour principal effet de discréditer son auteur ?
            Je suis sûr que vous pouvez faire mieux que ça, encore un petit effort !

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            • Répondu par Sylv1 le 22 décembre 2010 à  13:04 :

              Il est vrai qu’en BD, pour UN moteur, les auteurs, il y a quand même une sacré cohorte de mouches du coche parasites qui gravitent autour, genre vautour, m’sieur Titi

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              • Répondu par Titi le 22 décembre 2010 à  15:18 :

                Hé oui ! Merci d’abonder dans mon sens et vivement qu’on en soit débarrassé de tous ces casses-pieds : éditeurs, représentants, libraires, festivals et lecteurs, tous ces parasites qui ne font que s’engraisser sur le travail des autres sans rien apporter au monde de la BD, ces "vautours" prêts à se repaitre des chairs encore fumantes des tombés en route...

                Allez, courage, ce jour n’est pas si loin où vous pourrez librement publier sur le net sans passer par ces intermédiaires ni jamais voir le début du commencement de l’ombre d’un chasseur de dédicace.

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    • Répondu par Stéphane Créty le 21 décembre 2010 à  23:53 :

      référence datée(les inconnus.), imprécision, insulte...tant de génie technique (le web)au service d’une bêtise crasse ??,c’est déplorable.
      pour votre enseigne,les auteurs ne sont pas des enfants gâtés prompt à casser vos joujoux. la plupart du temps, ils la bouclent...trop à mon goût.
      en ce qui concerne la dédicace et les dérives, tout a été dit .Le commerce est crapuleux.Les solutions, dédicacer à la tête du client, du moins, cela va être une méthode que je vais appliquer .Mais il est nécessaire que cela soit débattus entre auteurs, uniquement auteur.
      Mais ceci dit, la dédicace n’est qu’un problème mineur, même pas 10% de notre temps. d’autres sujets appellent notre attention, le numérique, les contrats,etc...

      dernière chose, TITI, quand on appelle à la fin de l’anonymat, on se l’applique à soi même et on arrête de se cacher derrière des pseudos ridicules,cela semblera moins ridicule.

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      • Répondu par Titi le 22 décembre 2010 à  10:27 :

        Allons, à des fins purement rhétoriques, je vais me permettre de vous répondre :
        - Référence datée : en quoi une référence datée serait-elle moins bonne qu’une autre ? Devrions-nous ne garder que l’histoire des 3 derniers mois ? De la dernière année ? Pourquoi ? Vous commencez bien mal votre argumentaire !
        - Imprécision : de quelle imprécision parlez-vous ? Pourriez-vous préciser ? :)
        - Insulte : à quelle insulte faites-vous référence exactement ? Sont-ce les mots "Ouin Ouin" qui vous ont choqués ? Ou le mot "concurrence" peut-être ? On peut tout à fait ne pas être d’accord avec mes propos, mais de là à y trouver des insultes, le pas est large.
        - Bétise crasse : là, c’est vous qui deviendriez presque insultant.
        - Appel à la fin de l’anonymat : hum....comment vous dire...d’une part je n’appelle pas à la fin de l’anonymat, je le constate. D’autre part il me semble bien que la majorité des commentateurs ici présents publient de façon anonyme, je suis arrivé suffisamment tard dans la discussion pour le constater comme vous.
        - Pseudo ridicule : ah là, désolé, je ne peux rien faire pour vous, cela fait des décennies qu’on m’appelle ainsi, en référence bien sûr au célèbre canari. Pardonnez-moi, mais je ne compte plus en changer !

        Pour finir, je suis néanmoins d’accord sur le fait que de très nombreux et graves problèmes planent sur la profession, que ce soit sur les auteurs ou comme dans mon cas les libraires, et qu’à mon avis nous ferions mieux de nous concentrer sur les vrais problèmes économiques qui s’apprêtent à jeter à bas les fondements de l’économie du livre tel qu’on l’a connu jusqu’à présent. Je soupçonne que ses futurs acteurs doivent d’ailleurs doucement rigoler en nous regardant discuter le bout de gras au lieu de nous soucier des réels enjeux.

