Cher Didier,
Pour une fois, ton empressement te trahit et te pousse à des reproches bien injustifiés, entraînant sur le forum des commentaires déplacés (et un brin poujadistes, même). Tu juges cette étude sur, non pas "le texte intégral", comme tu l’annonces, mais sur une très brève synthèse publiée dans "Culture Etudes" par le ministère de la Culture. L’enquête elle-même est d’une ampleur inédite tant par la population interrogée (4 580 personnes, représentatives de la population française selon la méthode des quotas, soit bien plus que dans les études précédentes, notamment celle sur les Pratiques culturelles des Français) que par le nombre de questions posées (pas moins de 130 !). Elle a demandé des mois de travail pour son élaboration par le comité scientifique,qui réunissait, outre les personnes que tu cites, des experts compétents (Christophe Evans et Françoise Gaudet pour la BPI, Olivier Donnat et Sylvie Octobre pour le DEPS, Iegor Groudiev et Jean-François Hersent pour le Service du Livre et de la Lecture - Direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la Culture et de la Communication) et par les statisticiens chevronnés de la société TMO Régions. Le questionnaire de l’enquête a été adapté selon les âges : une version complète de plus de 130 questions a été administrée aux adultes de 18 ans et plus, qui intégrait quatre questions simples concernant les pratiques des enfants de 7 à 10 ans présents au foyer ; une seconde version complète, avec des exemples adaptés de types de bandes dessinées, a été administrée aux jeunes de 15 à 17 ans ; une troisième version allégée a enfin été administrée aux enfants de 11 à 14 ans.
Les résultats plus détaillés seront bientôt délivrés, avec les commentaires nécessaires, dans une forme qui devrait te satisfaire davantage et qui te permettra de réviser ton jugement. Il restera encore beaucoup à faire par les chercheurs à partir des données brutes recueillies : en effet, l’ampleur de l’échantillon permettra précisément de croiser et recouper les réponses aux très nombreuses questions, en conservant un taux de représentativité légitime.
Je peux t’assurer, en tout cas, que les résultats, loin d’"enfoncer des portes ouvertes", ouvrent au contraire des perspectives fort intéressantes, comme nous avons pu en donner un aperçu lors d’une présentation au Salon du Livre de Paris. Et certains résultats seront très instructifs pour les éditeurs et autres acteurs ou observateurs du secteur, j’ose espérer que tu m’accordes le crédit suffisant pour me croire.
Pour répondre à ton étonnement sur la popularité de certains personnages, il faut simplement savoir que la question était l’une des rares questions "guidées" de l’enquête : la liste de personnages était fournie aux personnes interrogées. Nous avons donc proposé un certain nombre de noms, que nous pensions représentatifs de quelques catégories de bandes dessinées et de niveau de notoriété de personnages (avec des anciens, d’autres moins, de la jeunesse, de l’adulte, du manga, du franco-belge, de l’Américain, etc.). Une question "ouverte" aurait donné une trop grande myriade de noms, qui seraient devenus peu significatifs. Et nous ne voulions pas non plus une liste trop longue, et donc nous ne voulions pas l’"encombrer" de noms qui auraient recueilli 99 ou 100% de réponses positives, comme Astérix et Tintin (d’autant que leur hyper-notoriété relève d’une autre dimension, peut-être insuffisamment explorée dans l’étude, qui est celle de la notoriété par les produits dérivés et adaptations, films, séries télé, qu’il aurait été bien difficile de séparer, dans l’esprit des personnes interrogées, de la notoriété du personnage d’origine…). Nous ne voulions donc pas griller des cartouches dans une enquête qui comporte quand même 130 questions…
À la lumière de ces explications, il est intéressant de constater la notoriété de certains héros, et le dépouillement de l’enquête fournit en plus une répartition de cette notoriété par tranches d’âges. On pourra, dans un deuxième temps, la répartir par catégories socio-professionnelles, par niveau d’études, etc. Mais reconnaissons que cette question est sans doute, par sa formulation même, la plus "anecdotique" de toute l’enquête, et il est dommage de l’avoir montée ainsi en épingle.
