L’Attrapeur d’images - Par Alexandre Kha - Editions Tanibis

22 mai 2009 2 commentaires
  • Les chats d’Alexandre Kha reviennent dans un nouvel album, "L’Attrapeur d’images", un roman graphique sur les voyages extraordinaires, la mémoire, la découverte de l’autre et le temps qui passe…

Ce one shot se présente comme un petit trésor trouvé dans une brocante. Rappelant les romans d’aventure de Jules Verne de par sa couverture et ses 23 gravures, ainsi que les livres jeunesse du XXe siècle grâce à ses 146 images légendées, Alexandre Kha nous propose une découverte du monde surprenante et originale.

L’histoire commence avec la première phrase d’un film expérimental de science-fiction, La Jetée de Chris Marker : « ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance ». Cette image, qui fait rêver notre héros, le chat Nemo Lowkat, est justement une gravure du tombeau des Ming tirée des « Voyages extraordinaires » de Jules Verne.

A partir de là, le chat-photographe va sillonner le monde, aller à la rencontre des autres et voir des lieux fascinants, dans le but d’attraper et de ramener des images de ses périples lointains.

L’album est formé de plusieurs chapitres-étapes : Japon, Amérique Latine, URSS ou encore Paris, avec ces deux compagnons, le chat Guillaume-En-Egypte et la chouette Anabase, qui le logent.

Le graphisme, entre l’illustration jeunesse et les films de Tim Burton, envoûte grâce à ces personnages filiformes et les jeux des nuances de gris. L’Attrapeur d’images est en effet une histoire en noir et blanc, ce qui accentue le côté rétro et fantastique du récit.

Une bande dessinée à la fois poétique et philosophique sur la vie, la mort, le monde, et toutes les images qui nous habitent.

(par Morgane Aubert)

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2 Messages :
  • Une pépite
    25 mai 2009 12:40, par Séverine Gaussin

    Je viens de découvrir ce merveilleux livre. J’étais intriguée d’abord par la couverture. Ce n’est pas vraiment une Bd, je ne connaissais pas l’auteur mais j’ai été emballée par les périples de ce chat photographe. Et par tous les détails percutants qui s’interposent : gravures et filmo détaillée à la fin faisant écho à l’histoire. Du coup, on revient en arrière et on se surprend à relire des passages... Bref, une pépite ! Et un rêve pour bibliophile...

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    • Répondu par Simon le 27 mai 2009 à  17:00 :

      Oui, je profite de ce livre pour découvrir Chris Marker et y revient au fur et à mesure des visionnages : un plaisir jubilatoire que d’identifier peu à peu l’homme-Ours ou l’oncle Anton, de parcourir Chine, Guinée, Russie, etc. Le film Sans Soleil condense récits de voyages et mise en question des images à merveille !
      Merci.

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