Justice League of America T1 - Par Grant Morrison, Mark Waid & Collectif - Urban Comics

17 mai 2017 0 commentaire
  • Premier tome de la Justice League « de Grant Morrison », des aventures dynamiques, pleines de mystère et d’étrangeté, mais aussi d’action ! Un retour dans les années 1990 où on osait tout qui se pose comme une vraie fête, et une lecture hautement recommandée !

Ce premier tome de Justice League of America fait suite au tome « zéro » sorti en juillet 2015 et qui jouait le rôle de pré-quelle, nous narrant la naissance de la fameuse équipe avec une équipe originale qui excluait la trinité (Superman, Batman et Wonder Woman).

Nous étions revenus à l’époque sur l’histoire éditoriale de cette équipe de super-héros jusqu’à sa reprise en main en 1996 où il fut décidé, après moult expérimentations au niveau des castings et des contextes de revenir à la configuration historique : Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern, Aquaman et le Limier Martien, défendant le monde des menaces extra-terrestres et surnaturelles.

Ce premier tome [1] propose quatre grandes histoires et débute par la mini-série Justice League : A Midsummer’s Nightmare, écrite par Mark Waid et Fabian Nicieza et illustrée par Jeff Johnson et Darick Robertson, qui sert d’évènement à la reformation de l’équipe des sept.

Dans ce récit nos sept super-héros évoluent dans un monde « à l’envers » : ils se retrouvent privés de pouvoir alors que les gens ordinaires en possèdent, et personne ne semble se souvenir que cela n’a pas toujours été ainsi.

Justice League of America T1 - Par Grant Morrison, Mark Waid & Collectif - Urban Comics
Première coopération dans "A Midsummer’s Nightmare"
© DC Comics / Urban Comics

À l’issue de cette aventure, où leur travail d’équipe fut la clé de la victoire, ils décident de former un nouveau team : la Ligue de Justice d’Amérique ! Le lecteur n’a ensuite qu’à tourner la page pour enchaîner avec leurs aventures sous la plume de Grant Morrison. Ce dernier prend ses marques avec une histoire d’invasion qui joue la carte de l’héritage en créant une toute nouvelle race qui allait devenir un classique dans l’univers DC Comics.

Ce n’est pas forcément évident de mesurer de nos jours l’audace et l’impact de cette première histoire de Grant Morrison tant elle apparaît classique, mais il s’agit bien d’un récit de référence à la vue de la réutilisation régulière de ces « vilains ».

S’ajoute deux autres aventures où il est question d’anges déchus puis d’un manipulateur mental, jouant de nouveau avec le motif de la réalité alternative – la seconde du tome ! Et rappelons qu’à cette époque, 1996, le multivers n’existait plus chez DC Comics, mais que son principe continuait néanmoins à inspirer les auteurs !

La Ligue de Justice en action !
© DC Comics / Urban Comics

Lorsque Grant Morrison prend en main Ligue de Justice d’Amérique (titre VO : JLA) il travaille déjà chez DC Comics depuis une dizaine années, étant « entré » chez l’éditeur avec la reprise d’Animal Man (1988 à 1990), puis de Doom Patrol (1989 à 1992), signant également un épisode du comics Batman : Legends of the Dark Knight avant de voguer du côté du label Vertigo de DC (orienté « adulte »).

En 1996 il accepte de revenir au mainstream avec JLA, venant d’achever chez Vertigo la première partie de l’une de ses pièces maîtresses : Les Invisibles (1994 à 2000).

Dans JLA, on reconnaît évidemment le goût de Morrison pour les intrigues jouant sur les apparences et le réel, même s’il se « canalise » vu le caractère grand public de la série – mais on appréciera son jargon ésotérique et le « vol » la Lune lors de l’histoire des anges... qui porte parfaitement sa marque !

J’onn J’onzz alias le Limier Martien
© DC Comics / Urban Comics

De manière générale ces histoires sont excellentes. Elles fonctionnent très bien grâce notamment à une bonne gestion et une bonne mise en scène de ses héros, de leurs capacités spécifiques et indispensables, des menaces, et des vilains simples et efficaces qui jouent avec malice de la dimension « mythique » du titre.

Seul bémol sans doute : son graphisme typique des années 1990, avec ses postures un peu bizarre et ses expressions souvent « enragées », sans oublier le cas du « Superman Bleu », une curiosité de l’époque que surprendra le lecteur qui ne connaîtrait pas cette étrange itération de l’Homme d’Acier (de 1997 à 1998).

En dehors de cela, cet album demeure une lecture incontournable pour tous les amateurs de la plus célèbre équipe de super-héros de DC Comics !

Le singulier Superman Bleu !
© DC Comics / Urban Comics

(par Guillaume Boutet)

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Justice League of America T1. Scénario : Grant Morrison, Mark Waid, Fabian Nicieza & Mark Millar. Dessin : Porter Howard & Collectif. Traduction Jean-Marc Lainé & Jérémy Manesse. Urban Comics, collection "DC Classiques". Sortie le 20 janvier 2017. 334 pages. 28,00 euros.

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Justice League of America (Grant Morrison) sur ActuaBD :
- Lire la chronique du tome 0.

[1Les épisodes contenus dans Justice League of America T1 : Le Nouvel Ordre Mondial sont :
- A Midsummer’s Nightmare #1-3 (juillet 1996 à septembre 1996),
- JLA #1-9 (novembre 1996 à juillet 1997),
- JLA Secret Files #1 (juillet 1997).

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