Mastantuono (Elias le maudit / Tex Willer) : « Tout doit être crédible dans le dessin »

5 septembre 2017 3 commentaires
  • Dans la continuité des labels Semic et Erko, les éditions Clair de Lune ont relancé avec succès en France l'aventure "Tex Willer" de 2009 à 2014. Au-delà des histoires de ce célèbre héros en provenance d'Italie, cela a permis de remettre au goût du jour (et dans un nouveau genre), bon nombre de dessinateurs de renom. Mais plus encore, cela a permis de révéler d'autres dessinateurs de talent comme l'italien Corrado Mastantuono dont les quelques incursions dans le marché franco-belge sont passées jusqu'ici injustement inaperçues. Ainsi, sa série "Elias le maudit", édité chez "Les Humanoïdes Associés" à partir de 2004, aurait certainement mérité un bien meilleur intérêt...

En janvier 2009 est paru en France, "Le Prophète Hualpai" : bon nombre de lecteurs ont été époustouflés par votre dessin...

Cet album fut réalisé pour la série italienne "Tex Spécial" qui, en Italie, vient d’être publiée en grand format et qui est souvent confiée à un grand nom, surtout sur le plan international : Kubert, Font, De La Fuente etc. J’ai dû me confronter à mes débuts au monolithe des « fumetti » au niveau mondial avec ces bandes dessinées des rangers ! Ce défi qui m’exaltait me préoccupa aussi beaucoup. J’ai cherché à explorer le personnage sans le dénaturer. Je me suis forcé à en donner une interprétation avec mon propre style graphique sans refaire servilement la même chose que les autres. Mais aussi tout en restant dans leurs traces... La richesse de ces 220 pages m’a pris presque quatre années de ma vie professionnelle !

Le format classique franco-belge est de 48 pages. Dessiner une histoire de 220 pages, cela ne fait-il pas peur avant d’aborder un tel projet ?

Le fait de travailler pour la série régulière de Tex Willer, à la fin on s’y habitue ! Il y a deux ans, une histoire a été publiée sur trois albums pour un total de 300 pages. Le secret est celui-ci : oublier le travail dans sa complexité et concentrer son travail à chaque fois sur un groupe de dix ou quinze planches. C’est comme cela que mon histoire a pu finalement être livrée. Comme je le faisais à mes débuts pour la revue « Comic Art » à la fin des années 1980…

Mastantuono (Elias le maudit / Tex Willer) : « Tout doit être crédible dans le dessin »

Dans votre album "Tex Spécial" (et malgré ce nombre incroyable de pages), votre dessin reste à la fois dynamique et très soigné : c’est un plaisir à lire.

Pour moi, cela a été d’une grande aide de pouvoir d’abord me familiariser avec le western grâce à ma collaboration sur la série de Bonelli « Magico Vento » (« Esprit du vent »). Et là, avec ce « Tex Spécial », je me suis essayé seul pour la première fois avec cette atmosphère, avec tout ce qui rappelle ce genre, tous ces éléments iconographiques et surtout avec... les chevaux ! Les chevaux (surtout au départ) sont le désespoir de chaque dessinateur qui essaye de s’approcher de leur structure anatomique. Clairement, dessiner un cheval simplement, ce n’est pas vraiment un problème. Ça reste assez évident : on se documente, on regarde des photos, on étudie le tout et le jeu est fait... Ce qui est exigeant, c’est d’arriver à s’approprier leur construction, d’arriver à les dessiner avec désinvolture quelle que soit la perspective. Et ceci, à chaque situation, en se basant uniquement sur des connaissances acquises.

Combien de temps mettiez-vous à cette époque pour faire une seule planche de Tex ?

Environ deux ou trois jour pour chacune des planches que je réalisais en noir et blanc.

Comment travaillez vous votre dessin ?

Ma technique est définitivement traditionnelle ! Et aussi parce que là on parle d’une histoire qui fut réalisée entre 2003 et 2007. Les possibilités numériques existaient mais n’étaient pas autant répandues qu’aujourd’hui. Je dessine donc avec un crayon HB sur un carton satiné et je repasse avec de l’encre de chine en me servant d’une petite plume « Raphaël n°1 ». Ni plus ni moins ! Exactement comme on faisait de la bande dessinée il y a cent ans. Le format interne de chaque planche est d’environ trente centimètres par quarante.