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        • Répondu par Stephane Crety le 22 décembre 2010 à  12:12 :

          imprécisions ? proposer de devenir éditeur ou festivalier pour régler le problème, c’est du grand n’importe quoi. Inciter à faire des albums à plus 5000 ventes, pareil, comme si nous pouvions anticiper, et quand bien même, ce n’est pas la démarche des auteurs.Et cela réglerait il le problème du trafic de dédicaces ?
          De toutes façons, j’ai le regret de vous dire que vos 4O ans de pratiques ne vous ont pas , visiblement, éclairés sur les particularités qui aboutissent à l’album.Mais je ne veux pas personnaliser l’ire, vous avez réagis par rapport à ce qui peut paraitre comme des chouinements stériles de grands enfants immatures, et je suis persuadé que vous n’êtes pas le seul ; je parcours quelques sites ces derniers-jours, et votre intervention ridiculisante et minorante est à l’aulne d’un certain nombre d’intervention.Il y a une méconnaissance absolue des tenants et aboutissants de la vie d’un auteur, cela m’a frappé lorsque j’ai commencé ce métier. Chacun connait son bout du trajet, mais cela n’empêche pas de jeter des avis préremptoires.
          de toutes manières, je le répète, au risque de froisser, ce débat est à travailler entre auteur, et certainement pas en consultant les mouches du coche. les lazzi des anonymes internautes ne font que nous faire dévier de notre réflexion.le problème de la dédicace(mineur selon moi, mais symbolique ; et les symboles, c’est important.) est symptomatique d’un process global. L’auteur est le moteur, sans auteur, pas d’éditeur, pas de libraire, pas de lecteur, pas de dédicace. On ne cesse de nous instrumentaliser, de nous accessoiriser, il est temps que nous prenions conscience de notre posture. L’évolution numérique, facteur d’angoisse, ouvre aussi des perspectives de relation directe auteur lecteur, sans corps intermédiaires.Et il serait bon que ces intermédiaires ne nous chient pas trop dans les bottes !!!
          enfin,

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    • Répondu le 22 décembre 2010 à  08:03 :

      Que de mépris et de bétises accumulées dans ce message !!!!!

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    • Répondu par Jacques Terpant le 22 décembre 2010 à  10:03 :

      Heureux de vous faire rire.Mais il me semble que vos arguments n’en sont pas. Sur des sorties aussi nombreuses d’albums pouvez-vous fairel’économie du festival:OUI,je crois avoir écrit que même en partant tous les week-ends les chiffres sur une année n’ont aucun intérêts (il s’agit d’une habitude où tout le monde trouve un intérêt sauf l’auteur )vous nous encouragez à faire des choses:devenir éditeur ne m’intéresse pas (comme dit Begbeder mon métier est de faire des livres celui de l’éditeur de les vendre) je ne crois pas que ce soit voisin comme profession.Faîtes un festival ,non merci ,je trouve qu’il y en a trop c’est l’objet de ce papier.Faites une BD qui se vend :j’y arrive à peu près.
      Je partage votre avis sur l’anonymat des auteurs en revanche, ,mais il traduit surtout je crois la grande précarité de cette profession.

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      • Répondu par Titi le 22 décembre 2010 à  10:35 :

        Pardonnez-moi d’avoir forcé le trait à ce niveau, vous avez raison bien sûr. Je pense juste qu’une personne qui se plaint de participer à un évènement où elle se rend de son propre chef est en décalage complet.
        Je pense aussi que la présence d’un auteur en festival joue un role qui va bien au delà de la vente de quelques albums : par les contacts qui peuvent se nouer en professionnels (les exemples sont nombreux), l’exposition publique, une éventuelle médiatisation, etc.

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  • Je me retiens, je me retiens... pis, non :)

    Ce débat me fait franchement rire, j’en devisais encore hier.

    Comme dans tout métier, "Plains-toi de tes clients (ici lecteurs) et imagine-toi sans eux. Comment fais-tu ?"

    Je suis d’accord, c’est dégueulasse de spéculer, quelque soit l’objet de la spéculation.
    Je suis d’accord, la dédicace est don de l’auteur, un moment privilégié.

    La présence du lecteur est aussi un don, sa présence est aussi un moment privilégié.
    La dédicace est une affaire de passionné, peu importent les kilomètres parcourus, peu importe le temps passé à attendre.

    Maintenant, vouloir réglementer, se fédérer parce qu’une poignée d’auteurs notoires sont victimes d’une spéculation systématique, c’est plutôt drôle.

    Sincèrement, vous imaginiez quoi ?

    Le succès a aussi un prix les amis, plaignez-vous de le payer...

    Par-contre, la bataille du numérique, la bataille des contrats abusifs et généralisés, la bataille des conditions de travail des jeunes auteurs, des coloristes, celles-là demandent une énergie qui devrait être exclusive.

    C’est beau de crier à l’abus.

    Ce qui suit est écrit avec le sourire, je connais déjà les arguments et justifications, trop entendues et lues.

    En toute amitié, respect et considération :

    Montre-moi le contrat de ton coloriste, ô auteur notoire, et je te dirai qui tu es.

    Montre-moi que tu es capable de donner ne serait-ce qu’un pour cent de droits sur 10, 20, 50 ou 100 000 exemplaires vendus au lieu de faire le gripsou et de te persuader qu’il n’est auteur de rien, qu’il va te piquer des droits.

