Trondheim et Sfar quittent L’Association ?

15 octobre 2006 20 commentaires
  • La nouvelle est publiée dans l'hebdomadaire {L'Express} dans les « indiscrets » de sa rubrique {Repères}: l'actuel président de l'académie des Grands Prix d'Angoulême, Lewis Trondheim, annonce son départ de L'Association, Joann Sfar faisant également savoir qu'il n'y publierait plus de livres. Le grand hebdomadaire politique français fait état de « divergences de vues éditoriales » avec Jean-Christophe Menu.

Sous un titre à la Auguste Lebreton, « Du rififi dans les phylactères », L’Express révèle un scoop dans son dernier numéro encore en kiosque jusque mercredi prochain [1] : Lewis Trondheim quitterait L’Association, le label qu’il a cofondé en 1990 avec Jean-Christophe Menu, Stanislas, Killofer, David B et Matt Konture ! Joann Sfar, de son côté, aurait annoncé, selon le même article, « qu’il ne publierait plus de livres à L’Association si Lewis Trondheim et David B n’y étaient plus. » L’hebdomadaire rappelle à juste titre le rôle historique que ce label joua dans les années 1990 en permettant l’émergence d’auteurs comme Marjane Satrapi, Joann Sfar, ou Emmanuel Guibert, tous primés à Angoulême. C’est le deuxième pilier important de ce label qui démissionne après le départ de David B en 2005. Selon cet article, ce sont « des divergences de vues éditoriales  » qui seraient responsables de cette défection, « qui en annonce d’autres. » Cela arrive alors que Lewis Trondheim est consacré à Angoulême, précisément comme l’un des représentants charismatiques de la génération de créateurs qu’incarnait ce label.

Entre dérapages et polémiques

Nous ne sommes pas plus étonnés que ça par la tournure de ces événements. La crise était patente depuis de longs mois, l’animateur du label, Jean-Christophe Menu, multipliant les prises de positions agressives, entre dérapages et polémiques, notamment dans le pamphlet qu‘il a écrit, Plates Bandes, où il traînait dans la boue un éditeur comme Soleil à qui il reprochait la reprise, en joint-venture avec Gallimard, du label Futuropolis, (surnommé dans cet ouvrage « Faux-turopolis » ), ou encore dans la revue « critique » L’Eprouvette qui valut à l’éditeur un procès pour « injure », dont l’audience aura lieu le 15 novembre prochain. Cette atmosphère délétère et les crises régulières (notamment une très grave, selon nos sources, durant l’été 2004), avait entraîné le départ de David B en 2005. Ce fondateur de l’Association, en était, avec Lewis Trondheim, l’une des principales cautions artistiques. On lui doit notamment d’avoir découvert Marjane Satrapi, l’auteur de Persépolis.

Crise de croissance

Nous ne nous réjouissons pas de cette situation car elle est le signe d’une radicalisation de la crise dans le domaine de l’édition dite indépendante qui a été un ferment essentiel du renouveau de la bande dessinée de ces dernières années. Une crise de croissance d’abord, qui est celle d’une maison d’édition qui, peu à peu, perd son identité lorsque les auteurs qu’elle révèle et promeut font carrière ailleurs. C’est le cas pour la plupart des auteurs les plus notoires de ce label, Sfar, David B, Guibert, Blutch... « récupérés » par les grandes maisons. L’Association n’a pas pu conserver leur exclusivité faute de se donner les structures appropriées pour accompagner leur succès.