À feuilleter votre "Spécial 21", il y a une vrai dynamique de cadrage dans chaque vignette et même pour les scènes de dialogues...

Oui, car je consacre beaucoup de temps à la mise en scène et à l’interprétation des personnages. Je trouve que chaque élément individuel est fondamental pour pouvoir raconter au mieux l’histoire. Il finit par jaillir une vérité de cet équilibre qu’il y a entre ce qu’on raconte et la manière de le raconter. C’est nécessaire pour la réussite du tableau !

Quel personnage avez-vous aimé dessiner le plus ? Ou le moins ?

Le plus facile et peut-être aussi le plus amusant, c’est Kit Carson ! Le fait d’avoir une moustache et une barbichette le rend facilement identifiable et traduisible graphiquement avec peu de traits au crayon. Même son esprit potache aide : on peut expérimenter les grimaces, essayer avec lui des expressions qui seraient impossibles à faire jouer aux autres personnages. Et encore moins avec Tex ! En fait, le travail le plus difficile vient vraiment de lui, de Tex ! Son jeu est mesuré : juste un insignifiant détail peut le rendre méconnaissable ou déplaisant. Au bout de dix ans, il est le seul personnage à être encore en mesure de m’intimider. Je l’affronte toujours avec ce respect dû à sa forme physique… dont on ne peut s’écarter ou s’affranchir !

J’ai un peu du mal avec le personnage de Tiger Jack. Mais vous, vous avez réussi à le rendre plus viril, plus crédible...

Tiger est un personnage aux contours indécis. Les interprétations données aux différents personnages varient et sont encore une fois contradictoires. Pour Tiger Jack, j’ai surtout eu des difficultés au tout début sur la manière de focaliser la structure de son visage. Il affichait une expression courtoise et sérieuse (comme tous ceux originaires d’Amérique) et en même temps, on ne pouvait trahir sa virilité ni sa force solaire. Non, il n’a pas été facile… mais page après page, je me suis aperçu que le personnage se dessinait seul finalement, jusqu’à arriver à la solution que vous avez découverte dans l’album et dont je suis devenu particulièrement fier en effet !

Comment faites-vous pour maîtriser ainsi l’encrage en noir et blanc, les jeux de lumière ?

Pour les bandes dessinées où l’on n’emploie pas la couleur, l’encrage est fondamental ! Grâce à l’encrage, on réussit à interpréter chaque chose : une atmosphère, l’ombre, le matériel, les wagons, l’intérieur d’une mine, une lampe à huile... Tout doit être crédible et tout doit pouvoir être perçu en trois dimensions. Tout ça par la seule utilisation du noir et blanc ! Dans les années passées, j’ai cherché à affiner cette technique en gardant toujours à l’esprit les leçons des grands maîtres. Alberto Breccia nous plaisantait sur l’idée d’un concept très télégraphique : « Encrer c’est facile. Il suffit de mettre des formes sombres quand le fond est blanc et de mettre des formes claires quand le fond est noir ! ». Derrière ce petit paradoxe se cachent beaucoup de vérités sur la BD en noir et blanc.

Vous avez mis énormément de détail dans "Le Prophète Hualpai", c’est très agréable !

L’impression de cet album en grand format m’a obligé à me consacrer aux détails de façon méticuleuse. Beaucoup plus que pour les albums réalisés jusqu’à ce jour, pour ma propre maison d’édition ! La difficulté a été de rester concentré comme cela pour toutes les pages et de ne pas se laisser aller à la tentation d’accélérer pour diminuer le temps nécessaire à la réalisation de tous ces détails. Là où le lecteur pourrait être moins attentif par exemple, là où son attention pourrait ne pas avoir à s’arrêter… Résister à cette tentation est une entreprise encore plus titanesque que de réaliser une histoire longue de quatre ans.

Il y a aussi un personnage féminin indien que vous représentez de manière très sexy...

