Japan Expo 2018 : "Radiant", du manga à l’animé

8 juillet 2018 0 commentaire
  • C'est durant une heure que Tony Valente, avec deux membres du staff du futur animé, a fêté l'événement en présentant aux fans un « Work in Progress » de la production actuellement en cours.

C’est un Tony Valente très ému qui monta sur la grande scène Yuzu de Japan Expo pour partager avec ses lecteurs ce moment festif et d’information sur l’adaptation en dessins animés de son global manga au succès considérable.

Yusuke Fujita, producteur de l’animé, et Daiki Fukuoka, co-réalisateur, avaient fait le déplacement depuis le Japon. Ils présentèrent une série de petites vidéos « making-of » tournées dans les locaux du studio Lerche, en charge de la réalisation de l’adaptation de Radiant, et connu entre autres pour celle de Assassination Classroom.

Comme il se doit, il fut d’abord diffusé le trailer de l’animé, puis vint la grande information de la conférence : la série TV va compter 21 épisodes et adaptera les quatre premiers tomes de Radiant. Des épisodes inédits seront ajoutés, des fillers comme disent les amateurs d’animés, qui reviendront sur l’entraînement de Seth.

Japan Expo 2018 : "Radiant", du manga à l'animé

Tony Valente révéla que les négociations sur la production avaient duré un an et demi, et qu’il n’y avait jamais cru avant l’annonce définitive. Et même maintenant, il attend encore de voir le premier épisode réalisé pour réellement y croire tant tout cela lui paraît incroyable.

En ce qui concerne la préproduction, il expliqua ensuite qu’il avait des réunions hebdomadaires par Skype avec l’équipe de l’animé au cours desquelles il vérifiait le scénario, les designs ou encore les décors.

M. Fujita raconta ensuite que lorsqu’il a eu l’idée d’adapter Radiant la principale difficulté était que la série n’était pas pré-publiée au Japon mais il rassura le studio en expliquant qu’il allait réunir ses meilleurs éléments. Selon lui, ce ne fut pas si difficile de convaincre ses supérieurs.

Quant à M. Fukuoka, il n’avait encore jamais eu l’occasion de réaliser un shônen manga : il fut donc fou de joie lorsqu’on lui annonça le projet car c’était l’un de ses rêves qui se réalisait.

Plusieurs petites vidéos furent diffusées, présentant les Character Designs, les décors mais également les différents membres du staff dans leur travail. En ce qui concerne le design, Tony Valente expliqua que le personnage de Seth du premier tome diffère beaucoup des suivants car il l’avait dessiné trop « enfant » au départ. Le staff de l’animé étant parti de la version du premier tome, il dût leur indiquer de prendre comme modèle les tomes suivants. Il leur fit également des retours sur les expressions des visages, à travers des choses aussi variées que le dessin des sourcils, les sourires et les attitudes.

Au niveau des couleurs, il n’y eut par contre aucun souci particulier. Tony Valente s’inspirant des animés japonais, la reprise se fit naturellement selon les usages : « la boucle est bouclée ».

Pour les décors ce fut dans les deux sens : pour certains intérieurs, Tony Valente les dessine habituellement en « free style » à chaque fois, donc ils ne se ressemblent pas toujours d’un tome à l’autre. Le staff créa donc tous les intérieurs avec moult détails, ce qui fut une redécouverte pour l’auteur lui-même. Par contre, sur les extérieurs, ce fut Tony Valente qui leur fit ajouter nombre de détails (plus de toits pointus ici, plus de fils dans le ciel là, etc.).

Enfin la partie « production » se termina sur le choix de la doubleuse de Seth et des musiques. C’est en effet une femme qui a été choisie pour interpréter Seth, Yumiri Hanamori. Un choix classique au Japon car le timbre des femmes japonaises correspond mieux aux voix d’adolescents que celui des hommes. Ils espèrent ainsi pouvoir faire changer la voix de Seth en fonction de son évolution.

Du côté de la musique, le staff a opté pour des musiques aux échos européens et Tony Valente s’est contenté d’indiquer qu’il verrait bien des musiques de jeu vidéo de type RPG comme celles de Final Fantasy et Dragon Quest.

La séance se termina par les traditionnelles questions du public. On demanda de nouveau à Tony Valente s’il avait été inspiré par One Piece. Il répondit comme toujours que c’était inévitable, vu qu’il s’agissait de son manga préféré. M. Fukuoka en profita pour signaler qu’il avait travaillé par le passé trois ans sur la série TV de One Piece.

Une question fut posée sur le temps que Tony Valente avait passé à imaginer et à créer Radiant. Il répondit que beaucoup d’idées étaient là depuis longtemps, comme le monde type « mer de nuages », qui remonte à son enfance ou le thème des sorciers à son adolescence. Le projet du manga lui-même ne lui a pris que quelques mois à préparer et à concevoir.

Évidemment, on aborda les projets de saison 2, de film ou de jeux vidéo mais Tony Valente répondit que rien n’était prévu : il faut attendre les résultats de la première saison. « Mais en l’état, c’est déjà un bonheur » dit-il.

Sur le doublage francophone, l’auteur ne put rien dire non plus mais, évidemment, il va y en avoir un. Mais le quand et le comment étaient impossibles à préciser pour le moment.

Enfin, un passionné de manga, jonglant entre son travail d’ingénieur et sa passion de dessinateur, demanda à Tony Valente quelques tuyaux. Bien que n’ayant jamais été dans ce cas, car il a toujours travaillé dans la bande dessinée, il lui prodigua tout de même un conseil universel : finir les projets qu’il commence. C’est en effet la seule façon de réellement progresser et de créer un projet qui puisse être un jour accepté par un éditeur.

Ce sont sur ces mots, et une salle entière mimant la pose humoristique d’une bande de personnages comiques de Radiant, que se termina la conférence.

(par Guillaume Boutet)

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