    Montre-moi que tu es capable de faire front avec lui, ta petite main, quand il est obligé de gérer ton retard et la gestion désastreuse de ton éditeur.

    Montre-moi que tu es capable d’aller hurler dans le bureau de ton éditeur quand il arrête de nombreuses séries à partir du tome 2.

    Montre-moi que tu es capable de pousser de jeunes auteurs auxquels tu crois.

    Montre-moi que tu es vraiment autant versé dans le social que tu l’affirmes.

    Montre-moi un coup, ce que tu as vraiment dans le pantalon et lieu de montrer ton nombril.

    Montre un peu ce que solidarité veut dire.

    Rigolo, va ;)

    Comme dit souvent quelqu’un que j’aime bien et que beaucoup connaissent :

    La bise et l’amitié.

    Fabrys

    Ex-coloriste qui a dû faire le choix de ne plus faire de BD.
    Ex-aspirant scénariste que son travail il est trop bien et que c’est obligé que ça signe mais que ça signe pas.

    En même temps, un gars heureux quand même parce que la vie c’est comme ça, avec des choses qui ne se réalisent pas et d’autres qui se font (je précise au cas où un résultat de consanguinité verrait une forme d’amertume dans mes propos).

    PS : mais que cela ne vous empêche pas de deviser gaiement sur le sujet.

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    • Répondu par Sylv1 le 22 décembre 2010 à  13:01 :

      je suis assez en phase avec ce texte, que quelques auteurs connus chougnent car on revend sur la Bay leurs dédicaces ne doit pas faire oublier le reste :
      Les contrats chelous à bas prix, les paiements de planches aux calendes grecques, les bd vendus en numérique sans même avertir les auteurs, jamais payées non plus, les minis mises en place qui flinguent la série dés le 1er jour de sortie ( la fautes aux représentants, les vilains ... ) et si on l’ouvre trop, commence carrément le chantage à la "suite" ou la porte directe pour les moins vendeurs.

      ces problèmes sont + importants je crois.

      Alors, désolé que vos histoires de dédicaces sur Ebay me passent un peu au dessus de la tête. Pour les festivals, c’est simple, j’assimile celà aux concerts des enfoirés ou à du bénévolat total, donc je zappe, car tout travail mérite salaire, je vois pas mon plombier venir gratuitement chez moi un week end
      pour passer un bon moment en ma compagnie ???

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    • Répondu par Maë ster le 22 décembre 2010 à  16:46 :

      C’est notamment pour ça qu’il y a (depuis peu, bientôt 4 ans) une nouvelle tentative d’un syndicat des auteurs BD où sont abordés notamment les problèmes des droits d’auteurs, de l’économie numérique émergente, des droits des coloristes, etc. Les chantiers ne manquent pas et sont vastes.

      http://www.syndicatbd.org/

      Un syndicat qui se bagar... qui tente de discuter actuellement avec le SNE BD pour que la répartition des droits numériques soit revue et non pas une simple extrapolation des droits papier.

      Un syndicat qui attend vos participations et adhésions...

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      • Répondu par KP le 11 janvier 2011 à  15:23 :

        un syndicat bien trop cher !
        Impossible de me payer ma place parmi vous.

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  • En lisant les propos de Monsieur Terpant, on a l’impression que le fait de se rendre à un salon de BD en tant qu’auteur et dédicacer, c’est descendre à la mine et pousser des wagonnets. Non, mais je rêve !... Et réclamer un salaire pour faire sa propre promotion en plus... Etre imbu de sa personne à ce point là, ça devient hallucinant !

    Alors que le marché BD est en surproduction depuis longtemps et que par conséquent la masse des auteurs est considérable, Monsieur Terpant ne semble pas mesurer le privilège qu’il a d’être autant sollicité. Les festivals BD réclament sa venue, il donne des interviews dans Dbd, Casemate et consorts...

    Que faudrait-il alors de plus pour ces auteurs "gros la tête" (Messieurs Delaby, Xavier, Terpant) ? Des sun-lights ? Des tapis rouges ? De grandes courbettes ? Une salve d’applaudissements avec une pluie de billets de cinq cent euros à chaque trait tracé lors d’une dédicace ? Redescendez sur terre Messieurs ! Si vos albums ne se vendaient pas et que les salons BD vous snobaient, vous seriez les premiers à pleurnicher.

    Vous avez fait d’une passion votre métier. Quelle chance ! Continuez à exercer votre géniale profession et cessez de vous astiquer le nombril !