Il faut donc savoir lire les résultats d’une enquête, et prendre connaissance des encadrés méthodologiques qui seront fournis, de façon scientifique, avec les résultats détaillés.
Quant à la représentation des types de lectures, comme les mangas, là aussi l’intégralité de l’étude et son niveau de détail lèveront tes soupçons sur la fiabilité des résultats et te détromperont sur ce que tu crois être une "anomalie manifeste". En effet, il faut affiner les réponses sur la lecture d’albums traditionnels, de romans graphiques, de comics et de mangas (pour faire simple) en les pondérant par les réponses sur le nombre de volumes lus. T’est-il venu à l’esprit que les lecteurs de mangas, moins nombreux que les lecteurs de comics (ce n’est qu’une semi-découverte : l’apparition du manga est tout de même beaucoup plus récente et ne couvre qu’une faible part de la pyramide des âges), en liraient beaucoup plus, ce qui expliquerait la contradiction que tu vois entre ce résultat et les chiffres de ventes ? Pour ta gouverne, nous apprenons par ailleurs beaucoup de choses sur les lecteurs de mangas, et en particulier l’idée reçue de "lecture exclusive" est réduite en miettes : les gros lecteurs de mangas lisent aussi un assez grand nombre d’autres bandes dessinées.
Idem pour la consommation de bandes dessinées sur supports numériques : d’une part les réponses peuvent être multiples (je lis des bandes dessinées papier ET numériques), d’autre part les quantités respectives ne sont pas prises en compte dans le résultat affiché dans la synthèse, qui n’est qu’un rapide survol.
Un dernier exemple de lecture hâtive de ta part, parmi beaucoup d’autres : tu écris (sans t’en étonner) que 62% des lecteurs de bandes dessinées ont visité une exposition de bande dessinée. Il fallait lire 62% des grands lecteurs (50 bandes dessinées ou plus lues dans l’année écoulée), mais seulement 30% de l’ensemble des lecteurs de bande dessinée (en ayant lu au moins une dans l’année écoulée), car nous disposons justement d’une telle ventilation de tous les résultats, selon les non lecteurs, les anciens lecteurs, les lecteurs et les grands lecteurs...
C’est, comme je le disais, en croisant un certain nombre de données que l’on peut tirer des enseignements d’une enquête sans précédent, très "relevante", contrairement à ce que tu avances. Un exemple : 85% des lecteurs se fient à leur seul jugement pour choisir une bande dessinée (sans lire les critiques ni interroger des proches, leur libraire ou un bibliothécaire) ; pour 66% des lecteurs, c’est l’histoire qui prime dans leurs critères de choix. Or rares sont les albums qui comportent un prière d’insérer ou même un simple résumé de l’intrigue (contrairement aux romans). Voilà pourtant qui donnerait toutes leurs chances à bien des bandes dessinées, compte tenu de ces résultats, que les éditeurs ne manqueront pas de décortiquer avec un peu plus d’attention que tu ne l’as fait, contrairement à ton habitude...
Rendez-vous donc dans les prochaines semaines et les prochains mois pour en apprendre bien plus sur ces résultats, qui continueront, je l’espère, de te surprendre, mais désormais à bon escient.
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Répondu par Laurent Colonnier le 28 mars 2012 à 01:23 :
Pour répondre à ton étonnement sur la popularité de certains personnages, il faut simplement savoir que la question était l’une des rares questions "guidées" de l’enquête : la liste de personnages était fournie aux personnes interrogées. Nous avons donc proposé un certain nombre de noms,
Rien de pire que ces listes fermées, on utilise cette même technique pour la liste des français préférés des français(les gens que je préfère vraiment ne sont jamais dans cette liste). Exemple Omar Sy est rentré dans cette liste cette année, il arrive directement 2ème ou 3 ème. S’il avait été dans la liste l’année dernière, combien aurait-il été classé ? Autre exemple Bigart (le comique vulgaire) ils le mettent dans la liste une année, il arrive 15 ème (en gros, je n’ai pas ça sous les yeux), l’année d’après il n’est plus dans la liste, pourquoi ? J’en sais rien.
