
Il aura fallu attendre près de quatre ans (le tome 1 reparaît d’ailleurs avec une nouvelle couverture) pour connaître la fin de l’escapade familiale racontée par Lax. Un voyage peu commun ou les destins de chacun vont se croiser dans les majestueux paysages du Népal au XIXe siècle.
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Calay, père de famille humble mais fier, avait passé l’essentiel de la première partie du récit à la recherche d’un de ses fils, retiré dans un monastère.
Commence ici un chassé-croisé à la fois familial et romanesque : l’aîné, apprenant le voyage du père, part à son tour à sa recherche, abandonnant l’armée anglaise dans laquelle il est pourtant engagé. Tel un combattant aguerri qu’il est devenu, Resham parvient à libérer son père, capturé par un sbire venimeux ayant identifié Calay comme espion. Pour le père et le fils, il va désormais falloir non seulement échapper à ce redoutable prédateur, mais aussi retrouver le chemin de la maison, tandis que la santé de Calay se dégrade...
Les Chevaux du vent offre un saisissant contraste, plus fort encore dans ce deuxième volet. D’un côté les valeurs nobles du rassemblement familial, du devoir filial, de l’autre l’esprit d’aventure et de combat. Les scènes d’affrontement baignent ainsi dans une atmosphère décalée, avec des rituels autant physiques que rhétoriques.
Au-delà de l’aspect élégant et profond du récit, le scénario de Lax met l’accent sur la fragilité des destins. Mais l’amertume et le fatalisme qu’il charrie amènent non pas à la noirceur, mais à la réflexion.

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lire la chronique de la première partie
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(par David Taugis)
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