L’Empoisonneuse - Par Peer Meter & Barbara Yelin (traduction Paul Derouet) - Actes Sud / L’AN 2

13 juin 2010 7 commentaires
  • Inspiré d'une histoire vraie datant du XIXème siècle, un roman graphique aux qualités littéraires ternies par une mise en images trop figée.

Cette empoisonneuse, Gesche Margarethe Gottfried, a vraiment sévi, au début des années 1800, dans la ville de Brême, d’où est originaire le scénariste Peer Meter. Son histoire est évoquée à travers le dialogue de deux passagères d’un train, des années plus tard. Le lecteur plonge dans les ruelles de l’austère cité...

Un beau texte, une ambiance mystérieuse, feutrée même quand la violence enserre le récit, mais desservi par un graphisme inégal. Si le dessin de Barbara Yelin était du niveau de la splendide image de couverture, l’album aurait une autre allure... Mais ce n’est pas le seul défaut de l’empoisonneuse. Le découpage apparaît assez maladroit, cherchant des effets de style au détriment de la lisibilité. Et malgré la traduction élégante et précise de Paul Derouet, le lettrage peu convaincant nuit à sa mise en valeur.

Parfois pourtant, l’intérêt s’éveille, comme lors des séquences épicées pointant la misogynie terrifiante de l’époque.

L'Empoisonneuse - Par Peer Meter & Barbara Yelin (traduction Paul Derouet) - Actes Sud / L'AN 2

Les amateurs de BD gouteront cet album au scénario imprégné de littérature classique ; les autres, au contraire, auront du mal à se passionner pour le destin de l’Allemande criminelle, usant d’un"beurre à souris" pour provoquer la mort...

(par David TAUGIS)

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7 Messages :
  • « Aidé par le dessin au fusain et au crayon de papier de Barbara Yelin, ses traits simples et la riche alternance de plans, le scénariste Peer Meter, excellent connaisseur de l’histoire de Gesche Gottfried, ne néglige pas la complexité d’une époque sur laquelle règnent encore les ombres de Goethe, Novalis ou Heine... »
    Le Monde

    « Le scénariste et la dessinatrice ont puisé dans une page sombre du passé de la ville de Brême l’argument d’une réflexion sur la place de la femme au XIXème siècle. »
    France Info

    « Une évocation puissante des angoisses qui minent la société allemande au début de l’industrialisation (...), une plongée dans l’inconscient torturé de tout un pays... »
    Livres Hebdo

    « Un roman graphique prenant. »
    bdselection.com

    « Ce célèbre fait divers allemand (...) est sublimé par le dessin crayonné, souple et expressif, de Barbara Yelin... Un génial roman graphique qui témoigne d’une époque où s’affrontaient idées libérales et conservartisme réactionnaire. »
    Page

    « Dans un joli nuancier de gris réalisé au fusain et au crayon de papier, le dessin de Barbara Yelin trouve des angles de vues originaux pour illustrer cette froide et humide descente aux enfers. »
    Mowno.com

    « Brême, ses habitants, la société du temps semblent tout droit sortis d’un film de Dreyer ou de Murnau. »
    Lire

    « ... un récit subtil et fascinant autour de l’une des plus grandes criminelles d’Outre-Rhin. »
    dBD

    « Ce fragment d’histoire reste gravé dans nos esprits... »
    Bdcaf’mag

    « L’un des meilleurs romans historiques en bande dessinée de ce premier semestre 2010 ! »
    bdzoom.com

    « Un véritable tour de force graphique. Voilà ce qu’est, d’abord, ce pavé de près de 200 pages. Il est mis en images par l’Allemande Barbara Yelin, qui fignole au crayon des cases vertigineuses, des portraits de Gesche Gottfried, vues de la ville ou scènes de foule impressionnantes. Elle est visiblement très inspirée par le scénario de Peer Meter (...). Leur travail commun aboutit à un ouvrage étourdissant, fascinant, glaçant. Terriblement maîtrisé et efficace. »
    bodoi.info

    Que penser de la critique au lance-pierre de David Taugis !!!!!!!

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 juin 2010 à  13:35 :

      Qu’elle est objective.

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      • Répondu le 13 juin 2010 à  16:50 :

        Quoi ?!!! Votre chroniqueur n’est pas d’accord avec l’Intelligencia ????!!!!! Quelle honte !!!

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    • Répondu par Simplet le 13 juin 2010 à  18:02 :

      Pour reprendre la célèbre maxime de l’inspecteur Harry dans L’Inspecteur Harry est la dernière cible « Les avis c’est comme les trous de balles....tout le monde en a un ! ».

      C’est du plein droit du chroniqueur de ne pas avoir aimé ce livre, et c’est de sa liberté d’expression de journaliste d’écrire un avis sans langue de bois.

      De plus il soulève certaines qualités dans cet album :

      « Un beau texte, une ambiance mystérieuse, feutrée même quand la violence enserre le récit… »

      « Parfois pourtant, l’intérêt s’éveille, comme lors des séquences épicées pointant le misogynie terrifiant de l’époque. »

      La personne qui a écrit ce commentaire ci-dessus, ne semble pas très objective, surtout à la lecture en copié/collé de « l’ovation générale » qui semble entourer ce livre.

      Si vous souhaitiez lire QUE des avis positifs sur cet album uniquement pour vous toucher en les lisant, écrivez ces chroniques vous-même.

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    • Répondu par Oncle Francois le 13 juin 2010 à  19:36 :

      Je ne comprends pas bien l’intéret de collectionner les extraits de critiques positives. Travaillez vous pour Actes Sud ? Ou êtes vous liée à la dessinatrice ? Cordialement

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      • Répondu le 13 juin 2010 à  20:25 :

        De quoi j’me mêle François, t’es de la police ?

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        • Répondu par Oncle Francois le 13 juin 2010 à  22:56 :

          A mon âge, ma peau commence à être légèrement ridée. Arf arf !!
          Ceci dit, je suis toujours amusé quand des anonymes viennent prendre la défense d’albums critiqués. Le travail d’un journaliste n’est pas AMHA de passer la brosse à reluire sur tous les livres qu’on leur envoit gracieusemen. leur rôle est de donner leur avis et de conseiller les acheteurs potentiels.

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