Bref, ces techniques de listes fermées sont des non-choix, comme entre oui et oui. Laissons les gens dire ce qui leur vient à l’esprit quand on dit BD, je ne crois pas qu’ils diront Superman ou Batman (trop connotés cinéma maintenant), mais peut-être Garfield ou Nelson parce qu’ils le lisent dans leur journal télé, étaient-ils dans la liste ?
Y mettre les pieds nickelés n’est qu’un marqueur générationnel, pourquoi pas y mettre le sapeur Camembert à ce tarif. Si vous n’avez pas mis Titeuf et Kid Paddle dans la liste, votre étude n’est qu’une totale fumisterie, car malgré les dessins animés et film ils sont avant tout des héros de BD. Pourquoi y mettre Les Pieds Nickelés (il y a eu des films),Blake & Mortimer, Rahan , Corto Maltese qui ont des séries de dessins animés,Blueberry qui a eu un film aussi. Deux poids deux mesures, des résultats incohérents et stupides, une étude affligeante.
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Répondu par Sergio Salma le 28 mars 2012 à 10:14 :
Le problème avec ce genre d’études c’est justement que plus elle est ample plus elle sera incomplète. Il y a un phénomène qui ne transparaîtra jamais au moment où on a rassemblé les données et où on la publie. Ça vaut d’ailleurs pour toutes les études de ce genre sur n’importe quel sujet. Il y a une telle évolution dans les moeurs de consommation que les questions posées par exemple sur le numérique sont obsolètes après moins d’un mois. Il s’agit aussi de distinguer les marchés francophones. Personne ne connaît les Pieds-Nickelés en Belgique. Or, dans un succès de bande dessinée la population de la Belgique peut être une partie non négligeable du public( Suisse et Québec aussi )alors que les éditeurs et les auteurs sont pour une bonne part belges. Il me semble aussi que culturellement des régions de France sont considérablement différentes. Les pourcentages des réponses sont tellement aléatoires qu’il vaut mieux passer outre. Quant à la notoriété , c’est aussi un élément très absurde. Il suffit de se rendre compte qu’il y a une différence entre connaître un nom de série et connaître la bande dessinée en l’ayant lue. Si vous demandez à des gens si ils connaissent Germinal ou les misérables , 100% des sondés diront oui. Ils seront combien à l’avoir lu ? C’est d’ailleurs une grande étude à faire là aussi. Habitudes de lecture à décrypter dans les pratiques culturelles. Quand on veut opposer la consommation du cinéma par exemple à la littérature ou à la bande dessinée ( revues ou albums) on est devant le grand flou dont personne ne parle jamais. Le ticket de cinéma a été vendu, la personne est restée dans le cinéma , elle a donc vu le film. Un livre qui est acheté est-il lu ? Dans quelles proportions ? Il y a une nette différence à noter entre l’acte d’achat et la lecture effective. La seule leçon que je tire de cette étude c’est que les autorités compétentes s’inquiètent ou se préoccupent de savoir où en est la lecture . Elles incluent enfin les bandes dessinées dans la lecture ; alors que pendant 60 ou 70 ans , ce secteur était honni .
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Répondu par Clara Spil le 28 mars 2012 à 17:11 :
"Personne ne connaît les Pieds Nickelés en Belgique". Faudrait quand même arrêter de dire n’importe quoi. Tout le monde connaît les Pieds Nickelés en Belgique.