Dans le scénario il n’y avait pas de description de la compagne du prophète. Mais je l’ai immédiatement imaginée à la fois sexy et sauvage. Je me suis risqué à quelques libertés avec la censure de Sergio Bonelli qui me fit quand même rallonger la jupette de la demoiselle pour la rendre moins dévêtue. D’une manière générale, ça me plaît beaucoup de dessiner ces jeunes dames qui suivent toutes mes fantaisies et qui me permettent ainsi de rendre hommage aux pin-up des années cinquante.

Quelles différences entre les histoires livrées par Nizzi et celles de Boselli ?

Ils sont géniaux tous les deux même s’il y a beaucoup de différences entre eux dans leur manière de travailler. Le premier laisse beaucoup plus de liberté dans la mise en scène et dans les cadrages où le dessinateur pourra interpréter la suite comme bon lui semble. Boselli est plus rigoureux et plus intéressé à suivre chaque jalon du parcours créatif. Les deux sont des professionnels louables et leur travail contient tous les éléments utiles (et non superflus) pour permettre de dessiner la moindre vignette sans avoir à douter, ni à subir le moindre ralentissement.

Êtes-vous un amateur de western ? Que lisez-vous ?

Le western me plaît beaucoup et encore plus si possible, s’il est amusant à dessiner. Une fois que vous entrez en harmonie avec son atmosphère et que vous digérez bien tous les éléments qui se répètent, se jeter à fond sur les pages blanches est extrêmement plaisant ! Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, tout ne fait que se répéter. Mes lectures à moi partent dans toutes les directions, je ne peux répartir mes préférences par genre. En réalité, je pense plutôt qu’il y a des histoires qui se racontent bien et d’autres moins bien. C’est seulement ça qui fait la différence !

Savez-vous que votre style de dessin est facilement identifiable ?

Non, je ne m’en rends pas compte. Le style de chacun n’est pas un choix, c’est une sorte de cage au sein de laquelle nous avançons avec discrétion. Le style, c’est la différence qu’il y a entre ce que tu réussis à faire et la perfection de la réalité. Je pense que sans style, hé bien… on ne pourrait jamais frôler toute la poésie de notre art.

Quel est votre rythme de travail ?

Le temps de réalisation d’une planche de Tex varie de deux à trois jours. Ma journée de travail est plutôt régulière. Réveil à sept heures trente puis on se prépare et on emmène les enfants à l’école. Retour vers neuf heures et je commence à travailler. Ceci jusqu’à treize heures trente. Une pause d’une heure environ pour le repas de midi, puis on regarde le courrier, on répond aux mails et puis on retourne travailler jusqu’à vingt heures trente. C’est ainsi tous les jours de la semaine…

Y a-t’il une manière différente de travailler entre un Tex Spécial et un Tex Mensuel ? Faut-il dessiner plus vite ?

Le «  Tex Spécial » est publié dans un format qui fait presque le double de la série régulière. Par conséquent, ça nécessitait pour moi un soin des détails et une recherche extraordinaire. Cependant, il faut aussi reconnaître que, puisque cela était ma première contribution au projet « Tex », le temps de réalisation d’une simple page passait ainsi nécessairement par une phase d’étude et d’exploration des personnages. Dans les histoires suivantes, donc pour toutes celles pour la série régulière (et qui est dans un format poche), je me suis vu de plus en plus accélérer. Ceci jusqu’à arriver à réduire presque de moitié le temps de réalisation. J’ai pu passer ainsi de quatre à deux ans pour une double histoire qui tiendra sur 220 pages.

Avez-vous relu vos deux histoires qui composent l’album "Les Justiciers de Vegas" en France ?

En fait, cette histoire a été lancée par moi et réalisée de manière professionnelle en association avec Mauro Boselli. Lui était déjà un auteur officiel de la série du temps de la série « Tex Spécial »... Depuis des années, mon travail était particulièrement suivi par Sergio Bonelli en personne. Dans « Les Justiciers de Vegas » (premier épisode pour moi de la série régulière de Tex), et au delà de l’honneur qui m’a été fait de pouvoir continuer à dessiner notre "ranger" (c’est une réelle promotion sur le terrain quand votre mérite est reconnu après un album « Spécial »), Boselli venait ainsi de me confier une histoire sophistiquée et d’une réalisation impeccable. Il a immédiatement réussi à comprendre avec quelle corde me stimuler et appuyer sur les atmosphères sombres qui sont une tendance naturelle chez moi.

