La tragédie de l’Association, acte III : Jean-Christophe Menu plébiscité lors de l’Assemblée Générale

12 avril 2011 22 commentaires
  • La tragédie de l'Association, acte III : Jean-Christophe Menu plébiscité lors de l'Assemblée Générale

    Le lundi 11 avril avait lieu l’Assemblée Générale de L’Association. Une seule liste était déposée par JC Menu et son bureau en vue de l’établissement d’un nouveau Conseil d’Administration. Les six autres fondateurs de L’Association déposèrent une liste concurrente où ils figuraient comme candidats aux côtés de Menu ! C’est cette liste qui l’a emporté dans des conditions contestées.

À coup de force, coup de force et demi ! Dès avant le week-end, en coulisse des 8e Rencontres du 9e Art à Aix-en-Provence où L’Association accrochait son exposition-anniversaire, d’intenses conversations avaient lieu entre fondateurs et conciliateurs pour essayer de faire en sorte que l’Assemblée Générale prévue lundi matin à 10 heures ne se termine pas en pugilat.

La crise couvait, on le sait, depuis longtemps. On dénombre, nous a-t-on dit, une quinzaine de tentatives de conciliation depuis le début de l’année, avec des médiateurs comme Emmanuel Guibert, Étienne Lécroart ou Morvandiau connus pour leur modération. Rien n’y avait fait. Les divergences entre l’équipe dirigeante de L’Association en pleine turbulence à cause de la fermeture de l’ancien distributeur de l’éditeur parisien, le Comptoir des Indépendants (aujourd’hui remplacé par l’excellent diffuseur-distributeur Les Belles Lettres), du déclin des ventes contrastant avec le « miracle » de Persepolis, et puis d’une grève-surprise des salariés en janvier 2011 à Angoulême, a rouvert des plaies qui s’étaient mal refermées.

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L’Exposition des 20 ans de L’Association à Aix en Provence. Un certain nombre de fondateurs de L’Association : Killoffer, David B et Lewis Trondheim en sont absents...

Un Bureau à la Prévert…

Surtout, les fondateurs, Lewis Trondheim, Killoffer et David B en tête, se montrèrent très actifs pour crever un abcès qui n’avait cessé de s’infecter ces dernières semaines, en particulier en raison d’une absence d’un organe de gestion clair, JC Menu apparaissant comme le dirigeant de la structure, alors qu’il n’en était plus officiellement le gérant. Une AG devait clarifier et régulariser cette situation.

Chacun avait fourbi ses armes : La présidente de L’Association, Patricia Perdrizet et JC Menu avaient constitué une liste composée, outre de Menu, de proches de « l’humble dictateur graphique » (cf. Bandelettes) du label associatif : Étienne Robial, le fondateur de Futuropolis, son mentor, Guillaume Dégé, professeur à l’ESAD de Strasbourg, et des « membres d’honneur » parmi lesquels un conservateur de musée, une ex-agent d’illustrateurs, une dataire du Collège de Pataphysique [sic] ou un consultant en organisation d’entreprise associative…

Cette Assemblée était d’autant plus importante qu’aucune AG n’avait eu lieu depuis des années, le bureau s’étant constitué de « membres d’honneur » dont la nomination était à la fois discrétionnaire et parfaitement opaque. La liste proposée par la présidente ajoutait à cela le fait qu’elle ne prévoyait aucune alternative, alors même qu’elle était réclamée par les autres fondateurs de la structure et par un bon nombre d’adhérents de longue date et que l’ordre du jour de l’Assemblée ne comportait qu’un seul point : la nomination d’un Bureau choisi par Menu et ses alliés.

Position inacceptable pour les anciens fondateurs qui sollicitèrent un huissier accompagné d’une sténo afin d’acter les débats et les votes. Le Bureau accepta leur présence et d’en partager les frais, dans la mesure où un huissier était une garantie d’impartialité, les deux parties venant par ailleurs avec leurs avocats respectifs.

