dBD n° 126 : 68 fait toujours des bulles !

18 mai 2018 0 commentaire
  • Warnauts et Raives, Pierre Christin, la chanteuse Lio, le guitariste Norbert Krief , Zep ou encore Fabien Nury… Où étaient-ils et comment ont-ils vécu mai 1968 ?

Tous n’étaient pas nés ou présents à l’époque ! Néanmoins, en se penchant sur leurs productions respectives, on peut déceler des influences, des conséquences ou simplement les traces historiques ou artistiques de l’effet du mois de Mai 68. C’est du moins l’impression suggérée par le dernier numéro de dBD.

Ainsi, plusieurs auteurs se trouvent réunis pour l’occasion, en raison de leur actualité éditoriale, dans ce numéro placé, comme d’autres revues, sous le signe du fameux printemps de 1968.

On n’échappera pas à un dossier spécial prenant appui sur une sélection commentée par Philippe Peter d’albums consacrés de près ou de loin aux événements. Une opportunité pour relire ou découvrir quelques nouveautés comme l’ouvrage de Pierre Christin. Si 68 n’est pas au cœur de son dernier livre (Est Ouest paru ces jours-ci chez Dargaud), il n’en demeure pas moins inscrit dans un contexte historique largement influencé par l’esprit de Mai et des années qui ont suivi. Le scénariste ne pourra d’ailleurs pas esquiver le sujet au cours de son entretien avec Frédéric Bosser !

Warnauts et Raives ne manquent pas de rappeler que la France n’était pas le seul pays à chercher à s’émanciper. La Belgique, et les autres, aussi ! Les soubresauts des années 1960/70 se sont faits sentir bien après cette année emblématique et bien au-delà du Quartier latin.

La chute du communisme, par exemple, dont Fabien Nury annonce les prémices dans La Mort de Staline et qui voit aujourd’hui son diptyque adapté au cinéma, faisait sentir les craquements du vieux monde. Si l’histoire se situe en 1953, elle préfigure les crises que subiront peu après les sociétés de l’Est à partir de la fin des années 1960.

Ces années verront aussi l’apparition d’une première conscience écologique dont le nouvel album de Zep, (The End Rue de sèvres), dessine sinon l’aboutissement (la lecture de l’album ne se limite pas à une conclusion aussi simple !) au moins un prolongement pertinent.

En résumé, l’esprit de Mai 68 résonne peut-être encore dans certains albums parus 50 ans après ! Et que dire de la belle couverture extraite de la série de Jim de retour avec une Nuit à Rome (Bamboo) ? Un parfum de liberté sans doute...

(par Patrice Gentilhomme)

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