Angoulême 2005 : Wolinski élu grâce aux copains

4 février 2005 1 commentaire Actualité

Angoulême 2005 : Wolinski élu grâce aux copainsDans une interview au Nouvel Observateur, le récent Grand Prix du Festival International d’Angoulême avoue que tous les ans, ses amis lui disaient : « - Ah tu l’as raté à deux voix ». Wolinski ajoute ensuite : « C’est du copinage. Mes amis sont tous venus pour que je l’ai : Vuillemin, Veyron, Pétillon, même Bretécher à distance… Ceux qui ne m’aiment pas, je ne les connais pas. Ils tirent bien les traits à la règle et font de belles couleurs. Les grands maîtres de la vraie BD, pas des saltimbanques comme nous. C’est la famille du dessin de presse qui gagne avec moi  ».

On peut admirer la franchise de Wolinski qui discrédite légèrement l’impartialité de la très honorable Académie des Grands Prix.

NA.

Photo (c) NA.

Voir en ligne : Lire l’interview dans le Nouvel Obs.

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1 Message :
  • > Angoulême 2005 : Wolinski élu grâce aux copains
    6 février 2005 13:53, par Jean-Paul Jennequin

    « On peut admirer la franchise » ? Oui, on peut, si on a envie. Personnellement, je trouve que les remarques de Wolinski dans l’interview du Nouvel Obs (merci pour le lien) sont cyniques et prétentieuses. C’est la première fois que j’entends parler d’une « famille du dessin d’humour » au sein de l’académie des grands prix qui s’opposerait aux tenants de la « vraie BD ». Que voilà une manière élégante de justifier le copinage dont on vient de faire l’objet.

    Il me semble que ce grand prix met en évidence la faiblesse du raisonnement selon lequel les anciens grands prix seraient les mieux à même de désigner le nouveau. Il faudrait pour cela que ces messieurs-dames fassent l’effort de suivre l’actualité de toutes les parutions, et pas seulement de celles de leurs copains. Primer Wolinski une année où Art Spiegelman, Yoshihiro Tatsumi et Jiro Taniguchi étaient présents au festival, c’est quand même plus qu’un peu ridicule.

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    • Répondu par Guez le 6 février 2005 à  19:11 :

      Comme vous le faîtes remarquer, le vieux serpent de mer des querelles de corporations montre le bout de sa dorsale dans cet entretien...Autant le laisser reprendre le large et retourner aux abimes.
      Ce qui me choque, mais c’est un avis personnel, c’est l’idée qu’un certain nombre de dessinateurs de BD "classique" rouleraient carrosse, drapés dans leur morgue.
      Il est évident, tout le monde le sait, qu’il suffit de dessiner 46 planches par an pendant dix ans, en style réaliste, pour devenir riche et s’embourgeoiser...
      Je ne saisis pas trés bien la notion de "saltimbanque" évoquée dans l’entretien. Monsieur Wolinski, avec tout mon respect, ne vit pas en roulotte... Bon 68 revival ok mais faut pas trop en rajouter Maestro.

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