Avant même l’ouverture de l’AG, les adhérents étaient prévenus par un tract du Comité de défense de L’Association : « Cette assemblée générale, c’est n’importe quoi ! Cet ordre du jour, c’’est n’importe quoi ! Cette liste de membres d’honneur, c’est n’importe quoi : Menu propose des gens qui, pour la plupart, sont étrangers à l’histoire de l’Asso ! On vous propose de voter directement pour un conseil d’administration composé de personnes incontestablement légitimes, à savoir les sept fondateurs : David B, Killoffer, Mattt Konture, Menu, Mokeït, Stanislas et Lewis Trondheim . » Le tract ajoutait : « Cette liste est soutenue par tous les salariés. » Ce CA serait provisoire, le temps de constituer une liste élargie qui serait soumise à la prochaine Assemblée.

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JC Menu et Killoffer hier. Arriveront-ils à nouveau à s’entendre ?

Contraintes juridiques

Le problème est que cette proposition ne s’est pas faite dans les règles : Elle doit faire l’objet d’une communication préalable adressée en même temps que la convocation à l’AG. On se trouvait donc devant cette aporie : d’un côté nous avions une liste produite dans les formes mais illégitime aux yeux de la plupart des fondateurs et des adhérents : « Tu n’es qu’un prête-nom, les auteurs dealaient avec Menu ! » hurla Killoffer à Patricia Perdrizet qui se piquait de sa qualité de présidente ; de l’autre, une liste proposée au vote – et contestée par un de ses membres : Menu, qui n’avait pas été consulté pour y figurer- mais dont la forme juridique n’était pas respectée. « C’est une énorme bouillabaisse ! » constata le Lider Maximo, particulièrement excédé.

Il s’ensuivit trois heures de palabres, dont la présentation assez lénifiante d’un bureau qui essuya les quolibets. Robial, s’adressant aux anciens fondateurs, les traita de « déserteurs ». Mokeït, représentant des salariés, parlant de Menu, dit de lui qu’il est «  un roi élu devenu un roi de droit divin ». Charles Berberian –simple membre mais aussi auteur de la maison- souligna que le travail de Menu n’était pas en cause : « Les livres que j’ai achetés et qui m’ont donné le plus de plaisir ces dernières années ont été publiés par L’Association », dit-il. David B souhaita voir « L’Ascension du Haut Mal » éditée en intégrale par L’Association « mais pas par JC Menu éditeur sous couvert de L’Association » précisa-t-il.

Finalement, la présidente accepta publiquement que les listes soient fusionnées et demanda à l’Assemblée de lever la séance pendant une demi-heure le temps que l’huissier procède au décompte des pouvoirs (procurations de vote données par les personnes absentes aux personnes présentes). À la reprise de la séance, la présidente avait changé d’avis : elle se rangeait derrière le formalisme qui consistait à ne voter que pour la seule liste qui avait été actée par le bureau, à savoir la sienne. Un véritable coup de force.

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Interruption de séance pour l’Assemblée... Les fondateurs discutent enfin. De g. à dr. : JC Menu, David B, Mokeit, Lewis Trondheim.

Sortir du « piège »

La salle gueula. Les avocats des deux parties échangèrent leurs points de vue, évidemment inconciliables sans procès. Berberian parla de «  piège » : « Vous nous avez fait lanterner pendant trois heures pour nous obliger à voter pour vous ! » arrivait-il à faire entendre dans la clameur. À ce moment, Killoffer, flamboyante grande gueule, monta sur scène et invita chacun à voter pour l’une ou l’autre liste en faisant fi du formalisme juridique, l’Assemblée, convoquée régulièrement, étant légitime. On passa donc au vote, chaque adhérent devant choisir 7 membres dans l’une ou l’autre des listes. Le dernier à voter fut JC Menu qui dut remplir lui-même les 58 bulletins que lui attribuaient ses pouvoirs.

