La Pension Moreau T2 : La Peur au ventre – Par Benoît Broyard et Marc Lizano - Editions de la Gouttière

14 février 2018 0 commentaire
  • Le cauchemar se poursuit pour Emile et ses amis. Après son séjour au cachot, Paul, le rebelle, retrouve ses camarades. Mais ces derniers découvrent qu'il a changé.

Paul n’est plus le même. Du moins en apparence, car l’enfant joue double jeu. Ces deux mois enfermé dans les geôles lugubres de l’établissement n’ont fait qu’attiser la haine du garçon envers les responsables de la pension. Bien décidé à leur faire payer les maltraitances subies, Paul, aidé de ses compagnons de fortune, peaufine sa vengeance.

Pendant ce temps, Emile trouve le moyen de sortir de la pension une fois la nuit tombée pour flâner dans la forêt et dessiner sur l’écorce des arbres avec son canif. C’est lors d’une de ses virées nocturnes qu’il assiste à une étrange scène impliquant deux employés de l’institution. Il comprend dès lors que la vie de certains élèves est en danger.

Face à cette situation, Emile renonce à son mutisme pour avertir ses amis.

La noirceur monte d’un cran dans ce deuxième tome qui penche de plus en plus vers le conte macabre. L’ambiance se fait oppressante au fur et à mesure que la menace se profile. Et celle-ci s’avère terrible. De quoi faire trembler les jeunes lecteurs qui vont craindre pour la vie de leurs héros et se demander comment ils vont s’en sortir !

La Pension Moreau T2 : La Peur au ventre – Par Benoît Broyard et Marc Lizano - Editions de la Gouttière
La Pension Moreau T.2 : La Peur au ventre©Benoît Broyard & Marc Lizano/Editions de la Gouttière

Si le manichéisme semble s’accentuer, opposant élèves à éducateurs-tortionnaires, il est intéressant de voir évoluer un personnage comme Paul vers une haine qui va jusqu’à marquer ses traits au point parfois de le faire ressembler à ses bourreaux. On peut y déceler ici la question de l’origine d’un tel sentiment chez un individu, la haine nourrissant la haine.

De leur côté, monsieur Turoc et ses complices ne sont pas en reste. Leur bestialité, jusque-là évoquée surtout par leur apparence zoomorphique, est cette fois-ci clairement révélée, puisqu’ils n’hésitent pas à manger des animaux crus, et ce, même sous les yeux des élèves estomaqués par un tel comportement. Rastoc, plus que les autres, semble avoir du mal à maitriser ses pulsions, ce qui lui vaut les remontrances de son supérieur. On est en droit de se demander alors jusqu’où une telle dérive peut amener ? Le suspens est à son comble.

Ce deuxième tome intitulé "La Peur au ventre" porte décidément bien son nom !

(par Tahani Biernat)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

La Pension Moreau T.2 : La Peur au ventre. Par Benoît Broyard et Marc Lizano. Editions de la Gouttière. Sortie le 2 février 2018. 48 pages. 14 euros.

Commander ce livre chez Amazon ou à la FNAC

  Un commentaire ?