Mike Carey présente HellBlazer T1 - Par Mike Carey - Marcelo Frusin & Steve Dillon - Urban Comics

12 novembre 2017 0 commentaire
  • Retour aux sources pour John Constantine : De nouveau en Angleterre, il fait face à une sœur repoussante, qui le méprise. Une intrigue à l'anglaise, voici le choix de Mike Marey, avec une tournure sociale, et une ambiance sombre à souhait. Pour les amateurs de polars noirs!

Créé par le génie Alan Moore, HellBlazer s’est vu à maintes fois pris en charge par des auteurs de talent. Pour ne citer que les plus prestigieux, nous retiendrons Warren Ellis et Garth Ennis qui, grâce à leur touche personnelle, ont densifié les ambiances des enquêtes mystérieuses de du magicien John Constantine.

À l’instar de Brian Azzarello, son prédécesseur, c’est au tour d’un autre auteur de grande renommée à venir s’y frotter : Mike Carey, fort connu notamment pour ses participations sur X-Men. D’ailleurs, Urban Comics publie coup sur coup deux de ses ouvrages : HellBlazer ainsi que The Unwritten, un récit fantastique mêlant magie et surnaturel.

Dans le présent album, John Constantine revient en Angleterre, sa terre natale, où il ne peut que constater l’état catastrophique et la vie chaotique de sa sœur Cheryl. Lais comment intervenir ?

Mike Carey met en place un scénario fluide, où des messages d’ordres sociétal et psychologique (sens moral, quête d’identité...) au lieu d’actions qui tournent à vide. Ce qui n’empêche pas de ramener ce qu’il faut de méchants patibulaires, d’hémoglobine et de gueules cassées... Tout comme des prédécesseurs Warren Ellis ou Garth Ennis, Mike Carey pimente le récit de dialogues et rde épliques cinglantes teintées d’humour noir.

Différents dessinateurs se partagent les histoires de ce récit. Marcelo Frusin contraste ombre et lumière dans un découpage original et diversifié qui rappellent les grands maîtres du cinéma fantastique italien Dario Argento ou Mario Bava tout en plans rapprochés angoissants. Ici, chaque détail a son importance, ce qui convient bien à Steve Dillon, autre virtuose du dessin, dont ion se souvient de La Sorcière rouge chez Panini Comics.

Cette brique de plus de 300 pages ravira non seulement les fans de HellBlazer mais permet aussi, grâce aux qualités de Mike Carey, de conférer un nouveau souffle à cette série mythique. Ce type d’ouvrage s’adresse, il va de soi, à un public averti.

Mike Carey présente HellBlazer T1 - Par Mike Carey - Marcelo Frusin & Steve Dillon - Urban Comics
©Steve Dillon / Urban Comics

(par Marc Vandermeer)

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