
Adaptation d’un des Contes de la rue Broca de Pierre Gripari, La Sorcière du placard aux balais est une friandise sympathique en cette période où les citrouilles sont en promotion.
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On a découvert Florence Dupré la Tour avec ses petits sketches autobiographiques Forever ma sœur et Forever Summer [1], en se régalant de son ton délicieusement vachard. Pour suivre, il y eut trois pavés consacrés à Capucin, la revanche d’un jeune héros médiéval tout droit sorti de Yellow Submarine.
Ici, Dupré la Tour met en images un conte pour enfants assez drôle, écrit à l’origine dans le format court d’une nouvelle. Monsieur Pierre, écrivain à la petite semaine, retrouve suffisamment de monnaie dans sa poche pour s’acheter une maison. Direction l’étude du notaire pour trouver chaussure à son pied. Aubaine ! Il y a justement une maison à vendre pour trois francs cinquante. L’affaire est dans le sac, mais ce que l’homme en noir a oublié de dire à Monsieur Pierre, c’est que le placard aux balais de cette villa est hanté…

Malheureusement, malgré l’inventivité du dessin, cette histoire a toutes les peines du monde à convaincre dans le format d’un album de 44 planches. Cela devient un reproche récurrent à cette collection Fétiche : on reste bien souvent sur sa faim. Toutefois, en cette période de cortège de sorcières, zombies, momies et autres personnages folkloriques d’Halloween, La Sorcière du placard aux balais reste une lecture recommandable pour les plus jeunes, qui y trouveront sans doute leur compte.
En bref, voici donc un album qui swingue bien, fait rire, mais reste un peu court en bouche. Certes, cette friandise met en appétit, mais on en attend plus d’une auteure plutôt habituée à nous servir des pièces montées.
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[1] aux éditions Michel Lagarde
(par Morgan Di Salvia)
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