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    • Répondu par Zembla le 22 décembre 2010 à  12:38 :

      je reposte ici un message posté ailleurs :
      "un nostalgique du 19ème siècle ? c’était le bon temps, où la perversion n’était pas démasquée et la psychologie n’existait pas, on pouvait dire aux mineurs et ouvriers : "Quoi ? vous êtes pas content ? vous avez des patates et du boulot, alors c’est déjà beaucoup ! " Hélas ce temps-là est terminé, si des milieu comme la bd ou l’art existe, c’est aussi pour dire qu’il es NORMAL de faire ce qu’on aime(et accessoirement de le partager d’une manière ou d’une autre), et qu’il est ANORMAL de supporter une vie qu’on a pas choisie."

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    • Répondu par Stephane Crety le 22 décembre 2010 à  13:16 :

      c’est pas noel, mais le carnaval...tous les guignols sont de sortie...
      Cher Monsieur Terpant, que je ne connais point, mais qui a l’avantage de faire le même métier , et dont les propos me séduisent, je vous incite à ne pas répondre à ce genre de provocation lapidaire. Comme préciser dans une autre intervention, je ne pense pas que ce soit le lieu pour mener une réflexion qui ne concerne que les auteurs. Il y aura toujours des mouches du coche, qui penseront que revendication confère à prétention ; ces personnes étayent leur avis sur une méconnaissance rédibitoire tout en ayant le culot de nous donner des leçons de probité.ce n’est que l’écume du jour.

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      • Répondu par Jacques Terpant le 22 décembre 2010 à  14:16 :

        Merci Stephane,cette petite tribune n’a pour but (en complément à Delaby et Xavier) que de revenir sur ce phénomène
        propre à notre monde,et de poser le problème ,qui se résoudra bien-sûr ailleurs et il me parait bien, que cela soit fait les gens "exposés" à cette demande et pas par les plus "fragiles d’une profession déjà difficile.

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    • Répondu par max le 22 décembre 2010 à  13:57 :

      Et réclamer un salaire pour faire sa propre promotion en plusAu risque de me répéter, je ne pense pas qu’un auteur jeunesse ,qui répond à la charte des auteurs jeunesses, réclame un salaire pour faire sa propore promotion. Au contraire, il participe à des interventions scolaires, des salons, montre son travail et présente en un minimum de temps les nombreuses années passées à mettre en place son style... Et en contrepartie, il est dédommagé. Je ne vois rien d’illogique, de choquant, d’égocentrique ou d’hallucinant dans ce genre de méthode. Il y a évidemment bien d’autres problèmes dans l’édition en ce moment, mais Jacques a le mérite de soulever un des points qui fait débat dans le milieu de la bd et c’est courageux. Bien sûr, il n’y a pas une seule solution, les avis sont divers et variés mais que le débat tourne au pugilat entrent auteurs et libraires est surréaliste et m’attriste profondément.

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    • Répondu par julien blachart le 22 décembre 2010 à  14:42 :

      même si le message du lieutenant kaboom a été écrit sous un courageux pseudonyme, il a le mérite de faire sortir du bois les vieilles pensées puantes et non-dites qui se cultivent dans certaines maisons d’éditions et certaines librairies.
      Merci de votre témoignage nauséabond et vive la culture

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      • Répondu par domsato le 22 décembre 2010 à  16:39 :

        Pensées puantes Et dites : genre " enfant gaté ", tu " oses " me demander une rallonge à tes prix de planches !! , alors que tu as déjà la chance de vendre pas trop mal ?? Ca te suffit donc pas, misérable ??????
        Songes un peu à ta chance par rapport à tout tes camarades qui en chient tous les jours car ils vendent pas beaucoup et estime toi heureux de ce succès guère mérité !

        C’est pas du "non dit " ça, je l’ai ouïe de mes propres oreilles

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    • Répondu le 22 décembre 2010 à  14:52 :

      bravo à lieutenant kaboom : pour lui le cynisme est une qualité, le respect de soi et du public, de la prétention.
      Y a quand même des champions sur Terre

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      • Répondu par Jet le 22 décembre 2010 à  16:57 :

        Oooooh comme c’est touchant tout cela. et pourquoi personne ne parle de l’autre côté des choses : celle des nombreux auteurs qui s’y retrouvent aussi fort bien (peut-être pas dans les petites structures, mais un max dans les plus grosses) : billet de train, hotel, ticket de restauration payés par l’éditeur. et auteurs qui font des pieds et des pains pour faire partie de la liste des invités, parce que pour eux (dixit certains auteurs eux-même) "on y va pour retrouver les copains bouffer aux frais des attachées de presse et picoler gratos au Mercure"... certains éditeurs ont même créés un système de "bons pour boire" parce que ça attire les auteurs qui sont entre plusieurs maisons d’édition... et sorti de cela des séances de dédicaces du matin annulées ou reportées parce que l’auteur est trop bourré et a pas pu se lever. vous pouvez y aller de vos mails assassins, mais ça reste une réalité, tous les ans à Angoulême. alors on peut bien crier à la moralité défunte, et à l’auteur baffoué, la main sur le coeur, ça me ferait doucement marrer de voir en plus les dedicaces payantes.

