La BD sur les murs : les belles expos du Festival Québec BD

16 avril 2018 0 commentaire
  • Avec une trentaine d’expositions à l’affiche, la bande dessinée prend d’assaut les murs de Québec. Des mondes imaginaires à la BD urbaine en réalité augmentée, ActuaBD s’est rendu sur place et a visité quatre lieux d’exposition.

Les mondes imaginaires d’Isabelle Arsenault

Présentée au Musée de la Civilisation de Québec jusqu’au 6 mai 2018, l’exposition Les mondes imaginaires d’Isabelle Arsenault met en lumière le travail exceptionnel de cette illustratrice jeunesse et auteure de bande dessinée. Inspirés d’une exposition précédente tenue à Bologne, Les mondes imaginaires présentent les illustrations de cinq albums publiés chez La Pastèque : Virginia Wolf (avec Kyo Maclear), Jane, le renard et moi (avec Fanny Britt), Louis parmi les spectres (avec Fanny Britt), Une berceuse en chiffons (avec Amy Novesky), et L’oiseau de Colette.

La BD sur les murs : les belles expos du Festival Québec BD
L’exposition Les mondes imaginaires d’Isabelle Arsenault est à l’affiche du Musée de la Civilisation de Québec jusqu’au 6 mai 2018.
Photo : Marianne St-Jacques
Illustration réalisée pour Une berceuse en chiffons d’Isabelle Arsenault et Amy Novesky (La Pastèque).
Photo : Marianne St-Jacques

Ces originaux sont accompagnés d’objets qui font écho aux œuvres, dont un oiseau mécanique dans sa cage, une robe de fillette, ainsi qu’un renard et un raton laveur empaillés appartenant à l’artiste : « Une partie de l’expo a été présentée l’an dernier à la Foire du livre jeunesse de Bologne. Les organisateurs italiens avaient demandé de faire une exposition sur mon travail. On avait envoyé beaucoup d’œuvres qui sont présentées ici. Mais depuis, le livre L’oiseau de Colette s’est rajouté. On aussi ajouté certains éléments, comme le renard et le raton laveur empaillés qui viennent de chez moi, et des éléments de la collection permanente du Musée. »

Isabelle Arsenault au centre de son exposition, Les mondes imaginaires présentée au Musée de la Civilisation de Québec.
Photo : Marie-Josée Marcotte, Icône. Courtoisie du Musée de la Civilisation de Québec.
Ce renard empaillé appartenant à Isabelle Arsenault évoque l’univers de Jane, le renard et moi (La Pastèque).
Photo : Marianne St-Jacques
Ce raton laveur empaillé ressemble en tous points à celui de Louis parmi les spectres (La Pastèque).
Photo : Marianne St-Jacques

Isabelle Arsenault se dit d’ailleurs très impressionnée par les conditions d’exposition permises par l’emplacement muséal : « Je suis éblouie. Je suis très impressionnée par l’espace et par la présentation. Mon travail a l’air d’être dans un petit écrin, cela l’enjolive énormément. Je me trouve très chanceuse d’être au Musée de la Civilisation. (…) Le Festival et le Musée ont reçu les œuvres pêle-mêle de l’Italie et ils ont dû les remettre en ordre et les présenter de manière assez linéaire. On peut suivre le fil tout le long de la pièce. Je trouve ça intéressant. C’est une lecture qui se fait naturellement. »

L’exposition comprend également une installation vidéo réalisée par La Fabrique Culturelle de Télé-Québec.

Planches réalisées pour L’oiseau de Colette d’Isabelle Arsenault (La Pastèque).
Photo : Marianne St-Jacques
Planches réalisées pour Louis parmi les spectres d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt (La Pastèque).
Photo : Marianne St-Jacques

Les Chroniques de Montcalm : la BD en réalité augmentée

Lancée le 6 avril 2018 à l’occasion du Festival Québec BD et de la Semaine du numérique de Québec, l’exposition Les Chroniques de Montcalm comprend huit panneaux affichés sur l’Avenue Cartier (entre Crémazie et Grande-Allée). Scénarisés par Francis Desharnais, et illustrés par Bach et Julien Dallaire-Charest, ces panneaux se penchent sur le quotidien croisé d’un homme et d’une femme vivant dans le quartier Montcalm.

Un panneau de l’exposition Les Chroniques de Montcalm (Francis Desharnais, Bach et Julien Dallaire-Charest) « à l’œil nu ».
Photo : Marianne St-Jacques
Le même panneau en réalité augmentée. La BD sort des cases !
Photo : Marianne St-Jacques

Toutefois, c’est à l’aide d’un appareil numérique que s’opère la magie. Grâce à l’application Cartier BD conçue par Benoit Duinat, les personnages de bande dessinée sortent de leurs cases, s’animent et interagissent avec la « réalité » du quartier, proposant ainsi un total de 15 récits.

L’exposition de BD en réalité augmentée Les Chroniques de Montcalm (Francis Desharnais, Bach et Julien Dallaire-Charest) est présentée sur l’Avenue Cartier jusqu’au 30 septembre.
Photo : Marianne St-Jacques
L’application Cartier BD permet aux planches de s’animer et aux personnages d’interagir avec la « réalité ».
Photo : Marianne St-Jacques

Cette installation pour le moins surprenante est présentée par l’organisme Parenthèses 9 jusqu’au 30 septembre 2018. L’application Cartier BD, nécessaire au visionnement en réalité augmentée, est disponible gratuitement pour les appareils Apple et Android.

Ailleurs dans la ville

Au Salon international du livre de Québec, les visiteurs ont pu admirer l’œuvre de Mikaël. L’auteur franco-canadien y exposait les planches et illustrations tirées de son magnifique diptyque Giant (Dargaud), consacré à l’histoire des ouvriers irlandais de New York, pendant la Grande Dépression.

Une exposition consacrée à Giant (Dargaud), le diptyque de Mikaël sur le sort des ouvriers irlandais à New York dans les années 1930, était présentée au Salon international du livre de Québec.
Photo : Marianne St-Jacques
Exposition Giant : différentes étapes de réalisation d’une même planche.
Photo : Marianne St-Jacques
L’exposition Giant de Mikaël (Dargaud) au Salon international du livre de Québec.
Photo : Marianne St-Jacques

Par ailleurs, au cimetière de l’église St. Matthews, les passants pourront continuer d’admirer les autoportraits réalisés par plusieurs auteurs et illustrateurs indépendants, dont Vincent Giard, Iris, Nina Bunjevac, Guy Delisle, Philippe Girard, Oriane Lassus, Julie Delporte, Matt Forsythe, Benoit Tardif, Clément de Gaujelac, Jimmy Beaulieu et Jean-Christophe Menu. Rassemblés par l’éditeur Mille Putois dans le cadre du projet collectif Têtes de Mickey, ces illustrations sont à l’affiche jusqu’au 23 avril 2018.

À l’invitation de Mille Putois, plusieurs artistes ont réalisé un autoportrait pour Têtes de Mickey.
Photo : Marianne St-Jacques
Nina Bunjevac et Guy Delisle comptent parmi les artistes ayant réalisé un autoportrait pour Têtes de Mickey (Mille Putois).
Marianne St-Jacques
L’exposition Têtes de Mickey est présentée au cimetière St. Matthews jusqu’au 23 avril.
Photo : Marianne St-Jacques

(par Marianne St-Jacques)

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