Au bout de deux heures, le dépouillement se faisant devant témoins (la présidente et la secrétaire générale de l’Association, un salarié et deux adhérents), on compta 226 bulletins procédant de la liste des salariés et 78 bulletins de celle du Bureau, soit au total 304 votants. En consolidant les votes nominaux des deux listes, JC Menu, présents sur les deux propositions, fit l’objet d’un véritable plébiscite, dont voici le décompte :

JC Menu : 297 voix

Killoffer : 223 voix

David B : 222 voix

Mokeït : 222 voix

Lewis Trondheim : 221 voix

Mattt Konture : 220 voix

Stanislas : 219 voix

On voit bien que c’est clairement la « liste des salariés » qui emporte l’adhésion puisque le Bureau « officiellement » proposé se retrouve bien loin derrière :

Etienne Robial : 81 voix

Guillaume Dégé : 79 voix

Stéphane Distinguin (entrepreneur) : 79 voix

Zab Chipot (secrétaire générale) : 76 voix

Patricia Perdrizet : 61 voix

Dominique Radrizzani (Conservateur du Musée de Vevey en Suisse) : 28 voix

Barbara Pascarel : 22 voix

Laetitia Zuccarelli : 2 voix.

Isabelle Thierry-Rival : 0

3 bulletins ont été considérés comme nuls.

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Le décompte des voix : Menu triomphe...

Maintenant, de deux choses l’une : soit Menu et le Bureau acceptent l’expression de ce « coup de force » démocratique peu regardant sur la forme juridique, mais légitime, et l’on se dirige vers une reconstruction des structures de cet éditeur avec le collège de ses fondateurs, les membres du CA s’entourant d’une équipe qualifiée en termes de gestion et d’organisation de l’entreprise ; soit les dirigeants actuels prennent le risque d’attaquer ce vote en justice, ce qui ne fera qu’enfoncer plus encore l’un des plus beaux fleurons de l’édition contemporaine française.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de ces développements.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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22 Messages : Participez à la discussion
  • Menuet et la grosse caisse. Soleil productions, bientôt n’aura plus qu’a racheter l’Association et transformer Persopolis en 44 CC vernis sélectif et couverture brillante, ça lui fera les pieds à monsieur "Plate bande". Rêvons un peu mieux, faire ensuite les maillots du Rugby Club Toulonnais, avec l’effigie de Mlle Satrapi, cette dernière devenant la "marraine" du Club, condamnée à pousser leur célèbre et terrifiant slogan de ralliement, le "pilou pilou", au stade Maillol les jours de match. Les bobos seront verts :)). Réservez dès maintenant vos billets, il n’y en aura pas pour tout le monde... :D ! Wallace McKay.

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  • Peut-on vraiment parler de plébiscite ? Je vois plutôt pour ma part des adhérents qui ont suivi complètement la ligne des fondateurs, qui avaient mis Menu sur leur liste, par esprit de conciliation j’imagine. Si cela n’avait pas été, rien ne dit que le directeur sortant aurait obtenu autant de voix. Vous parlez par deux fois de plébiscite, je trouve que c’est un expression un peu rapide au vu de ce que vous décrivez de la situation. Je ne suis pas certain qu’il y ait finalement eu volonté de sanction, si ?
    Enfin, espérons que ce bureau "retour aux sources" soit validé par le bureau sortant... Pour cette association.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 12 avril 2011 à  08:32 :

      On utilise ce mot par extension à la notion de droit : "Opinion de fait, clairement et nettement formulée par une grande proportion d’individus d’un groupe donné (adhérents, lecteurs, consommateurs), marquant leur adhésion à quelqu’un, leur préférence pour quelqu’un ou pour quelque chose." (

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      • Répondu le 12 avril 2011 à  09:40 :

        Oui, mais le plébiscite est ici donné à la volonté des fondateurs d’intégrer Menu.

        Ce n’est en rien un plébiscite personnel de Menu.
        Ne faites pas semblant de ne pas comprendre... :-)

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 12 avril 2011 à  10:02 :

          Ne faites pas semblant de ne pas comprendre...

          Je vous retourne le compliment.

          Je pense au contraire que ce plébiscite a beaucoup de sens. Menu devrait prendre ses responsabilités. S’il ne le faisait pas, personne ne le comprendrait, pour le coup.