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        • Répondu par Stephane Crety le 22 décembre 2010 à  19:26 :

          votre réalité....mais comme dit mon papa, on ne discute pas avec une enclume...

          donc, à présent, nous serons présent doigt sur la couture à attendre votre bon vouloir....Je serais présent à Angoulème, je vous incite à venir me voir.

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          • Répondu par Jet le 23 décembre 2010 à  09:38 :

            pour l’instant ceux qui sont priés d’être au garde a vous doigt sur la couture en attendant le bon vouloir des auteurs, ce sont les lecteurs qui font la queue pour vous voir. ensuite et pour être plus contructif la dédicace me semble aussi un devoir promotionnel. bientôt, faudra-t-il payer les auteurs pour une interview, pour chaque image ou photo produites sur ce site par exemple ? vous me direz " ya pas de petit profit", je ne vais pas plus loin, n’ayant pas volonté de me faire traiter encore d’enclume ou de je ne sais quel mot doux, et vous voyant de fait décidé à éviter la discussion sur cette réalité (qui peut-être ne vous concerne pas, mais la remarque ne visait pas spécifiquement votre personne, n’en déplaise à votre égo).

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            • Répondu par Stephane Crety le 28 décembre 2010 à  09:21 :

              devoir promotionnel...on aura tout lu...
              vous pensez que je veux esquiver l’aspect festif des festivals..mais, bon sang, lisez un peu avant de pérorer..on ne cesse de vous le dire, qu’un des motivations principales des auteurs pour se rendre en festival, c’est de revoir ses amis auteurs...

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        • Répondu le 23 décembre 2010 à  10:13 :

          Angoulême et saint Malo sont des Rende-vous de la profession, il me semble qu’il n’est pas question de cela, mais de la multitude d’évènements dans l’année ,construits sur la demande de dédicace, c’est curieux comme vous ne lisez pas ce qui est écrit.

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    • Répondu par David le 22 décembre 2010 à  17:38 :

      C’est qu’une histoire d’argent, je le répète :
      Avant, la dédicace était gratuite.
      Maintenant des "financiers ( actionnaires ?) ont une idée géniale : faire payer les dédicaces ; d’abord lancer un débat ( comme ici dans ces pages) puis proposer 70% de la dédicace à l’auteur et 30% à ... l’éditeur ?
      Et dire aux ( riches) collectionneurs que les files seront moins longues pour eux. CQFD.
      En politique comme dans le business, ce n’est pas le chemin le plus court qui prévaut...

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      • Répondu par jojo le 23 décembre 2010 à  20:23 :

        c’est tordu mais ça tien la route : ce qu’il faudrait c’est que pilote , tintin et circus revivent (spirou et lanfeust sont encore laà) a l’époque de nombreux journaux , les auteurs était payé deux fois ! une fois pour la prépublication et une fois avec les albums ! mais a cette époque les albums sortaient une année après le passage dans le journal d’ou l’intérêt d’acheter l’album ! maintenant la prépublication commence juste avant la parution de l’album ce qui a moins d’intérêt !

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        • Répondu le 25 décembre 2010 à  12:45 :

          voilà bien un faux débat.
          Aucun auteur n’a jamais été contraint à venir dans un festival. Les festivals n’aident pas vraiment à vendre. Quand on y va c’est pour le plaisir. Et si on y trouve plus de joie on n’y va plus. Fin de la discussion. La dédicace, ça n’a aucune importance, c’est un geste rapide et sympathique pendant lequel on échange quelques mots avec nos lecteurs. Ca permet de savoir qui lit nos livres. Il faut peut être arrêter de donner de l’importance à des choses qui n en ont guère. Ce sont des moments de rencontre. Et personne n’est obligé d y aller. Faire payer les dédicaces ? Ca me semble assez moche comme solution. Si des organisateurs reçoivent mal les auteurs, leur sanction tombera d elle même : personne ne voudra plus aller dans leurs festivals. Et si des gens revendent leurs dédicaces sur Ebay, grand bien leur fasse, c’est juste assez minable pour eux, mais après tout, en tant qu’auteur, ça ne me regarde pas.
          Puisque tout le monde sait qu’un festival de bandes dessinées ne sert pas du tout à la promotion des livres, qu’il sert juste à passer un bon moment. Il fauty aller uniquement quand c’est un bon moment. Est-il nécessaire d’en faire un débat national ???