L’autre raison est la prise en tenaille d’un label comme celui-là entre les nouveaux et les anciens éditeurs déjà présents sur ce marché de plus en plus fructueux, notamment à l’international : Ego Comme X, Vertige Graphic, Cornélius, La Boîte à Bulles, Frémok, La Cinquième Couche, Des Ronds dans l’O, Le Cycliste, La Cafetière, etc., et les nouveaux entrants adossés à un groupe d’édition de littérature générale puissant comme Futuropolis (Gallimard), Denoël Graphic, Le Seuil, L‘An 2 (Actes Sud), Actes Sud, Hachette Littérature, ou la collection « Ecritures » chez Casterman. Ce sont les premières victimes de la surproduction. Pour résister, il faut des structures adaptées. Le conflit entre L’Association et ses auteurs-fondateurs, au-delà des possibles problèmes d’ego des uns et des autres, est probablement rendu plus aigu par cette nouvelle donne.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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En médaillon : Lewis Trondheim à Angoulême. Photo : D. Pasamonik.

[1N°2884, semaine du 12 au 18 octobre 2006.

 
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20 Messages :
  • > Trondheim et Sfar quittent L’Association ?
    16 octobre 2006 08:27, par Jean-Luc

    Deux petites remarques :
    Blutch publiait déjà depuis longtemps chez Fluide Glacial (une grande maison) avant de travailler très ponctuellement à l’Association.
    La collection de Casterman s’appelle "Ecritures" et non "Littératures".

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 16 octobre 2006 à  09:29 :

      Nos lecteurs sont les vrais spécialistes !

      Merci pour ces précisions. Nous avons apporté la correction dans l’article.

      Cela dit, en ce qui concerne Blutch chez Fluide, vous conviendrez que sa publication à L’Association ou chez Cornélius est d’une autre nature.

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      • Répondu par JOANN SFAR le 16 octobre 2006 à  10:15 :

        Cher Didier

        Je me dois de rectifier certaines conjectures émises dans ton article : je ne suis pas un auteur de l’Association qui aurait été « récupéré » par d’autres structures. Dès le début de mon parcours, j’ai travaillé conjointement pour Delcourt Dargaud et l’Association. C’est sans doute cette volonté de toujours m’adresser à tous qui est à l’origine de mon départ aujourd’hui. Les explications conjoncturelles ou économiques que tu produis me semblent bien loin de la réalité. L’ASSOCIATION à toujours très bien défendu mon travail et cette structure est parfaitement à même de rétribuer honnêtement ses auteurs et d’assurer la promotion de leurs oeuvres à l’étranger. Je quitte L’ASSOCIATION en gardant respect et affection pour tous les salariés et en me souvenant de ce que je dois à Menu Lewis et David, mes trois parrains en bandes dessinées. Je pars pour des raisons très simples : plusieurs courants ont toujours coexisté au sein de cette maison d’édition. Pour ma part, je me suis toujours senti proche de la ligne plus romanesque et moins nihilliste que défendaient David B et Lewis Trondheim. Leur départ signe pour moi la fin d’une pluralité à laquelle j’étais attaché. Comme lecteur, je reste très curieux des choses que peuvent apporter Menu et ses proches. Comme auteur, on voit bien que c’est très loin de ce que j aime. J’imagine que pour les esprits politiques qui commentent notre microcosme il est difficile de croire que des amis de vingt ans se séparent uniquement pour des divergences éditoriales. C’est pourtant le cas en ce qui me concerne. Mes prochains carnets seront publiés dans la collection Shampooing de Lewis trondheim, tout simplement parce que depuis que je suis à l’Association, Lewis a toujours été l’éditeur le plus proche de mes goûts. Je ne crois pas que cette décision soit de nature à altérer les bonnes relations que j’entretiens avec Menu.
        Merci de publier cette explication, dont je rêve qu’elle coupe court a des polémiques stériles (c’est juste un rêve bien entendu)
        Joann SFAR

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      • Répondu par Aglaé le 16 octobre 2006 à  11:38 :

        le Petit Christian est paru dans Fluide et c’est à mes yeux une des plus belles réussites de Blutch.