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          • Répondu le 12 avril 2011 à  11:41 :

            Pour une fois je suis complètememnt d’accord avec M. Pasamonik. 297 voix sur 303 possibles, oui, c’est un plébiscite.
            Et effectivement, Menu est à la fois renforcé et piégé par ce vote.

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      • Répondu par Yaneck Chareyre le 12 avril 2011 à  10:59 :

        Peut-être étiez-vous sur place, mais votre article laisse quand même penser que c’est plus la liste "fondateurs" qui a été plébiscitée.
        JC Menu a recueilli les voix de ses partisans, visiblement, quand on voit les scores des autres membres de sa liste. Mais il a surtout recueillit les voix des partisans de la liste fondateur, qui, au vue des scores des dits membres, se sont excellemment reportées sur Menu AUSSI.
        Plus qu’un plébiscite de la personne, je parlerai plutôt d’absence de vote sanction.

        Mais c’est ce que je ressens de l’article. Et en tous cas, merci pour cette occasion de "chipotage" intéressante. ^^

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        • Répondu par Patrick le 12 avril 2011 à  15:33 :

          J’ai du mal à vous comprendre. A moins que je n’ai pas compris, Menu étant dans les deux listes, son nombre de voix devrait correspondre peu ou prou au nombre total de votants, non ? (sauf nuls et blancs éventuels)

          Au-delà du dictionnaire, l’expression "plébiscite" évoque surtout une approbation unanime du choix exprimé. Alors moi je veux bien que Chirac ait été "plébiscité", par la droite comme par la gauche, en 2002, face à Le Pen, mais bon...

          Quoiqu’il en soit, la manoeuvre des fondateurs est intéressante :

          - première étape et par soucis de conciliation, on inclus Menu dans la liste.
          - deuxième étape : une fois un bureau établi, clair et sans prête-noms, on peut s’intéresser légalement au cas "Menu"...

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  • Compte rendu intéressant. Quelques questions : Stanislas et Mattt Konture étaient-ils présents ? Est-ce que l’élection de la liste des fondateurs a occasionné une réunion de ceux-ci à la fin de la séance, ou est-ce que tout le monde est reparti dans son coin en grommelant ? JC Menu a-t-il refusé ouvertement la liste du comité de défense, ou est-ce que seule la présidente s’est exprimée sur ce sujet ?
    merci pour votre efficacité

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 12 avril 2011 à  12:04 :

      Stanislas et Mattt Konture étaient-ils présents ?

      Je n’ai vu ni l’un, ni l’autre. Mais peut-être me trompé-je. Je ne sais pas s’ils ont donné des pouvoirs.

      Est-ce que l’élection de la liste des fondateurs a occasionné une réunion de ceux-ci à la fin de la séance, ou est-ce que tout le monde est reparti dans son coin en grommelant ?

      Ca ne grommelait pas, il me semble. Cela discutait sérieusement. Mais le dialogue reste difficile.

      JC Menu a-t-il refusé ouvertement la liste du comité de défense, ou est-ce que seule la présidente s’est exprimée sur ce sujet ?

      Menu a signalé qu’il n’avait pas été sollicité et a utilisé ostentatoirement les bulletins du Bureau. Je crois que la suite va surtout dépendre des bonnes volontés face à un vote dont le message est assez clair quand même. Le Bureau osera-t-il s’opposer à l’Assemblée ? Telle est la question.

      C’est elle qui aura le dernier mot, de toute façon.

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  • Dionnet n’a récolté aucun vote ou bien n’était plus présent sur la liste ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 12 avril 2011 à  20:07 :

      De même que Pierre Fresnault-Deruelle et Dominique Mattéi, il ne figurait plus dans les liste des candidats proposée par le Bureau.

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  • "L’Exposition des 20 ans de L’Association à Aix en Provence. À l’exception de Menu, tous les fondateurs de L’Association en sont absents..."

    Non. Sont présents Stanislas, Mattt Konture et Mokeit.

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    • Répondu le 13 avril 2011 à  14:39 :

      J’ai corrigé la légende en fonction de votre remarque.