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          • Répondu par jet le 26 décembre 2010 à  15:32 :

            bien faisons donc un bilan. es editeurs ralent car les festivals leurs coutent de l’argent et les depenses sont impossibles à equilibrer. les auteurs pensent que c’est une perte de revenus (sinon de temps) et qu’ils sont pas non plus specifiquement destinés a ce genre d’exercice ; de plus ils en ont marre que leur dedicaces se trouvent ensuite sur ebay ; les lecteurs en ont marre de poirauter comme des galeriens dans les festivals pour etre en face de gens pas content. la solution me semble donc simple : supprimons les dedicaces. ça arrangera tout le monde semble-t-il ? avant franquin il n’y en avait pas, le temps est peut etre venu de s’afranchir de ce poids. aux festival de trouver des idées pour faire venir le public, s’ils veulent survivre. un festival sans dedicace peut-il d’ailleurs survivre ? là est peut être le coeur des choses.

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  • Passionnant débat, merci Jacques de l’avoir initié. Effectivement, 25 ans de signatures et le même constat. Si je vais encore signer des bouquins, c’est avant tout par plaisir et pour retrouver des copains du métier. Ce ne sont pas les 50 albums vendus qui vont changer grand chose et l’argument "se faire connaître" est obsolète. Le ratio est exact, et en plus la plupart des contrats sont désormais en avances sur droits, donc on peut en signer des flopées sur un WE, ça changera pas grand chose et ne nous rapportera pas un sou...

    Oui, personne ne nous force à venir, j’ai de très chouettes souvenirs dans des endroits sympas et aussi des moments nazes avec des lourds, mais c’est la vie...

    J’en ai un peu marre de lire que c’est normal pour un auteur de venir gracieusement dessiner, effectivement, le WE, ton garagiste ne se déplace pas pour régler ta bagnole gratos, y’a sans doute un truc à trouver...

    Quand au débat sur Loisel ou Guarnido, que je connais bien, c’est vrai que s’ils se déplacent, c’est avant tout pour le plaisir de retrouver des potes auteurs, eux aussi. Je me souviens de JuanJo atterré de voir des gens se battre devant lui pour un de ses dessins, et prêt à se casser devant ce spectacle lamentable...

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    • Répondu par Gaultier le 29 décembre 2010 à  12:54 :

      je viens de lire tout les commentaires postés ici et certains m’ont clairement fait halluciner, qu’ils soient d’auteurs, de libraires ou de je ne sais quoi d’autres.
      Mais j’ai un simple constat à faire sur toute cette discussion, pas une seule fois ou presque, quelqu’un à penser aux lecteurs qui vont faire la queue pour recevoir leur dédicace, qui vont attendre des heures pour cela, juste pour avoir la chance de rencontrer un de leurs auteurs favoris, d’avoir un dessin sur un de leurs albums, d’avoir la chance de discuter avec cet auteur, de comprendre pourquoi il a dessiné telle ou telle chose...
      Que vous ralliez est largement compréhensible mais je ne vois pas pourquoi punir la très grande majorité des lecteurs pour quelques individus sans scrupules ?

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      • Répondu par Erik A. le 31 décembre 2010 à  10:05 :

        Gaultier, croyez bien que tous les Auteurs font parfaitement la différence. ça se voit. Des moments très agréables avec des gens formidables de l’autre côté de la table, on en a tous eu.

        Nous ne parlons pas de la même chose. Mais des conditions financières dans lesquelles on devrait évoluer.

        De toute façon, la dédicace est dévoyée par rapport à ce qu’elle devrait être. je me moquais gentiment des mes ainés, je me souviens de Tibet avec qui j’évoquais le truc qui me disait qu’on était fou d’en faire autant, lui qui faisait des profils au crayon de Ric Hochet, tandis qu’à co^tè de lui je dessinais au feutre et à la couleur... Mais c’était aussi pour se distinguer, justement.

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        • Répondu par R.Dufour le 22 janvier 2011 à  13:04 :