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        • Répondu par JnL le 18 octobre 2006 à  18:52 :

          Pour être précis : une partie du Petit Christian a été pré-publiée dans Fluide, et l’album est sorti à l’Association. C’est bien Fluide (à l’occasion d’un concours, rappelez-vous) qui a découvert Blutch. La force de l’Association, ce n’est pas d’avoir découvert des auteurs, mais souvent d’avoir tenté de beaux paris : Lapin, le Comix 2000, l’Oubapo... A part ça je trouve assez dommage cet espèce de concours entre Didier Pasamonik et JC Menu : tous les deux sont des éditeurs importants, tous les deux ont découvert des gens, tous les deux ont un avis sur la bande dessinée et une passion pour leur métier... Ils ne font pas la même chose ? Sûrement, mais tant mieux de toute façon. L’intransigeance de Menu ne saurait être la seule voie (la bande dessinée n’existerait même pas s’il n’y avait que des JC Menu à mon avis) mais il est intéressant qu’elle existe et qu’elle s’exprime, malgré tout.

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          • Répondu par Didier Pasamonik le 18 octobre 2006 à  22:29 :

            Vous déplorez un "match" entre Menu et moi. Cela n’a jamais été le cas. Je n’ai jamais confronté mon travail d’éditeur au sien. Cela n’aurait d’ailleurs pas de sens : nous avons agi dans des contextes et à des époques qui ne sont pas comparables.

            Quand j’interviens à propos de Jean-Christophe Menu, c’est en tant que journaliste (je ne suis plus éditeur depuis mai 2003) soit pour livrer une information, soit pour proposer une analyse, soit pour critiquer, parfois vertement, un discours qui me semble indigne. Le plus souvent, mes traits portent sur la forme, plus que sur le fond ; sur les faits, plus que sur des opinions. A ce titre, je suis dans mon rôle de journaliste et de critique.

            En revanche, et je reviendrai là-dessus dans un prochain article, sur le fond, il y a lieu de se demander s’il est légitime pour un auteur et/ou un éditeur de débiner ses petits camarades, comme le fait Menu. En substance, le conflit d’intérêt (concurrence entre auteurs, entre éditeurs, entre distributeurs, voire entre genres...) est trop évident pour que cela ne jette pas le discrédit sur un discours qui se drape des vertus de la critique ou de la théorie sans avoir d’autre intention que de prêcher pour sa paroisse.

            Je dis cela en particulier pour la prose de Menu qui est une prose de combat. Ou par exemple pour le dernier texte de Latino Imparato, le patron du Comptoir des Indépendants, le distributeur de L’Association et Cornélius, lesquelles sont également actionnaires de cette structure, et qui livre dans le dernier numéro de L’Eprouvette ce qui est rien moins qu’un argumentaire commercial. Bravo pour le discours critique !

            Je n’ai pas cette opinion pour d’autres intervenants de L’Eprouvette qui livrent parfois des analyses qui sont justes, dans tous les cas honnêtes.

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            • Répondu par JnL le 18 octobre 2006 à  23:40 :

              Je sais que cet affrontement ne se fait pas sur le terrain éditorial, pourtant c’est tentant d’y penser, car si vos parcours ne sont pas comparables, vous avez chacun défriché des choses. Pour ce qui est de "débiner", il est certain que Menu déteste le "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil" qui a cours dans la BD et qui couvre d’un voile pudique une industrie qui n’a pas toujours été des plus "gentilles" justement. Menu appartient à une génération qui s’est révolté contre les éditeurs, au niveau artistique et au niveau financier. De fait, beaucoup de choses ont changé : les auteurs n’hésitent plus à passer d’un éditeur à l’autre, les auteurs qui vendent excellement... Le savent très bien et ne se font pas avoir comme ça a déjà été le cas dans le passé (je me rappelle d’histoire bien sordides d’auteurs de chez Vaillant ou de chez Lug qui ignoraient totalement avoir autant de poids, financièrement parlant, que les plus grands auteurs Dupuis - et d’un d’eux dont je ne citerais pas le nom qui se voyait refuser d’aller aux toilettes pendant les séances de dédicaces). Le paysage a changé donc, et c’est en partie grâce à l’Association dont l’action aura compté quand bien même tous les associés d’origine se seraient sauvés (on se rappellera au passage que le premier à avoir plus ou moins claqué la porte fut... JC Menu). Menu est talentueux et utile autant qu’il peut être énervant par ses positions vertueuses, sa manière d’oublier qu’il n’a pas inventé la poudre et de ne pas vouloir voir qu’il existe bien d’autres manières que la sienne de promouvoir une bande dessinée de qualité. Mais bon il est comme ça, il a besoin de combats apparemment.