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Répondu par Sergio Salma le 29 mars 2012 à 00:16 :
Ma formulation est maladroite. Comme dans cette étude il y a une différence entre la notoriété et le support. Si vous avez plus de 50 ou 60 ans en Belgique francophone, vous connaissez évidemment, vous avez entendu parler. Mais depuis que je suis dans la bande dessinée, et j’y suis plongé dans les salons du livre, les librairies, les grands surfaces, je n’ai JAMAIS vu un album des pieds nickelés. C’est typiquement français à l’instar de Bob& Bobette qui est belge et même qui est flamand plus que belge. Une série peut être un succès dans une région et complètement inconnue ailleurs. Les 3 séries dont parle l’étude qui date donc des débuts de la bande dessinée ( je vois pas Bécassine comme une bande dessinée réellement mais passons) sont des monuments culturels plus que des objets-lecture. Ou ne le sont plus depuis longtemps. Pensez qu’il y a tellement longtemps pour les pieds nickelés que c’est tombé dans le domaine public ; nous avons donc des nouvelles versions chez plusieurs éditeurs de ces personnages. Et la Belgique c’est 11 millions de personnes dont 6 néerlandophones. La très grande majorité de la Belgique ne connaît aucun des personnages qui sont des stars en France.
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Répondu par Gilles Ciment le 28 mars 2012 à 10:42 :
Comme je l’ai dit, il ne s’agit pas de savoir quels sont les héros "préférés" des Français.
Il faut savoir lire pour juger les résultats d’une enquête.
Qui sait lire aura compris que l’on a testé, dans cette question, des niveaux de notoriété par sondage arbitraire. C’est la loi du genre, qui peut apporter des enseignements. Si personne ne sera surpris par la notoriété plus importante des Pieds Nickelés chez les 50 ans et +, par celle de Rahan et de Corto Maltese chez les 30-50 ans et celle de Naruto chez les 11-25 ans, on pourra être surpris d’apprendre que plus de 40% des 11-18 ans connaissent les Pieds Nickelés, et que Blake et Mortimer sont les seuls personnages de la liste à être également connus par toutes les tranches d’âge !
Je répète qu’il est regrettable de s’arrêter sur cette question qui est la seule de ce type - disons la plus intuitive et la moins scientifique, qui donne donc une fausse idée de l’enquête et suscite des commentaires et jugements totalement erronés.
Mais j’ai un gros avantage sur ceux qui s’expriment un peu hâtivement et émettent des jugements à l’emporte-pièce : j’ai une connaissance précise des résultats qui n’ont été que très partiellement révélés, en attendant d’être davantage dépouillés et analysés. Attendez donc d’en avoir communication plus approfondie, car vous pourrez alors en faire une analyse fine, et non juger sévèrement le travail de professionnels sur un vague aperçu.
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Répondu par Laurent Colonnier le 28 mars 2012 à 16:42 :
Ne sont surpris que ceux qui veulent être surpris. Les études semblent toujours ignorer que les enfants vivent chez leurs parents et voient souvent leurs grands-parents. Les générations ne sont pas en autarcie, les uns s’intéressent aux lectures des autres, les enfants piochent dans les bibliothèques familiales,lisent ou jettent un oeil à ce que leurs parents empruntent à la bibliothèque familiale, les grands-parents regardent et parfois lisent le manga que leur petit fils lit avidement. La socièté fonctionne par échange, pas besoin d’études stupides, tronquées, hors de prix pour engraisser les pique-assiettes de la BD qui pullulent pour savoir ça.
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Répondu par Laurent Colonnier le 28 mars 2012 à 18:02 :
ce que leurs parents empruntent à la bibliothèque familiale
Je voulais dire à la bibliothèque municipale.
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Répondu le 28 mars 2012 à 11:14 :
"Fumisterie", "stupide", "affligeante" : ceci s’applique bien davantage à votre commentaire de café du commerce...
