Le cinéma de Goscinny à la Cinémathèque de Paris

17 juillet 2017 1 commentaire
  • On vous l’a déjà dit : cette année, la rentrée sera Goscinny. À l’occasion des 40 ans de sa disparition, bon nombre de nouveautés paraîtront et deux grandes expositions majeures célèbreront les facettes les moins bien connues du scénariste. Nous nous penchons sur celle qui pourtant a eu le plus grand impact médiatique : son travail pour le cinéma.

Le cinéma, c’était la passion de René Goscinny. Ce n’est rien de dire que celui qui rêvait de travailler pour Walt Disney a cherché toute sa vie à porter ses personnages et ses univers à l’écran, et qu’il y a pleinement réussi, même si sa disparition prématurée en a diminué le plein potentiel ; qu’en même temps, comme pour beaucoup d’autres, le cinéma l’a influencé d’une façon déterminante, le poussant à la fois à en récupérer la magie pour la mettre sur le papier, mais aussi à parfaire ce qui constituait les spécificités du 9e art qu’il a porté à la perfection avec une réussite incontestable.

Mais sait-on le rôle qu’il a joué dans le cinéma ? Sait-on qu’il a été gagman pour Bourvil, qu’il a travaillé sur le script d’un film live de Tintin ?, qu’il a été scénariste de dramatiques télévisuels joués par Jean Rochefort ?, scénariste du Viager et des Gaspards de Pierre Tchernia ?, qu’il a fondé avec Albert Uderzo le studio Idéfix, la première tentative de création en France d’un studio « à la Walt Disney » ? Sait-on qu’il a reçu un César (posthume) pour sa carrière ?

Le cinéma de Goscinny à la Cinémathèque de Paris
Cinématique des studios Idefix
© Albert René/Hachette - Cinémathèque de Paris
Photo DR. © Albert René/Hachette - Cinémathèque de Paris

Sait-on enfin précisément quels sont les films qui l’ont influencé, outre le Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz pour Astérix et les westerns de John Ford pour Lucky Luke ? Ces aller-retour permanents entre la case et l’écran est un des aspects les moins connus du scénariste. Autour de ses productions les plus emblématiques : Astérix, Lucky Luke, Le Petit Nicolas et Iznogoud, et de ses films les plus célèbres, c’est une nouvelle facette de sa création que l’on découvrira à l’automne.

Un épisode d’Astérix inspiré par le "Satyricon" de Fellini.
© Albert René/Hachette - Cinémathèque de Paris

« J’étais parti aux États-Unis dans l’espoir de travailler chez Walt Disney, mais Walt Disney l’ignorait  » constatait Goscinny, un peu amusé par son aventure. L’aveuglement de Disney nous a finalement été profitable à nous qui, par millions, petits et grands, avons pu rire et sourire à ses histoires imprimées et filmées.

© Albert René/Hachette/Gaumont - Cinémathèque de Paris

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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L’exposition sera ensuite transportée à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême du 22 juin au 9 décembre 2018

EXPOSITION TEMPORAIRE
GOSCINNY ET LE CINÉMA
ASTÉRIX, LUCKY LUKE & CIE
du 4 octobre 2017 au 4 mars 2018 à La Cinémathèque française
Exposition coproduite par
La Cinémathèque française et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, en partenariat avec l’Institut René Goscinny.
Le site de la cinémathèque

 
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1 Message :
  • J’ai le souvenir aussi des Fêtes de Noël à la toute fin des années 70 où la première chaine diffusait les "mini chroniques de René Goscinny" avec un certain "Bouchard" et un générique où le dénommé Bouchard jouait au flipper dans un bistrot. C’était très drôle et dans l’esprit de ses collaborations avec Pierre Tchernia.

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