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              • Répondu par alban le 13 décembre 2006 à  10:53 :

                Sur BDP et sur le forum de la ligne claire, il y a des rumeurs sur une démission de Stanislas et Killofer de l’Association.

                Avez vous plus d’informations sur ce sujet ?

                Merci d’avance

                Voir en ligne : http://oeuvreseverin.forumculture.net/

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              • Répondu par sanchaupensa le 1er janvier 2007 à  13:06 :

                il faut laisser à Menu la reconnaissance du public,dont je fait partie,car lui et l’association ont apporté une nouvelle bande dessinée,loin des grosses productions débiles ou réactionnaires.Tout ça me semble une querelle des gens"du métier".Sfar ,lui,publie tout et n’importe quoi plus vite que son ombre.......

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                • Répondu par beckelaure le 28 février 2007 à  22:43 :

                  Personne ne cite Vanoli et Gerner qui ont pour moi publié quasiment les plus grand livres de l’association (avec Baudoin bien entendu), il n’ y a pas besoin sans cesse d’une nouvelle génération, il faut laisser le temps aux auteurs rares et précieux de s’exprimer avec profondeur.

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                  • Répondu par theossil le 27 juillet 2007 à  11:08 :

                    La lecture et la relecture de Plate bande est passionante. JC Menu qui est souvent assez aggressif et peut être se donne des airs de héros y est remarquable de sang froid, son argumentation est posé, elle est située, intelligente et non figée. Ne l’attaquer que sur son aggressivité montre bien le gouffre qui existe entre ceux de l’édition qu’il défend et ceux de cette Bd qui a d’adord été nationaliste (superbement synthétisé et détruite par Chaland) pour être aujourd’hui néo-libéraliste (à quand Harry Potter en BD... ou Lanfeust ?). Et récemment on peut saluer des très bon livres de l’Association, la réedition de Caro par exemple, la presque totalité de Mattt Konture (le premier à avoir quitté l’Association paraît-il... parce que sa sensibilité l’oblige à se défier des structures bien établis).
                    Est-ce que Menu est un adolescent colérique ? Plutôt un irréaliste comme on nous serine maintenant partout de ne pas l’être.

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  • Il faudrait se poser la question si JC Menu est encore bien à sa place à la tête de L’Asso : à force de se radicaliser et de lâcher son fiel ici et là, il a obtenu trois choses : des procès (ou en tous cas des réactions indignées), le départ de ses plus talentueux auteurs, la méfiances de jeunes artistes qui lui préfèrent ses concurrents, tout aussi "avant gardistes" mais probablement plus fréquentables humainement parlant. On ne saurait donc que trop lui conseiller de rectifier le tir, si il perd sa base et se prive d’avenir, je ne vois pas très bien comment il pourrait survivre très longtemps.

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    • Répondu par JB le 16 octobre 2006 à  20:30 :

      Force est de constater que depuis quelques années, l’Association n’a pas su créer de relève aux auteurs pionniers que furent Trondheim, David B ou Sfar. Marjane SATRAPI a été l’arbre cachant une forêt bien terne. Menu n’a pas su découvrir, accueillir ou mettre en avant une nouvelle génération de créateurs susceptibles de remplacer les Trondheim, Sfar, David B et autres, légitimement tentés par l’appel d’éditeurs plus grand public. On ne peut que souhaiter que ces départs successifs de pères fondateurs créent quelque part les conditions d’un renouveau créatif. Peut-être fallait-il en passer par là. En tout cas, c’est quand même une belle page de la bande dessinée qui se tourne.