Les scènes de duel sont souvent décevantes. Dans ces "Tex 601-602", la votre est plutôt une réussite...

Si vous voulez réaliser un affrontement épique, il faut tenir le lecteur en haleine, suspendu, qu’il soit embarqué dans un rythme pressant, presque frénétique… et le tout, sans que la lecture ne soit embrouillée !

Les lecteurs franco-belges ne vous connaissent quasiment qu’à travers la série "Elias le maudit" édité chez les Humanos de 2004 à 2007. A-t’elle bien fonctionné ?

La première édition ne s’est pas vendue beaucoup pour l’époque : je crois autour de sept mille exemplaires. Mais ensuite, ça peut varier à moyen terme avec le rachat pour diverses réimpressions pour kiosques et marchés d’été. On a fait une version américaine d’ « Elias le maudit » et une version espagnole. Puis toute une série de recueils et de versions intégrales.

« Elias le maudit » propose un univers très étrange : un vrai dépaysement !

Mon histoire sur la série « Elias le maudit » s’est bien déroulée. Je n’ai pas rencontré de difficultés pour m’imprégner dans cette atmosphère raréfiée. Je croulais même sous la narration de Sylvianne Corgiat : c’était riche et évocateur. Et puis, je trouvais le milieu fortement stimulant : un Moyen-âge fondu aux éléments mécaniques et modernes. C’est à la fois ancien et moderne, dans un calendrier totalement impossible à définir. Le registre virait sans aucun doute vers le grotesque, surtout dans la séquence où jouaient Bertil et le géant Aranéo. Le pari consistait précisément à tenter de rendre convaincantes les deux scènes hautement dramatiques de l’histoire et les deux spectacles à la fois comiques, de façon à ce qu’ils s’avèrent tous les deux, convaincants et crédibles.

J’ai choisi de ne me servir d’aucun type de documents (même pas iconographique) pour ne pas être influencé par aucun type de conditionnement. L’idée était de n’étudier aucune production de BD fantastique existante pour éviter les tournures caractéristiques de ce genre. Je voulais mon style et mon propre langage visuel. J’exigeais de ne pas répéter un parcours déjà tracé par d’autres avant moi. Il me fallait conserver mon savoir-faire dans le genre, conserver le regard clair de mon imagination. Ceci avec juste une pincée de mémoire pour arriver à un produit suffisamment original et qui ne trahisse pas non plus les attentes des amoureux du fantastique !

Comment réalisez-vous de manière différente une couverture d’une planche intérieure ?

La première couverture de cette série est une illustration réalisée au crayon noir et à la couleur acrylique. Pour les autres illustrations, j’ai colorisé personnellement de manière numérique. A l’inverse, les planches sont réalisées de manière très classique : à l’encre de chine, plume et pinceau. Par contre, la couleur des planches était aussi en numérique et obligée d’être confiée à l’extérieur pour réduire le temps de réalisation.

Vous vous régalez à dessiner des personnages sexy comme Evangèle ?

Sans aucun doute ! Ça ma plaît de dessiner des personnages féminins ! Et le personnage d’Evangèle avait toute l’énergie, la sensualité et l’érotisme qu’il fallait pour stimuler la partie la plus excitante de mon crayon ! ( Rires )

Pourquoi aucune autre publication en France ? Êtes-vous sollicité par des scénaristes ?

Après la publication de la trilogie d’ « Elias le maudit », la maison d’édition des Humanos a traversé une mauvaise période et fut contrainte d’arrêter beaucoup de séries qui étaient pourtant programmées : toutes celles qui nécessitaient de prendre un peu des risques. Dont celle avec Bertil le nain… Mais en réalité, j’ai publié d’autres petites choses en France : une couverture pour Glénat, le volume deux des contes « Des Dieux et des hommes » chez Dargaud etc.

