
Bien qu’oscillant principalement entre sexe et violence, ce manga n’en reste pas moins excellent. Tenir tout de même hors de portée des âmes sensibles.
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Takaba Akihito est un jeune photographe ambitieux qui s’est fait une spécialité des affaires dangereuses. La dernière en date est la mise à jour d’un trafic de drogue impliquant un député et les yakuza. Bien que l’éditeur n’ait pas publié les clichés, Asami, le propriétaire du club où a eu lieu la transaction, est bien décidé à le lui faire payer. Une étrange relation va se nouer entre les deux hommes.
Visuellement, Viewfinder est un régal. Le manga est peuplé de beaux garçons en tout genre. On remarquera d’ailleurs la quasi-absence de femmes, si ce n’est quelques infirmières et une cliente, toujours dessinées de dos. Mais le point fort de Ayano Amane est sans conteste les scènes torrides particulièrement détaillées et abondante s de l’auteur. Attention tout de même aux âmes sensibles car la plupart relèvent du viol ou du sado-masochisme. La mangaka est une artiste reconnue dans le yaoi, mais son travail est à réserver à un lectorat averti et réellement passionné par ce genre.
Au-delà du côté sexe et violence, on sent qu’une relation est en train de se nouer entre Asami, le yakuza sans foi ni loi et Akihito, le photographe naïf et ambitieux. Mais cet attachement va entraîner le jeune homme dans des situations de plus en plus dangereuses, desquelles Asami va tout faire pour le sortir, quitte à se mettre en danger.
Un excellent yaoi pour ceux qui sont prêts à plonger dans l’univers tortueux et violent de Ayano Amane. Dommage que la moitié du livre soit occupé par de courts récits qui n’ont rien à voir avec Viewfinder, même s’ils permettent de découvrir un peu plus l’univers de l’auteure.
(par Stéphanie Francqueville)
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