Les Enfants de Sitting Bull - Par Edmond Baudoin - Coll. Bayou - Gallimard

15 novembre 2013 1 commentaire
  • Entre souvenirs familiaux et réflexion sur la cause indienne, Baudoin nous livre une œuvre ouverte où il se révèle autant qu'il raconte.

Ouvrir un album de Baudoin est toujours un plaisir parce que c’est à chaque fois un exercice de sincérité, une conversation avec un ami.

Avec son dessin-écriture où le trait vagabonde, où la couleur semble toujours chercher son chemin, même quand elle n’est que d’encre noire, Baudoin joue avec le net et le flou : dans l’écheveau d’esquisses d’un corps, un visage surgit avec sa belle vérité, vous interpelle du regard.

Baudoin nous parle de Nice, de son grand père aventureux, marin ayant vécu aux Amériques, vivant avec les scouts de Buffalo Bill, construisant le Pont de Brooklyn dans la New York fin de siècle, chopant la petite vérole dans les bordels de Cuba...

Les Enfants de Sitting Bull - Par Edmond Baudoin - Coll. Bayou - Gallimard
Les Enfants de Sitting Bull - Par Edmond Baudoin - Coll. Bayou - Gallimard
(c) Gallimard

La légende familiale est parfois soutenue par des documents : portraits du grand-père en uniforme de marin avec sa tête de Pierre Loti, carnet militaire... Viennent s’y ajouter des croquis pris sur le vif lorsque l’auteur rencontre au Québec des membres de la communauté indienne : ces fameux "enfants de Sitting Bull" et puis, en fin de volume, une parodie de ces westerns de gare qui ont peuplé notre enfance, sauf que cette fois, c’est l’Indien qui gagne...

Un album réjouissant, comme souvent chez le Niçois.

Les Enfants de Sitting Bull - Par Edmond Baudoin - Coll. Bayou
(c) Gallimard

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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1 Message :
  • vivant avec les scouts de Buffalo Bill

    Plutôt « avec les éclaireurs de Buffalo Bill », non ?

    Même en mettant une couche d’italique sur l’anglais scouts, ça donnerait encore l’image d’une patrouille de mouflets style les Castors Juniors ou seniors, les Hannetons ou autres Libellules primesautières.

    Malgré son surnom totémique en diable, ce Buffalo Bill n’était pas vraiment Baden-Powell, encore moins Totor ou Hamster Jovial, hein ?

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