Dessin original réalisé pendant l’interview

J’ai souvent été à deux doigts de signer des contrats avec de grandes maisons d’édition, sur divers projets, mais les occasions se sont terminées à chaque fois de manière défavorable. La collaboration n’est jamais arrivée à bon port. Il y a quelques années, j’ai eu des problèmes avec quelques directeurs éditoriaux chez des maisons d’édition françaises. Donc j’ai interrompu toute collaboration ! Plus récemment, par manque de temps, j’ai été contraint de refuser quelques propositions qui me semblaient pourtant importantes…

Vous avez aussi dessiné pour Mickey en Italie ? C’est surprenant.

Je crois que mes irruptions dans les deux genres sont liées, l’une comme l’autre, à des circonstances accidentelles. Et un peu liées aussi à la peur de m’ennuyer dans mon travail quotidien… J’ai commencé à réaliser des bandes dessinées sur un terrain réaliste avec le magazine « Comic Art » et dans le domaine humoristique avec Disney (mais dans un registre presque contemporain). J’ai connu une amélioration de manière progressive sur ces deux fronts. Si un dessinateur acquiert trop de confiance ou d’aisance dans un de ces deux genres, il trouvera difficilement l’énergie nécessaire pour repartir de zéro dans l’autre domaine. L’écart serait trop important. Devoir répartir du début deviendrait alors frustrant.

Ça a été le cas pour moi à mes débuts : j’ai rencontré de grosses difficultés du fait de ce changement qui s’opérait si souvent dans mon registre graphique. Puis, avec le temps, j’ai réussi à exploiter cette particularité. Et ça m’a permis de véhiculer les expériences réussies d’un domaine vers l’autre. Comme je disais, c’est la peur de l’ennui en travaillant : l’ennui crée de la fatigue dans le travail !!! Notre travail est une activité créatrice mais malheureusement aussi répétitive. Il absorbe beaucoup d’énergie, surtout psychique. Après avoir esquissé, interprété, dessiné et encré des dizaines et des dizaines de pages d’une histoire, quand on arrive à écrire, en bas à droite, le mot FIN, on est complètement vidé. Je crois que (quel que soit le genre), quand on referme un chapitre, il serait vraiment malvenu de reprendre le crayon dès le lendemain pour démarrer une nouvelle histoire dans le même registre graphique. Il y a un dicton qui dit : « Quand tu es fatigué de faire une chose, ne t’arrête pas, change la chose que tu es en train de faire »…

Les fans vous connaissent aussi à travers Nick Raider. Quels sont vos projets à venir ?

Personnellement, je suis en train de terminer un projet très ambitieux sur la vie de Tex Willer quand il était jeune. C’est une chance mais il est traité comme un album cartonné à la française, avec le format classique de 46 planches en couleur. Il y a une multitude de vignettes, de dessins sur la table et d’autres diverses de la tradition Bonelli. Comme vous le voyez, ma destinée m’a amené à ce que je revienne me confronter avec ce type de format…

Propos recueillis par Jean-Sébastien Chabannes
http://pabd.free.fr/ACTUABD.HTM

(par Jean-Sébastien CHABANNES)

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3 Messages :
  • Merci 1000 fois pour l’interview de ce grand maître du dessin, aussi bien réaliste que comique. Mastantuono est un virtuose mais il reste malheureusement bien trop méconnu en France.
    Il est à noter que son chef d’oeuvre à ce jour, le TEX Special dont vous parlez, a été honteusement édité en petit format et sur un papier de mauvaise qualité par Clair de Lune. Une abération étant donné que c’est le plus beau et le plus sophistiqué ! Il vaut mieux rechercher la version italienne noir et blanc qui rend hommage à l’investissement de son auteur (220 pages / 4 ans !)…

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    • Répondu par JSC le 15 septembre à  23:05 :

      Entièrement d’accord : "Le prophète Hualpai" est un chef d’oeuvre graphiquement mais "Clair de Lune" n’avait pas encore lancé sa collection "Prestige". Ça mériterait une réédition !

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    • Répondu le 16 septembre à  09:34 :

      "ce grand maître du dessin, aussi bien réaliste que comique"

      Vous êtes dessinateur de BD ?

      Cochez la case correspondante :

      A : réaliste

      B : comique

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