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  • La tragédie de l’Association
    14 avril 2011 11:49, par Fan

    Est ce que Marjane Satrapi était au vote ? (ses BD sont la plus grosse vente réalisée depuis la création de l’Association). Quel est son avis sur la crise de l’association, avez vous tenté de la joindre ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 avril 2011 à  11:59 :

      Nous ne l’avons pas contactée directement car nous savons qu’elle préfère ne pas se prononcer publiquement dans cette affaire.

      D’après nos renseignements, elle reste sur la réserve car elle sait que son intervention aurait un poids excessif dans une affaire qui devrait pouvoir se régler sans elle.

      Comme elle réalise cette année son film live tiré de "Poulet aux prunes", elle a d’ailleurs d’autres chats à fouetter.

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      • Répondu le 14 avril 2011 à  12:44 :

        ... d’autres Shahs d’Iran à fouetter.

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        • Répondu par . le 15 avril 2011 à  09:05 :

          Marjane reste le satrape (protecteur du royaume) de Menu...

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  • Si j’ai bien tout compris, c’est formidable, tout le monde s’est réconcilié (du moins parmi les fondateurs). Donc les prête-noms, personnes réputées ou arrogantes n’ayant pas fait grand chose depuis 2005, dehors. Et l’on se retrouve quasi à l’identique, comme en 1990.


    On m’a souvent reproché ici de penser que c’était mieux avant. Là, je suis parfaitement d’accord ! Après tout,les premières années de Lapin furent riches et variées, jusqu’à la dégénèrescence qui frappa après le départ de la majorité des co-fondateurs. Car alors, sous la seule houlette de Menu, la ligne radicale s’imposa, et la production devint illisible et invendable (1500 exemplaires, ce n’est quand même pas beaucoup, merci de l’avoir signalé, cher Laurent Le Vice !°).


    Retour donc à la case-départ. Il y a quand même une chose peu précise : les cofondateurs partis d’eux-mêmes (selon Menu) vont-ils désormais participer aux réunions éditoriales, ou vont ils en plus recommencer à publier dans Lapin ?

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    • Répondu par Guerlain le 15 avril 2011 à  11:14 :

      Faut-il être naïf pour croire que cette AG va permettre de faire table rase de toutes les dissensions et que tout va redevenir comme avant, comme chez les bisounours. En tout cas, cette histoire nous aura permis de découvrir que Oncle François était aussi un fervent supporter des premières heures de l’Association, et amateur de Lapin (de lapines, on le savait déjà).

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      • Répondu par Vera Candida le 15 avril 2011 à  15:37 :

        c’est quiiiiiiiii oncle françois ?

        Bon maintenant que les fondateurs sont là est ce que ça veut dire que L’association va publier TOUTES leurs bédé ?? (parce que "journal d’italie" de david B c’est vraiment pas bien, je ne lis plus Sfar depuis un moment, idem pour Trondheim même si j’en lis encore quelques uns...) donc j’ai un peu peur que l’Association perde de sa radicalité.
        Je dis ça parce que David B parlait de l’intégrale du haut mal, et pareil je ne comprends pas trop, comme si c’était un privilege.

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        • Répondu par Oncle Francois le 15 avril 2011 à  19:42 :

          C’est moi l’oncle François, mademoiselle Vera !

          Pour répondre à votre question sur l’intéret d’une intégrale du Haut-Mal, je vous dirai déjà qu’il s’agit d’un des premiers best-sellers de l’Association, à juste titre d’ailleurs. Composée de six volumes cette histoire pourrait tenir en deux Intégrales. C’est d’ailleurs la formule que les américains ont retenu pour la publier par chez eux. Un moment, il était même question, pensé-je me souvenir, que l’Asso la republie sous cette forme. Après tout, les Intégrales (ou plutôt monovolume pour rester dans l’esprit associatif) se vendent bien, qu’il s’agisse de Persepolis ou de la guerre d’Alan. Donc si l’Asso a des problèmes de sous, cela pourrait l’aider, maintenant que David B. N’y est plus opposé. Si vous aimez cet auteur, je vous conseille la lecture des Babel (Vertige) ou des Trois savants (Cornelius). Bien cordialement !

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