Affaire « Tintin au Congo » : Casterman à son tour cité à comparaître

3 mai 2010 8 commentaires

Selon un communiqué de M. Mbutu Mondondo, le citoyen congolais qui a assigné la société Moulinsart à comparaître en référé face au tribunal correctionnel de Bruxelles, mercredi 5 mai prochain à 9h15, en raiso du caractère "raciste" de Tintin au Congo, la société Casterman est désormais associée à la procédure :

« Face au flou que Moulinsart s.a. veut entretenir dans la procédure en référé pour faire traîner en longueur les débats, écrit M. Mbutu Mondondo, j’ai décidé de forcer l’éditeur CASTERMAN s.a à comparaître aussi à la prochaine audience afin que les deux sociétés soient condamnées pour la mise dans le commerce d’un livre à caractère raciste et insultant pour tous les noirs.  »

Suite du feuilleton, mercredi prochain.

DP

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8 Messages :
  • À temps pour être Jeudi en kiosque...

    (le feuilleton continue)

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    • Répondu par Fred le 4 mai 2010 à  03:03 :

      Ca en devient vraiment ridicule...interdisons aussi "my Kampf", et tous les bouquins qui ont ete ecrits durant les colonies...j’en ai lus quelques uns et dans ces livres on parle "des negres". Enfin bref..no comment.

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      • Répondu par LO le 4 mai 2010 à  12:45 :

        "My Kampf" ????
        Monsieur Fred s’y connaît en dégueulasseries !

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        • Répondu par Oncle Francois le 4 mai 2010 à  14:23 :

          Ce livre est interdit depuis des décennies en France, il me semble...

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          • Répondu le 4 mai 2010 à  16:44 :

            Selon Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mein_Kampf) :

            "En France, la cour d’appel de Paris a décidé, dans un arrêt du 11 juillet 1979, d’autoriser la vente du livre, compte-tenu de son intérêt historique et documentaire, mais assortissant cette autorisation de l’insertion en tête d’ouvrage, juste après la couverture et avant les pages de garde, d’un texte de huit pages mettant en garde le lecteur"

            Mais pour revenir au sujet, je continue de trouver l’action de M. Mbutu Mondondo assez grave.
            Tintin au Congo est le reflet d’une époque (nombre d’élément graphique permettent de bien situé l’œuvre dans le temps). Une époque où le racisme était malheureusement ordinaire pour une très large majorité de contemporain.

            Tintin au Congo n’a pas été modifié pour être mis au goût du jour (véhicules modernes, etc.) Il reste donc un témoignage de cette période. C’est de l’Histoire, il ne faut pas la nier.

            Vouloir interdire ce livre ne s’assimilerait-il pas à une sorte de négationisme ?

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          • Répondu par Alain Perfide le 4 mai 2010 à  17:25 :

            "Mon Combat" n’est pas interdit à la vente, mais à la publicité : on ne peut pas le mettre en vitrine, par exemple, mais il n’est pas interdit de le vendre. Les Nouvelles Editions Latines sont toujours l’éditeur de ce titre, qui est tombé dans le domaine public.

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            • Répondu par Oncle Francois le 4 mai 2010 à  19:22 :

              Personnellement, je ne l’ai jamais vu chez les grands libraires (Fnac, Virgin, Gibert, Flammarion). On le trouve surtout chez les librairies d’extrème-droite, semble t-il (mais je n’y mets jamais ne serait-ce que l’ombre d’un orteil !). Je ne pense pas non plus qu’il soit en vente chez amazon ou la fnac.com. Les seules fois où je l’ai vu, c’etait dans des boutiques des quais de la Seine à Paris ou au marché aux Puces

              Quoi qu’il en soit, ce livre fait l’apologie du racisme et de l’anti-sémitisme de son auteur, mais il révèle aussi sa transparence, puisqu’il y évoquait les grandes lignes de son combat dés 1923. Il en résultera la sombre période 1933-1945, ce qui nous éloigne du thème de l’article initial.

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  • Le 5 mai, c’est demain. Assisterez vous à l’audience, Monsieur Didier Pasamonik ? J’espère que nous aurons droit à un compte-rendu juridique argumenté.

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