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      • Répondu par Michaël Le Galli le 16 octobre 2006 à  21:36 :

        Loin de moi l’envie d’entrer dans le jeu de la polémique et je ne veux pas parler de Jean-Christophe Menu ici...
        Je trouve votre avis concernant l’accueil, la découverte et la mise en avant d’une nouvelle génération d’auteurs légèrement excessif car parmi les auteurs qui m’ont le plus impressionné ces derniers temps il y a incontestablement Jérôme Mulot et Florent Ruppert (Safari Monseigneur puis Panier de singe...)
        Je tenais à ce que le talent de ces deux auteurs ne soient pas "pris en otage" de la polémique...

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        • Répondu par Didier Pasamonik le 16 octobre 2006 à  22:06 :

          Vous avez parfaitement raison, l’album de Jérôme
          Mulot et Florent Rupert, Panier de Singe, est remarquable, je vous le recommande.

          Il n’a jamais été question sur ActuaBD de dénigrer les auteurs de L’Association, ni son travail d’éditeur. Les polémiques qui nous ont occupés ont toujours concerné les propos tenus par Jean-Christophe Menu et également par Lewis Trondheim, et encore, pour chacun d’eux, pour des raisons très différentes.

          Ce n’est donc pas leur travail, et encore moins celui des auteurs de l’Association, qui est en cause. Ce genre d’amalgame serait d’ailleurs stupide.

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      • Répondu le 2 novembre 2006 à  14:02 :

        Lorsque j’entends que trondheim, sfar et satrapi sont les seuls auteurs dignes d’intérêt de l’Association, alors que sfar est un ignoble moraliste qui débite les pires stéréotypes commerciaux et réactionnaires, trondheim un gros bourgeois qui nous ressert la même soupe depuis quinze ans, et satrapi une sacrée opportuniste dont la seule qualité artistique est d’être à la mode du JT, tandis que le catalogue de l’Asso regorge de vrais talents novateurs et désinteressés, et bien ça me fait gerber. Retournez lire Voici ! Si c’est les success-story qui vous intéressent, je vous informe que Margaret Tatcher vient de publier un livre.

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        • Répondu par ouam le 28 novembre 2006 à  01:13 :

          visiblement Monsieur a aspiré le H de Thatcher...gaffe aux bouffées délirantes

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    • Répondu par Asacem le 18 octobre 2006 à  10:43 :

      A mon sens le discours de Jean-Christophe Menu n’a pas beaucoup changé en quinze ans. Je n’y vois pas de "radicalisation", il a toujours craché sur les autres maisons d’éditions, sur les critiques institutionnels et l’idée générale qu’on se fait de la bande dessinée. Il y a peut être un surcroît d’aigreur et une plus forte visibilité de cette pensée (via plates-bandes et l’éprouvette) mais au fond la parole de Menu n’a jamais profondément variée. Je crois plutôt que c’est la tolérance des autres auteurs à cette parole qui va décroissant : tandis que ses camarades s’embourgeoisent, Menu reste le même post-adolescent colérique.

      Lorsque des figurines des personnages qu’on a créé sont fabriquées en Chine et qu’on passe dans les pires émissions de télévision-spectacle, le discours à la manière "bande de copains avec une vision artistique commune" n’est plus très crédible.

      Il m’est avis que les morts ne sont pas du côté où on les compte ici...

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    • Répondu par Solea le 8 décembre 2006 à  13:42 :

      Pourquoi ces deux auteurs qui publient beaucoup ne travailleraient-il pas, pour un temps, avec les requins marteaux ? ...

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  • A propos de Blutch, le deuxième volume du Petit Christian est annoncé à L’Association pour cette fin d’année.

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