Répondu par MAX CABANES le 25 novembre 2006 à 14:28 :
Aaah, mon p’tit gars, j’adorerais ça , que les affiches ne soient plus que des illustrations, des tableaux de genre, ou bien abstrait, même culcul allez, ou pompiers etc...Bref, des "propositions" dénuées de toute vulgarité mercantile...Ce serait ,disons, une respiration .(respirer ne sera jamais rétrograde, mais je suis prêt à entendre la démonstration du contraire)
— Alors la publicité serait porteuse de (vrai) sens ? Qui dira le contraire ? La plus naïve illustration de boîte à camembert contient sa charge sémantique, une vignette de "tintin" où d’astérix de même, le sens est simultané à l’image, quelque soit le genre graphique qui s’exprime. Rions un peu : si le genre "illustratif " était vide de sens, il serait très en vue dans l’art contemporain. Bon, pas de prosélytisme, mais il y a longtemps que j’ai choisi :
bien qu’il m’arrive de faire la différence entre une bonne et une mauvaise pub (j’ai mes perversions), je préfère la pire des réclames nunuche (qui à l’avantage de m’attendrir) à la culture de la publicité "stylée", "glacée"(là ça marche !), "coup-de-poing"(si seulement c’était ça !), ou "potache-canaille-clin-d’œil", toute une déclinaison spécieuse qui vient nourrir le large champ sémantique du libéralisme auto-satisfait. (oups ! Pléonasme !)
Pourquoi ne pas "vendre" le festival ? Mais oui, bien sûr, quelle formidable idée ! Enfin une bonne pinte de sens ! Pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ? C’est tellement simple, intelligent, spontanément "jeune". Waow ! Vendons le festival comme n’importe quel autre gros truc à vendre !
Répondre à ce message
-
Répondu par f*Parme le 26 novembre 2006 à 00:03 :
Aaah mon vieux gars de la génération Baby-Boom (Max Cabanes est né en 1947)... La génération qui a tout bouffé en prétendant faire le contraire et en se leurrant donc lamentablement. La génération qui consommait du Rock et de la BD. La génération toujours en quête de nouveauté, comme si c’était possible !!! "T’as écouté le dernier album de machin, t’as lu la dernière BD de Truc ?..." Et on en est encore là aujourd’hui. Il faut toujours être au courant du dernier truc qui sort pour être dans le coup. Comme si c’était forcément mieux parce que sorti cette semaine. Un truc chasse l’autre et c’est très vite l’amnésie collective qui engendre en plus des collectionneurs !!! Combien de faux évènements ? Et quand enfin, un vrai truc complètement nouveau arrive, il a presque toutes les chances d’être noyé dans la masse. Nous (vos enfants) avons hérité de vos défauts pour les transmettre à notre tour. Tel courant a remplacé tel autre mais en fait, tout n’est que répétition, répétition, répétition... séries.... Hier le comics pour faire branché, aujourd’hui le manga pour faire chébran, demain on trouvera bien autre chose, une nouvelle école de dessinateurs clones pour faire "style", n’importe quoi du moment que la masse des jeunes absorbe la même camelote pour se démarquer des anciens. Tout ça, c’est trop bien car c’est de la Contre-Culture ! La belle invention ! La belle arnaque capitaliste qui dure depuis plus de 50 ans !!! La Contre-Culture : des produits pour les jeunes, des objets "Kleenex",sexys, pas chers, fabriqués en série... Cette Contre-Culture qui s’est petit à petit imposée comme Culture. Quand j’entends contre-culture, je sors ma lime à ongle... et je ne veux pas croire qu’une affiche soit faite pour autre chose que pour annoncer et donc pour vendre. Le festival d’Angoulème est un supermarché, une librairie payante ou les auteurs et les éditeurs vendent leurs bouquins et les lecteurs demandent des plus-produits ou dédicaces... C’est un commerce, il n’y a pas de honte à le dire et je n’ai pas envie qu’on m’habille les choses avec des fioritures à la papy pour me les faire gober. Imagine de Lennon est une super réussite commerciale !!! Ben Astérix de Ce cher Goscinny, c’est dans le même genre.
Le capitalisme répond idéalement à nos désirs de liberté que nous penchions du côté libertaire ou libéral. Notre monde est vulgaire et mercantile et que ce soit clair. Les affiches sont des publicités et les couvertures de nos albums aussi. La BD est un luxe des pays riches et vous comme moi en profitons plutôt agréablement.
L’affiche de Lewis est saine parce qu’elle cogne, elle frappe, elle annonce le festival et la couleur qu’il prendra cette année. En tout cas je l’espère. Et si l’année prochaine, Angoulème ressort ses charentaises, ben... il ne peut pas faire beau tout le temps non plus et on ressortira nos parapluies pour aller avec. Si je suis invité à m’y rendre cette année, je n’hésiterai pas à y vendre ma marchandise comme un maraîcher fier de ses beaux fruits. Et si vous ne comprenez pas mon cynisme et mon second degré : tant mieux, de toute façon, je suis sans illusion :-) f*
Répondre à ce message
-
Répondu par Franck BIANCARELLI le 26 novembre 2006 à 17:13 :
Mais Fabrice ?!?
Tu dis n’ importe quoi ...
On se croirait sur un forum
Répondre à ce message
-
Répondu le 11 janvier 2007 à 19:28 :
Faut bien que je m’amuse un peu... Huhuhu !
f*
Répondre à ce message