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Répondu par Alban Day-Sinnais le 28 mars 2012 à 10:03 :
Pour répondre à ton étonnement sur la popularité de certains personnages, il faut simplement savoir que la question était l’une des rares questions "guidées" de l’enquête : la liste de personnages était fournie aux personnes interrogées. Nous avons donc proposé un certain nombre de noms, que nous pensions représentatifs de quelques catégories de bandes dessinées et de niveau de notoriété de personnages (avec des anciens, d’autres moins, de la jeunesse, de l’adulte, du manga, du franco-belge, de l’Américain, etc.). Une question "ouverte" aurait donné une trop grande myriade de noms, qui seraient devenus peu significatifs. Et nous ne voulions pas non plus une liste trop longue, et donc nous ne voulions pas l’"encombrer" de noms qui auraient recueilli 99 ou 100% de réponses positives, comme Astérix et Tintin (d’autant que leur hyper-notoriété relève d’une autre dimension, peut-être insuffisamment explorée dans l’étude, qui est celle de la notoriété par les produits dérivés et adaptations, films, séries télé, qu’il aurait été bien difficile de séparer, dans l’esprit des personnes interrogées, de la notoriété du personnage d’origine…). Nous ne voulions donc pas griller des cartouches dans une enquête qui comporte quand même 130 questions…
Voilà une justification bien paradoxale : si c’est supposé être une étude rigoureuse ça explique effectivement pourquoi les résultats de cette questions sont biaisés donc non-représentatifs de la réalité.
Le fait de supprimer de personnages célèbres revient à la fois préjuger d’un résultat et de renier une évidente notoriété. Et le principe comme l’intérêt d’un sondage et d’une étude c’est de "découvrir" les réponses, pas de les vérifier.
Un point detail sur 130 questions ? Absolument pas ! Simplement parce que c’est évidemment une des réponses les plus mises en avant par le rapport. Et que le tableau des réponses rend suspicieux la réalité du reste de l’étude.
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Répondu par Ttranchand dit Pica le 28 mars 2012 à 11:27 :
C’est quand même amusant ce pays où des gens venus de n’importe où s’érige en spécialistes et sont payés pendant des mois alors que la plupart des auteurs crèvent de faim parce qu’ils ne sont plus payés du tout...On est en plein délire...A quoi sert cette étude ? A engraisser ceux qui la font, l’argent serait mieux utilisé à payer les dessins.
La BD est en train de crever de surproduction et la jeune génération n’en lit pratiquement plus...Numérique ou pas c’est un média sous perfusion ! N’en déplaise aux éminents spécialistes : avant dans les supermarchés des tas de gamins lisaient des BD assis par terre, c’est fini ! Pas besoin d’étude pour voir ça...Quant à la popularité des personnages on est dans le ridicule le plus pur comme DSK qui ne savait pas qu’il couchait avec des prostituées...
Pica
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Répondu par Patrice Buendia le 28 mars 2012 à 16:32 :
Pierre, je te rassure, dans l’hypermarché que je fréquente, il y a encore des gamins assis dans les allées en train de lire des Bd, dont les tiennes d’ailleurs, ce qui prouve qu’ils ont bon goût !
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Répondu le 28 mars 2012 à 17:02 :
On se pose un peu la même question quand on va à Angoulême. On nous rebat sans arrêt les oreilles avec les budgets de la manifestation, on voit des tas de gens, de commissaires, d’attachés de ceci ou cela, d’organisateurs divers,, galeristes, de distributeurs, d’équipe éditoriales, de journalistes à l’occasion, bref d’un tas de gens qui semblent bien mieux vivre de la BD que les auteurs...
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Répondu le 31 mars 2012 à 11:40 :
l’ironie de l’histoire, c’est qu’ils ne sont rien. il n’y a que votre complexe d’infériorité qui vous donne le regard d’un Poutou face à ces profiteurs en costard. snobez les, méprisez les, portez vous mieux. c’est vous l’aristocrate, pas ces gens là. et cessez de considérer l’argent comme l’oeil en haut de la pyramide.
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