          Enfin une remarque pertinente ! Je suis effaré par la sur-enchère graphique des dessinateurs sur les dédicaces ( cela fait dix ans que je vais dédicacer en associatif sur des salons - 50% de fun / 50% de salons qui craignent). Quand j’en vois certaines, je comprends qu’on puisse les vendre et se faire du blé. Alors à tous les dessinateurs je lance cette appel : Arrêter les dédicaces ultra "chiendés", faites un profil, une signure et zou ! ( et pour les plus renommés, revendez vous même les dédicaces chien-dés sur Ebay !). Le lecteur aura son souvenir, vous dédicacerez plus d’albums et vous vous prendrez moins la tête. Le lecteur se dira pas " ouinn machin y fait des dédicaces toutes pourrites !" - J’ai vu Francq et ses dédicaces avec Tampons et il y a quand même la file ( même si cela fait un peu le boucher qui demande "et avec ça se sera quoi ?"). Je pense que les auteurs sont aussi responsable que les autres acteurs sur ces dérives du salon et de la dédicace et on a tous notre libre arbitre non ? ( si j’ai envie de pisser, j’y vais et je me retiens pas parce qu’un libraire pourrait me faire les gros yeux). Maintenant, avec 5000 nouveautés par an c’est clair que ce n’est pas 10 ou 20 salons qui feront vendre 50000 ex., c’est la qualité et la pertinence de la BD par rapport aux attentes d’un lectorat. La BD est un business et je vois les salons comme un lieu de rencontre professionnel. C’est un investissement pour la com et les futurs projets. Si on en a pas besoin, on y va pas.

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          • Répondu le 22 janvier 2011 à  15:32 :

            C’est un investissement pour la com et les futurs projets. Si on en a pas besoin, on y va pas.

            Et si on en a besoin mais qu’on est pas invité ?

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  • C’est peut-être simplement une question d’organisation.

    Un gros festival engendre des nuisances et des problèmes que n’ont pas les "petits" événements, c’est sans doute une piste à creuser : privilégier les événements de petite taille. Burzet est plus agréable à fréquenter qu’Angoulême.

    Quand aux chasseurs professionnels, une simple mesure suffit à en éliminer une grande partie : interdire l’entrée aux personnes portant des sacs multiples. Combien de fois ais-je vu une même personne disséminer ses affaires dans trois ou quatre rangées, sans que les organisateurs ne fassent rien.

    Le simple respect de la règle "pas de sacs laissés dans une file" en découragera beaucoup car ils ne pourront plus optimiser leurs visites comme ils le veulent.

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    • Répondu par Sergio Salma le 22 janvier 2011 à  13:16 :

      Angoulême arrivant, on peut tester la formule " Une dédicace dans le livre acheté" ?
      C’est le but du jeu. Pas seulement dans l’esprit de faire vendre un livre mais surtout dans le but de ne pas faire de dessins dans de vieux livres puisqu’il y a foule( normalement). ça tombe sous le sens. Bon, après ils peuvent aller revendre si ça leur chante. Ou bien ils ont vraiment des soucis d’argent et bon, c’est terrible de passer par ça pour en gagner ou bien c’est juste un peu minable. Et très triste .

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      • Répondu par Erik A. le 22 janvier 2011 à  15:54 :

        Angoulême... M’en fous, j’y suis pas invité.

        De toute façon, n’importe qui assis là-bas dédicace comme un fou, sans que la notoriété ne soit vraiment en cause. à preuve, une année,j’avais "fait" 239 bouquins sur le festival (recensés et donc vendus ou volés), selon mon éditeur, qui avait étonnement envoyé une sorte de relevé de ventes à chacun des dessineux invité.

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        • Répondu le 22 janvier 2011 à  18:51 :

          Quelqu’un a-t-il entendu parler de l’appel à la grève des dédicaces par le collectif NAWAK pour Angoulême ?

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          • Répondu le 26 janvier 2011 à  19:06 :

            je la fais, je reste chez moi, j’irai déjà pas me geler sous les tentes, pour faire bien connaitre une série, mieux vaut un marketing perso intelligent et diversifié
            ( et en 4 jours ça peut y aller dur ) que rencontrer 200 personnes à Angougou.

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  • A propos de revente de dédicaces, celles du livre d’or de la plus prestigieuse librairie lilloise, le Furet du nord, sont en vente actuellement sur Ebay, avec des prix allant jusqu’à 500 euros. A qui profite le larcin ?
    http://shop.ebay.fr/serressylven/m.html

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    • Répondu par joel le 26 janvier 2011 à  22:04 :

      nul,en même temps va donc trouver quelqu’un qui s’appelle furet ! ca me vient même pas a l’idée d’acheter une dédicace qui été faite pour un autre ! le pire c’est qu’il y a des pignoufs pour acheter ça ! à la limite ça se redonne mais pas vendre !

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    • Répondu par Vincent S le 31 janvier 2011 à  15:16 :

      Heureux de voir que personne n’a l’air d’enchérir.

