À Angoulême, le téléphone pleure

7 février 2012 5 commentaires

Au pied de la Maison des auteurs, la cabine téléphonique anglaise était une des curiosités architecturales d’Angoulême.

Festivaliers et angoumoisins étaient familiers de ce petit abri remarquable par sa livrée rouge, quasi surréaliste. Du haut des remparts, la cabine toujours équipée d’un précieux téléphone public dominait la vallée de la Charente. Elle faisait face à la maison des jumelages, un pavillon que les étudiants ou ex-étudiants d’Angoulême investissent pendant le festival comme lieu de fête et d’exposition.

On imagine l’équipement offert par la ville anglaise de Bury jumelée avec Angoulême depuis 1957.

Si nous parlons de cette cabine mythique à l’imparfait, c’est parce qu’elle est aujourd’hui disloquée. Le 6 février, un engin chargé du démontage du chapiteau Jeune talent a percuté le frêle édifice qui s’est effondré comme un château de cartes. L’accident serait le résultat d’une malheureuse glissade. L’engin incriminé est, semble-t-il, peu étudié pour rouler sur les 10 centimètres de neige qui recouvrent Angoulême depuis dimanche.

By jove ! Quelle curieuse façon de célébrer le jubilé d’Elisabeth II !

À Angoulême, le téléphone pleure
Le désastre photographié par Marine Blandin (Fables nautiques, Ed. Delcourt), résidente à la Maison des auteurs d’Angoulême

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5 Messages :
  • À Angoulême, le téléphone pleure
    8 février 2012 09:46, par Yohan Radomski

    Espérons qu’elle sera remontée ! C’est toujours utile un téléphone public ! Et cette cabine faisait partie du patrimoine angoumoisin ! C’est moche, la vie...

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    • Répondu le 8 février 2012 à  15:49 :

      En même temps, à l’ère du portable, une cabine...

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      • Répondu par Fred le 8 février 2012 à  23:56 :

        Beaucoup de personne n’ont pas de portable, ça coûte très cher et il y a beaucoup de pauvres. Les touristes n’ont souvent pas de portables qui marchent sur notre territoire, les SDF n’ont souvent pas de portables et besoin d’appeler leur famille ou les secours.

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      • Répondu par Yohan Radomski le 9 février 2012 à  02:58 :

        Tout le monde ne possède pas un portable, loin de là. Quand je reviens en France, je n’ai pas toujours un portable sous la main, et il m’est arrivé d’utiliser des cabines. Puis, une cabine, ça doit être meilleur pour la tête. Et on peut s’y embrasser, s’y donner rendez-vous. A l’ère du décervelage, soyons donc tous décervelés !

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    • Répondu par Ostap78 le 9 février 2012 à  05:00 :

      Oh Pov’cabine encore une victime du froid. Apres les SDF congelés , les cabines écrasées, vite il faut que Nicolas fasse voter une loi

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