Jean Harambat remporte le Prix Goscinny 2018

2 décembre 2017 0 commentaire
  • Le Prix Goscinny/prix du scénario récompense un jeune scénariste pour un album de bande dessinée paru dans l’année. C’est Jean Harambat qui est primé cette année pour son album Opération Copperhead (Ed. Dargaud). Il lui a été remis lors de la conférence de presse du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême ce jeudi 30 novembre.
Jean Harambat remporte le Prix Goscinny 2018
"Opération Copperhead" par Jean Harambat (Ed. Dargaud)

Le prix avait été fondé par Gilberte Goscinny, l’épouse du scénariste, en 1988, à la suite de la commémoration des dix ans de la mort de René Goscinny. Il avait été remis jusqu’en 2008 avant de connaître une interruption et de renaître en 2017.

Il est attribué à « un jeune scénariste ou à un scénariste confirmé pour l’ensemble de son œuvre et met ainsi en lumière le travail des scénaristes de bande dessinée ». Une exposition organisée l’année suivante avec le soutien de l’Institut René Goscinny lui est consacrée dans le cadre du Festival. On l’a vu distinguer des jeunes espoirs aussi éclectiques que Jean-Philippe Stassen, Sylvain Chomet, Joann Sfar, Emile Bravo, Hervé Bourhis, Riad Sattouf, Gipi, Jul, Ludovic Debeurme, Chloé Cruchaudet ou Emmanuel Guibert l’an dernier. Le prix est remis lors du festival d’Angoulême.

Le jury de cette année, composé d’Anne Goscinny, de Stéphane Beaujean, directeur artistique du Festival d’Angoulême, des auteurs de BD Jul, Catel, José-Louis Bocquet, Lolita Sechan, de l’écrivaine Agnès Abecassis et de l’éditorialiste graphique du Parisien, le dessinateur Olivier Ranson a distingué cet album qui figure également dans les nominés de la sélection officielle du FIBD.

"Opération Copperhead" par Jean Harambat (Ed. Dargaud)

Basé sur une histoire vraie -une opération de diversion britannique pendant la Deuxième Guerre mondiale qui voit les comédiens David Niven et Peter Ustinov former un sosie du Maréchal Montgomery pour aller le trimballer ensuite sur des théâtres d’opération éloignés des objectifs réels de l’armé afin d’égarer les services secrets nazis. «  L’auteur mêle suspense, humour et romance, et fait au passage l’éloge d’une amitié au long cours  », dit le communiqué.

Une confirmation

Bourlingueur dans l’âme, Jean Harambat, Né en 1976, a étudié l’économie et la philosophie avant de travailler pour des associations humanitaires aux quatre coins du monde. Revenu en France, il multiplie les BD de reportage (Le Monde, XXI, Sud Ouest, Télérama...) et se fait remarquer par la publication dans Sud Ouest, puis chez Futuropolis de l’album Les Invisibles (2008), l’histoire vraie –déjà- de Bernard d’Audijos, Robin des bois gascon qui lutta en 1665 contre l’imposition de la gabelle, un impôt sur le sel, aux paysans déjà au bord de la famine. Elle remporte immédiatement le prix de la Meilleure bande dessinée historique à Blois.

Anne Goscinny et Jean Harambat jeudi dernier.
Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

On lui doit aussi deux tomes de Hermiston (Futuropolis, 2011) d’après le roman inachevé de Robert-Louis Stevenson qui raconte l’histoire du « juge-pendeur », le lord-juge d’Hermiston, magistrat du roi. C’est la mythologie et le personnage d’Homère qui inspirent Homère, les chants du retour (Actes Sud, 2014), primé encore par le Prix Wolinski de la BD du Point.

On n’est donc pas très surpris par cette nomination justifiée de la part d’un auteur qui s’avéra très flatté de recevoir sa statuette de Combaz symbolisant le prix, en particulier un « Prix Goscinny » en ces 40 ans de la commémoration de sa disparition.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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