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      • Répondu le 31 janvier 2011 à  16:08 :

        J’ai pris contact avec le Furet. Sa réponse :

        Bonjour
        Nous avons aussi été choqués par la mise en vente de ces dessins qui étaient regroupés dans un de nos livres d’or des années 70 et 80.
        Il nous a été volé il y a quelques années et nous avons remonté l’information à Ebay
        Heureusement, nous gardons précieusement tous nos autres livres d’or, ils nous permettent de réaliser des expos et rétrospectives

        Cordialement

        Muriel Bonnet Laborderie
        Directrice Communication

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  • Je comprends que ca énerve de voir des dédicaces offertes se vendre sur ebay, mais c’est quand même marginal non ? Et celles qui se vendent "bien" sont soit qu’elles sont rares soit qu’elles sont "trop" belles (Delaby par ex.) la grande majorité des autres ca se vend dans les 20 euros pas de quoi foueter un chat, et je ne pense pas que les vendeur en vivent. Donc si on retire toutes ces "petites" ventes qui sont à mon avis plus souvent le fait de gens qui se sont lassés de la BD, il reste quoi ? 10/20 vendeurs qui sont réellement des "pros" ? pour la France entière et la Belgique je persiste à dire que c’est marginal et qu’il n’y a pas de quoi en faire tout un bins.
    Après enclancher la dessus pour savoir s’il faut que le systeme devienne payant, je pense que c’est une tres mauvais idée, car comme dit plus haut ca ne profitera qu’aux "gros" auteurs et aux "gros" festivals, car ce ne sont pas les petits festoches ou il y a 10/15 aurteurs qui vont pouvoir se permettre de debourser en plus de l’argent pour rémunuerer les auteurs.
    Et donc si à la fin on à plus que les "gros" festivals avec que des gros auteurs, vous pensez vraiment que ce sera plus convivial et surtout moins corrompu ? c’est le contraire, finit les familles avec les enfants (saufs ceux qu’on balance dans les files d’attente pour faire du rendement), finit les bons moments passés à dicuter avec l’auteur débutant qui n’a pas beaucoup de monde et pour lequel on découvre sa série, finit les petits festivals de campagne.
    Pour finir je prendrais quelques exemples pour dire qu’il ne faut pas généraliser : j’ai fais pas mal de festivals et oui j’ai vu des auteurs qui étaient là pour vendre leur bd et s’ils pouvaient leurs originaux, oui j’ai vu des festivals ou les auteurs réclamaient d’etre invités ou réinvités parcequ’il étaient content d’y etre, oui j’ai vu des festivals ou les auteurs passaient pas mal de temps à visiter la ville, profitaient de la mer/la montagne ou autre (ce que je trouve tout a fait normal, quand il n’y a pas d’abus)etc ...
    Tout n’est pas si simple ...

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  • bonjour,
    je vais vous faire part de mon expérience d’écrivain jeunesse, qui concerne aussi les illustrateurs jeunesse, et du coup certains dessinateurs de bd qui bossent en jeunesse.
    On ne se déplace que très rarement uniquement pour des dédicaces. ou alors de temps en temps en librairie ou dans des salons à proximité.
    Généralement, one st invités pour des animations scolaires ou des conférences tout public : autour de 350 euros la journée de rencontres, autour de 200 euros la conf (les tarifs sont ceux de la charte des auteurs et illustrateurs jeunesse) en échange, on reste un ou deux jours pour des dédicaces gratuites... moi, je fonctionne ainsi : un jour de dédicace par jour de rencontres.
    Et je refuse toujours d’être payé pour une séance de dédicace, j’estime que c’est de la promotion..
    .
    ces salons sont souvent organisés par des mairies, des conseils généraux, des bibliothèques, des associations, plus rarement des écoles, ou des librairies...
    On s’y retrouve très bien, même si les conditions d’accueil peuvent changer d’un salon sur l’autre...

    d’autre part, notre public est essentiellement un public d’enfants... notre rapport est donc différent... impossible de voir un dessin sur e bay (ou rare)... il n’y a pas non plus le phénomène des collectionneurs professionnels, chasseurs de dédicaces...juste des momes qui veulent un dessin ou un mot...

    du coté des illustrateurs ou des auteurs qui dessinent, on est plus dans le témoignage, personne ne joue la surenchère du dessin de virtuose... le but, c’est plus de faire un petit plaisir à un mome avec un dessin rapide... ce n’est pas démonstratif...

    la dédicace est avant tout un moyen de passer un moment sympa avec un lecteur...

    pour ma part, j’ai gardé quelque chose que fait serge le tendre en dédicace : mettre une chaise devant moi. Ca n’a l’air de rien, mais l’auteur et le lecteur se retrouvent au même niveau, se voient , discutent, on enlève un peu de cette barrière et de ce phénomène que je ne trouve pas toujours sain, entre le demandeur et l’auteur...

    les dessinateurs pourraient par exemple faire une séance de dédicace gratuite, mais se faire payer pour des conférence ou un atelier... ça enlèverait ce coté injuste...

    voilà voilà...
    à plus
    vincent

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